Bienvenue sur le blog de la Gentille sorcière.

'Ah ces parents !'

L’esprit de Noël… (1) (la théorie du complot…)

Lumières Noël 1En août, l’anniversaire de Delphine (12 octobre) approche à grands pas (depuis ses 3 ans elle nous fait chier avec son anniversaire dès le mois de juin), et par conséquent, Noël (deux mois plus tard) approche à grands pas également…

Ce qui fait que cette année, c’est aux alentours du 15 août, qu’elle a agressé Mrs Bibelot et Jean-Poirotte en leur demandant comment allait se passer Noël cette année… (Lire la suite…)

Posté le 26 décembre '13 par , dans Ah ces parents !, Ah je l'aurai méritée ma place au Sénat !. 16 Commentaires.

Comme promis, le chef d’oeuvre de gendre n° 2 (et son histoire…)

Fabien

J’en ai parlé il n’y a pas très longtemps (ICI), mais comme le temps passe vite je vous ai mis un petit rappel qui semble fonctionner. (Lire la suite…)

Posté le 4 novembre '13 par , dans Ah ces parents !, Dans la série Diabolique, Faites des gosses !. 10 Commentaires.

La table basse du salon…

DisputePour ceux qui ont suivi en son temps cette histoire, papa s’est retrouvé avec un méchant microbe dans le genou en 2011, qui l’a laissé vivant, mais lui a permis de passer 6 semaines en réanimation (rapport à un antibiotique qui lui avait niqué les reins) + 2 mois de maison de rééducation pour quasi réapprendre à marcher.

Il a gardé des séquelles assez graves niveau genou, et comme le dos ce n’est pas cela non plus (on remercie l’hérédité au passage, surtout moi qui tient beaucoup de papa), il a tellement peu marché depuis 2011 qu’un beau jour montrant ses jambes au médecin, il lui a précisé “on dirait les pattes d’un rouge gorge” et que le médecin horrifié mais n’osant pas le montrer ils prennent des cours spéciaux “je reste flegmatique” lui a prescrit des séances de rééducation. (Lire la suite…)

Posté le 14 octobre '13 par , dans Ah ces parents !, Ah je l'aurai méritée ma place au Sénat !. 10 Commentaires.

BUG…

Il n’aura pas échappé à votre sagacité que ce blog rencontre des problèmes depuis un peu plus de 4 semaines.

Les problèmes ont été quasiment totalement résolus par ma gentille méchante que l’on remercie au passage : non seulement elle a dû se décarcasser avec l’hébergeur, mais aussi faire face à une maman plus que stressée qui la sollicitait par mail environ 10 fois par jour.

Tout n’est pas totalement résolu pour l’instant, mais devrait rentrer dans l’ordre rapidement désormais.

Je remercie tous ceux qui m’ont contactée personnellement en s’inquiétant. J’ai ouvert une page Facebook “Calpurnia Gentille sorcière” sur laquelle on pourra désormais me joindre en cas de coup dur, comme il y en a eu ces derniers temps…

Quand je le dis que la vie n’est qu’un long calvaire…

 

Posté le 11 juin '13 par , dans Ah ces parents !, Crise de nerf, Dans la série Diabolique. 15 Commentaires.

Essuies glaces, chauffage voiture et briquet égaré…

scene-de-menage1Quand nous partons à la Grande Motte qui est un long trajet, papa me cède volontiers le volant, mais pour les petits trajets c’est sa voiture et point barre.

Le jour de la St Patrick (dimanche donc) nous allions déjeuner chez tatie chérie, et j’aime bien de temps à autres, me faire véhiculer, en profitant, à l’arrière, des intéressantes conversations de mes parents à l’avant.

Dont je ne risque pas de louper une miette, en me gardant bien d’intervenir, parce qu’ils sont durs d’oreilles tous les deux, surtout maman, et que donc, ils ont pris l’habitude de hausser le ton.

Quand on le fait machinalement, devant eux, ils croient utiles de préciser “pas la peine de crier comme ça, nous ne sommes pas sourds” (et moi je suis le pape et j’attends ma soeur…).

Depuis 25 ans que maman s’est décidée à prendre le volant, ayant passé le reste de sa vie à se faire véhiculer, avec permis passé à 18 ans, elle n’a pas perdu la bonne habitude de donner des conseils à mon père.

Avec moi, elle ne le fait jamais, car en cas de conseils, je lui demande de me rappeler ma date et heure de naissance, ce qui calme tout de suite le jeu, d’autant que pour poser ces questions je lève volontairement le pied jusqu’à arriver à 30 à l’heure (dans une zone à 70) et qu’elle comprend finement qu’elle me gonfle, sans avoir envie de prendre le volant.

Cela commence avec le chauffage ou la clim :

  • Tu pourrais mettre le chauffage plus fort, je suis gelée.
  • Tu pourrais mettre la clim plus fort, je suis en nage.
  • J’ai toujours froid aux pieds
  • J’ai toujours les joues en feu
  • Réponse qui tombe inéluctablement : tu n’as qu’à t’occuper des boutons de réglage, je conduis MOA…
  • Maman tripote les boutons de réglage et tout va bien, elle peut se concentrer sur autre chose

Autre chose qui ne va jamais :

  • Tu vas trop vite
  • Pourquoi te traine-tu comme ça, nous allons être en retard
  • Depuis le moment qu’il n’est pas tombé une goutte, tu pourrais arrêter tes essuies glaces dont le crissement me tape sur les nerfs.
  • Depuis le moment qu’il retombe de la flotte tu pourrais remettre en route tes essuies glaces.
  • Attention à droite
  • Attention à gauche
  • Je te signale qu’il ne pleut plus
  • C’est limité à 30
  • Si tu prends une prune tu ne viendras pas te plaindre
  • Ce n’est plus limité à 50
  • N’oublies pas que l’on tourne à droite dans environ 1 km (sur un trajet fait régulièrement depuis que j’ai l’âge de 4 ans, sans modifications notables de la route…)

J’admire le calme de mon père, qu’il perd parfois :

  • Puisque c’est comme ça tu n’as qu’à prendre le volant !
  • Tu me dis ça sur l’autoroute, c’est trop facile…
  • Alors tu te tais…

Quand ils se boutiquent, maman baisse systématiquement le son de radio nostalgie. Je sais très bien que c’est une manoeuvre pour nous faire croire qu’elle entend très bien, elle me fait le coup pendant les vacances, alors je mets le son au plus bas, jusqu’à ce qu’elle craque “on n’entend rien, et j’adore cette chanson” (alors que moi j’entends très bien…).

En fait elle n’a pas besoin d’écouter, elle veut juste se concentrer pour continuer sa discussion avec papa… Voir plus haut.

Papa qui finit par craquer parce que lui n’entend plus rien non plus, et qu’il adore cette chanson. Réponse de ma mère, d’une mauvaise foi pas possible “moi j’entends très bien, donc je ne suis pas dure d’oreille”.

Papa arrive à régler le son de radio nostalgie, pas comme le chauffage ou la clim, mais jamais maman ne se plaint que c’est trop fort, pas comme le chauffage ou la clim…

Finalement nous arrivons toujours à bon port. A bon port le jour de la Saint Patrick, c’est non fumeur donc il leur faut sortir pour fumer, dans le petit jardin de l’appartement en bord de Seine. Le moins souvent possible, je dois le reconnaître.

Papa a évidemment oublié son briquet dans la voiture. Tout comme il a oublié ses lunettes de soleil à la maison, cela fait 4 ans que je lui serine de s’en acheter une deuxième paire qui restera dans la voiture (en fait non, il rentrera à la maison avec et les y laissera, donc je n’insiste pas).

Papa oublie toujours son briquet dans la voiture où il est certain de le retrouver, alors que s’il l’oublie chez sa soeur, il n’aura plus qu’à s’en racheter un (je précise que c’est un beau briquet, pas un bête bic…)

Il sort donc avec maman.

  • Oh merde, j’ai oublié mon briquet dans la voiture. Tu peux me passer le tien ?
  • PSHIIIT (et moi il faudrait que je tienne).
  • Rends-moi mon briquet que j’allume ma cigarette, merci.
  • PSHIIIT (et moi il faudrait que je tienne).
  • Nous avons tous entendu que papa avait allumé son cigarillo avant de rendre son briquet à maman.
  • Qui ressort 1 H après pour en griller une. Je l’accompagne pour fumer une des 5 ou 6 que je fume toujours depuis une petite rechute.
  • “Coraline tu peux me prêter ton briquet” ? Ton père m’a évidemment embarqué le mien…

Il faut reconnaitre à sa décharge qu’à une époque papa s’était taillé une sacrée réputation, dans une famille de fumeurs, à piquer les briquets des autres. Ce n’est pas qu’il le faisait exprès. Il vous empruntait le vôtre, allumait son truc qui pue, et mettait machinalement le briquet dans la poche de sa chemise. Un jour en lui faisant les poches nous lui avons trouvé 7 briquets, le sien, deux qu’Albert avait perdus, celui de ma belle soeur, celui de mon frère, et le mien…

C’était il y a longtemps, l’époque où nous traquions nos briquets égarés, avant le cadeau fait à Jean-Poirotte d’un briquet en argent massif estampillé 100 % argent français, exempts de viande de cheval, avec pierre + mèche à changer, plus recharge en essence qui pue encore plus que le cigarillo.

Je prête donc mon briquet à maman, un truc énorme que personne ne peut me piquer parce que le spermatozoïde qui trône dessus n’appartient qu’à moi (ICI).

Une heure après, ils ressortent tous les deux :

  • Bibelot, tu peux me passer ton briquet, j’ai toujours le mien dans la voiture.
  • Ah non alors, c’est toi qui me l’a piqué, regarde dans tes poches.
  • Papa véhicule ses yeux dans ses poches : point de briquet
  • Regarde donc bien dans les tiennes…
  • Je te dis que tu me l’as piqué…
  • Non, regarde dans tes poches.
  • Ah oui, le voila…

Reste le voyage du retour, avec les giboulées de mars.

Je vous épargne donc le dialogue, la musique, le bruit des essuies glaces, la température toujours trop ou pas assez, et l’odeur du briquet à essence que mon père a retrouvé seulement au deuxième feu rouge, parce qu’il s’était assis dessus en remontant dans la voiture pour le retour.

La vie n’est qu’un long calvaire…

Posté le 19 mars '13 par , dans Ah ces parents !, Ah je l'aurai méritée ma place au Sénat !. 12 Commentaires.

Le sapin 2012…

Sapin de NoëlIl y a plusieurs années que je ne remonte plus le sapin de ma cave, et que je ne fais plus de décorations chez moi (l’illustration vous donnera une petite idée de ce que j’aime…)

L’année dernière, nous savions avec maman que papa sortirait de sa maison de convalescence le 23 décembre, et il nous fallait nous occuper des décorations de la grande maison seules (lui il aime bien s’en occuper).

Les filles devant passer Noël avec nous, j’avais suggéré d’apporter mes décorations personnelles, pour qu’elles retrouvent la magie de leur adolescence, et maman avait accepté avec joie.

Elle avait acheté le sapin, et m’avait laissée me démerder avec les guirlandes électriques (emmêlées comme d’habitude), et le reste, en faisant ses sudokus et mots fléchés du jour.

J’étais contente de moi, et assez nostalgique en regardant le zoli sapin. Delphine qui savait que j’avais ressorti mes décorations, avait juste dit “oh c’est super !!!” et les deux soeurs en arrivant le 24, avaient un peu ondulé de la toiture en regardant mes vieilles décorations qui leur rappelaient tellement de souvenirs…

Comme j’avais tout fait à l’aller, j’ai tout défait au retour en ramenant mes décorations chez moi (avec un stage dans la voiture, mais la manière dont je traite ce que je mets dans ma voiture mérite un post exclusif, rappelez moi de le faire).

Cette année, j’ai été mobilisée pour aller acheter le foie gras avec maman, et le sapin.

  • “Tu nous aideras à le faire ce sapin”, m’a-t-elle dit dans la voiture au retour, “pour moi maintenant c’est une vraie corvée” (mon “si c’est une corvée, pourquoi acheter un sapin” venant bien évidemment trop tard).
  • J’ai compris pourquoi “la corvée” le lendemain, en montant chercher avec elle les décorations rangées dans le grenier, dans environ 15 petits cartons + des boîtes en plastique pour les guirlandes électriques bien évidemment emmêlées alors qu’elles avaient été bien rangées deux ans plus tôt.
  • Rien que de descendre l’ensemble des décorations est LA corvée du jour.
  • Certaines décorations ont 50 ans. Elle ne peut se résoudre à les jeter quand elles sont vraiment devenues bien moches, mais ne veut pas les accrocher non plus. Donc il faut trier.
  • Trier en gros, ne pas croire qu’elle mettra dans une boîte les décorations à ne surtout pas utiliser (donc descendre du grenier). Elles seront remises en vrac avec le reste… après…
  • Papa étant là, il s’en mêle.
  • Son sens de la décoration n’étant pas exactement celui de Mrs Bibelot, ils se boutiquent 10 minutes dans la cuisine, avant que papa ne se mette à réparer les éventuelles guirlandes en panne (prévoyante, maman il y a 10 ans, à dû acheter environ une centaine d’ampoules de rechange, mais il faut les retrouver, ne croyez pas qu’elle les rangerait avec les guirlandes, ce serait trop simple).
  • Là, connaissant le processus pour l’avoir vécu avec mes filles, je ne touche plus à rien, je n’accroche rien, je me contente de dire de temps à autres, mais je le fais exprès “moi à ta place…”
  • Je récolte donc de l’un ou l’autre un regard noir.
  • On me demande tout de même de m’occuper de tel truc, un peu trop en hauteur, mais c’est vraiment pour me faire plaisir
  • Je rentre donc chez moi après avoir accroché 3 boules et l’étoile en haut du sapin.

Le lendemain quand j’arrive, on allume le sapin :

  • Il est beau hein notre sapin ? Et tu as vu nos guirlandes ?

Tout est farpait, conforme aux années précédentes, car petites disputes ou pas, ils finissent toujours par reprendre l’idée de départ d’il y a 11 ans, quand ils ont changé de maison.

Concernant les décorations extérieures, on se demande comment le tamaris peut survivre à tous ces faux cadeaux, et les fenêtres à toutes ces boules et guirlandes qui sont vraiment festives.

Ils adorent leur maison, mais la précédente était vraiment idéale pour avoir le premier prix des décorations, premier prix qu’ils avaient toujours. Je n’ai hélas pas de photos, mais cette maison était idéale pour les fleurs l’été, et la décoration de Noël…

Là ils sont dans le fond d’une petite ruelle et personne ne peut voir leurs efforts.

C’est immuable, comme le foie gras qui est toujours moins bon que celui de l’année précédente…

Car la vie n’est qu’un long calvaire.

Je poste juste avant la fin du monde, on n’est jamais trop prudent :-)

Posté le 21 décembre '12 par , dans Ah ces parents !. Pas de commentaire.

Le mail que je regrette de ne pas avoir envoyé…

Voyage PulchérieQuand j’entends les conseils dont ma mère m’abreuve régulièrement (style, “les oeufs coque c’est 3 minutes”…), et particulièrement quand je suis avec elle à plein temps à la Grande Motte (papa n’étant pas exempt de conseils également, mais d’un autre genre “ne fais pas trainer le fauteuil tu vas rayer le parquet”, ou “n’oublies pas de passer le balai dans tous les coins…”), je regrette de m’être retenue d’envoyer à Pulchérie quelques petits conseils avant son départ en vacances aux USA le 29 octobre dernier.

En plus elle partait en même temps qu’un cyclone arrivait sur la côte est, ce qui m’a rendue encore plus joyeuse (je hais quand mes filles voyagent) car rien ne me disait que le cyclone n’allait pas changer de direction… J’ai donc le mail suivant sur le coeur…

“Ma chérie,

Je suis vraiment contente que tu te sois enfin et au dernier moment décidée à m’envoyer un mail me rappelant tes dates de départs, d’arrivées, et les détails du voyage que tu te fais une joie de faire, avec décollages et atterrissages multiples, ce qui fait que je vais me faire du mauvais sang.

J’espère que tu es bien consciente que la côte ouest des USA présente certains quelques défauts, et est particulièrement un lieu à haut risque de tremblements de terre.

J’espère que tu as donc bien lu quelque part les plus élémentaires précautions à prendre au cas où tu sentirais la terre trembler, et que tu n’as pas oublié de t’acheter un casque ! Evite de sortir sans une petite mallette de survie, contenant tout particulièrement de l’eau, les gens coincés sous les décombres souffrant généralement de la soif. Une lampe de poche me semble adaptée également, pour ne pas paniquer dans le noir.

De même, à chaque fois que tu prendras l’avion, même si tu en as l’habitude, suis bien religieusement les consignes de sécurité, on ne sait jamais, un jour il y aura peut-être un parachute sous ton siège et tu ne le sauras même pas puisque tu t’endors sitôt installée dans l’avion.

J’ai vu que tu devais aller à Las Vegas, il faut éviter d’aller dans un casino, l’addiction au jeu étant bien réelle. Je te suggère éventuellement d’y aller (si tu y tiens vraiment), avec juste 10 dollars sur toi, pour éviter toute tentation. Si tu as gagné beaucoup d’argent, il vaut mieux louer un garde du corps pour retourner à ton hôtel si tu n’es pas armée.

Tu as prévu du “road trip”, ce seul mot me glaçant d’horreur. J’espère que tu feras très attention aux bandes de motards qui violent et assassinent les malheureuses jeunes femmes innocentes et sans défense, et qu’au cazoù, tu te seras munie d’une ceinture de chasteté et d’un gilet pare balle (c’est toujours ça de pris).

Pour Tokyo, j’espère que tu es bien munie d’une combinaison de sécurité totale, parce que si l’on ne parle plus du drame de Fukushima, il y a encore des radiations qui traînent un peu partout. Naturellement tu n’as pas pris de compteur Geiger, vous les jeunes êtes totalement inconscients.

Evidemment cette combinaison de sécurité devra être équipée de flotteurs et de repérage GPS, parce que les tsunamis, là-bas, cela existe (fort hélas, c’est un peu à cause de cela que ton séjour au Japon me consternavre grave contrarie légèrement).

Fais attention aux poissons crus, surtout à celui qui peut tuer, au saké chaud, et si tu croises un membre des Yakuzas fais comme si tu ne l’avais pas vu.

Inutile de te rappeler de n’accepter de colis de personne à mettre dans ta valise, de vérifier celle-ci 3 fois avant de la fermer, et de signaler à toute autorité compétente un colis suspect ou un bagage abandonné.

Aux USA comme au Japon, n’accepte de bonbon ou de chewing-gum de personne, ni d’ailleurs rien qui se mange sans avoir dûment vérifié que personne n’a pu en trafiquer le contenu.

Je suis sinon bien contente pour toi qui aime tant les voyages, mais étant un peu nerveuse ces temps-ci, je te remercie de m’envoyer au moins un mail par jour pour me rassurer sur ta bonne santé et tout ce que tu as fait de beau dans la journée.

Et ne pas essayer de me faire croire qu’il n’y a pas internet aux USA et au Japon, ça ne prendra pas.

Ne pas oublier, dès que tu seras sortie de l’avion, en France, de m’envoyer illico un texto me précisant que tu es bien arrivée.

Et de retour en France, fais attention en traversant ! Les français conduisent comme des cinglés !

Ta maman qui t’aime*.”

La vie n’est qu’un long calvaire.

Je ne suis pas superstitieuse, ça porte malheur, mais j’ai tout de même attendu de savoir qu’elle était bien rentrée en bonne santé, pour éditer ce post… En plus elle m’avait annoncé son retour pour le 25 et non pas le 26, ce qui fait que je me suis fais du mouron quand même…

PS : *en signature “la folle dingo” serait plus réaliste, mais on a sa fierté…

Illustration envoyée par Emilie de Singapour, que mon article a fait craquer…

Posté le 27 novembre '12 par , dans Ah ces parents !, Faites des gosses !. 24 Commentaires.

La Grande Motte 2012 (5) LE DIPLOMATE…

scene-de-menage1

Stupidement j’avais donc suggéré pour le prochain dîner en vue (un ami d’il y a très très longtemps devant venir avec sa femme) de m’occuper moi-même du dessert…

Tout avait commencé avec le pain sec qui s’accumulait. Pourtant on ne pouvait pas dire que nous abusions du pain, puisque une baguette par jour à 3 personne laissait tout de même du reste.

Maman, rangeait scrupuleusement le pain dur dans un sac, comme chez elle, car une fois par semaine, elle s’arrête en revenant de courses pour le donner à deux petits ânes dans un champ (ces mignonnes petites bêtes…)

J’avais donc au bout de 8 jours, dit “vaguement” à Mrs Bibelot, qu’il serait peut-être bien de faire un petit pudding, avant d’aller nourrir quelques chevaux d’une vague promenade à cheval située à la sortie de la Grande Motte.

Qui dit “pudding” dans la famille, évoque immédiatement ma grand-mère paternelle Mrs Tricot, qui régulièrement venait passer le WE et apportait ce qu’elle appelait un “gâteau de pain”.

Délicieux, et dont elle a emporté la recette dans sa tombe, on ne peut compter sur personne.

Et puis, je me suis souvenu que la recette était dans une tombe loin de la Grande Motte, et j’ai décidé d’utiliser le pain (enfin une partie du pain), pour faire un diplomate. Recette que je connais par coeur, et que je maîtrise ultra bien. (Je n’ai pas l’air comme cela avec mon appartement en ruines, surtout la cuisine et la salle de bain, mais normalement je suis une très fine cuisinière).

Mon premier diplomate (un franc succès, régulièrement demandé par mes invités) était aux fruits confits. Pour les fêtes je le fais au chocolat et marrons, enfin bref, je maîtrise.

Sauf que ma mère était partie sur “un gâteau de pain” ou “pudding” (pour abréger mes souffrances quand j’écris, merci…).

La veille du jour J, je n’avais trouvé qu’un moule mou à cake, et j’étais un peu ennuyée, parce que les miens (de moules mous) ne supporteraient pas que l’on y fasse couler du caramel brûlant.

Qu’importe, j’avais trouvé l’astuce : j’allais faire un caramel au beurre salé, donc le laisser refroidir, et faire mon diplomate en toute tranquillité.

Mrs Bibelot a donc acheté du beurre demi-sel en me précisant que ma grand-mère n’en utilisait pas pour faire son pudding

J’ai répondu que j’allais faire un diplomate et non pas un pudding, et qu’il me fallait donc :

  • Des fruits confettis (Delphine quand elle était petite)
  • 6 oeufs
  • 1 litre de lait
  • 180 grammes de sucre
  • De l’arôme vanille
  • + le pain que je jaugerais moi-même, n’est-ce pas, bien sûr, ce qui l’a rendue soupçonneuse. Car d’ailleurs ma grand-mère ne mettait pas de fruits confettis dans son pudding… mais des raisins secs… (que je suis allée remettre à leur place dans le magasin)

Puis dans un placard j’ai trouvé, victoire, un moule à brioche en pyrex idéal pour mon projet (exit le caramel au beurre salé, le beurre salé a servi à autre chose), même si je préfère faire mon diplomate dans un moule à cake (en pyrex).

J’étais fin prête.

Et mes parents très inquiets.

  • J’ai commencé en effet à couper le pain dur en petits cubes, sous le regard désapprobateur de papa, à qui le découpage revient normalement de plein droit.
  • Maman me précisant que Mrs Tricot ne découpait pas son pain aussi finement pour son “pudding“.
  • J’ai répondu 3 fois que je faisais un diplomate et la quatrième fois “foutez-moi la paix”. Puis j’ai mis le pain dur dans un saladier dans lequel il devait attendre la suite de la préparation.
  • Pendant le repas du midi, maman m’a précisé en regardant mon saladier, que je n’avais pas assez imbibé mon pain de lait pour faire mon pudding
  • Je lui ai répondu que pour un diplomate on n’imbibe pas le pain de lait et que si l’on me foutait la paix définitivement concernant le dessert, j’éviterais de me mêler de la recette spéciale de papa “lapin à ma façon”, qu’il devait débuter à 15 heures.
  • Donc je devais faire mon diplomate avant cette heure fatale. Pour pouvoir m’éjecter de la cuisine avant que mes géniteurs ne commencent à se boutiquer sur le pourquoi du comment du lapin qui risque de se barrer en courant (pauvre bête).
  • Tu mets trop de champignons (ma mère a je ne sais quoi contre les champignons de paris frais, mais refuse en ce moment d’aller aux cèpes)
  • Donnes moi donc d’autres olives (mon père)
  • Il te faut encore un peu de vin blanc (ma mère), ta sauce va être trop claire
  • ET J’AURAIS DU ECOUTER MA MERE IL Y A 55 ANS DU COUP JE NE ME FERAIS PAS CHIER EN CUISINE AVEC UN EMMERDEUR/UNE EMMERDEUSE PAREIL/LE Tu en as un caractère, tu pourrais me parler gentiment !
  • Bisous bisous (quand je vous le dis qu’il faut fuir…)
  • Etc…

Jamais je n’avais fait aussi vite, mais je vous l’ai dit plus haut, je maîtrise super bien. Papa faisait sa sieste et je savais que mes bruits allaient le déranger, mais je n’avais pas trop le choix.

Je n’osais pas imaginer le carnage si nous nous étions retrouvés à trois dans la cuisine pour la préparation conjointe du plat de résistance et du dessert…

  • Caramel se faisant pendant que je préparais “l’appareil” à diplomate.
  • Caramel coulé dans le moule.
  • Mise en place des morceaux de pain en tassant bien, et en alternant avec des couches de fruits confettis
  • Versage lent de “l’appareil” sur la préparation, en mettant le surplus qui me reste toujours dans 3 petits ramequins.
  • Mise au four du moule avec sa préparation.

Là, je ne pouvais vraiment pas me louper et je me suis carrément installée sur la glacière pour surveiller ce qu’il se passait dans le four, et ajuster le thermostat régulièrement.

Quand le caramel remonte partout à la surface en faisant des bulles, il est temps de baisser, de surveiller, car ce n’est pas forcément cuit, et de ne pas faire comme papa : éteindre le four en pensant que c’est terminé, OUF !

Maman se levant de sa sieste pour le thé, m’a trouvée sur la glacière en train de terminer mon polar sanglant italien, et a jeté un oeil pour me dire que cela avait l’air sympa, mais n’avait rien à voir avec un pudding

Quand mon père s’est levé, il a trouvé ma mère assommée avec la theière et étouffée par deux sachets de Lipton jaune coincés dans son arrière gorge le gâteau sur la table, en train de refroidir, et a déclaré :

  • Tu en fais du bruit pour faire un PUDDING
  • Tu n’arriveras jamais à démouler ça correctement
  • D’après ta mère, tu devrais servir cela avec une crème anglaise, car sinon, le PUDDING c’est étouffe chrétien.

Je rassure tout le monde :

  • Le diplomate s’est parfaitement démoulé en gardant sa forme et sans s’effondrer : c’était parfait.
  • Le lapin était délicieux…
  • Le diplomate AUSSI, d’ailleurs maman qui espérait nous faire vivre dessus pendant au moins la journée du lendemain en a été pour ses frais : les invités ont tout torché. Et sans crème anglaise, inutile, car un diplomate bien fait, c’est léger et aérien…

Sauf que :

  • Mon diplomate pour mes parents, est passé quasi inaperçu, on n’a pas idée non plus de partir avec une enfant de 54 ans en vacances, et qu’elle se mêle de cuisine…

La vie n’est qu’un long calvaire.

PS : je précise qu’ils en ont tout de même pris une petite part au départ (on n’est jamais trop prudent), pour se resservir largement une fois la peur de l’empoisonnement passée…

Posté le 15 octobre '12 par , dans Ah ces parents !, Tu l'as vue la spatule ?. 15 Commentaires.

La Grande Motte 2012 (4)

scene-de-menage1Le livre de cuisine bien en main, Jean-Poirotte décida (mais un peu tard) qu’une recette cela peut s’adapter.

Faire précuire par exemple les aubergines découpées en minces lamelles, toujours au four, eh bien non, il allait faire  ça à la poêle.

Les oignons seraient rissolés légèrement également.

Ainsi que les tranches de lard.

Pendant que maman s’activait à faire une mousse au chocolat, arriva l’instant crucial où il fallu disposer les ingrédients dans le plat.

  • Comme sur la photo” précisa le maître cuisinier
  • Sauf que sur la photo c’était dans un plat rectangulaire et qu’il avait choisi un plat ovale.
  • Et qu’au fur et à mesure qu’il disposait les ingrédient, tout s’écroulait.
  • Parce qu’en effet il fallait que cela soit droit mais pas trop.
  • Pour que le lard finisse par rôtir agréablement, mais pas les tomates largement assez cuites.
  • Etc… etc…
  • Un oeil sur la photo, un oeil sur son plat, et un oeil sur ma mère qui ne se dépêchait pas de terminer sa mousse, Jean-Poirotte se résigna à m’appeler.
  • Venir dans la cuisine quand ils y sont tous les deux, c’est toujours risqué, mais bon, je suis arrivée quand même (n’ayant aucune excuse, la table étant déjà mise).
  • Papa disposait les ingrédients, je maintenais ce qui avait été fait. (et bien entendu je maintenais mal…)
  • Puis j’en ai eu marre de le voir lorgner son livre que j’ai subtilisé.
  • Du coup nous avons fait joli à notre manière, restait à faire cuire encore une heure (et à réchauffer avant de servir)
  • Mrs Bibelot qui avait terminé ses mousses, remarqua que ce n’était pas comme dans le bouquin
  • J’ai regretté de ne pas avoir : un appareil numérique pour immortaliser le chef d’oeuvre et un enregistreur pour immortaliser la conversation qui a suivi la remarque de ma mère…
  • Je les ai laissés se dépatouiller avec les aromates parce qu’en discuter avec eux, c’est vivre dangereusement. Si quelqu’un se mêle de ce genre de discussion, cela disperse leurs puissances de tirs respectives et la cible unique finit par être vous.

Bref, c’était délicieux. Mais Jean-Poirotte n’était pas satisfait (comme toujours) même s’il envisageait de refaire de ce plat, mais en s’y prenant autrement (comme toujours).

Stupidement j’ai suggéré quelques jours après, pour le prochain dîner en vue (un ami d’il y a très très longtemps devant venir avec sa femme) de m’occuper moi-même du dessert…

Il y a des moments comme ça, on ne sait pas pourquoi, où l’on souffre brutalement d’une chute de fonctionnement des neurones.

Car la vie n’est qu’un long calvaire.

Posté le 1 octobre '12 par , dans Ah ces parents !, Tu l'as vue la spatule ?. Pas de commentaire.

La Grande Motte 2012 (3)

scene-de-menage1Le livre de cuisine bien en main, Jean-Poirotte s’attaqua aux tomates (pas les bonnes, mais bon, il s’était résigné).

Emincer, épépiner, peler, etc, il fait ça très bien, d’ailleurs maman ne le fait plus jamais (par contre c’est elle qui fait sauter les gambas, ils ont chacun leurs trucs).

Tout se déroulait dans un silence absolu en début d’après midi pendant que Mrs Bibelot faisait sa sieste et que je me débattais avec la “police fédérale italienne” (je dois toujours vérifier d’ailleurs si c’est une erreur de traduction et laquelle…).

Puis, il y a eu le bruit du four qui s’ouvre, du plat que l’on pose dans le four, et puis :

  • Un bip !
  • Coraline tu peux venir voir ? Je ne comprends pas pourquoi le four bippe
  • Je me lève. Normal, le four indique qu’il est désormais à la bonne température.
  • Sauf que Jean-Poirotte pour le dessèchement long et à surveiller, à réglé le four sur 100°
  • Re-bip
  • Coraline tu peux venir voir ? Je ne comprends pas pourquoi la température du four grimpe alors que je n’ai rien demandé de spécial.
  • Je me lève. Je pense (n’ayant pas le mode d’emploi sous les yeux) que comme il a choisi l’option “gratins”, le four de lui-même rectifie la température. Je choisis l’option la plus basse (maintien au chaud)
  • Re bip
  • Coraline tu peux venir voir ? Je ne comprends pas pourquoi il bippe encore.
  • Parce que la température est enfin bonne.
  • Ah non, c’est trop fort pour “maintien au chaud” suis-je obligée de constater car le four bippe frénétiquement !
  • Après une demi-heure de tâtonnements, la température est enfin bonne et stable…

Deux heures se passent. Papa s’est carrément assis sur la glacière pour surveiller ses tomates. Mon polar est de plus en plus sanglant (ce sera pour la rubrique “lectures de vacances”)

Au bout de deux heures, je suis priée de prendre le relais, parce qu’il a mal au dos. Les tomates vont bien, le meurtrier est de plus en plus abominable, en deux heures il a eu le temps de continuer à sévir.

Sauf que le meurtrier n’est pas le seul à sévir, parce que papa n’arrête pas de venir ouvrir la porte du four pour vérifier l’état de ses tomates (moi je n’en suis pas capable, bien sûr), donc la température redescend, pour remonter, et des bips intempestifs perturbent les parents et ma lecture.

Papa vient prendre ma relève (4 heures de surveillance en tout) et revient tout à coup dans le salon : c’est bon, le four est coupé, les tomates sont à point…

  • Une odeur de caramélisé m’arrive soudain aux narines
  • “Tu te fais des idées” me dit mon père, “j’ai coupé le four”.
  • Je me précipite pour constater que les tomates sont plus que caramélisées, ça brûle sur les bords…
  • Jean-Poirotte passe aux aveux pendant que je me brûle à mon tour pour sortir le plat du four : il a haussé la température pour les 10 dernières minutes avant de tout couper.
  • Moralité il nous faudra, à trois, une heure pour éliminer le cramé.

Et maman a rayé d’un stylo rageur le mot “tomates” écrit par son époux (depuis bientôt 55 ans), sur la liste de courses du lendemain.

Parce qu’une nouvelle séance de séchage de tomates, c’était niet.

Le lendemain, jour de la réception et de la finalisation du plat, nous avons pu constater avec quelques aigreurs, que de la tomate séchée, dans de l’huile ou pas, et bien on en trouvait des bocaux pleins chez super U.

Qu’importe, Jean-Poirotte a été formel :

  • La prochaine fois, il fera sécher les tomates pendant 2 jours au moins, avec son four, à sa température, et donc il faudra 3 jours pour faire la recette.
  • D’ailleurs, des tomates séchées, en bocaux, avec huile de préférence, il va s’en occuper lui-même dès 2013 !
  • Comme cela il pourra faire autant de recettes avec tomates séchées qu’il le veut d’abord !

Je m’en fous, quand il est chez lui il fait ce qu’il veut, mais je me suis esbignée sans piper mot, quand Mrs Bibelot s’est exclamée “des tomates séchées maisons, et pourquoi pas encore de la confiture de coings ?”  (sanglant épisode de cuisine de 2009) et que j’ai senti qu’il allait répondre…

La vie n’est qu’un long calvaire…

PS : oui il a répondu et le débat du “à faire maison ou pas” s’est prolongé le temps que le criminel ne passe pas aux aveux (là je parle de mon bouquin)…

Posté le 26 septembre '12 par , dans Ah ces parents !, Tu l'as vue la spatule ?. 6 Commentaires.