Le retour de Maritza (part 2)…

EndoraL’ouragan Maritza séjourne donc quelques temps dans les Yvelines. Etrange que la télévision n’en ait point causé un peu. Pour ceux qui vivent cet ouragan par contre, il y a de quoi dire.

Exemple : le poisson. Vaste débat 2 fois par an recommencé…

Maritza ne mange pas de viande, elle est végétarienne… Mais elle mange du poisson par raison. Parce qu’elle n’aime pas le poisson et d’ailleurs à quoi bon acheter tel ou tel poisson ? Hein ? Tout ce qui vit dans l’eau c’est du pareil au même, tous les poissons ont le même goût…

Comme Maritza est très fauchée et se restreint sur le plan alimentaire au « pas cher », Mrs Bibelot s’efforce de lui faire de bons petits plats pendant son séjour. Genre lotte à l’armoricaine, sole meunière. Elle la couvre de fromages (qu’elle adore) et de gratins de légumes variés.

Mais le poisson…

  • Oh c’est bon ça, c’est quoi ? De la lotte ? C’est quoi ? Du poisson ? Pas possible ! Si ? Ah !

  • C’est vraiment bon. Mais le poisson que j’achète n’a pas ce goût là, je me force à le manger. Bof, je prends le moins cher, de toutes manières ils ont tous le même goût… Non pas celui-là, donc ce n’est pas du poisson. Ni de la viande d’ailleurs, donc c’est intermédiaire (soupir de mon père)

  • Si c’est du poisson ? Ah. Et ça c’est quoi ? De la sole ? Drôlement fin. C’est du poisson aussi ? (elle sait bien qu’on ne lui fera pas manger de la viande en douce). Du poisson de mer ? C’est curieux il n’est pas spécialement salé…

  • Tout le monde sait bien que le poisson de mer est plus salé que le poisson de rivière. Non ? Vous êtes certains ? Ah ?

Après l’évolution des espèces, voici l’évolution des poissons.

  • On commence par la sardine

  • La sardine en grandissant devient un maquereau (berk fait-elle)

  • Le maquereau en grandissant devient du « elle ne sait pas trop », mais rayé sur le dos

  • Après le « elle ne sait pas trop » vient le « elle ne sait pas non plus », juste avant le requin

  • Puis vient le requin… Elle n’en a jamais mangé, pas folle. De toutes manières c’est du poisson…

  • Après vient la baleine : c’est pour cela qu’une sardine a bouché le port de Marseille tout le monde sait cela ? La baleine n’est pas un poisson ? Ah ? Vous êtes sûrs ? Mais ça vit dans la mer ! Ah ?

En fait tout vient de la morue qui porte des noms différents suivant la manière dont le poisson est accommodé (fumé ou non, salé ou non, etc…). Comme elle n’aime pas la morue, elle n’aime pas le poisson, sauf la lotte et la sole… La vision d’une sole dans un dictionnaire l’a perturbée grandement : elle ne sait pas à quel moment de l’évolution des poissons, elle doit la situer… Jean Poirotte exaspéré va s’acheter pour sa prochaine visite, un livre entièrement dédié aux poissons, je le sens…

La baleine, le dauphin et autres, inutile de lui préciser que ce sont des cétacés qu’elle confond avec les crustacés. Tout ce qui vit dans l’eau, quand ce n’est pas du crustacé, c’est deg…

Comme elle a l’an prochain septante ans, je pense que c’est cuit…

Sinon elle est gentille, et on a toujours loupé un épisode de sa vie… Et puis c’est une des plus vieilles copines de sa femme, alors Jean Poirotte s’arme de patience et de courage… Il en faut. Là Carpe Diem, c’est difficile…

10 ans déjà

Au cas où vous z’auriez loupé l’information, il y a eu 10 ans le 31 août que Lady Di nous a quittés… (moi je me suis dit égoïstement : comme le temps passe)

Je me souviens trèèèès bien de ce jour. Les filles étaient chez leur père et devaient me revenir sous peu (mes trésors….) mais j’avais une soirée chez une copine habitant à 10 mètres de chez mes parents. L’idéal pour rentrer à pied (en titubant éventuellement, mais finalement non), faire un poker et jouer « au bouchon », comme des imbéciles jusqu’à 3 heures du mat.

Le dimanche matin j’ai émergé vers 11 H 30 pour entendre Jean Poirotte me déclarer : « la terre s’est arrêté de tourner cette nuit ». On ne me la fait pas, murgée de la veille ou pas, j’ai quand même quelques notions de physique… C’est sa formule à lui pour annoncer un évènement, donc comme je suis toujours accrochée au sol (alors que si la terre avait arrêté de tourner je serais en lévitation), je demande des précisions : « Lady Diana est morte ».

Je me suis figée. Moi qui ne suis PAS DU TOUT PEOPLE j’ai été sciée un petit moment. Comment ? Où ? Pourquoi ? Mais bon il y avait de la blanquette à manger et le grand-père encore là, anti monarchiste à mort, donc on a causé d’autre chose au déjeuner. En plus j’avais une GDB inhabituelle à me coltiner…

Comme UNE GAMINE, j’ai regardé tout, tout et tout la semaine qui a suivi sur la Lady Di… Avec les filles nous nous sommes levées à l’heure le samedi matin de l’enterrement (j’adore le faste de la couronne d’Angleterrre, pour cela on ne me refera pas), pour ne pas louper un sabot de cheval martelant Londres. Nous avons pleuré comme des fontaines à cet enterrement… J’ai même acheté le CD rapport à une musique que j’avais bien aimée (gaie comme tout, comme il se doit…)

Et puis le temps a passé… Diana a été révélée comme étant autre chose que la reine des coeurs et autres. Je ne lui jette pas la pierre Pierre, mais je la retiens surtout comme « bonne mère »… Pour le reste, ne pas oublier qu’elle était issue d’une famille très en haut de l’échelle pour la couronne, et que malgré ses déboires de petite fille, elle ne pouvait pas ignorer ce qui l’attendait en tant qu’épouse de l’héritier du trône… Ce n’était pas une fille du peuple…  Maintenant qu’elle ait voulu changer les choses, je suis tout à fait d’accord avec elle. Elle l’a fait finalement sans le vouloir, en mourant, hélas pour elle. Mais hélas également c’est cette mort prématurée qui fait d’elle ce qu’elle reste actuellement…

Mais qu’on arrête de nous gonfler avec la princesse un enfant atteint du Sida dans les bras. C’était médiatique à mort et ça l’est resté… J’ai pensé à elle en voyant « Palais Royal » où l’on sent bien la manip de la part de celle qui était au départ la pauvre cruche et qui met en péril la couronne en attirant trop les feux des projecteurs…

Donc le 10ème anniversaire ça m’a gavée légèrement… Et vous ?

Vous pouvez poster…

J’active la modération des commentaires, étant responsable de ceux-ci, rapport aux élections.
A ce soir !

Quand la vie est un roman… part 2

Femme_fatale_2_57210723La vie de Maritza avait mal démarré, quand on y réfléchit bien… (Avec Mrs Bibelot, nous parlons souvent d’elle, surtout quand Jean Poirotte a encore la migraine).

Sa mère était une femme très séduisante, mais à qui il manquait quelques neurones. Cela n’a jamais dérangé les hommes de l’époque (j’espère que maintenant ils sont plus pertinents et vous sentez que j’ai des doutes).

La mère de Maritza se fit donc séduire par une homme qui lui fit un enfant, vu l’époque et les moyens contraceptifs en vigueur. Il avait un défaut majeur : il était marié et père de famille, et aucune envie de tout changer.

Pour Mrs M (la maman), impossible d’avouer une grossesse hors mariage. Le futur papa, très smart et très riche, lui paya un séjour en Suisse (hasard quand tu nous tient), où Mrs M passat sa grossesse et mit au monde (comme une lettre à la poste) Maritza. Personne en France ne connaitrait sa honte.

Impossible de rentrer en France avec un BB pour être cataloguée « fille/mère », qu’elle confiat donc à une nourrice plein temps. A savoir qu’elle ne voyait jamais son enfant. Le père payait la nourrice et pour se déculpabiliser lui offrit à elle une parfumerie dans un arrondissement très chic, qu’elle dirigeat jusqu’aux début d’Alzaïmer. Ils se fréquentaient toujours et d’autant plus que Maritza était peut-être passée comme une lettre à la poste, mais qu’une grave infection post partum l’avait rendue stérile (la mère)

Lasse de se déplacer 1 fois par semestre en suisse pour voir sa fille, Mrs M décida de la confier à tante Hortense dont elle avait entendu parler par des relations de relations de relations. Oui, c’est ainsi. Tante Hortense, ex caissière du Lido, s’occupait d’enfants (les pauvres, car ce n’était pas quelqu’un de facile du tout).

Les deux femmes accrochèrent immédiatement : parce que Mrs M était bête et que tante Hortense savait cacher son jeu (les deux combinés, ça fait nitro glycérine). Nous dans la famille nous savions que c’était une bourrique (la tante Hortense) qui s’est calmée avec l’âge quand elle a senti qu’elle risquait de finir ses jours seule, avec juste son neveu lui rendant visite par devoir…

La maman payait bien, voire même plus qu’il ne fallait, donc, elle s’occupait bien de Maritza, à 100 %, la mère ne venant voir sa fille qu’une fois par trimestre, un jour de distraction (on sent la mère aimante tout de même, elle en avait pour une heure de train à venir voir sa fille). Maritza fit donc connaissance avec Mrs Bibelot, (la petite nièce de celle qui s’occupait d’elle), un peu plus âgée qu’elle. Mrs Bibelot l’emmenait promener en forêt, manger des crèpes chez la soeur de tante Hortense, lui faisait découvrir la vie et une bande de copains.

La guerre 39/45 terminée, Mrs M put récupérer sa fille en prétendant à tout le monde avoir adopté cette pauvre enfant dont les parents n’avaient pas réchappé des camps nazis. Maritza appris qu’en fait elle n’avait pas été adoptée mais qu’il fallait faire semblant (ça équilibbre) et fit connaissance avec son père qui venait la voir régulièrement en venant voir sa mère avec laquelle il entretenait toujours des relations illégitimes. En bref elle était sans l’être la fille de sa mère, et d’un père dont elle ne portait pas le nom…

Il est à noter, mais c’est mal de le dire que Maritza est une femme très cultivée, mais pas particulièrement intelligente. Elle n’a percuté qu’à 30 ans qu’il était anormal qu’elle porte le nom de sa mère et que ses parents n’avaient jamais été mariés… Ou alors n’avait-elle rien voulu savoir, vu le flot de mensonges qu’elle entendait sa mère débiter régulièrement.

Arrivent ses 40 ans, elle avait déjà trépidé pas mal. Pour cette date fatale, son père lui annonce qu’il va la reconnaître officiellement, et qu’elle pourra donc porter son nom. Les lois changent. A une certaine époque un homme ne pouvait pas reconnaître un enfant adultérin s’il était marié… Elle veut bien être reconnue, mais elle a déjà changé de nom en se mariant, divorçant, etc… Il lui faut en prendre un nouveau. Il lui annonce au passage qu’elle a une demie soeur et elle tombe de l’armoire (pour y remonter aussitôt, c’est son style)

A l’époque elle badouillait en Suisse, mais accepta cette reconnaissance avec joie. Il lui fit cadeau de son pistolet d’ordonnance (tu parles d’un cadeau, pourquoi pas une montre en or ou une rivière de diamant ?) et lui promit de la coucher sur son testament pour qu’elle touche plus que ce à quoi elle avait droit en tant qu’enfant reconnue, mais adultérin (la loi a changé depuis, les « adultérins » ont plus de droits qu’avant, autant que les enfants légitimes il me semble).

La voila donc un beau jour, décidée à aller retrouver Trévor (pour changer de nom une fois de plus). Là, un des épisodes qui manquaient la fois précédente…

Ell avait embarqué dans sa deudeuche, outre tout son barda, le pistolet d’ordonnance de son père bien en vue, que les douaniers français avaient laissé passer. Les douaniers anglais furent moins tolérants et elle dû faire demi tour. Par un étrange détour de son esprit, elle retourna jusqu’à Genève pour aller jeter le dit pistolet dans le lac et repartit retrouver Trévor le mois suivant (sans l’avoir prévenu, c’était mieux).

A l’époque où tout allait mal avec Trévor ayant fugué la première fois, elle apprit la mort de son père, et là, osa emprunter un peu d’argent pour aller en France recueillir son héritage. Son arrivée chez le notaire fut grandement appréciée par l’épouse légitime et la demie soeur, qui la découvraient tout à coup. Elle affronta un total mépris et une stupéfaction somme toute légitime. Il n’avait jamais parlé d’elle et sa femme découvrait tout à coup la double vie de son tendre époux. Maritza renonça a faire plus ample connaissance et toucha de quoi survivre pas mal de temps en cette période difficile, reparti en angleterre mener une vie misérable sur un site splendide (Tintagel)

Un pistolet dans un lac, des cendres à jeter dans le canal St Martin… Pourvu qu’elle ne décide pas un beau jour de plonger récupérer le pistolet pour les unir tous les deux dans le canal…

Quand la vie est un roman, est-ce un bien ? Un père, pas de père, un père, un mari, pas de mari… Un homme que l’on épouse 3 fois dans sa tête et 2 fois dans la réalité…

Une vie à vivre en somme, mais pas comme tout le monde, vous le reconnaîtrez.

J’ajoute qu’il y aura un opus 3. En effet quand j’ai écrit ce 2ème épisode, il me manquait des éléments importants… Diante, qu’elle mauvaise biographe !…

La préhistoire – 1

Le_miroir_de_la_femme_eux_aussi_nous__criventJe suis heureuse avec l’homme et la femme de ma caverne. Un homme d’une autre caverne me regarde quand je vais chercher l’eau. Chaque fois j’ai peur de lui, et envie de je ne sais quoi. Si je me laisse prendre, qui cherchera l’eau pour ceux de ma caverne ? Mais si je me refuse, qui me fera peur et envie ? La nuit, je dors mal et je regarde les étoiles. Aidez-moi, je crois que je suis malade et que je vais mourir (Seule dans la nuit)
Il n’est pas bon que vous soyez seule, même le jour. L’étranger, bientôt sera pour vous ce qu’est l’homme de votre caverne pour la femme de votre caverne. Et il ne sera plus étranger pour vous, vous ne serez plus étrangère pour lui. Et il vous fera longtemps peur et envie, et vous aurez des petits pour vous chercher votre eau.

J’ai un homme. Il chasse bien. Mais il y a un autre homme à côté qui chasse mieux. J’ai dit au mien que tous les deux pouvaient chasser pour moi. Il m’a battue. L’autre veut le tuer. Que faire ? (Inquiète)
Faites comme tout le monde, restez avec celui qui vous nourrit. Et pensez à celles qui n’en ont pas.

Mes soeurs vivent toutes avec des hommes de ma caverne. Ai-je le droit d’en prendre un à l’extérieur ? (Aventureuse)
Trouvez-le d’abord. A vous ensuite d’assurer la bonne entente entre tous.

PIN, POLLEN ET PETALES

Pour rougir les lèvres, PRENEZ des pétales d’anémones rouges bien épanouies et écrasez-les sur vos lèvres. Elles deviendront semblables au pétale même de la fleur.

Pour ombrer les yeux, RECUEILLEZ du bout de l’index le pollen de la fleur de pavot : il est d’un beau noir profond et bleuâtre. Passez votre doigt sur et sous votre paupière : elle acquerrera ainsi une ombre qui rendra vos yeux plus brillants.

Pour souligner vos cils, RECOLTEZ la résine qui coule des pins et des sapins sous la forme d’une grosse larme . Prenez cette larme dans vos doigts, léchez-là d’un coup de langue et retroussez vos cils supérieurs à l’aide de cette gomme. Au bout de quelques instants ils seront gracieusement recourbés pour toute la journée.

TROC

  • Perclus, échange caverne vaste et ombragée contre plage ensoleillée
  • Silex taillés tous usages contre femme courageuse.
  • Cherche chasseur reconnaissant champignons comestibles contre flûte dans tibia très musicales
  • Ordinateur d’il y a 3 ans perturbé à mort, contre neuf avec disque extérieur pour sauvegarder actuel disque dur (oui c’est moi, il faut que j’en profite…)

Le miroir de la femme – Nouvelle rubrique

Le_miroir_de_la_femme_001 J’ouvre une nouvelle rubrique, forcément diabolique…

Je sais ce n’est pas très lisible… Mais j’ai retrouvé, jour de rangement oblige, un merveilleux magazine que m’a donné la mère de Mrs Bibelot, et j’en frémis d’émotion d’avoir tout relu en rigolant souvent et en pensant à elle (du coup j’ai arrêté de ranger, mais il y a des priorités et vous me comprendrez…)

Que Dieu l’ait en sa sainte garde ma grand mère, que je la retrouve un jour dans toute sa beauté, avec toute sa tête… Mais que je l’aime pour qu’elle m’ait confié cette merveille, en plus de tout l’amour qu’elle a pu me donner (tout de même et en priorité).

Elle avait ce magasine et me l’a donné pour que je le garde en sentant à une époque vacillante  « qu’on » (son mari) pouvait le jeter. Le garder je l’ai fait, ainsi que son livre de 1948 sur les conseils de beauté de la rédactrice de ELLE (autre rubrique à venir, Hélène va se pendre en lisant les conseils, ce que je ne souhaite pas, mais bon, il y a de quoi !).

Je viens de relire cette merveille et j’ouvre une nouvelle rubrique « le miroir de la femme ». Vous y retrouverez des scans du magazine et le recopiage des articles illisibles, mais comme je tape comme l’éclair, ne me remerciez pas, je fais cela les doigts dans le nez, c’est confortable sur un clavier….

Ce magazine c’est un résumé de la vie des femmes au travers les âges, comme si ELLE avait été publié depuis la préhistoire, avec ses conseils beauté, mode, cuisine, courrier du coeur, reportages sur les femmes en vue, etc…

Il me faut tout scanner, tout réécrire, mais je dois bien cela à toutes les femmes qui ont vécu leur vie depuis que l’homme (ce douillet) existe, et celles d’aujourd’hui, donc, cela va me prendre du temps. On va dire une rubrique par semaine au mieux.

Vous aurez donc droit au miroir de la femme de façon régulière sur ce blog et le droit de désapprouver (même si je n’ai pas l’intention du tout de lâcher mes rubriques habituelles dont mon dictionnaire pour lequel j’ai pris du retard… mais vous en prenez pour un bout de temps !).

Beaucoup de femmes là haut vont bien rire et être heureuses que l’on se souvienne d’elles.

Pour vous, en exclusivité, l’introduction à ce journal, daté de 1958 :

« L’accueil que l’on a bien voulu faire au Journal du Monde nous a incités à tenter une nouvelle expérience. Voici donc : le miroir de la femme.

De la préhistoire à nos jours, nous espérons cette fois vous montrer comment « elle » s’est habillée, comment « elle » s’est logée, comment « elle » a embelli le décor où se déroulait son existence : vous permettre de saluer dans leur nouveauté les petites et grandes inventions qui ont changé sa vie : vous faire partager ses joies et ses peines, ses enthousiames et ses déceptions.

Vous pourrez essayer ses recettes, comme si elles vous étaient proposées pour la première fois, appliquer les conseils qu’on lui a donnés en feignant d’ignorer qu’on les a depuis lors, redécouverts. Vous tenterez de trouver une solution à ses problèmes : ils ne seront pas plus difficiles à résoudre que les votres. En un mot vous vivrez réellement comme si vous aviez vécu si vous aviez vu le jour à une autre époque que la votre.

Nous nous flattons d’avoir essayé de vous offrir un ouvrage comme on n’en avait jamais fait jusqu’ici, qui rassemble côte à côte :

  • Des histoires du vêtement et de la mode, de la beauté, de l’ameublement, de la décoration, de la cuisine
  • Une analyse de la condition féminine à travers les âges
  • La vie des femmes célèbres
  • Un tableau général des moeurs etc…

Nous n’y sommes parvenus que parce que nous usons d’une méthode particulière : seule en effet la technique journalistique pouvait nous permettre de placer simultanément « époque par époque » la totalité de ces évènements sous vos yeux. Nous avons bien naturellement adapté l’esprit des quelques 50 magazines féminins qui se partagent votre faveur…

… Cette méthode n’entend pas se substituer à l’histoire traditionnelle. Nous pensons qu’elle y constitue une introdution commode, qu’elle en est une illustration claire. Elle porte en elle-même ses limites et ses privilèges : elle n’épuise jamais un sujet, mais il suffit qu’elle l’effleure pour lui donner aussitôt une réalité. Elle use d’un artifice pour restituer sa fraîcheur au passé, cependant elle ne nie par pour cela l’écoulement du temps : chaque évènement est daté par sa place dans la collection….

Cet ouvrage s’appelle « le miroir de la femme« . Sous cet angle le sujet pourrait à certains esprits sembler futile. Nous leur demandons de tenter l’aventure avec nous. Ils découvriront peut-être que la femme est à sa façon, elle aussi un miroir. Et que le monde s’y reflète

1958, l’année où je suis née…

La vie n’est pas qu’un long calvaire… et ce miroir est poilant, vraiment, et là je vais scier les filles qui n’ont jamais voulu le lire, et pourtant j’ai insisté (ces mères, quelle engeance !) (inutile du coup de vous précipiter dessus à votre prochaine visite, il est au coffre, et les scans bien planqués ! (hé hé hé, là je vous fais le rire sardonique du roman de gare)

A bientôt pour la préhistoire !

(PS : cette rubrique paraîtra surtout le WE (parfois même le dimanche, les règles étant faites pour être bafouées, surtout les miennes, par moi).

Pourquoi vous en parler en milieu de semaine ? parce que je suis une chieuse tout simplement et que votre vie se doit d’être un long calvaire

Ca change la vie !

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La clope ? Basta, j’ai arrêté ! (non hélas)

Vous allez rire (enfin j’espère)

J’ai un horrible défaut (entre autres, sinon je suis parfaite bien sûr) : je fume. J’ai commencé vers 23 ans ce qui est vraiment ballot, influencée par Albert qui clopait. J’ai débuté par une cigarette le midi (pour faire une pause, et une le soir (idem). Albert « me faisait penser » à fumer ma cigarette, on croit rêver (surtout moi qui fais des pauses tout le temps)


Puis j’ai intégré un bureau de fumeurs, pas de loi contre ça à l’époque, et j’ai commencé à fumer un peu plus, l’après midi exclusivement. Le jour où j’ai ressenti le besoin d’allumer une cigarette le matin, j’ai décidé d’arrêter et j’ai tenu le coup sans mal, je n’étais pas franchement intoxiquée.

Albert supportait lui, très mal mon arrêt de la clope. Il me promenait sa cigarette sous le nez en me demandant si je n’étais pas tentée. Non (mon dieu, que je retrouve cette époque bénie). Puis Pulchérie s’est annoncée. J’ai rechuté, elle devait avoir 2 ans et là grave grave.

Pour Delphine j’ai arrêté aussi. En plus j’avais fait un vœu et je n’ai pas clopé pendant 18 mois (sans que mon vœu ne se réalise d’ailleurs, je voulais des triplés filles pour emmerder beau papa et me faire une vie trépidante pour 70 ans, le ciel m’est redevable d’un voeu).

Bref. Je fume. J’ai travaillé pendant quelques mois dans un cabinet d’avocats dont il faudra que je vous parle absolument c’était top rigolo. Je m’y suis fait des amies mais le temps a passé et il y a maintenant 8 ans que j’ai quitté cet antre maudit où tout le monde fumait d’ailleurs (y compris le grand chef qui était communiste à mort et donc nous piquait nos clopes tout ce qui nous appartenait lui appartenant (mais pas l’inverse, c’est le principe de base du communisme : ce qui est à toi est à moi et ce qui est à moi je me le garde)).

J’ai eu des nouvelles de ces amies, de loin en loin, et pas toujours bonnes. Une suicidée, un cancer du sein, trois divorces… Et puis le temps passe et les amies de boulot se quittent forcément un jour si on ne maintient pas le lien. Hors le lien c’est le boulot et moi travaillant désormais chez Trucmuche/Truchon & Co, je n’ai plus rien à voir avec elles, vu que je suis dans la flotte, et elles dans le juridique et le communisme à fond.

Hier téléphone qui sonne. Les filles ? Les parents ? La frangine ? L’homme lassé d’avoir sondé la mer du nord et de retour ? Un ami (7 options possibles) ? Un vendeur de cheminées ? Le syndic ? Le banquier ? (ben non que je suis bête ils ne bossent pas à cette heure là) Le loto ? Un éditeur enfin ?

Non. Maria, la toujours standardiste du cabinet d’avocats Ducon & associés. J’en suis sur le cul et fort heureusement assise. 5 ans que je n’ai pas eu de nouvelles.

  • « Comment va-tu ? »

  • « Ca va, la vie n’est qu’un long calvaire, donc ça suit son cours »

  • « Tu devrais arrêter de fumer ! tout irait mieux »

Glups ! Quelle brève introduction pour en arriver tout de suite là ? Elle est bien gentille de se préoccuper de mes poumons goudronnés mais je ne lui en demandais pas tant ! Je ne me souviens même plus de sa coupe de cheveux.

  • « Nelly et moi nous avons arrêté de fumer, ça change la vie ! »

  • « Ah Nelly est toujours chez Ducon aussi ? »

  • « Oui, et on a arrêté de fumer toutes les deux, ça change la vie ! » (voix crispée un peu rauque)

  • « Je m’en doute… Depuis quand ? » (m’en fous)

  • « 15 jours ! Ca change la vie ! tu devrais arrêter de fumer tu te sentirais mieux » (voix tremblotante et de plus en plus rauque)

  • « 15 jours c’est un peu court… Ce n’est pas trop dur ? » (et que je me mets un « spider » en route, faut bien s’occuper)

  • « Non ce n’est pas dur : ça change la vie ! Je me sens nettement mieux maintenant que j’ai arrêté la clope, d’ailleurs je n’y pense même plus ! » (voix d’outre tombe, main que j’imagine crispée sur le téléphone incrusté dans la paume, cheveux debout sur la tête sans doute, heureusement que je ne la vois pas, les films d’horreur ça me terrifie…)

  • « Maria,  à part ça quoi de neuf ? »

  • « Faut que je te laisse. Nelly te passe le message : arrête la clope ça change la vie ! »

Raccrochage sauvage (d’où la catégorie « je ne supporte pas »). Je mémorise le numéro d’appel en rouge ne surtout pas décrocher quand il s’affichera ! (ou alors en disant « agent D666 message reçu » (j’adore))

Seigneur tout puissant, épargnez moi la possession démoniaque

quand je réussirai à arrêter la clope…

Mais comme la vie n’est qu’un long calvaire…

Hélas je ne suis pas dans un film

Je_ne_suis_pas_dans_un_film_356801110Hélas, donc je ne suis pas dans un film. Je ne suis que l’héroïne de ma vie et elle laisse les scénaristes de marbre (même pas partants pour « la vie trépidante d’une malchanceuse », tous des petits joueurs…)

  • Je suis très quelconque, mes parents s’étant concentrés sur mes oreilles parfaites, oubliant au passage de me faire les yeux bleus de la famille, une taille marquée, et une poitrine qui vaille un regard (j’aurais fait fureur en Grèce antique, mais c’est trop tard)

  • J’ai juste flanqué Charles Hubert à la porte et ça m’a pris 2 heures : il voulait s’incruster, on se demande pourquoi…

  • Où est l’homme parfait ? J’attends… (quant au héros au sourire si doux…)

  • J’arrive à la gare mon lin est déjà vraiment froissé et je déteste. Quand je descend du train je porte une serpillère négligée et je me hais.

  • Au moindre coup de stress je transpire des racines et mon maquillage se met à dégouliner, donc je fais léger.

  • Mes valises sont toujours trop lourdes et remplies de ce qu’il me manque, je les traîne telle une bête de somme. Du coup j’électrise les foules avec ma démarche…

  • 2ème classe banlieue toute bête pour aller voir les filles à Paris avec 3 névrosés et un gang de loubards : saurais-je un jour ce qu’est un single ?

  • J’ai renoncé à me faire les ongles, ça m’esclave trop et le vernis raye de peur avant de durcir (quand il durcit).

  • Un taxi c’est hors de prix et moi je paye, pas comme les vedettes qui n’ont jamais un radis.

  • D’ailleurs je paye trop. Je reviens, je vais faire mon chèque au syndic avec joie et bonne humeur…

  • Personne n’aura jamais l’idée de me doubler ou de me sous titrer comme quoi il n’y a pas que des imbéciles sur terre (j’ai une voix atroce).

  • Je dors comme tout le monde avec une prédilection pour les positions qui me paralysent le bras gauche (pour le droit ça va, cela reste un mystère pour moi, pourquoi ne sais-je pas quoi faire de mon bras gauche quand je dors ?)

  • Quand je me lève le matin je prends ma douche avant de me regarder dans le miroir (qui résiste c’était de l’increvable)

  • Pour être mince, faut pas manger. Seul coup de bol : l’appétit m’a déserté. Manque de bol ça peut engendrer des carences et ça inquiète les proches.

  • Ma coiffure c’est cheveux lâchés point barre et à laver tous les jours sous peine de faire peur aux petits enfants

  • Dès qu’il fait un rayon de soleil, je deviens violette sans écran total + chapeau et j’élimine à mort, ce qui est toujours divin (vous avez déjà vu une héroïne qui ruisselle sauf dans Flash Gorgon sur Mercure ?)

  • Je n’ai pas envie d’hériter de mes parents

  • Celui qui veille sur moi roupille depuis un moment et ça commence à bien faire (debout là dedans ! Il est grand temps !)

  • J’ai un admirateur : le chat qui attend sa pâtée, après il ira dormir sans me contempler d’un air niais (ou plein de reproches, ce qui est pire).

  • Je n’ai plus de marraine

  • Deux grossesses = 2 fois 20 kg à perdre évidemment, dans la douleur du régime

  • Ca tombe bien, les princes ne me tentent pas : être dans Voici, merci bien (déjà que je m’adore en photo) !

  • Sean Connery vieillit certes bien mais jamais il ne viendra me redorer le compte en banque

  • Je suis parfaite dans l’imperfection (médaille de platine même que…)

  • J’ai le regard glauque, la raie sur le côté gauche me va super bien, mais elle me fait mal au crâne, le dermato dit que c’est normal… (n’osant pas me dire qu’on m’a jeté un sort)

  • Je ne sauve que des ingénieurs de la faute d’ortographe qui les ridiculiserait chez le client (cher monsieur nous viendront vous rendres vizite dans quelque jour… et veuiller agréez mes salutation distingué)

  • Les vampires n’existent pas heureusement, quoique…

  • Je n’ai pas envie de revoir mes ex autrement que par hasard et encore (surtout Charles Hubert, il me fait le même effet que Dracula)…

  • La physique quantique me dépasse complètement, la simple aussi, les météores font donc ce qu’ils veulent. Quant à la climatologie…

  • La politique ? Beurk !!!!

  • En avion je voyage comme tout le monde les genoux sous le menton en priant pour que l’avion ne s’écrase pas.

  • Suis-je bien maligne ? Se poser la question c’est déjà y répondre.

Quel script !

D’où venez vous tous ?

mondeJ’ai de plus en plus de visites par jour. C’est beaucoup par rapport aux commentaires, et je suis contente vu l’âge de mon blog. Mes stats égalisent quotidiennement avec le jour où « la méchante » m’avait fait de la pub pour la première fois.

Je peux voir que vous venez : de France (Florence je t’ai repérée) (et mes blogs copines aussi), du Canada, de Suisse, du Luxembour, des USA, d’Italie, d’Espagne, d’Angleterre, et même de Norvège et de Patagonie supérieure.

J’ai découvert, via l’aide de ma méchante que j’étais en blog favoris pour pas mal de personnes que je ne connais pas (merci à tous).

Et à chaque fois je m’interroge. Que représentent ces adresses IP qui se répètent ? QUI y a-t-il derrière (à part celui qui est tombé sur moi par hasard en ayant fait « recherche google gros seins ou épilation intégrale » (les mots clefs sont toujours une surprise pour moi)…
A VOUS

Mr Mac Intosh

Monsieur Mac Intosh n’est pas l’anglais de la grande vadrouille. Ce fut mon ordinateur.

En 1992, lasse d’user des stylos et de souffir de la crampe de l’écrivain, je décidais de m’acheter un ordinateur. La société pour laquelle je travaillais avait des réductions pour un Apple (la petite pomme), et j’y mis le prix.

Super engin. Pour le même prix aujourd’hui, j’aurais scanner + Oueb cam + graveur de DVD etc… Mais là le top du top c’était un petit truc (ça ça ne prenait pas de place sur le bureaux). Méga engin. 40 ko de mémoire sur le disque dur, des disquettes pour stocker le reste (inutile de dire que j’en ai).

J’ai pu oublier ma crampe de l’écrivain et en écrire des conneries, grâce à Mr Mac Intosh….

Sauf que voilà, quand mon deuxième ex mari (quelle idée aussi de se remarier) décida d’acheter un PC tout neuf (celui dont je me sers il s’avéra que je ne pouvais pas récupérer mes données Mac Intosh qui était trop vieux. Et il s’avéra également que quand on a écrit quelque chose on ne peut jamais le réécrire vraiment.

Et là mes filles me tannent depuis des années « envois tes articles », fais quelque chose. C’est fait, j’ai ce blog.

Hier j’ai décidé de ressortir Mr Mac Intosh. Je n’ai pas le choix : il me faut recopier tout ce que j’ai écrit. J’en ai pris pour un an minimum même si je tape vite.

Me voila exhumant l’antiquité de l’armoire : je ne me rappelais pas qu’il était si petit. Je le pose sur le bureau de mon entrée, je fais les connexions, et je l’allume avec appréhension : fonctionnera-t-il encore ?

Je ne me souvenais pas qu’il lui fallait 5 minutes pour s’allumer. Je ne savais plus me servir de la souris préhistorique (pas de clic droit). Mes disquettes étaient bien emballées et comme il se doit pour la moitié non étiquetée (on l’aura compris je suis très organisée). Je ne me souvenais pas non plus qu’il lui fallait 5 minutes pour ouvrir un fichier et qu’il descend dans le fichier tel une tortue anémiée.

Je voulais retrouver mon dictionnaire d’une civilisation tordue qui amusait tant mes filles. Coup de bol : je reconnais la disquette, Mr Mac Intosh l’avale. Appréhension à nouveau : la disquette est-elle lisible ?

BEN VI.

Et le sacrifice en vaut la peine, je ne me débrouillais plutôt bien avec mes conneries… J’ai juste 25 disquettes à décrypter et à recopier : des nouvelles, des romans, des articles, des listes, etc…

Alors depuis hier soir je recopie. La position est épatante (tête tournée vers la gauche pour lire, descente lente lente pour lire la suite, clavier sur mes genoux, j’en passe et des meilleures. Je n’ai même pas pris le temps de remettre dans l’armoire ce qui dissimulait Mr Mac Intosh.

Alors j’y retourne : je n’en suis qu’au H

A+

Calpurnia