Bienvenue sur le blog de la Gentille sorcière.

'Ah ces parents !'

La Grande Motte 2012 (4)

scene-de-menage1Le livre de cuisine bien en main, Jean-Poirotte décida (mais un peu tard) qu’une recette cela peut s’adapter.

Faire précuire par exemple les aubergines découpées en minces lamelles, toujours au four, eh bien non, il allait faire  ça à la poêle.

Les oignons seraient rissolés légèrement également.

Ainsi que les tranches de lard.

Pendant que maman s’activait à faire une mousse au chocolat, arriva l’instant crucial où il fallu disposer les ingrédients dans le plat.

  • Comme sur la photo” précisa le maître cuisinier
  • Sauf que sur la photo c’était dans un plat rectangulaire et qu’il avait choisi un plat ovale.
  • Et qu’au fur et à mesure qu’il disposait les ingrédient, tout s’écroulait.
  • Parce qu’en effet il fallait que cela soit droit mais pas trop.
  • Pour que le lard finisse par rôtir agréablement, mais pas les tomates largement assez cuites.
  • Etc… etc…
  • Un oeil sur la photo, un oeil sur son plat, et un oeil sur ma mère qui ne se dépêchait pas de terminer sa mousse, Jean-Poirotte se résigna à m’appeler.
  • Venir dans la cuisine quand ils y sont tous les deux, c’est toujours risqué, mais bon, je suis arrivée quand même (n’ayant aucune excuse, la table étant déjà mise).
  • Papa disposait les ingrédients, je maintenais ce qui avait été fait. (et bien entendu je maintenais mal…)
  • Puis j’en ai eu marre de le voir lorgner son livre que j’ai subtilisé.
  • Du coup nous avons fait joli à notre manière, restait à faire cuire encore une heure (et à réchauffer avant de servir)
  • Mrs Bibelot qui avait terminé ses mousses, remarqua que ce n’était pas comme dans le bouquin
  • J’ai regretté de ne pas avoir : un appareil numérique pour immortaliser le chef d’oeuvre et un enregistreur pour immortaliser la conversation qui a suivi la remarque de ma mère…
  • Je les ai laissés se dépatouiller avec les aromates parce qu’en discuter avec eux, c’est vivre dangereusement. Si quelqu’un se mêle de ce genre de discussion, cela disperse leurs puissances de tirs respectives et la cible unique finit par être vous.

Bref, c’était délicieux. Mais Jean-Poirotte n’était pas satisfait (comme toujours) même s’il envisageait de refaire de ce plat, mais en s’y prenant autrement (comme toujours).

Stupidement j’ai suggéré quelques jours après, pour le prochain dîner en vue (un ami d’il y a très très longtemps devant venir avec sa femme) de m’occuper moi-même du dessert…

Il y a des moments comme ça, on ne sait pas pourquoi, où l’on souffre brutalement d’une chute de fonctionnement des neurones.

Car la vie n’est qu’un long calvaire.

Posté le 1 octobre '12 par , dans Ah ces parents !, Tu l'as vue la spatule ?. Pas de commentaire.

La Grande Motte 2012 (3)

scene-de-menage1Le livre de cuisine bien en main, Jean-Poirotte s’attaqua aux tomates (pas les bonnes, mais bon, il s’était résigné).

Emincer, épépiner, peler, etc, il fait ça très bien, d’ailleurs maman ne le fait plus jamais (par contre c’est elle qui fait sauter les gambas, ils ont chacun leurs trucs).

Tout se déroulait dans un silence absolu en début d’après midi pendant que Mrs Bibelot faisait sa sieste et que je me débattais avec la “police fédérale italienne” (je dois toujours vérifier d’ailleurs si c’est une erreur de traduction et laquelle…).

Puis, il y a eu le bruit du four qui s’ouvre, du plat que l’on pose dans le four, et puis :

  • Un bip !
  • Coraline tu peux venir voir ? Je ne comprends pas pourquoi le four bippe
  • Je me lève. Normal, le four indique qu’il est désormais à la bonne température.
  • Sauf que Jean-Poirotte pour le dessèchement long et à surveiller, à réglé le four sur 100°
  • Re-bip
  • Coraline tu peux venir voir ? Je ne comprends pas pourquoi la température du four grimpe alors que je n’ai rien demandé de spécial.
  • Je me lève. Je pense (n’ayant pas le mode d’emploi sous les yeux) que comme il a choisi l’option “gratins”, le four de lui-même rectifie la température. Je choisis l’option la plus basse (maintien au chaud)
  • Re bip
  • Coraline tu peux venir voir ? Je ne comprends pas pourquoi il bippe encore.
  • Parce que la température est enfin bonne.
  • Ah non, c’est trop fort pour “maintien au chaud” suis-je obligée de constater car le four bippe frénétiquement !
  • Après une demi-heure de tâtonnements, la température est enfin bonne et stable…

Deux heures se passent. Papa s’est carrément assis sur la glacière pour surveiller ses tomates. Mon polar est de plus en plus sanglant (ce sera pour la rubrique “lectures de vacances”)

Au bout de deux heures, je suis priée de prendre le relais, parce qu’il a mal au dos. Les tomates vont bien, le meurtrier est de plus en plus abominable, en deux heures il a eu le temps de continuer à sévir.

Sauf que le meurtrier n’est pas le seul à sévir, parce que papa n’arrête pas de venir ouvrir la porte du four pour vérifier l’état de ses tomates (moi je n’en suis pas capable, bien sûr), donc la température redescend, pour remonter, et des bips intempestifs perturbent les parents et ma lecture.

Papa vient prendre ma relève (4 heures de surveillance en tout) et revient tout à coup dans le salon : c’est bon, le four est coupé, les tomates sont à point…

  • Une odeur de caramélisé m’arrive soudain aux narines
  • “Tu te fais des idées” me dit mon père, “j’ai coupé le four”.
  • Je me précipite pour constater que les tomates sont plus que caramélisées, ça brûle sur les bords…
  • Jean-Poirotte passe aux aveux pendant que je me brûle à mon tour pour sortir le plat du four : il a haussé la température pour les 10 dernières minutes avant de tout couper.
  • Moralité il nous faudra, à trois, une heure pour éliminer le cramé.

Et maman a rayé d’un stylo rageur le mot “tomates” écrit par son époux (depuis bientôt 55 ans), sur la liste de courses du lendemain.

Parce qu’une nouvelle séance de séchage de tomates, c’était niet.

Le lendemain, jour de la réception et de la finalisation du plat, nous avons pu constater avec quelques aigreurs, que de la tomate séchée, dans de l’huile ou pas, et bien on en trouvait des bocaux pleins chez super U.

Qu’importe, Jean-Poirotte a été formel :

  • La prochaine fois, il fera sécher les tomates pendant 2 jours au moins, avec son four, à sa température, et donc il faudra 3 jours pour faire la recette.
  • D’ailleurs, des tomates séchées, en bocaux, avec huile de préférence, il va s’en occuper lui-même dès 2013 !
  • Comme cela il pourra faire autant de recettes avec tomates séchées qu’il le veut d’abord !

Je m’en fous, quand il est chez lui il fait ce qu’il veut, mais je me suis esbignée sans piper mot, quand Mrs Bibelot s’est exclamée “des tomates séchées maisons, et pourquoi pas encore de la confiture de coings ?”  (sanglant épisode de cuisine de 2009) et que j’ai senti qu’il allait répondre…

La vie n’est qu’un long calvaire…

PS : oui il a répondu et le débat du “à faire maison ou pas” s’est prolongé le temps que le criminel ne passe pas aux aveux (là je parle de mon bouquin)…

Posté le 26 septembre '12 par , dans Ah ces parents !, Tu l'as vue la spatule ?. 6 Commentaires.

La Grande Motte 2012 (2)

scene-de-menage1Le livre de cuisine bien en main, Jean-Poirotte trouvait toutes les recettes tentantes…

Y compris les plus compliquées…

Je ne m’imaginais pas une seule minute qu’il puisse choisir une recette s’apparentant de près ou de loin à une recette qu’il maîtrise parfaitement.

Non. Il voulait innover. Comme mes filles débutant en cuisine à douze ans, et s’attaquant direct à un dessert demandant quatre heures de préparation et l’utilisation de l’intégralité de la batterie de cuisine.

Son choix s’est arrêté sur un gratin d’aubergines au lard et autres, dont l’intitulé débutait bien évidemment par les ingrédients.

  • Il ne fallait pas des aubergines normales mais tigrées.
  • Il ne fallait des tomates tout venant, mais d’autres.
  • Il ne fallait pas du lard ordinaire mais en tranches fines
  • Une épice, je ne sais plus laquelle, qu’on ne trouve pas partout
  • En bref il ne fallait pas de ce que l’on trouve où nous allons faire nos courses tous les jours (avec ma mère c’est tout les jours).
  • Nous devions donc aller en centre ville où aller à deux est obligatoire : pour se garer en double file vu qu’il n’y a jamais de place…

Maman adorant faire les courses, c’est moi qui me colle en double file. De toutes manières, depuis l’année dernière, elle avait pris le pli de me laisser conduire.

J’ai vécu une heure extraordinaire, garée en double file donc, dans le centre de la Grande Motte, à voir :

  • Ma mère entrer chez le marchand de légumes,
  • Ma mère sortir de chez le marchand de légume,
  • Ma mère traversant sous mes yeux pour aller je ne svaais où,
  • Ma mère retraversant derrière la voiture (mais je l’ai repérée grâce au rétroviseur) pour se rendre je ne savais où,
  • Ma mère traversant à nouveau pour se rendre au Crédit Vinicole
  • Ma mère retraversant puis partant d’un pas martial vers je ne sais quel magasin.

J’ai envisagé sereinement à un moment donné qu’elle puisse avoir un sosie, puis je me suis dis que ce sosie était vraiment une copie conforme et qu’il fallait que je le choppe pour mettre les deux femmes face à face…

Au bout d’une heure, elle est revenue enfin à la voiture (et une heure c’est long quand on guette plus ou moins les flics), pour me faire le bilan des courses.

  • Personne n’avait d’aubergines tigrées : les gens ne les achètent pas. Elle s’était donc résignée à acheter des aubergines normales
  • Personne n’avait les tomates truc machin, elle en avait donc pris d’autres, qui sont délicieuses mais coutent la peau des fesses. Maintenant si vous voulez manger de vraies tomates, poussant dans de la vraie terre, il faudrait presque vendre un rein.
  • Elle avait eu du mal à trouver du bacon “à l’anglaise”, jusqu’au 3ème boucher qui avait compris qu’en fait elle voulait du lard en tranche.
  • Je ne sais plus quelle épice l’avait obligée à faire deux supérette, d’où ses passages successifs devant et derrière la voiture (toujours garée en double file).

Nous sommes rentrées contrites, avec tout ce qu’il ne fallait pas prendre, mais mon père philosophe s’est dit qu’il ferait avec.

Nous recevions le vendredi soir et fort heureusement, il s’y est mis le jeudi après midi parce que le premier pas hilarant de la recette était :

  • Découpez les tomates en lanières fines
  • Epongez les lanières
  • FAITES SECHER LES TOMATES AU FOUR pendant 4 à 5 heures à 120° maximum en SURVEILLANT.

Alors que mon père ne maîtrisait à ce moment là, pas du tout le fonctionnement du four…

Je me suis donc installée à proximité de la cuisine (de toutes manières il faisait un vent froid à décorner les cocus, donc terrasse interdite), à lire un polar merdique (c’était mieux qu’il le soit, cela me dérangerait moins de me déranger), prête à le seconder.

Ce qui n’a pas loupé car la vie n’est qu’un long calvaire…

Posté le 24 septembre '12 par , dans Ah ces parents !, Tu l'as vue la spatule ?. Pas de commentaire.

La Grande Motte 2012 (1)

voiture-21Irions-nous ou pas ? C’était la question en suspens depuis le mois de mai, papa gardant un très mauvais souvenir de son séjour de l’année dernière qui s’était passé quasi totalement à l’hôpital.

Mais maman avait envie de partir et a su le convaincre, donc à l’aube (8 H) le 25 août dernier, nous sommes partis tous les trois, gaiement.

Je passe les crises habituelles de ma mère quand son mari conduit, et qu’elle se cramponne comme une malade à tout ce qu’elle peut, comme si mon père se prenait pour un pilote de course.

Là, il m’a laissé un peu plus le volant que les autres années, maman prenant ma place à l’arrière où elle a moins peur (mais peur tout de même, c’est une adversaire farouche du 130 sur l’autoroute).

Il s’arrange généralement pour me laisser la dernière partie du trajet comprenant  le pas de l’Escalette (descente pendant laquelle maman ferme les yeux), au son, dès que l’on arrive en ville de : “c’étAIT à gauche” suivi de “ah c’est malin, maintenant on va perdre une plombe” (dans Montpellier).

Tous les ans nous loupons le bon embranchement car il faut suivre la direction “aéroport” (un jour on s’y retrouvera pour tout de bon, c’est à craindre).

Grosse chaleur à l’arrivée, mer annoncée bonne part l’homme de l’art qui comme de coutume nous a aidé à vider la voiture. Pour la première fois, le siège arrière n’était encombré que de la glacière, nous sommes en progrès*.

Bref, une fois installés nous nous sommes bien détendus et avons commencé à faire quelques projets.

Maman et moi c’était baignade pour le lendemain si possible, et papa ne comptant pas vraiment se promener, des petites excursions à planifier en fonction du temps.

Le dimanche, nous sommes donc parties pour la plage. C’est baignade et retour au bercail, car ni elle ni moi n’aimons lézarder au soleil. L’eau était véritablement très bonne, et nous avons donc laissé l’homme seul pendant au moins 1 H 30 (la plage est à 4 minutes en marchant lentement).

Horreur et consternation au retour, car tout à coup lui aussi avait des projets :

  • Jean-Poirotte avait mis la main sur un livre de cuisine qui n’était pas là les années précédentes, et avait commencé à noter les recettes qu’il comptait bien faire.
  • Horreur parce que généralement nous sommes mises à contribution pour certaines basses besognes (dont la vaisselle qui ne peut pas aller dans le lave vaisselle)
  • Consternation parce que généralement aussi, quand il veut c’est comme quand il ne veut pas et que nous allions forcément avoir droit aux recettes choisies, et surtout à leurs préparations (après nous être cogné les courses, munies de précieuses instructions sur les ingrédients à ne surtout pas prendre)…

Mon père cuisine très bien, mais un plat nouveau, c’est toujours un long calvaire…

Pour lui (il est toujours déçu du résultat avant de se décider à s’y remettre) et aussi pour ses proches…

* L’histoire des bagages, ce sera un autre post…

J’ai déjà dû vous le dire mais la vie n’est qu’un long calvaire de toutes manières…

Posté le 18 septembre '12 par , dans Ah ces parents !, Ah je l'aurai méritée ma place au Sénat !. Pas de commentaire.

Scène de ménage : la confiture d'abricot 2012 (2)

scene-de-menage1Le mercredi, je suis arrivée, résignée, pour trouver le chaudron avec les abricots ayant bien détrempé dans le sucre.

J’avais échappé, sans le savoir, au pétage des noyaux pour récupération des amandes et traitement des dernières pour en retirer la peau…

24 H c’est 24 H, et à 15 H pétantes, le chaudron a été mis sur le feu..

Mon père
Ma mère
Moi (je, d’abord)

  • Tu mets le feu trop fort, il y a écrit “à feu doux”
  • Ce n’est pas important, regarde donc la recette pour le temps de cuisson il faut mettre le minuteur en route.
  • Ce n’est pas à la minute près !
  • L’homme se dérange jusqu’à la table, chausse ses lunettes et règle le minuteur sur 20 minutes.
  • Tu es têtu ! Il faut mettre le minuteur en route quand ça bout !
  • Ben ça bout regarde ! D’ailleurs il faut déjà écumer !
  • Mais non cela ne bout pas réellement, il faut attendre au moins 20 minutes (coupage du minuteur)
  • J’ai l’impression que je vais tout écumer et qu’il ne va rester que des morceaux !
  • Bien fait pour toi, tu as commencé à écumer trop tôt.
  • L’homme reverse le résultat de l’écumage dans le chaudron. Non sans soupirs…
  • Ce coup ci, ça bout :
  • Quand je te le disais qu’il fallait 20 minutes. Coraline tu crois que nous aurons assez de pots ?
  • Je ne veux surtout pas le savoir Aucune idée maman, on verra bien !
  • Va voir dans l’arrière cuisine et ramène d’autres pots, ils sont en haut du placard.
  • Je vais dans l’arrière cuisine, je reviens, je vais chercher l’escabeau et je retourne pour  regarder : il n’y a plus de pots dans le placard de l’arrière cuisine
  • Tu as mal regardé
  • Il va dans l’arrière cuisine, constate que j’ai rangé l’escabeau, me demande d’aller le rechercher, monte dessus et l’admet, il n’y a plus de pots dans le placard de l’arrière cuisine.
  • Reste à aller chercher ceux qui sont dans l’atelier, parce que ce n’est pas le tout mais le minuteur a sonné !
  • Pour la mise en pot, je te laisse 5 minutes, c’est le judo aux JO ! (mon père, ex judoka sait vraiment ce qu’est un timing, ils doivent apprendre cela AUSSI…)
  • Mrs Bibelot coince à mort dans un pot, l’entonnoir spécial versage de confitures dans des pots, dans un pot justement (comme c’est étrange…)
  • Je m’ébouillante pour essayer de le dégager, on sera deux.
  • Impossible, il va falloir transvaser la confiture d’un pot dans un autre, pour récupérer l’entonnoir et s’en servir avec prudence
  • Vous n’y connaissez rien, laissez-moi faire !
  • Coraline tu avais raison, il faut transvaser dans un autre pot pour récupérer ce putain d’entonnoir.
  • 3 brûlés légers, 3…
  • Bibelot, tu ne mets pas assez de confiture dans les pots, Coraline passe moi une petite louche, je vais compléter.
  • Finalement on aura assez de pots, tu peux aller ranger les autres Coraline.
  • Non pas dans l’arrière cuisine, il faut les remettre dans l’atelier.

Non, je les ai remis dans l’arrière cuisine. Avec la fin du monde pour le 21 décembre 2012, il est certain que l’ON va refaire des confitures.

Je suis partie au moment où ils débattaient des prochaines à faire d’ailleurs (pêche ou prune ?), si un commerçant ferait un prix ou non,  et où ils décidaient de transformer l’ancienne confiture* de coing en pâtes de coing.

Courage, fuyons.

*Dans la famille on ne fait pas de gelée de coings, la confiture c’est bien meilleur, mais il y en avait de trop…

La vie n’est qu’un long calvaire…

Posté le 7 août '12 par , dans Ah ces parents !, Tu l'as vue la spatule ?. Pas de commentaire.

Scène de ménage : la confiture d'abricot 2012 (1)

scene-de-menage1Un vendeur diabolique a proposé à maman, au marché du mardi 31 juillet, 5 kg d’abricots pour un prix défiant toute concurrence.

“Pas de problèmes” s’est dit Mrs Bibelot, “nous allons faire des confitures”.

J’aurais dû me méfier (une fois de plus) en voyant la bassine à confitures de mon arrière grand-mère sortie la semaine précédente pour être dûment nettoyée.

Il faut dire que cette année, le prunier n’a pas donné ce qu’il fallait, vu qu’il agonise, et que le pêcher n’a donné que 3 fruits (contre 1 l’an passé, et 20 pots de confitures il y a 2 ans…)

D’où frustration, et la mise en tête d’utiliser les pots vides qu’avaient mes parents.

Après inspection des Reine Claude qui ne seront pas assez nombreuses, et des mirabelles que “ah non, on les mange comme ça !”

Cela leur manquait de se boutiquer pour faire quelque chose qui sort un peu de l’ordinaire (on ne fait pas des confitures tous les jours non plus).

J’ai été forcément mise en cause, quand ce même mardi, ma mère m’a appelée mine de rien pour me demander si par hasard je n’allais pas faire des courses.

Si, et ce n’était pas “par hasard”, mon frigo faisant la gueule. Donc si je pouvais lui prendre 3 kg de sucre cristallisé je serais bien mignonne, parce qu’elle avait 2 kg en réserve et que 3 kg c’était suffisant.

J’ai échappé au nettoyage et coupage des abricots, mais quand je suis arrivée le mardi, Jean-Poirotte m’attendait attendait de pied ferme ses kg de sucre, qu’il a versé immédiatement dans la bassine où les abricots agonisaient attendaient.

Restait à savoir combien il manquait de sucre et donc :

  • Mon père a cherché partout les calculs de ma mère (tarage de la balance avec la cuvette destinée aux fruits) et ne les a pas trouvés.
  • Manque de bol ce jour là, elle a émergé de sa sieste avec 1/2 H de retard.
  • Pour retrouver ses calculs avant de boire son thé, son mari piétinant sur place (il y a des moments où ses genoux vont nettement mieux)
  • Ah bah non, c’était ceux des prunes d’il y a deux ans, parce qu’il n’y avait de toute évidence pas 10 kg de fruits.
  • Et que les bons calculs étaient illisibles dans une poubelle de récupération, détrempés par le jus de je ne sais quoi…
  • Et gnagnagna (ma mère note tout un tas de trucs sur ses notes de courses, et les égare systématiquement…)

J’ai pu fuir au moment où ils débattaient de la recette.

  • Mrs Bibelot aime à suivre les recettes à la lettre
  • Jean-Poirotte voudrait que cela soit terminé avant d’être commencé, et améliorer éventuellement les choses,  argumentant donc toujours.

Là, il s’agissait de savoir si laisser les abricots mariner dans le sucre pendant 24 heures, c’était bien nécessaire. Ma mère prétendant que oui, et lui non.

Jusqu’à présent j’étais restée neutre, mais cela ne pouvait pas durer vous l’imaginez bien. Parce que 24 H c’est 24 H et que forcément pour la suite, je serais présente…

La vie n’est qu’un long calvaire…

Posté le 1 août '12 par , dans Ah ces parents !, Tu l'as vue la spatule ?. 8 Commentaires.

La dent de Mrs Bibelot…

Mal aux dents

Pendant l’hospitalisation de papa à Montpellier, un beau matin pendant notre séjour, je me suis levée pour trouver Mrs Bibelot se tenant la joue et n’ayant pas dormi, parce qu’elle avait souffert d’une dent toute la nuit.

Elle avait une magnifique boufigue qui ne devait rien à un fameux sorbet aux fruits rouges* et j’ai pris immédiatement l’annuaire de la Grande Motte pour lui prendre un RV en urgence chez un dentiste.

Malgré ses protestations…

  • Mais quand est-ce que je vais trouver le temps d’aller chez le dentiste ? (je découvrais soudain et je n’avais pas fini de le constater, mais ma mère n’a jamais le temps…)
  • Je prends RV pour dans une heure…
  • Ah mais non, ça va passer tout seul, et puis dans cette avenue il est très difficile de se garer.
  • Qu’est-ce que ça peut faire puisque je t’emmène ? Je tournerais éventuellement, en t’attendant.

Elle avait un abcès balèze et bien évidemment, la dentiste n’a touché à rien, lui a prescrit des antibio + une radio panoramique, car Mrs Bibelot avait souffert d’une autre dent 3 mois plus tôt.

Là, maman m’a fait la totale.

  • Prendre RV pour une radio : “pas le temps avec tout ce que j’ai à faire“, le “tout” restant parfois nébuleux pour moi
  • Le 3ème jour, elle m’annonce d’un ton victorieux qu’elle en a terminé avec ses antibios.
  • Je contrôle l’ordonnance car il me semblait que le traitement durait 6 jours : elle a pris double dose.
  • J’appelle la dentiste car maman n’a pas le temps.
  • Cette dernière s’alarme pour l’estomac de maman, insiste bien pour que le traitement dure 6 jours comme prescrit, et faxe une nouvelle ordonnance au pharmacien.
  • Comme maman n’a pas le temps, je vais prendre livraison des antibios.

Le temps passe, la radio n’est toujours pas faite car maman n’a pas le temps, et juste avant Noël, je la trouve un beau matin, se tenant la joue, en me précisant qu’elle n’a pas dormi de la nuit, parce qu’elle a souffert de sa dent d’une manière abominable.

Là encore, elle a une boufigue magnifique, qui n’est toujours pas due à l’absorption d’un fameux sorbet aux fruits rouges*.

Comme elle n’a pas le temps de passer plusieurs appels, je m’en charge et lui décroche un RV pour 11 H 45. C’est malin, on ne pourra pas manger à midi pétant.

Mais bon, elle y va, et prend scrupuleusement ses antibiotiques, dont l’un lui donne des nausées et des aigreurs d’estomac qui la rendent assez insupportable. D’un autre côté je la comprends, mais elle refuse de prendre ce qu’il faut pour se soulager, parce qu’elle n’a pas le temps de chercher le fameux sorbet aux fruits rouges médoc qui théoriquement est donné maintenant avec d’autres, pour justement mettre l’estomac à l’abri, et dont elle sait en avoir une boîte.

Nous sommes tous soulagés quand elle termine son traitement, car la voir mourante à longueur de journée, avec tout ce qu’elle a à faire, est assez insupportable.

Sauf que…

Ben la dent étant foutue, il faut l’arracher lui a dit le dentiste, comme celui de la Grande Motte d’ailleurs… Donc elle devait prendre RV le plus rapidement possible après les fêtes (et la fin du traitement), pour faire arracher cette molaire du fond, et résoudre le problème.

Mercredi 4 janvier, le dentiste téléphone.

  • Ah bah non, je ne peux pas en ce moment, mon mari est rentré à la maison après une longue hospitalisation, et je ne peux absolument pas le laisser tout seul.

Regard de papa…

  • Ma chérie tu n’es pas raisonnable, je ne vois pas pourquoi tu n’as pas pris RV, je peux très bien rester tout seul comme ce matin quand tu es allée en courses, et en cas de besoin, Coraline est là (comme Grouprama).
  • Ah mais cela ne va pas non ! Avec tout ce que j’ai à faire !
  • Quoi ?
  • M’occuper de ma voiture (en fait elle attend que je m’en charge) et puis patati et puis patata, et ci, et ça…

Quand je suis partie, le plus rapidement possible, ils étaient en train de débattre de l’emploi du temps de maman, de ce que peut bien être ci et ça, et de son sempiternel “je n’ai pas le temps”.

Moralité, un beau jour, elle va manger un sorbet aux fruits rouges* et là, je crains le pire…

La vie n’est qu’un long calvaire.

* Les visiteurs 1

Posté le 6 janvier '12 par , dans Ah ces parents !, Ah je l'aurai méritée ma place au Sénat !. Pas de commentaire.

Les feuilles mortes se ramassent à la pelle (2)

feuilles-mortes1Donc il fallait “brûler tout ça ma chérie” (le contenu des 3 sacs poubelles), et là j’étais piégée, car j’adore faire du feu.

Dans une vie antérieure, j’ai dû être pyromane ou vestale… Et ma mère le sait : je tiens d’elle…

Je ne peux pas résister…

DONC : j’ai sorti le brûleur (un truc en acier inox planqué dans une cabane).

DONC : j’ai commencé à entasser des journaux…

DONC : j’ai commencé à brûler les feuilles mortes qui hélas, tombaient plus vite que je ne brûlais celles tombées bien avant, donc j’ai compris ce qu’était le tonneau des Danaïdes…

Maman a DONC commencé à brûler dès potron minet (quand vous vous endormez en gros…) pour m’accueillir dès mon lever par des “aïe j’ai mal au dos, je me demande ce que j’ai fait“. Malgré tout le respect que je dois à ma mère, elle commençait à me gonfler avec ses feuilles…

Rester zen… Tout en n’oubliant pas malgré tout d’aller alimenter le feu de feuilles mortes bien mouillées.

Je pouvais, facile, faire des signaux de fumée, mais à qui ??? Et comment faire réellement SOS ???

Un matin, au réveil j’ai entendu les jardiniers passer leur soufflette. Oh joie, j’allais enfin être débarrassée des feuilles mortes…

Pas du tout.

Mrs Bibelot leur avait demandé de remplir ses fameux sacs qu’un de ces jours je m’en vas brûler, en oubliant que des hommes mesurent le poids d’un sac de feuilles mortes mouillées à leur manière.

Qui n’est pas la mienne, car pour charger les sacs dans la voiture avec la promesse d’aller moi-même décharger le tout (sauf les sacs, éternellement récupérables eux) à la déchetterie, j’en ai chié un russe.

Au moins.

L’homme de l’art passant par là, tout à fait par hasard, se proposa en toute innocence et avec galanterie : “t’inquiètes, je m’occupe de tes sacs mardi”.

Sauf qu’il ne savait pas (et moi non plus), qu’il y avait des sacs de rab que Mrs Bibelot avait fait planquer par les jardiniers (sans doute en imaginant mes cris d’horreur) dans un endroit très obscur et peu fréquenté, vaguement du côté de la chaudière, entre des lilas et un mur qui s’écroule…

En plus, POUR MON PLAISIR, elle avait fait entasser le solde de tous comptes des feuilles, dans le milieu du jardin. Un gros tas…

“Que tu brûleras avec plaisir ma chérie”…

L’homme de l’art s’étant fait prendre dans un PAC* digne de ma mère, et qui m’était destiné au départ, se sentit le devoir de tout emporter à la déchetterie. Moyennant d’utiliser le break de papa à son maximum, y compris le siège passager…

Et le temps se dégradant, faire du feu me devenait de plus en plus difficile (un journal = 10 feuilles mortes).

DONC :

  • Le tas n’avait diminué QUE de moitié en quelques jours
  • Mrs Bibelot, de voir ce tas dégradant sa pelouse à coups sûr, en était à nouveau malade
  • DONC la femme de ménage a mis ce qu’il restait dans 77 sacs
  • Puis les a chargés dans la voiture

Et ma soeur et moi sommes allées porter le tout à la déchetterie ce dernier samedi, en maudissant les feuilles mortes…

Maintenant c’est mon tour. Pour 50 euros de plus par an, seulement, les jardiniers emportent eux-mêmes les déchets verts à la déchetterie.

J’ai épluché les devis…

Je suis donc en train de mener une opération psychologique de grande envergure, parce que maman doit signer son contrat 2012 avant le 25 décembre, et que 50 euros, ce n’est pas cher ! (oh que non ! car je ne vous raconte pas l’histoire des déchets de tonte de gazon…)

La vie n’est qu’un long calvaire…

*Piège A Cons ou Couillons, c’est selon d’où vous venez et l’état d’esprit dans lequel vous êtes…

Posté le 21 novembre '11 par , dans Ah ces parents !, Ah je l'aurai méritée ma place au Sénat !. 13 Commentaires.

Les feuilles mortes se ramassent à la pelle… (1)

feuilles-mortesA vivre avec Mrs Bibelot au quotidien, autrement qu’en WE prolongé, ou vacances, force m’a été de constater que :

  • Si dans la famille Jean-Poirotte a la réputation d’être têtu (comme tout le monde), sa femme, ma mère, la grand-mère de tous ses petits enfants, etc… le bat d’une bonne encolure.
  • NOUS bat TOUS d’une bonne encolure !
  • Qu’elle bat tout le monde… Inutile de vous décrire la longueur de l’encolure, vous m’avez bien comprise.
  • Et que si mon père la boucle parfois, c’est pour avoir la paix, ou ne pas avoir à se fâcher devant témoins, avec sa moitié depuis 54 ans (54 ans de mariage avec maman).
  • Et qu’après notre départ, ils règlent cela comme ils veulent, cela ne nous regarde pas (après 54 ans de mariage, ils connaissent toutes les ficelles, hi hi, j’en ricane…)

Tout a commencé de manière anodine, comme dans un film qui va virer au cauchemar rapidement, avec la chute des feuilles.

J’aurais dû sentir que le scénario allait tourner au film d’horreur, mais je me suis faite avoir.

Le sage chinois dit moi, je (moi-je-d’abord) dis :

  • A l’automne les feuilles tombent et celui qui a un grand jardin aura plus de feuilles que celui qui a un petit jardin.
  • Et pouêt !!!!

Mes parents ont un grand jardin (et pouêêêêteuuuuu…)

Et je ne savais pas à quel point la chute des feuilles pouvait déclencher chez ma mère, un symptôme qui à mon avis ne se soigne pas, sauf si l’on embauche une personne qui ramasse les feuilles les unes après les autres, dès leur chute (nuit comprise, faut ce qu’il faut).

Le fait qu’elles atterrissent (les feuilles) sur la pelouse, rend Mrs Bibelot hystérique. Ce serait (la pelouse) du gazon anglais entretenu depuis 2000 ans, qu’elle ne réagirait pas de manière différente (ma mère).

Cela a commencé petitement avec Mrs Bibelot loupant systématiquement son sudoku du jour en regardant le jardin par la fenêtre de la cuisine, que j’aurais volontiers occultée au bout de 3 jours…

  • Mon dieu, quand je vois toutes ces feuilles, cela me rend malade !
  • Mais maman, c’est l’automne, c’est NORMAL !
  • Oui mais cela va me pourrir ma pelouse  ! (du gazon anglais que mes ancêtres sous les gaulois entretenaient déjà !!!)
  • Maman, tu as toujours de la pelouse et les feuilles tombent tous les ans.
  • Oui mais cela va me pourrir ma pelouse…
  • Tu as loupé ton 4, tu en as 3 dans le même carré…
  • Ah un beau carré de pelouse !!!!

Je sentais l’allusion grosse comme ça : que j’aille ratisser les feuilles. Sauf que  l’entreprise de jardinage devait passer dans 10 jours, et qu’elle est payée pour s’occuper des feuilles mortes à l’automne, entre autres, ce que j’ai dit.

Du coup, Mrs Bibelot n’a pas osé me faire le coup du ratissage en toussant, comme en 1993 où elle avait une bronchite carabinée, que papa exaspéré m’avait expédiée dans le jardin pour la récupérer, et qu’à ma demande : “qu’est-ce que tu fous ?”, elle m’avait répondu en crachant ses poumons :

  • Je trime… (c’était dans la maison précédente, et je l’avais renvoyée se recoucher manu militari)

Par contre elle a très bien su expédier sa femme de ménage, Louisa, s’occuper des feuilles mortes dans la cour, parce que Louisa n’a que ça à faire et adore se servir de la soufflette… (chacun ses vices…).

C’était le vendredi. Louisa s’était amusée comme une folle avec la soufflette, le ménage n’était pas fait et la poubelle était pleine car :

  • “J’ai demandé à Louisa de mettre les feuilles mortes dans la poubelle verte (pour machins trucs ne se recyclant pas). C’est interdit (il y a une déchetterie pour les déchets verts), alors ma chérie, il faudra bien faire attention à recouvrir les feuilles avec les sacs poubelle”.
  • Comme nous ne sommes que deux, j’ai eu comme des doutes sur notre capacité à réellement recouvrir les feuilles mercenaires qui occupaient 99 % de la poubelle, pour les dissimuler aux poubellistes du secteur, aux aguets…
  • Le mardi j’ai descendu la poubelle verte qui pesait son poids.
  • Le mercredi matin, je l’ai remontée, pesant toujours son poids, parce qu’il ne faut pas prendre tout le monde pour un con, qu’ILS avaient bien vu qu’il y avait des feuilles, et n’avaient pris que les sacs poubelles.

Qui s’est attelé à coucher la poubelle, vider les feuilles dans un deux trois sacs ? C’est bibi.

  • Il va falloir brûler tout ça ma chérie ! Et quand je vois tout ce qui est tombé dans le jardin EN PLUS de tout ça, j’en suis MALADE !

Le sage chinois le dit :

La vie n’est qu’un long calvaire.

Car, vous l’imaginez bien, ce n’était pas terminé… En plus, Mrs Bibelot se portait, par ailleurs, comme un charme…

Posté le 18 novembre '11 par , dans Ah ces parents !, Ah je l'aurai méritée ma place au Sénat !. 2 Commentaires.

Le coup des photos… (parfois je me sens lasse…)

6222-000049Il n’y a pas que ma boîte qui a disparu (mais qu’est-ce que j’ai fichu de cette boîte fichtre diantre ?).

Mes photos également, ont le don de se volatiliser, enfin, si l’on peut dire.

Par exemple, il y a 4 ou 5 ans, Pulchérie venue à la maison, m’avait emprunté une trentaine de chefs-d’oeuvre (farpaitement, toutes mes photos sont ultra réussies) au son de “je les scanne et je te les ramène dans 3 semaines” (la prochaine fois, je fais signer une décharge).

Donc, 5 ans après, comme elle devait déménager, je l’ai menacée de porter plainte contre elle pour vol aggravé de photographies, en lui précisant qu’elle avait intérêt à me les rendre avant de les perdre en faisant ses cartons, et que sinon je la déshéritais.

Le fusil de chasse chargé sur la tempe Pulchérie a dû s’exécuter, mais a ramené les photos chez mes parents, parce que chez moi, il n’y a que moi qui peut mal dormir.

Moralité, Mrs Bibelot s’est attendrie sur les photos, en en mettant la moitié de côté au son, elle, de : je les fais dupliquer par le photographe dans les 2 semaines et je te les rends (la prochaine fois je fais signer une décharge).

Les photos sont restées environ 5 mois sur le buffet de la cuisine, bien en vue, jusqu’à notre départ à la Grande Motte.

Et quand je dis 5 mois, je suis d’une gentillesse extrême…

Quand nous sommes revenues, après des vacances que vous savez ayant été charmantes (faut suivre un peu), beaucoup dans l’urgence, j’ai bien vu que les photos n’étaient plus sur le buffet, mais j’avais le chauffage à allumer et l’eau chaude à remettre en route, le fusil à charger alors n’est- ce pas, bien sûr.

Après la deuxième hospitalisation de papa, 5 jours après son retour de Montpellier, alors qu’il était mourant (sans exagération, d’où le : IL EST COSTAUD des médecins, ce qui rassure toujours) j’avais un peu scrupule à demander à maman ce qu’étaient devenu MES photos qui n’étaient plus sur le buffet de cuisine (la prochaine fois je fais signer une décharge que je fais enregistrer aux impôts avec timbre fiscal de rigueur).

Pour finalement mettre le sujet sur la table de cuisine, où il est toujours, car les photos sont introuvables. La femme de ménage se souvient très bien les avoir vues sur le buffet, tout le monde se souvient les avoir vues sur le buffet, personne ne se souvient les avoir changées de place…

La prochaine fois je fusille direct dans le jardin, celui qui veut m’emprunter UNE photo.

Bref, le temps a passé, et derrière la ligne bleue des Vosges, mes photos ne pointent point, et du haut de sa tour, soeur Anne ne voit rien venir.

Et puis bon, je regarde ma TV toute seule dans ma chambre, le fusil à porté de main, rassurée sur le sort de maman, car vu la manière dont elle met le son de sa TV en bas, personne n’osera jamais rentrer avant qu’elle n’aille se coucher (d’où le fait que je regarde ma TV toute seule dans ma chambre, mais intelligents comme vous l’êtes, vous aviez compris).

J’ai donc revu “Alamo”, film classique, mais je me méfie désormais, quand je vois que John Wayne figure au générique en acteur, ET réalisateur ou producteur.

Avec lui c’est toujours le héros absolu, la joie du légionnaire d’aller en gambadant mourir au combat, le patriotisme à outrance, etc… Donc, même si je n’ai rien contre l’héroïsme et le patriotisme, je me suis documentée sur cet épisode du rattachement du Texas aux USA (pour découvrir que bon, les héros n’avaient pas trop le choix, mais ce n’est pas le but de ce post).

Le dernier à mourir à Alamo (dans le film) est Jim Bowie, célèbre aventurier qui a donné son nom à mon couteau de chasse préféré. Il meurt héroïquement bien sûr, alors que ça et là, on mentionne que, malade, il se serait planqué sous son matelas, mais là n’est pas le sujet non plus.

Me voici donc partie vers une des 36 bibliothèques de mes parents, pour feuilleter une biographie de cet aventurier “la maîtresse de fer” (c’est le couteau en fait), biographie qui m’avait passionnée quand j’avais 15 ans (déjà ?).

J’ouvre le livre et paf : je tombe une photo de Delphine. Que fout cette photo dans ce bouquin ? Je feuillette vraiment, pour récupérer 22 photos, mises à priori là pour bien les oublier aplatir, alors qu’elles ne semblaient pas en avoir besoin.

J’ai pensé immédiatement “merde, s’ils ont mis des photos partout à s’aplatir dans des livres, vu la taille des bibliothèques, nous ne sommes pas sortis de l’auberge”.

Au bas mot, cela fait environ 2000 livres à feuilleter (parce que parfois en ouvrant un livre on ne retrouve qu’UNE photo ! (car c’est déjà arrivé : oh, tante Hortense !!!)).

Ils ne se souviennent pas avoir mis des photos dans ce livre. Ni dans les autres d’ailleurs… Mais moi du coup, j’ai comme un doute.

Les photos se planquent où elles le veulent, par l’opération du St Esprit…

Je ne mettrai aucun livre de côté et tous me les farcir finalement (pas le choix) (et je ferai signer une décharge pour toute photo trouvée)

La vie n’est qu’un long calvaire…

PS : à l’heure où j’édite ce post, Mrs Bibelot a retrouvé hier soir, dans un vieux pichet de l’arrière grand-mère Marie, la boîte de médicaments qu’elle a cherché vainement il y a 2 ans. Alors vous pouvez compatir (et moi je me demande ce que je vais trouver un peu partout, car  maintenant que j’ai vidé le placard des WC du bas, je sens avec fatigue que j’ai du pain sur la planche…)

PPS : chez moi il n’y a qu’une boîte qui a disparu, je signale comme ça, au passage…

Posté le 4 novembre '11 par , dans Ah ces parents !, Ah je l'aurai méritée ma place au Sénat !, Faites des gosses !. Pas de commentaire.