Bienvenue sur le blog de la Gentille sorcière.

'Ah ces parents !'

Le genou de Jean-Poirotte (chapitre 3)

genouLe lendemain du curry d’agneau, Jean-Poirotte ne gambadait plus spécialement, mais il a fait comme si que…

Pendant ce temps là, j’emmenais sadiquement ma mère à la plage où elle s’est même baignée, car l’eau était délicieuse.

Le vendredi matin, papa s’avachit sans grâce sur le canapé, incapable de se mouvoir, et demandant à sa femme de faire revenir le médecin dare dare et un prêtre avec pour lui administrer l’extrême onction.

Le médecin  nous appela le soir vers 20 H pour nous dire qu’il comptait mettre le prélèvement à venir en culture, et que donc il était trop tard, et qu’il viendrait le lendemain matin.

Je le sentais mal ce coup là, mais j’ai gardé mes réflexions pour moi, car généralement on me demande de le faire (les garder pour moi), avant de me dire quelques jours plus tard que j’aurais mieux fait de l’ouvrir au lieu de la fermer.

Je suis habituée à ce que mes intuitions laissent tout le monde de marbre (sauf moi et Delphine) et je me suis contentée d’assister mes parents comme je le pouvais.

Immobilisé sur son canapé, le pied par terre, le genou droit gonflé et la jambe entière avec, Jean-Poirotte n’était même plus bon à terrasser les mots croisés de la mort qui tue ou de lire, et c’était mauvais signe.

Le moindre truc anodin de la vie courante, était exclu :

  • Aller aux toilettes : impossible, pisser dans un bocal étant le seul truc possible (plus facile pour un homme que pour une femme, mais bon…).
  • Manger : ne pas y songer : pas faim, trop mal
  • Dormir : trop mal…

Le samedi dès l’aube (8 H 30) le médecin se pointa et effectua un prélèvement qui là, se révéla purulent. Pour lui, il y avait quelque chose de louche (un champignon ?) et Mrs Bibelot et moi partîmes pour le labo déposer flacon et éprouvettes pour cultures.

Devant l’affolement de maman j’avais décidé de prendre les choses en main, et au passage les clefs de la voiture, parce que quand elle est perturbée j’ai peur elle est capable de franchir le terre plein central en se demandant ce qu’il se passe, voire même d’écraser un flic sans s’en rendre compte.

Papa préférait que je conduise, et elle n’émit aucune objection.

Le dimanche, Jean-Poirotte souffrait tellement et nous nous sentions tellement impuissantes, que le médecin de garde se radina vite fait.

Devant l’état de la jambe, la souffrance de papa, et l’état également, des urgences un dimanche où il risquait de poireauter pendant des heures, il préconisa un maintien à domicile jusqu’au lendemain, avec :

  • Antalgiques à hautes doses (effectivement, mais nous le saurons un peu tard)
  • Piqûre contre une phlébite éventuelle que Mrs Bibelot maîtrise bien (le tir à l’arc en gros, on dirait même qu’elle adore, ma mère doit avoir un côté sadique)
  • Antibiotiques préventifs.

C’était donc le dimanche, et une seule pharmacie de garde était disponible : à près de 25 km de là.

Nous sommes donc parties, Mrs Bibelot tenant un plan et les ordonnances, et moi au volant, chercher ce qu’il fallait pour sauver notre mari et père de la douleur et du pire.

Je ne savais pas encore que j’allais commencer à dire que je l’aurai bien mérité ma place au Sénat.

Car la vie n’est qu’un long calvaire…

PS : pour ceux qui s’indigneraient, si j’en parle aisément, c’est que la chose est en train de se résoudre, sinon je n’aurais pas le coeur…

Posté le 30 septembre '11 par , dans Ah ces parents !, Ah je l'aurai méritée ma place au Sénat !. Pas de commentaire.

Le genou de Jean-Poirotte (chapitre UN *)

genouAvant toutes autres choses, il me faut vous préciser quelques autres petites choses…

Jean-Poirotte s’est illustré, outre son coeur et tout et tout depuis des années, en 2011, avec ses genoux (un genou mou, des genouxes mouxes).

Pour se faire, il a choisi la période de son anniversaire, en mars. Un beau matin il ne pouvait plus mettre les deux pieds par terre tellement il souffrait des genoux. Et sans genoux, vous essayerez de marcher…

Rien de vital me direz-vous et nous sommes nous dit, mais le fait était là, il fallait bien faire quelque chose autre que de lui dire “lève toi et marche”, et le SAMU nous a envoyé une ambulance restreinte (pas de réanimation en vue) pour l’envoyer à l’hôpital.

Nous avons poireauté 3 5 H aux urgences avec Mrs Bibelot, pour apprendre que la mauvaise nouvelle était qu’il était normal qu’il souffre (chondrocalcinose), mais que la bonne était que cela se soignait. Il n’empêche qu’il a passé son anniversaire à l’hôpital et que ce n’était pas la première fois. A mon avis, c’était juste la troisième fois, mais si vous interrogez la famille, tout le monde, de bonne foi, vous dira que Jean Poirotte a passé ses 15 derniers anniversaires à l’hôpital.

Bref, une culture de liquide ponctionné avait été mise en route, il fallait attendre les résultats, RAS, et papa est sorti deux jours après son anniversaire, en gambadant comme un lapin marchant à peu près normalement, et en ingurgitant des médicaments qui lui coupaient l’appétit.

Il n’empêche qu’il souffrait toujours des genoux et qu’une rhumato lui a enfilé des infiltrations d’acide hyaluronique en lui promettant qu’après ils seraient comme neufs (les genoux), et comme cela n’était pas vrai, elle lui avait recollé des infiltrations tout court en se demandant sans doute comment se débarrasser d’un patient aussi chiant…

Donc le jour du départ, papa avait tenu à conduire un bon moment, avant de me refiler le volant, Mrs Bibelot enfin réduite au silence cramponnée à la poignée à l’arrière. On s’en fout quand elle est à l’arrière, on ne la voit pas…

J’ai fait la dernière partie du chemin, la plus chiante et la plus longue. Non sans avoir demandé le volant à plusieurs reprises dès le départ, car quand je ne conduis pas, j’ai peur, je m’emmerde et je ne supporte pas de voir ma mère cramponnée à sa poignée à l’avant. Comme je l’ai en ligne de mire, c’est pénible à voir, même si j’adore ma mère.

L’arrivée fut joyeuse, l’homme de l’art et sa femme nous attendaient, et tout semblait bien parti pour de bonnes vacances.

Le dimanche papa boitait bas et me fit part de son regret de ne pas m’avoir laissée conduire pendant tout le chemin. Il fallait qu’il souffre pour me déclarer cela, lui qui cède à regret le volant de SA voiture. Il incriminait une douleur très violente dans le genou droit, au fait qu’il avait écrasé l’accélérateur avec, et prédisait déjà qu’au retour, je conduirais de A à Z.

Le lundi il n’allait guère mieux, un genre de bosse souple lui ayant poussé sur le côté du genou (un champignon ?), que l’on avait envie de crever d’un coup d’épingle, et Mrs Bibelot appela un médecin conseillé par l’homme de l’art, pour une visite à domicile, Jean-Poirotte étant dans l’incapacité totale de descendre les escaliers menant au parking pour aller visiter la Faculté tout seul comme un grand, (même si je conduisais pour après la descente, ce qui lui aurait fait une belle jambe, c’est vraiment le cas de le dire…)

Le médecin se déclara débordé et débarqua de ce fait à 21 H 30.

D’un seul regard, il diagnostiqua une chondrocalcinose. C’était de sa partie vraiment parce qu’il est avant tout médecin du sport etc… Il avait amené tout ce qu’il fallait et procéda par ordre :

  • Désinfection
  • Désinfection
  • Désinfection
  • Ponction du liquide faisant bosse : environ 1/4 de litre. Liquide clair et typique d’après lui de la pathologie,
  • Puis, injection d’une infiltration classique
  • Puis déclaration de la somme à payer avec rédaction d’une ordonnance pour une éventuelle infiltration la semaine suivante, mais que ce ne serait sans doute pas la peine de la faire.

Le lendemain, Jean-Poirotte trottait comme un poulain fringant, tout content d’avoir été bien pris en charge.

Mais la vie n’est qu’un long calvaire…

* J’arrête de mettre des “part one or two” restons français (surtout que l’anglais et moi…)

Posté le 26 septembre '11 par , dans Ah ces parents !, Ah je l'aurai méritée ma place au Sénat !. 8 Commentaires.

Scène de ménage : Terrines et haricots…

scene-de-menage1Mes parents en cuisine, c’est toujours super…

Fort heureusement cela ne dégénère jamais, mais je préfère rester neutre, on n’est jamais trop prudent…

Sauf quand on me demande mon avis. Forcément, je le donne… Là j’ai été d’une imprudence folle !

Dimanche nous fêtons l’anniversaire de la petite dernière et il y aura donc :

  • Un pâté fait maison par Jean-Poirotte
  • Un gigot avec des haricots frais, et donc à écosser. Dans la famille nous appelons d’ailleurs cela des haricots écossais, depuis qu’un fermier du village avait mis un panneau “à vendre : haricots écossais”. (Tout le monde s’en fout…). Ce qui pourrait nous faire passer pour des ignares, aux yeux de ceux qui ne connaissent pas le gag…

On a commencé par les haricots écossais…

Chacun sa technique.

  • Jean-Poirotte : pourquoi tu coupes l’extrémité des cosses Bibelot ? Regarde, ça se fend tout seul !
  • Mrs Bibelot : parce que j’ai très mal à mon articulation du pouce droit, et que de couper l’extrémité c’est mieux pour ne pas forcer…
  • Mais regarde : ça se fend tout seul !
  • Evidemment quand on n’a pas mal à la main, ça va tout seul.
  • Déjà que j’ai mal aux genoux…
  • Je ne vois pas le rapport…
  • Coraline… Toi aussi tu casses l’extrémité ?
  • Oui, j’ai toujours fait comme ça…
  • Pourtant, regarde, ça se fend tout seul.
  • … … …
  • Tu vas finir par terminer les 2 kg de haricots tout seul !
  • Quel caractère ! mais je persiste à dire qu’il n’y a pas besoin de couper l’extrémité des cosses, regarde, je vais 2 fois plus vite que toi vous !
  • Tant mieux tu pourras terminer tout seul.

Vlabadaboum, vla le pâté à faire maintenant.

Je vous épargne les détails concernant la quantité de sel à mettre, ou plus, ou moins, tu es sore ?  tout à fait sore, et le moment où j’interviens tout de même en rappelant que pour éviter toute guerre nucléaire dans la cuisine en cas de pâté attitude, j’ai personnellement moi je, noté les quantités de sel dans le livre de cuisine phare de Mrs Bibelot… Ils vérifient et tombent d’accord sur mon dos, comme quoi j’écris comme un cochon, ce qui est totalement faux.

Au lieu de rectifier de leur écriture, ils sont donc obligés de ressortir l’antique livre de cuisine de la tante Marie, qui appartenait à mon arrière arrière grand-mère et qui est annoté de partout…

Il y a ensuite l’horrible choix à faire parmi les terrines de Mrs Bibelot, dont certaines ont 1 siècle et demi, car on garde tout dans la famille.

Elle revient toujours avec 3 terrines (je précise qu’elle en a en tout une dizaine, de toutes les tailles) :

  • La trop petite
  • La plus grande
  • L’autre un peu plus grande, mais plus arrondie.

Le cérémonial diabolique du choix de la terrine ayant lieu environ 6 fois par an, je sais que la plus grande et l’autre plus grande mais plus arrondie, font exactement la même contenance, depuis que j’ai suggéré de vérifier en en remplissant une d’eau, et en reversant cette eau dans l’autre terrine.

Car Jean-Poirotte fait toujours des pâtés de la même taille. Pour le foie gras de fin d’année, c’est une autre guerre…

J’ai fait le même coup à ma mère qui refuse toujours malgré tout, de prendre un des jolis bols bleus à fleurs de son arrière grand mère, sous prétexte qu’ils sont trop grands pour le thé. Ils font exactement la même contenance que ses bols en pyrex, mais rien à faire. Si elle ne veut pas s’en servir, elle n’a qu’à aller les enterrer dans le fond du jardin ou carrément le dire.

  • Cette terrine là est trop petite
  • Bon alors essaye la plus grande
  • J’ai l’impression qu’en fait elles font la même taille
  • Ca m’étonnerait !
  • Jean-Poirotte se lève et refait le coup de la flotte : les deux terrines contiennent exactement la même quantité
  • Recommence, je n’ai pas vu ce que tu traficotais dans l’évier

Et là, je ne pouvais même pas m’esbigner, car je devais aller acheter le gigot avec maman, dès fois qu’elle se perde (mais c’est toujours un plaisir de faire des petites courses ensemble…)

Dans la voiture d’ailleurs, j’ai tout de même eu droit à un :

  • Ton père est d’une mauvaise foi pas possible.

Je n’ai pas creusé pour savoir s’il s’agissait des haricots écossais, ou de la contenance des terrines…

Quand nous serons à la Grande Motte, j’ai prévu un carnet pour prendre des notes !

La vie n’est qu’un long calvaire !

Posté le 5 août '11 par , dans Ah ces parents !, Tu l'as vue la spatule ?. Pas de commentaire.

C'est le 14 juillet, sortez les lampions, ETC…

200366490-00114 juillet 1968 : nous sommes en vacances pour un mois, dans les côtes d’Armor, à l’époque les côtes du Nord, mais le nord ce serait péjoratif…

C’est comme le bas et le haut : faut faire attention, les gens sont susceptibles… Le bas Rhin c’est juste pas possible comme qu’on dit de nos jours (juste, genre, en fait, j’hallucine, ETC…)

Bref, le 14 juillet s’annonce bien, il y a une retraite aux flambeaux de prévue (généralement remplacés par des lampions, les flambeaux) et un magnifique feu d’artifice tiré au dessus de la mer qui a le bon goût cette année là, d’être “haute” à l’heure fatale, d’où des reflets magnifiques…

Que rêver de mieux ? Nous enfilons nos pulls tout de même et nous voici partis pour une folle soirée ! J’ai 10 ans, et le plus fou de la soirée sera pour moi le feu d’artifice…

30 ANS PLUS TARD :

Tante Hortense a quitté sa maison pour une maison de retraite, à sa demande, à 99 ans tout de même, l’Apiculteur fait don de la maison lui appartenant et qu’occupait sa tante, à sa fille, et donc, Mrs Bibelot trie avec nous les trésors et autres que contient cette maison.

Savoir que rien de ce qui était rentré dans cette baraque au cours des dernières 50 années n’en était ressorti, ce qui a donné lieu à quelques désagréables surprises expliquant l’odeur pestilentielle qui régnait dans le futur havre de mes parents.

L’odeur n’a disparu qu’après arrachage du parquet et des papiers peints… C’est tout juste s’il ne fallait pas envisager de tout abattre et de ne garder que les murs extérieurs…

Bref, là nous trions les cartes postales :

  • Anciennes on garde, surtout les cartes postales à épisodes datant de 1900 et avant, pour les collectionneurs c’est top !
  • Concernant la famille, on garde, toujours intéressant de savoir qu’en 1958 tout allait bien en Espagne pour maman (qui me mettait en route à l’aide de la méthode Ogino, et celle, moins désintéressée de papa)
  • Moches et envoyées par on ne sait qui : “mais si maman, on a dit qu’on jetait !” (Mrs Bibelot ne jette RIEN !)

Et tout à coup, LA carte postale :

  • Ma chère grand tante
    Tout va bien, le temps reste magnifique depuis notre arrivée, les enfants ont une mine superbe.
    Hier nous avons fêté DIGNEMENT le 14 juillet, retraite aux flambeaux, feu d’artifice, ETC…

Eclat de rire général.

Ma dernière soeur, est née le 14 avril suivant.

On ne se méfie jamais assez des ETC (à consommer parfois avec modération… Pour votre santé pratiquez 30 minutes d’exercice par jour, ETC…)

Parfois la vie cesse d’être un long calvaire pour devenir farceuse…

Posté le 13 juillet '11 par , dans Ah ces parents !, Famille de foldingues !. Pas de commentaire.

La femme qui murmurait à l'oreille des nourrissons… (1000ème)

femme-et-bb-copierNon, là ce n’est pas l’homme qui murmurait à l’oreille des chevaux (snif) mais un documentaire que j’ai vu, très tard dans la nuit, dans la mesure où je vis à nouveau beaucoup la nuit.

Le principe de ce médecin psychiatre : un enfant entendrait sans le comprendre, ce qu’on lui dit, très tôt après sa naissance. Qu’il ne comprenne pas n’a aucune importance : ce qui lui a été dit s’enregistrerait quelque part dans les tiroirs de sa mémoire, qui s’en servirait le moment venu.

Séduisant comme hypothèse.

Il est à noter qu’à 15 ans ils ne comprennent pas toujours ce qu’on peut bien leur dire, surtout quand cela concerne les tâches ménagères et les devoirs à faire… J’en oublie bien sûr, étant désormais sortie de la fosse aux lions pour rejoindre la fosse aux ours qui n’est pas toujours plus agréable…

Donc on peut toujours espérer que le futur adolescent/pré-adulte/adulte enregistrera dès après sa naissance, les recommandations suivantes :

  • Ton père et ta mère, toujours tu écouteras
  • Quand on te le demandera, tu rangeras ton bordel
  • Avec joie aux tâches ménagères tu participeras sans hululer que cela ne te concerne pas
  • Le sol de ta chambre, d’aucun objet tu ne joncheras dans ta chambre le bordel ne foutras pas
  • Ton père et ta mère, toujours tu écouteras
  • A tes parents, toute ta vie, d’utiles conseils tu demanderas sans dire VI, cause toujours
  • Un langage fleuri toujours tu utiliseras
  • Tes père et mère semblables tu respecteras
  • La musique à fond n’écouteras pas et tes tympans épargneras et ceux des autres au passage merci
  • Des technologies modernes au maximum tu t’éloigneras et VI cause toujours point ne diras
  • Ton père et ta mère, toujours tu écouteras
  • Sur ou dans n’importe quel engin de déplacement, prudent tu seras et les limitations de vitesse point ne dépasseras, et le VI cause toujours point ne diras
  • La violence tu ignoreras
  • Sans regimber tes études feras
  • Toujours souriant tu seras
  • Ton père et ta mère, toujours tu écouteras.

A répéter 15 fois par jour pendant au moins 3 mois, et même quand il dort, cela rentrerait mieux.

Cette certitude n’engageant que celle qui cause à l’oreille des nourrissons à qui il faut faire comprendre que si leur mère ne les aime pas, c’est parce qu’ils sont le fruit d’un viol en réunion…

Avantages : cela n’est pas très fatigant, cela peut peut-être porter ses fruits.

Inconvénients : il n’est pas prouvé que cela portera ses fruits, vous vous sentirez seul(e) souvent, et vous serez obligés de punaiser sur sa porte de chambre, les 1000 commandements des parents qui en ont marre de tout répéter…

Car la vie n’est qu’un long calvaire…

PS : inutile de lui demander en plus de rester courtois sur ses vieux jours, vos petits enfants s’en chargeront après votre départ, chacun ses merdes…

En réalisant que c’était mon 1000ème post, j’ai cru que j’allais sécher lamentablement… Donc, c’est lamentable…

Posté le 6 juillet '11 par , dans Ah ces parents !, Faites des gosses !. 28 Commentaires.

La livraison des matelas…

livreur-copierL’arrivée des matelas fut, comme je l’avais bien envisagé, un grand moment de l’art culinaire.

Pas besoin d’être voyante pour ne pas se tromper…

La vendeuse charmante avait précisé qu’elle téléphonerait le vendredi pour donner une heure approximative de livraison.

  • C’était sans compter sans le non réflexe absolu de mes parents de donner leur numéro de portable qu’ils laissent généralement sur la table de la cuisine (le portable). Ils ont donné leur numéro de fixe et rien d’autre.
  • Le jeudi Mrs Bibelot a donc fait les courses pour deux jours, n’envisageant pas le vendredi de s’éloigner de plus de 50 cm de son combiné jusqu’à l’appel fatal…
  • Quand je suis repartie du thé quotidien le vendredi vers 17 H, la vendeuse n’avait pas encore appelé, et ils avaient mangé des coquilles St Jacques surgelées pour RIEN.
  • Mes deux géniteurs angoissés, gardaient les DEUX combinés à portée de mains, toute personne autre que le Roi du Matelas appelant, étant priée de raccrocher le plus vite possible pour dégager la ligne, même en cas d’alerte nucléaire ou d’avis de peste bubonique (ou pulmonaire).

LE SAMEDI :

  • J’arrive à l’heure habituelle et je prépare tout pour le thé
  • Les parents dorment. Soit ils ont été livrés, soit ils ont chacun un téléphone à portée de main, le livreur devant fatalement s’égarer (je vous raconterai un jour, le labyrinthe que représente leur ruelle, inadmissible parce que même les services d’urgence s’égarent)
  • J’ai à peine eu le temps de jeter un oeil sur le journal de Mrs Bibelot que la voici qui se lève, avec de l’avance.
  • Elle a mal dormi sur leur sommier qui est d’un dur pas possible.
  • “Maman, pourquoi as-tu dormi sur le sommier ??????”
  • “Nous avons défait le lit et ton père a retiré le matelas” (ne leur demandez pas pourquoi ils n’en savent rien eux-même)
  • “Mais enfin maman, vous pouviez laisser le matelas sur le lit ! A quel heure vient le livreur ?”
  • VERS 15 H 00
  • J’ai de qui tenir, à 14 H 45 tout le monde est au garde à vous dans la maison. Il n’y a pas de VERS 15 H 00, c’est 15 H 00 et rien d’autre…
  • Le livreur s’égare et deux personnes hagardes se ruent sur LE combiné pour lui répondre et le guider
  • Voici le messie (on dirait moi, attendant l’homme de l’Art)
  • Messie que je guide pour qu’il monte le matelas de ma soeur à l’étage et redescende bien l’ancien, à reprendre.
  • Ceci au cas où ce livreur malhonnête puisse prétendre avoir descendu le vieux matelas alors que non. La topographie des lieux rend cette arnaque impossible, mais on n’est jamais trop prudent.
  • Le livreur honnête après avoir chargé le vieux matelas, importe l’autre, qui va au rez de chaussée, ce qui le soulage.
  • Le matelas installé, Jean Poirotte s’installe dessus brutalement pour vérifier qu’on ne s’est pas trompé de modèle.
  • Pendant que le livreur embarque le vieux matelas, Mrs Bibelot vérifie également que c’est bien le matelas testé qui a été livré (ou si ce n’est lui c’est donc son frère).
  • Le livreur a été honnête et rapide, il a droit à un bon pourboire…
  • Il dégage rapidement, et Mrs Bibelot et moi-même pouvons nous précipiter dans le salon pour ne pas apprécier le mariage princier du jour (Monaco)

Le dimanche :

  • ALORS CE MATELAS ? (3 des 4 enfants en choeur)
  • Bof, moi je dors n’importe où de toute façon (ma mère)
  • Ca va, mais j’ai toujours mal aux genoux (mon père)

La vie n’est qu’un long calvaire…

Posté le 4 juillet '11 par , dans Ah ces parents !. 12 Commentaires.

Scène de ménage : l'achat du matelas…

matelasVous connaissez mes parents, moi aussi, et un peu mieux que vous (d’abord). C’est un peu comme si je les avais faits pourrait-on dire…

Aussi quand le vendredi 24 juin je suis arrivée chez eux pour le thé de l’après midi, et que j’ai vu ma mère plongée dans une publicité du Roi du matelas, je ne me suis pas inquiétée outre mesure.

J’avais tort…

Mrs Bibelot décortique toujours les publicités qu’elle reçoit dans sa boîte aux lettres. Moi sur la mienne j’ai l’option “NO PUB”, que tout le monde ne sait pas lire, mais là n’est pas le problème… Non, j’ai entrevu le problème quand mon père s’est levé de sa petite sieste et qu’il s’est précipité sur la pub, lui aussi.

J’ai compris que l’heure était grave, que la publicité ils en avaient déjà discuté, car l’urgence urgente du jour, subitement, était de changer leur matelas qui commence à se faire vieux.

C’est peu de le dire, ce matelas leur ayant été donné par ma meilleure amie et son mari, il y a environ 15 ans : c’était de la qualité, et je ne veux absolument pas savoir tout ce que ce matelas aurait à nous raconter (ah, si les objets pouvaient parler…).

Et si l’heure était encore plus grave, c’est que quand Jean Poirotte veut, c’est comme quand il ne veut pas. Limite, il fallait que le matelas soit sur le lit le soir même ou dans une heure maxi. Quand il a une idée dans la tête c’est comme quand il s’est choppé une écharde dans la main : il faut l’extraire immédiatement et sans délais (et sans douleur si possible).

Mon père a sorti ses lunettes pour examiner la publicité moins 50 % limite le Roi du Matelas vous paye pour le débarrasser du(des) matelas :

  • Celui-là Bibelot, il a l’air plutôt bien
  • Je ne veux pas de ressorts, je veux du matelas mousse, et je veux aller voir et tester, je ne veux pas passer ma vie sur cette pub !
  • Et celui-là, regarde, ce ne sont pas des ressorts classiques, c’est achement mieux.
  • Je ne veux pas de ressorts, je veux du matelas mousse, et je veux aller voir et tester, je ne veux pas passer ma vie sur cette pub !
  • On pourrait y aller maintenant non ? (quand je vous le disais que ça urgeait)
  • Non, on attend la femme de ménage
  • Frustration non sans examen approfondi de la pub…

Le samedi, j’arrive, pour trouver ma soeur qui n’est pas comme tout le monde, en WE chez les parents, en contemplation devant la publicité du Roi du matelas. L’affaire se corse, car, entendant que ses parents allaient changer de matelas, ma soeur a décrété que le sien n’était plus muni d’amortisseurs et qu’il faut donc changer le sien aussi…

  • Il faut réveiller maman au plus tard à 15 H parce qu’ils vont aller au Roi du matelas (oh la surprise !), s’acheter un matelas (grande nouvelle !) et puis un pour moi aussi
  • Soupir
  • Il est 14H 55, on la réveille maintenant ? Le temps qu’elle se lève…
  • Soupir
  • 15 H pétante : arrivée de Mrs Bibelot.
  • 5 minutes après, arrivée de Jean-Poirotte, qui reprend en main la pub…
  • Alors, celui-là…
  • Ah mais tu m’enquiquiiiiiiiiiiine ! Je te dis que je veux aller voir…
  • Quel caractère….  Celui-là aussi a l’air bien…
  • Je ne veux pas de ressorts, je veux du matelas mousse, et je veux aller voir et tester, je ne veux pas passer ma vie sur cette pub. Tu viens avec nous Coraline ?
  • Ben oui (je ne veux pas manquer cela et éventuellement regarder les oreillers en solde…)
  • Bon on y va ? (ma mère), tu as fini de contempler cette publicité ?
  • Ah mais tu m’enquiquiiiiiiiine, tiens, regarde, les prix sont donnés pour du 90 de large, TOUT EST A REVOIR !
  • Pitié ! (moi, en silence, c’est mieux…)
  • Comme on y va, on VERRA SUR PLACE
  • Ah mais tu m’enquiquiiiiiine, j’ai bien le droit de regarder !
  • Tu regarde depuis hier midi !
  • Et bien j’ai encore besoin de regarder…

5 minutes après, nous sommes prêtes à partir que mon père est encore en contemplation devant la pub. Certains m’auraient demandé de faire des comparaisons sur Internet, de les tenir au courant heure après heure des bonnes promotions, mais non, c’était le Roi du matelas ou la botte de paille…

Arrivée chez le Roi du… où la vendeuse fort sympathique par ailleurs,  pleine d’humour (et ayant un instinct très sûr), comprend qu’elle va passer un mauvais quart d’heure (je confirme).

Evidemment Jean Poirotte se dirige vers le matelas de ses rêves fous nés de l’arrivée de la publicité dans sa boîte aux lettres, la VEILLE.

  • Je ne veux pas de ressorts, je veux du matelas mousse (ma mère)
  • Je ne le sens pas (mon père, s’asseyant sur le matelas qui n’est pas de ses rêves fous, mais 100 % mousse…)
  • Testez-le (la vendeuse)
  • Du coup, ne sachant pas à quelles extrémités ils peuvent en arriver pour tester le matelas, je vais me renseigner pour mes oreillers : loupé, ils ne soldent que les rectangulaires, je déteste.
  • Bah il n’est pas si terrible que ça (les parents enfin synchro)
  • Alors je vous conseille celui-là (la vendeuse qui joue avec sa vie parce qu’il y a des ressorts…)
  • Bibelot ! (mon père), ce sont des micro-ressorts (ça change tout)
  • La vendeuse confirme : cela change tout, et si elle s’y sent bien, à quoi bon tergiverser hein ?

Ils tombent d’accord sur le matelas choisi par Jean-Poirotte, après contemplation de la pub pendant environ 15 heures.

C’est toujours comme ça.

Comme quand ils m’avaient emmenée avec eux pour choisir un ensemble (en solde) canapé 3 places + canapé 2 places + fauteuil : blanc.

  • Ma mère : je ne veux pas de blanc, c’est trop salissant
  • Oui mais c’est scotch guard (le vendeur sadique et de mauvaise foi)
  • Ils sont repartis avec l’ensemble blanc que mon père avait de toutes manières décidé d’acheter.

Ma mère se fait toujours avoir, elle le sait, et c’est ainsi que les prénoms de leurs enfants, les noms des chiens, chats, les canapés, fauteuils, matelas, etc, ont toujours été choisis par Jean Poirotte.

Parce que quand il veut, c’est comme quand il ne veut pas. (Quand il ne veut pas, je ne vous raconte pas la force d’inertie, on dirait Albert…)

S’il avait décidé qu’Attila ne rentrerait pas sur le territoire, l’autre s’en serait retourné vers la Mongolie extérieure ou intérieure… Et si mon père avait été Vercingétorix, Jules César serait reparti franchir le Rubicon, sans avoir conquis les gaules…

Mais mon père est né trop tard dans un monde trop vieux. Sauf pour le choix du matelas…

La vie n’est qu’un long calvaire…

PARCE QUE, le matelas ne sera livré que samedi prochain, et que c’est tout bonnement impossible à imaginer…

Je vous raconterai…

Posté le 26 juin '11 par , dans Ah ces parents !. 11 Commentaires.

Scène de ménage (2)

scene-de-menage-2Comme je l’ai déjà précisé, mes parents sont assez forts de temps à autre, pour donner de l’inspiration à un scénariste figurer dans cette désormais célèbre série.

Là c’est le truc qui concerne le fait de prendre un RV avec un médecin, lourde tâche…

Mon père n’est pas spécialement téléphone (ou pas, parfois il est pris d’une crise de téléphonite aigüe mais cela reste rare), et à une époque pendant longtemps, maman avait pris l’habitude de s’occuper de tout, y compris des papiers qu’il ne sait toujours pas remplir, dont donc, de la prise des RV.

L’autre jour, je fais observer à mon père que je lui trouve le visage gonflé. Réponse de ma mère, la même que l’année dernière “mais c’est parce qu’il vient de se lever de sa sieste”.

Réponse que j’ai eue pendant 2 semaines l’an passé jusqu’au jour où il a fallu appeler le SAMU, que ma soeur se déplace et que nous piquions une crise à deux, ce que je leur rappelle gentiment. Comme Acromion leur avait précisé après qu’il aurait suffit de l’appeler, ils se décident.

  • Coraline a raison dit Jean-Poirotte. Il vaut mieux faire venir Acromion. Tiens, voilà le téléphone, tu me prends mon RV ?
  • Ah mais celle-là c’est la meilleure
  • Tu ne sais pas te servir d’un téléphone ?
  • A l’âge que tu as, est-ce que tu ne sais pas te prendre un RV toi-même ? (en fait Acromion se déplace à domicile pour épargner à mon père dont le dos est en vrac, une longue attente dans la salle qui mérite bien son nom)
  • Ah mais non, je ne vais pas appeler pour demander à Acromion de venir !
  • Est-ce que tu me prends mes RV chez le coiffeur ou l’esthéticienne ? Et ma gynéco c’est toi qui t’en occupes sans doute ? Et l’ophtalmo ?
  • J’en ai marre à la fin !
  • C’est moi qui fait tout dans cette maison !
  • Je ne suis ni ta bonne ni la standardiste !
  • Et les courses, qui est-ce qui fait les courses ?
  • Oui pour ça, mais le bricolage c’est ton domaine !
  • Il ne manquerait plus que je t’achète TES clous !
  • Je rêve tout debout !
  • Et qui prend soin de mes plantes fleuries ? Ce n’est pas toi !
  • Ah ? Il est rangé où l’arrosoir ?
  • Devant le puits, c’est facile, tu l’as sous les yeux tous les jours !
  • Mais tu ne t’en sers jamais !
  • D’ailleurs, il y a deux jours que je te demande de remettre des graines aux oiseaux, mais évidemment, tu attends que Coraline s’en charge
  • Ma chérie, je t’interdis de t’occuper des graines des oiseaux ! ton père est assez grand pour le faire !
  • En plus cela lui fera faire un peu d’exercice !
  • Moi aussi j’ai mal à l’épaule !
  • Tu m’énerves avec ton épaule, elle ne t’empêche pas de téléphoner !
  • Et puis tu pourras au passage noter normalement le jour et l’heure, parce que tu écris de manière illisible.
  • D’ailleurs je n’ai rien compris à ce que tu as écris sur les mots croisés en cours !
  • Puisque c’est comme ça, je vais arroser mes géraniums et rien ne me retiendra dans cette cuisine !
  • Tiens, le voila ton téléphone, et j’espère que les batteries sont déchargées !
  • Bien fait !
  • Pour le diner je m’en fous, MOI j’aime les carottes…
  • VLAM (la porte)

Alors là, on prend son sac, on ne fait aucun commentaire, on ne croise le regard de personne, et limite on pousse la voiture pour la sortir, sans alerter QUI QUE CE SOIT…

Et le lendemain :

  • Alors papa, tu vois le médecin ou pas ?
  • Oui il vient demain matin, je suis assez grand pour me débrouiller tu sais, je l’ai appelé hier soir.

Et ma mère qui en rajoute une couche :

  • Nous ne sommes pas des gamins ! Nous savons très bien nous occuper de nous !

Faites des gosses qu’ils disaient. Pour les parents, il n’y a pas de formule.

Je n’ai rien répondu, je suis allée mettre des graines pour les zosieaux…

La vie n’est qu’un long calvaire…

Posté le 23 mai '11 par , dans Ah ces parents !. 12 Commentaires.

Scène de ménage :-)

scene-de-menage1Parfois mes parents réussissent très bien dans cette série qu’ils ne connaissent pas…

Fort heureusement cela ne dégénère jamais, mais je préfère toujours prendre la fuite, on n’est jamais trop prudent…

Jean Poirotte doit aller chez le marchand du coin récupérer de l’outillage qu’il a commandé (parce que chez le petit marchand du coin c’est moins cher qu’à Casto…).

  • Bon, je vais y aller, je préfère que tu me prépares le chèque à l’avance
  • Et pourquoi ? Tu ne peux pas prendre le chéquier ? (Mrs Bibelot)
  • Je n’aime pas me trimballer avec le chéquier, vous les femmes, au moins, vous avez un sac à main, moi le chéquier ça m’encombre…
  • Bon et bien, voici un stylo, tu n’as qu’à faire le chèque toi-même, tu es assez grand !
  • Oui bien sûr que je suis assez grand.
  • … (il va chercher le sac à main de sa femme)
  • … (il en extirpe le chéquier)
  • … (rédaction du chèque)
  • … (habillage du père)
  • … (départ du père)

Mrs Bibelot regarde partout pour remettre le chéquier dans son sac à main puisque c’est elle qui a la garde de la chose.

  • Ben il est où le chéquier ?
  • Papa est parti avec (moi).

Oui. Il a bien rempli le chèque parce qu’un chéquier est encombrant, mais il est parti avec le chéquier à la main, sous mon regard ironique…

Le retour…

  • C’était bien la peine de remplir le chèque pour partir avec le chéquier…
  • Oui mais cela m’a évité de prendre mes lunettes. Tu comprends, vous les femmes, vous avez un sac à main, moi mes lunettes ça m’encombre…
  • Oui et si tu as à remplir un constat amiable tu fais comment ?
  • Bon ben moi j’y vais, à demain !

On sait quoi lui offrir pour la fête des pères…

Posté le 15 avril '11 par , dans Ah ces parents !. 8 Commentaires.

La guerre des frites aura-t-elle lieu ?

photophore-copierJ’ai déjà abordé mon problème personnel avec tout ce qui est fritures, et pour moi la puanteur qui va avec.

A tel point d’ailleurs, que depuis fort longtemps, je n’ai même plus de friteuse chez moi, à une époque cela tombait bien, les filles étant les rares enfants que j’ai connus à ne pas aimer les frites, et moi n’y tenant pas plus que ça.

Pour moi l’odeur s’insinue partout : dans les cheveux, les vêtements, j’ai l’impression d’être une frite géante quand j’ai assisté à la préparation de fritures multiples, celle des crêpes ne faisant pas exception à la règle.

D’ailleurs quand je fais des crêpes, je couvre mes cheveux, pour n’avoir à laver qu’un foulard, et non pas mes cheveux ou la taie d’oreiller si je me suis laissée aller…

Rentrant chez moi quand les parents ont fait des frites,  je mets mes fringues dans le lave linge, et je me lave entièrement pour me débarrasser de l’odeur.

Mes parents se sont mis dans la tête que c’était dans la mienne (de tête).

L’avant avant dernière fois qu’ils ont fait des frites, j’étais là pour le dimanche, avec ma soeur qui n’est pas comme les autres. En voyant maman sortir la friteuse, j’ai fais une petite grimace que je croyais discrète et Mrs Bibelot agacée à précisé à Jean Poirotte “tu sais bien que c’est une fixette chez Coraline, l’odeur de friture”.

Comme si j’étais du genre à faire des fixettes… Sauf que quand un voisin fait de la friture, cela m’insupporte, via les gaines d’aération…. Le lendemain, comme cela persiste, je lave les serviettes de toilette, mises justement le jour des frites… Parce que vu la manière dont les appartements sont disposés, dans ma salle de bain et mes WC, les gaines sont communes avec les cuisines de l’autre côté…

On va piéger Coraline. Et au passage, lui prouver qu’elle fait une fixette liée au mot “friture”.

Comme je vais prendre le thé avec Mrs Bibelot tous les après midi, j’arrive chez mes parents environ 2 H 30 après la préparation du repas.

Donc l’avant dernière fois, en ouvrant la porte de leur cuisine, une odeur de friture m’a instantanément sauté au nez, comme un coup de pieds aux fesses. Pas de friteuse en vue, mais on ne m’aura pas, comme avec le café (j’en détecte une goutte dans un demi litre d’eau, test fait et approuvé par mes collègues ingénieurs de chez Truchon).

Je prépare tout pour le thé, maman se lève de sa petite sieste. Elle empeste la friture et à mon affirmation “vous avez mangé des frites ce midi !”, me répond “oui” d’un air contraint zut alors elle l’a senti, rien à redire.

Au moins elle est honnête. Elle avait planqué la friteuse sur la terrasse du jardin, que j’irais d’ailleurs récupérer pour engraisser les rosiers (jardin écolo/bio).

Bon, on n’a pas pu m’avoir avec la friteuse planquée, on va essayer un autre truc.

Planquer la friteuse, ET…

Donc, la dernière fois que mes parents ont fait des frites, en douce de moi bien sûr :

  • Je suis arrivée pour préparer tout pour le thé, et une odeur de friture et de papier d’arménie + bougies parfumées + encens, m’a sauté au nez comme un coup de pied aux fesses.
  • Deux bougies parfumées étaient traîtreusement dissimulées sur le plan de travail et cela m’a fait sourire.
  • Aucune friteuse en vue et je n’ai pas cherché d’ailleurs. Mon nez m’était fidèle, ils avaient fait des frites.
  • Maman s’est levée en sentant : l’aqua Allegoria de chez Guerlain à fond la dose même dans les cheveux + friture
  • A mon affirmation “vous avez mangé des frites ce midi”, elle m’a répondu, toujours honnête mais consternavrée mais comment fait-elle ? “OUI”.
  • La friteuse était planquée dans le coffre de la voiture de papa, au cazoù que j’appuie mes prétentions olfactives sur une simple vision de friteuse ayant servi.

Moralité :

  • Il est désormais acquis que mon odorat concernant les frites ne sera plus remis en cause et en parallèle avec une quelconque fixette de ma part.
  • Il leur reste à tester le Fébrèze ou du même genre et à écrire à la firme que c’est scandaleux mais que cela ne marche pas.
  • Les sièges de la voiture de papa puent la friture, ce n’est pas demain la veille que je vais aller à la déchèterie avec…

La vie n’est qu’une frite géante qu’un long calvaire.

PS : tout à coup, en terminant ce post, je me demande pourquoi diable Mrs Bibelot a ressorti d’un placard, ses deux photophores…

Posté le 8 décembre '10 par , dans Ah ces parents !, Tu l'as vue la spatule ?. Pas de commentaire.