Quand je serai grande, je serai écrivain.
Pulchérie m’a envoyé un jour un message qui portait ce titre “quand je serai grande je serai écrivain“
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La vie n’est qu’un long calvaire…
Bienvenue sur le blog de la Gentille sorcière.
Pulchérie m’a envoyé un jour un message qui portait ce titre “quand je serai grande je serai écrivain“
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Posté le 17 décembre '09 par Calpurnia, dans Chroniques d'une vie ordinaire, Coup de gueule, Je m'insurge, Nos grands moments de solitude. Pas de commentaire.
Divine chanson du passé, de l’époque où l’on écrivait des paroles intelligentes (dixit mon arrière grand mère) et non pas n’importe quoi.
En fait je ne fait pas pouêt pouêt, c’est réservé à Pulchérie, je fais gling gling.
Enfin pas moi, mon oeil gauche.
Vous allez rire.
Si.
Vous savez déjà que je souffre de rhinite allergique saisonnière et je suis persuadée d’ailleurs que vous n’en dormez pas de la nuit. C’est gentil.
En plus pour rajouter à vos insomnies dues au souci que vous vous faites pour ma santé, je précise que je suis allergique aux poils de Diabolos, ce qui fait que le saisonnière se transforme en annuelle…
J’ai donc un arsenal pour me soigner, des comprimés que je prends enfin, du pisch dans le nez et des gouttes dans les noeils.
Tout cela pour me réveiller un beau matin avec l’oeil gauche faisant gling gling quand j’en clignais (de l’oeil).
Le bruit m’a tout de suite alertée, et je me suis mise en position verticale à une vitesse infernale, comme si qu’un commando terroriste me demandait de me lever tout de suite.
Une fois debout, pas le choix, première chose à faire : le pisch dans le nez. Et là, mon oeil a cessé de faire des glings.
Etrange.
En tâtant tout de même l’aile du nez côté canal lacrymal, j’ai eu l’impression qu’une bulle d’air se promenait dans le secteur. Me manquait plus que de ne dormir que d’un oeil pendant que l’autre pouvait jouer la symphonie lacrymale en la mineur (j’aime mieux le la mineur que le do majeur et c’est comme ça).
Evidemment, personne ne m’a crue : le chômage ça esquinte.
Donc un matin, en me levant à la grande Motte, j’avais l’oeil qui faisait pif, paf glong, je ne me suis pas mise le pish dans le nez tout de suite, et j’ai fait entendre à Mrs Bibelot. Qui a trouvé cela extraordinaire.
Sauf que quand elle a appelé son mari (mon père), la position verticale avait joué et que mon père a cru que c’était une blague, d’autant que Mrs Bibelot a perdu pas mal de sa capacité auditive (tout en refusant de l’admettre) et qu’elle était donc aussi fiable comme témoin, qu’un aveugle ayant vu la voiture du tueur quitter le parking du super U où l’héroïne s’était fait descendre (oui j’étais en période polars).
Le problème c’est que maintenant, ce n’est plus uniquement à mon petit lever que mon oeil chante, mais parfois dans la journée, quand j’ai la narine gauche qui se bouche (mon oeil droit est insensible à la narine droite qui se bouche), et qu’il me faut faire plusieurs pressions pour que la bulle ou je ne sais quoi (un allien ?) foute le camp et me fiche la paix. Ceci bruyamment, l’oeil n’est pas d’accord, la narine non plus.
Donc ce dimanche, j’ai pu faire entendre à plusieurs témoins dignes de foi mon oeil cliquetant.
Tout le monde a trouvé cela tordant. Comme ça ne me fait pas mal, c’est super marrant effectivement, sauf quand les dialogues de la série made in USA du soir sont couverts par un gling gling gling persistant, à tel point que Diabolos vient me renifler pour vérifier que cela vient de moi.
Je lui confirme : c’est bien mon oeil gauche qui est en cause ou je ne sais quoi d’ailleurs.
J’attends que le droit (d’oeil) s’y mette à son tour pour aller rejouer la symphonie du nouveau monde chez Acromion en lui demandant si je dois consulter un ORL ou un ophtalmo.
Cruel dilemme…
La vie n’est qu’un long calvaire pouêt pouêtant !
J’espère que la musique va vous trotter dans la tête toute la journée, pour ceux qui la connaissent (c’est du grand art !)
Posté le 2 décembre '09 par Calpurnia, dans Histoire de sorcière, Je m'insurge, Nos grands moments de solitude. Pas de commentaire.

Petite odeur s’infiltrant dans l’appartement (j’aime les gaines d’aération) : un truc à l’ail.
J’adore, même si je ne digère plus trop bien. C’est l’âge, passez rapidement à autre chose, vous verrez quand cela sera votre tour.
Bref cela sentait vachement bon. Des patates sautées ? Des crevettes à l’ail ? De l’ail à l’ail ?
L’odeur s’incrustait. 20 H 30 : normal. De l’aïoli ? du chocolat à l’ail ? Parce que tout à coup cela sentait l’ail brûlé.
De l’ail à l’ail donc et habiter en appartement c’est super. Sauf que l’autre là, il exagère avec son ail, ça commence à ne plus donner faim…
Je ne sais pas pourquoi, j’ai eu un doute. Je suis donc allée dans ma cuisine pour constater avec consternation que du balcon du dessous venait une fumée suspecte.
De chez le “pauvre vieux monsieur”, vous l’avez compris. Quand je dis “une fumée suspecte”, je suis sympa. C’était vraiment inquiétant.
Me voiloù descendant l’étage pour sonner chez ceux du dessous en face qui ont les clefs (j’attends toujours de recevoir un double comme promis lors de l’alerte au gaz) du voisin d’en dessous. Pas de bol ils ne sont pas là (les salauds !) sans doute partis en villégiature chez leurs enfants (n’importe quoi !).
Je sonne chez le pauvre vieux monsieur du dessous (la bande à Bader) : pas de réponse. Je remonte chez moi. La fumée est désormais opaque. Le vieux con est en train de ré-inventer LE gaz pour les camps d’extermination à venir. Il ne répond pas chez lui : j’appelle les pompiers.
Tout le monde commence d’ailleurs à se rassembler dans l’escalier car l’odeur de l’ail se fait nettement sentir (HI HI !). Ne manquent à l’appel que ceux qui pourraient ouvrir la porte du pauvre vieux qui martyrisait sa femme. Ils vont en entendre parler, je vous le dis.
Les pompiers connaissent désormais l’adresse : les voici qui rappliquent. Je commençais à m’impatienter car égoïstement, je suis juste au dessus de l’incendie potentiel. Pas de problème, ils ont un pass pour chez tout le monde.
Donc :
Consternation à nouveau. Que fait-il tout seul à se faire à manger le soir à plus de 91 ans et ayant perdu la tête ? Tout était en place pour que le torchon le plus proche prenne feu, et puis après, après on ne sait pas trop. Savoir comment le destin voudra jouer sa carte, c’est mission impossible, il faut être honnête. Sauf que là, les pompiers ne pouvant pas réveiller le vieux monsieur ont préféré l’embarquer en coupant tout chez lui.
De nouveau appels chez le fils : “ben vous savez, comme il y a une sécurité pour le gaz on a arrêté les démarches pour le faire mettre sous tutelle”. “On est bien désolés pour vous”. “On ne pouvait pas deviner hein ?”. Faut s’excuser de les déranger en plus.
Ils peuvent être désolés.. Maintenant le vieux monsieur souffre, outre de pertes de mémoire, de narcolepsie. Mais il reste chez lui tout de même. On s’occupe de lui DANS LA JOURNEE…
Le soir et la nuit, il peut par contre, faire tout sauter ou tout cramer, c’est le problème de ses voisins.
Le fils, il s’en bat les couilles. De son père et des autres…
Sauf que tout le monde guette sa prochaine visite… A savoir qu’il faut être vachement doué et espion dans l’âme, car le fils, on ne le voit JAMAIS ! Il doit raser les murs, ou passer par le balcon de l’arrière de l’immeuble.
La vie n’est qu’un long calvaire
Posté le 25 novembre '09 par Calpurnia, dans Je m'insurge. Pas de commentaire.
Suite à mes mésaventures de sage femme improvisée et complètement traumatisée (maintenant la famille m’appelle “la sage femme sans culotte”), j’ai contacté Marianne pour qu’elle me rappelle sa mésaventure à elle, remontant à 20 ans.
A l’époque j’avais hurlé de rire, elle pas… Mais vous pourrez le constater, elle a fait beaucoup mieux que moi, même en portant une culotte qui ne lui a été d’aucun secours…
Elle m’a donc gentiment fait un mail en me re-racontant son aventure, et en me précisant qu’elle me faisait confiance pour l’humour car elle, elle ne sait pas faire (cette aventure l’a totalement traumatisée !).
Je l’ai donc appelée et nous en avons discuté entre choses et autres (3 heures), et curieusement, en en parlant, elle a pu se souvenir des détails qui l’avaient le plus frappée finalement… Je précise qu’elle est mère de 4 enfants dont des triplés… Et qu’elle m’autorise à raconter après, son accouchement des triplés qui lui a laissé LUI un bon souvenir… D’où les 3 heures tout de même, soyons honnêtes, plutôt 4, les forfaits illimités c’est le pied, ce sont les batteries du téléphone qui craquent les premières…. Oui parce que finalement nous avons papoté pendant 5 heures…
Mois d’août, la France est déserte, Marianne jardine, elle adore, son jardin est immense (et terrifiant pour une personne comme moi).
Arrive sa voisine, en cloque jusqu’à l’occiput, qui marche les jambes écartées.
Marianne a chié sa première pastèque en 72 H (comme moi avec Pulchérie), ses triplés en 12 H, elle se sent ZEN. Bon il est vrai qu’on nous dit de partir à la maternité dès la perte des eaux (enfin à notre époque c’était une consigne absolue), mais pour elle, il n’y a pas d’urgence. Comme moi dans aucun cas elle n’a perdu les eaux, cela lui semble curieux comme concept (moi pour les deux filles on m’a percé la poche quasi au dernier moment, pour elle avec les triplés, c’est vachement plus rigolo, donc, vous repasserez…)
Elle range sa binette, sans imaginer à quoi ressemblera la sienne dans 32 minutes très exactement. Fort heureusement, elle aurait pu se suicider avec (la binette).
La voisine (primipare) assise sur la margelle du puits, fait la respiration du petit chien, et Marianne lui précise que c’est du pipeau en allant chercher son sac à main et ses clefs de voiture (à l’époque le portable n’existait même pas).
Inconsciente légèrement, elle fait monter la voisine à coté d’elle, au lieu de la lourder à l’arrière ou dans le coffre. La voisine pose ses pieds sur le tableau de bord, les pattes écartées et continue à souffler.
Et voici Marianne en route vers la clinique.
Manque de bol, personne n’y a pensé, c’est jour de marché, encombrements maximum malgré le mois d’août.
Tout à coup, la voisine, pousse un hurlement à faire fuir Dracula : “Il se passe quelque chose, je ne peux pas rester assise comme ça, arrête toi ! la tête est en train de sortir”
En plein milieu de la place du marché où tout le monde tourne en cherchant en vain, une place. La clinique est à 250 mètres à vol d’oiseau, mais Marianne n’a qu’une voiture.
Un peu inquiète tout de même, elle pile en mettant en route les warnings…
Elle recule le siège passager au maximum et elle, risque un doigt en s’excusant un peu, car elle est mal placée pour jeter un regard… Merde, elle sent confusément quelque chose. Elle risque 3 doigts : pas de doute, la tête commence à sortir.
Et la voisine qui invoque la vierge Marie ! quand on accouche il y a peut-être une sainte plus efficace ? (la signaler à l’audience, merci !)
Vl’a deux motards qui viennent voir ce qu’elle fout en plein milieu de la place du marché à bloquer la circulation. Elle se sent rassurée, elle a tort.
Car si le premier voit tout de suite où est le problème, le second en comprenant, lui dégueule son petit déjeuner copieux, sur ses pompes neuves Minelli qu’elle a payé la peau des fesses en vendant ses haricots à des prix prohibitifs à ses voisins.
Le premier l’aide à mettre la mère en position (le kiki vers la sortie de la voiture) et lui assure qu’il sait faire. Enfin qu’il a apprit à faire, enfin qu’il espère se souvenir. Marianne se sent soudain très seule, quand sous ses yeux héberlurés, la tête du bébé sort complètement : la mère prévoyante, n’avait pas mis de culotte…
En discutant de la chose nous avons réalisé que nous avions eu de la chance : et si cela avait été un siège, on aurait fait comment en voyant un cul se pointer au milieu du kiki ?
Elle, sait qu’on tire dessus (la tête) pour accélérer le processus. Elle se lance avec inconscience. Elle attrape la tête, tire dessus, avec l’impression qu’elle va se retrouver avec la tête dans les mains, le reste restant coincé. Et puis tout à coup le motard intervient :
Marianne essaye de faire pivoter la tête, en tirant pour rien, paniquée totalement, pendant que celui qui a dégueulé écarte les curieux. Circulez, y’a rien à voir. Ben si.. Et tout à coup, l’enfant vient. Trop rapidement. En fait il n’était pas coincé il attendait la prochaine contraction. Elle le tient du coup par le cou, et ne sait pas quoi en faire…
C’est le motard qui interviendra enfin pour poser le bébé sur la maman qui remercie la vierge Marie, en le sauvant de la strangulation, et se posera the question “on le couvre avec quoi, avant d’aller à la clinique ?”.
Rien pour couper le cordon, l’enfant semble prendre sa respiration naturellement, et Marianne n’a qu’une solution : retirer son Tshirt devant toute la place du marché, pour couvrir l’enfant, et reprendre le volant, en soutien gorge, escortée par l’équivalent de la garde républicaine qui lui ouvre la voie, tout de même.
Malgré les félicitations du jury (les urgences), elle ne s’en est jamais remise…
De quoi ?
Pour le reste finalement elle se souvient juste du “le môme et coincé” mais qu’elle a réussi à le décoincer. Du coup elle s’est demandée si elle n’allait pas faire serrurier…
Dès le début de la vie, c’est un long calvaire…
Posté le 7 octobre '09 par Calpurnia, dans Je m'insurge, Nos grands moments de solitude. Pas de commentaire.
Pulchérie avait signalé qu’à son retour de NYC l’attendait son avis d’imposition, c’est sympa de revenir de vacances.
En ce qui me concerne personnellement moi je depuis des années je faisais parti du lot qui recevait son avis de non d’imposition fin septembre début octobre pour règlement en novembre.
Et là, PAF ! Ils ont pris de l’avance. Je vous le dis moi, la grippe H1N1 peut terrasser la planète, le fisc survivra !
Pour 2008 c’était la dernière année que je prenais Delphine à charge pour de sombres histoires de son allocation logement (je hais les allocations familiales). Hors, Delphine a bien gagné sa vie en 2008 pour une étudiante, ça plus la pension qu’elle touche de son père (officiellement c’est moi qui la touche, donc), je savais que cela plomberait mes assedics + 4 mois et demi de salaire…
Mais pas à ce point là.
Déjà, nos élus (je déteste nos élus), ont supprimé la 1/2 part supplémentaire pour les parents isolés qui existait d’ailleurs jadis pour les divorcés ou veufs jusqu’à la fin de leur vie. J’ai trouvé un excellent avis sur ce sujet, que je vous livre tel que :
Talis le “mécanisme initial” est celui ci : une personne élevant seule ses enfants a les mêmes charges et plus qu’un couple (paiement obligatoire d’une nourrice ou baby sitting pour pouvoir travailler) sans avoir le double salaire. Ne nous voilons pas non plus la face, il s’agit prioritairement des femmes qui déjà subissent le fameux “à travail égal, salaire moindre”. Considérant ce fait, il est apparu comme illusoire le fait pour cette personne de faire des économies et/ou de pouvoir investir dans l’achat d’un logement. En reconnaissant ce fait, il avait été décidé d’accorder à ces personnes une demi part supplémentaire même après la majorité de(s) enfant(s).
Cependant, si la suppression de cette 1/2 part supplémentaire se justifie sur les hauts salaires, il n’en est pas de même sur les salaires de smicard(e)s !
Enfoncer un peu plus la tête des petits pour pouvoir donner toujours plus de cadeaux aux gros contribuables… il semble que ce soit devenu un mode de fonctionnement très à la mode en ce moment.
D’ailleurs si on parle de supprimer les “niches fiscales” pourquoi les sénateurs et députés ne se pencheraient pas sur les leurs? Ah mais non j’oubliais, ils s’augmentent d’abord en période de “vaches maigres”
Donc, vous l’avez déjà compris, quand j’ai vu la somme que me réclame le fisc avant le 15 septembre, j’ai failli faire comme le papa devant sa femme qui accouche : tomber par terre, avant d’aller m’ouvrir les veines avec un post-it devant la perception, allongée sur une banderole fatalement contestataire.
Car à l’époque où j’ai fait ma déclaration, je n’imaginais pas que cela pourrait être à ce point (toujours à la page, j’ignorais la suppression de la 1/2 part supplémentaire, et un enfant à charge de 24 ans compte pour 1/2 part seulement, comme s’il était toujours au lait maternisé…) et donc Delphine pas plus, qui n’a certainement pas enquêté… D’un autre côté la simulation donnée par le site des impôts était apparemment erronée… (z’ont eu un bug, pas de bol pour moi, je suis allée vérifier, ils n’avaient pas compté les salaires de Delphine, comme c’est facile…)
J’ai beau éplucher ce foutu avis d’imposition (je gerbe les avis d’imposition), ils ne se sont pas trompé. Simplement, on nous gruge c’est tout, encore une loi qui est passée dans la nuit du 31 juillet au 1er août dans l’indifférence générale (ne me demandez pas laquelle, c’est l’époque du vote des lois merdiques…).
Moralité : je me suis transformée en serpillère, j’ai été interroger le net comme un inspecteur de police n’oserait pas le faire avec un suspect, et décidé de renoncer à mes vacances.
Sauf que la famille est là, fort heureusement (j’adore la famille).
Parce que le fisc est toujours ravi de vous accorder des délais vu qu’il vous prend tout de même 10 % de pénalités… 10 % par 10 %, ça fait du caviar pour nos chers députés…
Et l’impôt représente un mois de mes grasses indemnités assedics…
Je hais globalement tout ce qui est l’Etat, même si l’Etat c’est normalement nous (ce qui reste à prouver, vu le nombre d’abstentionnistes !)
LA VIE N’EST QU’UN LONG CALVAIRE !
PS : un jour je ferai une liste de tout ce que je déteste, on va rigoler ! Car depuis le temps que je dis ce que je déteste, vous devez vous aussi, avoir une belle liste !
Posté le 20 août '09 par Calpurnia, dans Crise de nerf, Je m'insurge. Pas de commentaire.
L’épidémie de grippe H1N1 a-t-elle réellement frappé, faisant des millions de morts ?
Non, c’est le mois d’août… Et plus le temps passe et plus cela sent pire… (je sais, elle est facile, mais je le pense vraiment)
Si que j’avais été dans le coma jusqu’au 1er août, j’aurais pu me situer dans l’année, en me réveillant, rien qu’en regardant le parking de ma résidence. 3 voitures sur 4 manquent à l’appel, ça fait vide. Moralité on perd l’habitude de faire un créneau et à la rentrée on conduit comme une quiche…
Je ne vous parle pas de la semaine du 15 août, la pire de l’année.
Sur les petites routes, quasi personne. On arrive dans un petit village qui semble désert. Supérette fermée, pharmacie fermée, boulangerie fermée, tout, sauf le café tabac qui assure généralement pendant toutes les vacances. Là encore, les rues sont quasi désertes, les volets fermés partout, on se croirait dans “the day after”, destruction de la faune et de la flore en moins.
Se ravitailler en bonne viande est mission impossible pour ceux qui n’aiment pas l’acheter en grandes surfaces : tous les bouchers des alentours sont fermés. Mes parents sont exclusivement au poisson. Vous me direz qu’il y a pire comme sort, mais bon…
On a beau le savoir, année après année le mois d’août devient un mois au cours duquel on entend régulièrement : c’est un scandale.
Surtout quand il s’agit de la santé…
Je passe sur celle qui accouche en boulet de canon avec votre aide tremblante, les pompiers sont toujours en action EUX. Mais quelle idée d’accoucher en août. On hallucine…
Car il y a le reste.
Faut pas tomber malade au mois d’août. Surtout pas. Le seul médecin en exercice par chez moi est débordé, et un seul autre a pris un remplaçant en son absence. Moralité les urgences sont débordées par ce qui n’est pas forcément l’urgence telle que définie par la loi, mais à soigner tout de même. Et le personnel est réduit, on en a eu la preuve pendant la canicule de 2003… Devoir aller aux urgences pour une angine, otite purulente du petit, gastro du nourrisson, c’est tout de même exagéré…
Les statistiques prouvent d’ailleurs que le taux de mortalité chez les vieilles personnes, est supérieur en août, par rapport aux autres mois… Est-ce normal que l’on refuse un “entrant” faute de “lit de disponible”, pour l’accueillir quand il est trop tard ?
22 coups de téléphone pour une angine, avant de trouver un médecin qui n’est pas parti en congés… Il est à 32 km, c’est juste un détail…
Mrs Bibelot choisit bien évidemment le mois d’août pour avoir une rage de dent. Cabinet voisin avec 4 dentistes : fermé. 18 coups de téléphone pour trouver une dentiste qui débute et n’est donc pas fermée, et accepte de la prendre en urgence. D’ailleurs elle ne fait que cela, des urgences, et elle construit sa clientèle car tous ceux qui ont une chique comme ça, lui sont reconnaissants. Dans 4 ans, elle aura suffisamment de clients patients pour les planter au mois d’août…
Ne peuvent-ils tous s’arranger entre eux, comme cela se faisait il y a quelques années, où l’on n’avait pas totalement l’impression que toute vie s’était arrêtée pendant ce fichu mois ?
Il y a 5 ou 6 ans, Rambouillet, ville assez conséquente tout de même, s’est retrouvée avec une seule boulangerie d’ouverte. La mairie a été dans l’obligation de s’occuper du pain pour les quartiers les plus éloignés de cette boulangerie, de ravitailler les vieilles personnes, et désormais le maire prend un arrêté annuel pour obliger chaque quartier à avoir une boulangerie d’ouverte.
Et je me demande toujours : pourquoi août ? Perso j’ai toujours préféré partir en juillet, et une fois les filles sorties du circuit scolaire classique, en juin ou en septembre. C’est moins cher, il y a moins de monde, le temps n’est pas forcément moins beau (je me souviens de 2007 où Truchon m’avait imposé 3 semaines en août où il n’a fait que pleuvoir, alors que septembre avait été magnifique).
Parfois c’est le serpent qui se mord la queue : la municipalité de mes parents assure un service de car pour les gens se rendant à la gare. Ce service s’arrête en août, donc certains sont dans l’obligation de prendre leurs congés à cette période, contraints et forcés, car tout le monde n’a pas 2 voitures. Du coup la pharmacie voit son chiffre d’affaire baisser, la supérette aussi, et hop : tout le monde fermé en août…
Et ne parlons pas des entreprises qui se voient dans l’obligation d’assurer services et dépannages toute l’année : leurs fournisseurs ne suivent pas… Jamais été aussi tranquille que quand je travaillais en août pour Truchon, c’est le rêve, on se demande pourquoi il n’y a pas plus de monde à vouloir en profiter… Naturellement j’occulte la colère de l’ingénieur à qui on a livré une pièce défectueuse qu’on ne peut pas changer dans les délais les plus brefs parce que c’est le mois d’août, et qui frappait sur son bureau en hurlant : “putain, on dirait que la terre s’est arrêtée de tourner !”. Dans le traitement des eaux, la mise en service c’est généralement en août…
Enfin quoi que je dise, je ne changerai rien à l’affaire, mais bon c’est un mois que je finis par appréhender, mes parents prenant de l’âge, sur le plan de leur santé je m’inquiète souvent. Et je ne suis pas la seule !
Je suis tombée sur un article intéressant : les forçats du mois d’août. Comment se fait-il qu’il y ait des personnes qui travaillent en août ?
Arrêtons tout, réglons le problème, faisons cesser ce scandale :
On se démerde tous du 31 juillet minuit, au 31 août idem. Après avoir fait des réserves…
Malgré la crise, on a l’impression d’y aller direct ! Moi je me sens isolée sur ce coup là, mais ça me gave, alors je m’insurge…
Je fais ce que je veux ici, les bloggeurs sont en Congés Forcés AUSSI… Enfin c’est l’impression que cela donne, malgré les bonnes volontés qui font comme si on était déjà en septembre…
Sinon, je n’ai rien contre une ambiance “estivale”. Mais entre la TV qui rediffuse et le néant ailleurs, et une ambiance, il y a un gouffre…
Posté le 11 août '09 par Calpurnia, dans Coup de gueule, Je m'insurge. Pas de commentaire.
Ma guerre personnelle est cette année ouverte contre des envahisseurs particuliers chez Mrs Bibelot et Jean Poirotte : des fleurs.
Nous avons connu un jour le nom savant de cette fleur : “impatiens sauvage” (si le nom latin vous intéresse ainsi que l’orthographe exacte, vous vous démerdez, moi je la gerbe l’impatience sauvage). Et je rigole en allant voir sur certains sites qu’il est précisé que c’est “un peu” envahissant dans “certains” départements… Dans le mien c’est certain, c’est tout ce que j’ai (aigrement) à dire, votre honneur.
Elle bordait jadis le mur d’un voisin Monsieur Horloge, sagement canalisée par le macadam et les murs alentours. Enfants nous nous amusions en août et septembre, à toucher ses gousses qui explosaient, envoyant leurs graines jusqu’à 2 mètres. Sauf que dans un pourtours de 2 mètres, elles n’avaient pas le loisir de pousser…
Et un jour Mrs Bibelot trouvant ces horreurs fleurs fort jolies, a voulu en importer chez son père, chez elle maintenant. Pour y voir un petit massif de ce qui reste pour nous “la fleur à Horloge”. Quelle innocence de sa part : ces fleurs ne sont pas conçues pour faire des massifs, mais tout envahir et tout étouffer, telles l’armée nazie ou un serpent constricteur.
C’est une véritable calamité. Chaque graine sautant des gousses trouve chaussure à son pied un endroit idéal pour pousser et maintenant cour et jardin sont littéralement envahis par ce que nous appelons également “cette saloperie“. Poussant assez haut, l’an passé elles avaient réussi à masquer quasi totalement les hortensias, et j’avais passé 2 bonnes heures à les arracher (les fleurs mercenaires, pas les hortensias, suivez un peu, vous êtes nuls !).
Cette année, j’ai décrété qu’il y en avait marre. Sur la pelouse ce n’est pas dérangeant : elles sont tondues au fur et à mesure qu’elles poussent. Mais des pousses qui font maintenant une vingtaine de cm, il y en a partout, même entre les dalles quand il y en a, bref, c’est une vraie plaie, où que porte notre regard, il y a forcément une fleur à horloge qui nous défie en se foutant de nous.
La guerre est déclarée : pourtant je sais qu’elle m’aura (la saleté de fleur) et je vais comprendre pourquoi les hommes ont fait des guerres inutiles dans le passé (où la fleur à horloge vous rendant philosophe…)
A chaque fois que je me rends chez mes parents, outre la tonte de la pelouse et le ratissage, je choisis un petit coin pour arracher les pousses de cette maudite fleur. Il y en a des milliers, on a l’impression que l’on a vaincu le carré, mais de plus tardives vous narguent quelques semaines après : c’est la résurrection de la 5ème colonne, ou je ne m’y connais pas…
Elles prolifèrent avec autant de vigueur que les orties, tout jardinier même en herbe comprendra. Et en parlant d’orties, il y en a toujours quelques unes, bien planquées derrière des fleurs à horloge pour nous faire faire un bon en arrière. Enfer et damnation !
En plus elles poussent même avec un minimum de lumière, sous d’autres plantes. J’essaye d’éradiquer un par un les lieux où elles se voient, mais la tâche est rude. Seul avantage, à l’arrachage cela vient tout seul…
Elles semblent piquer du nez quand elles sont en plein soleil, mais retrouvent toute leur vigueur quand le soleil se couche (vous pensez bien qu’on ne les arrose pas !), et frétillent au petit matin au soleil levant (aux dires de Mrs Bibelot, car moi au petit matin, je me couche…). Je dois reconnaitre avec un certain sadisme que les fleurs à Horloge se plaisent moins en plein soleil toute la journée, mais que cela ne les éradique pas pour autant…
Je sais que je viendrai à bout du maximum visible avant la fin juillet, et je l’espère parce qu’après ce sont les gousses qui commencent à exploser jusqu’à fin septembre, mais le top du top c’est la dernière fois que j’ai tondu la pelouse. Maman est venu me montrer dans le fond du jardin, le long de la cabane, une rangée de FLEURS A HORLOGE en me précisant : “ça tu ne le tonds pas ma chérie, ça fait plutôt joli non ?”.
Ma mère en train de créer une association de sauvegarde de la fleur à Horloge alors qu’il y en a 40 000 pieds (et le pouce) à arracher.
Je ne les ai pas tondues, juste arrachées en rangeant la tondeuse. JE LES HAIS…
Sinon si votre voisin est votre pire ennemi, je peux vous faire parvenir quelques graines (ce sera suffisant, et magnanime je vous offrirai le timbre) pour lui pourrir son jardin pour les siècles à venir… En effet il y aura bien quelques plants qu’il trouvera joli, conservera, ou qui se planqueront derrière des buissons, et qui essaimeront en 5 ans maximum, jusqu’à tout envahir.
Oui je sais, c’est joli, mais quand cela envahit tout, cela perd de son charme, et la canaliser est chose quasi impossible…
D’un autre côté chez mes parents en tous cas, elles pourraient symboliser la continuité de la connerie des hommes politiques.
Mais ne vous inquiétez pas, il en restera, pour le symbole… Et le maire s’en contrefout, pour une fois qu’il pourrait être utile…
Posté le 8 juillet '09 par Calpurnia, dans Dans la série Diabolique, Histoire de sorcière, Je m'insurge. Pas de commentaire.
Si vous vous êtes égarés ici pour savoir comment gagner plein de sous : perdu !
Je ne vais pas vous parler argent, mais dangers face au soleil. A la veille d’un WE ensoleillé, et juste avant les vacances, cela me semblait utile…
Lorsque j’étais enfant, on ne parlait pas des méfaits du soleil, on ne les connaissait pas. J’ai donc dégusté pas mal avec ma peau de rousse, et j’ai le souvenir de coups de soleils cuisants qui m’obligent maintenant à me faire examiner 2 fois par an.
Et puis curieusement, à l’époque où meilleure amie et moi testions tous les trucs possibles et imaginables pour être belles, maman, exaspérée de nous voir avec masques au concombres, citron, etc, comme elle, quand elle était jeune, décida d’acheter un livre qui venait de sortir “la beauté et la médecine” du Dr Aron Brunetière, dermatologue de son état. “Pour nous faire comprendre”… Perdu pour elle, il n’a jamais rien trouvé à redire contre le concombre et le henné neutre…
Par contre, outre son réquisitoire contre les traitements de l’époque en vogue contre l’acné et autres choses, il consacrait une partie de son livre à révéler les dégâts que causait le soleil à la peau et particulièrement le vieillissement précoce.
Ayant exercé en Algérie à une certaine période (si ma mémoire est bonne), il avait été frappé, simple médecin, par l’état de la peau des femmes voilées, comparativement à celui des femmes du même âge dans les pays où le bronzage était de rigueur (et non, je ne milite pas pour le port du voile).
Il avait donc longuement travaillé là-dessus et proclamait haut et fort que le soleil est le pire ennemi de la peau, en précisant avec humour que l’on pouvait se faire rôtir les fesses le temps d’un été tant que nous le voulions, ces dernières ne voyant pas le soleil toute l’année.
Car notre visage, nos mains (et souvent le décolleté que l’on protège souvent très mal), sont exposés au soleil toute l’année, et même le pâle soleil d’hiver compte…
J’ai donc pris la décision de considérer effectivement le soleil comme un ennemi. Les protections solaires n’étaient pas ce qu’elles étaient aujourd’hui, et j’ai pris encore quelques coups sur le visage qui me terrorisaient. Comme l’auteur du livre, je remarquais que les adeptes du bronzages se repèrent à leur peau, et j’avais l’impression de creuser mes rides au moindre écart involontaire. J’ai déjà évoqué ICI mon obsession de la protection absolue contre le soleil.
Et le temps passe. Aujourd’hui A MON AGE, j’ai régulièrement, et depuis pas mal d’années d’agréables réflexions qui me font penser qu’en me protégeant du soleil comme une folle, j’ai investi à long terme :
Je me protège toujours, encore et encore, la seule chose que j’expose au soleil ce sont mes cheveux, pour le blond, cela ne fait pas de mal…
Faites en autant. Je ne me suis protégée qu’à partir de 18 ans et j’ai déjà dû me faire retirer un truc qui virait mal. Maman qui a vécu l’époque “pour bronzer il faut brûler” subit 1 fois par an une intervention pour un truc qui vire également mal, alors que depuis l’achat du livre (1976) elle fait très attention.
Bien sûr certaines brunes bronzant très facilement et ayant une peau se défendant bien, peuvent se passer des précautions extrêmes qui sont les miennes. Mais pour la majorité, le bronzage est juste le signe que la peau s’est défendue contre une agression, alors qu’on le confond avec “bonne mine”.
Ah vous avez 20 ans ? 30 ans ?
40 ans, 50 ans, ou 60 ans c’est loin effectivement. Mais je vous le souhaite : ils viendront. Et ce jour là il serait dommage d’avoir des regrets pour avoir abusé du soleil…
Généralement, quand les premiers signes d’abus apparaissent sur le visage, il est trop tard, on ne peut pas revenir en arrière, juste éviter d’en prendre encore plus…
Sachez également que le soleil est dangereux également pour vos yeux (même si vous n’êtes pas éblouis) donc : lunettes de soleil toujours à portée de la main.
Vraie protection = écran total (avec lequel on peut tout de même prendre un léger hâle quand c’est tout ce que l’on peut récolter de toutes manières), parasol, chapeau, T-Shirt ou chemise ample en dehors de la baignade (la réverbération est sournoise)
Et si “je m’insurge” c’est contre cette mode du bronzage à tous prix. Qui aura le courage de faire le contraire de Coco Chanel et de relancer la mode du blanc et laiteux ??? Qui redonnera du charme aux ombrelles, aux thés pris à l’ombre d’un grand arbre frémissant ?
Et si vous voulez voir ce que peut donner l’abus de soleil (et elle persiste et signe), cliquez LA !
(Cette image circule sur le Net depuis 4 ans minimum déjà, je l’avais reçue chez Truchon sous l’annonce “cuir à vendre”).
Posté le 26 juin '09 par Calpurnia, dans Histoire de sorcière, Je m'insurge. Pas de commentaire.

J’ai une grande question à vous poser. Peut-être se trouvera-t-il un technocrate pour me lire, et répondre avec exactitude. J’adore les technocrates. Si je devais devenir seriale killeuse, ce serait de technocrates…
Donc, j’explique. Pendant des mois, j’ai été obligée de justifier aux Assedics et à l’ANPE que je recherchais bien un emploi, sans me contenter de vivre grassement (bien sûr) sur le dos de tout le monde, à me faire des manucures à répétition en buvant de l’Earl Grey (berk !).
J’ai donc justifié. Vous n’imaginez pas ma joie, le 31 août quand je suis allée actualiser ma situation mensuelle sur le site ad hoc (qui merdait, ça changeait) en précisant que j’avais travaillé du 18 au 31 août.
Pour eux, cela était, je le pensais, une bonne nouvelle. Rien à casquer du 18 au 31. Je cessais d’être un parasite…
Réponse sèche : nous avons bien enregistré votre déclaration, n’oubliez pas de nous adresser une photocopie de votre feuille de paye à telle adresse.
Me demander de ne pas oublier est important, par contre, quiche ou pas, je me suis demandé pourquoi je devais JUSTIFIER avoir retrouvé un emploi :
Mais non. Ce serait trop simple !
Premier rappel, j’adresse la photocopie de la dite feuille de paye à qui de droit et on me rétorque que c’est bien beau, mais qu’il faut aussi le contrat de travail. Je dois absolument JUSTIFIER avoir retrouvé un emploi… Si je le leur dis, c’est quand même que c’est vrai non ? Qui serait assez stupide pour prétendre avoir retrouvé du taf alors que ce n’est même pas vrai d’abord ?
C’est là que j’ai “une panne de mail”, parce que mon contrat de travail n’est toujours pas signé. Une bonne copine écrit à ma place que mon disque dur débloque et que je recontacte dès que je peux. Sur un malentendu ça peut marcher…
Et mon nouveau patron, heureux d’avoir mis les choses au point avec moi, n’a toujours pas signé ce fameux contrat. Donc, nonobstant ma panne de disque dur, l’ANPE et le reste, me précisent que pour eux je suis en CDI et donc radiée des listes jusqu’à nouvel ordre. Ceci sur un ton menaçant !!!!
M’en fous, je le sais que je suis radiée des listes. J’en suis ravie !
Mais ils ont bien raison d’être menaçants parce que j’ai retrouvé du travail, que je dois en justifier à 200 % et que faute de quoi, je m’en vais m’asseoir sur mes indemnités du 1er au 17 août.
Même punition que si j’avais oublié d’actualiser ma situation…
J’hallucine…
Pouvez vous m’expliquer POURQUOI ces organismes vous pompent l’air quand vous avez besoin d’eux, pour continuer à vous le pomper quand ils vous deviennent inutiles ?
Ne pourraient-ils pas écrire “chère madame, félicitations pour votre nouvel emploi, et tous nos meilleurs voeux pour qu’il se déroule dans la sérénité et la joie. Nous restons à votre disposition pour le cas où votre situation viendrait à se dégrader, ce que nous ne vous souhaitons nullement. Cordialement”
Non ils ne peuvent pas. Et sachez que tant qu’ils n’ont pas tous les papiers, ils ne vous payent pas ce qui vous est dû. Je crains le pire si mon nouveau taf ne marchait finalement pas : peut-être qu’il faudra que je communique ma carte de donneur de sang pour une réinscription, dès fois qu’ils veuillent nous pomper le sang (comme le fisc), comme ils nous pompent l’air…
Mon patron n’arrive pas à comprendre pourquoi il me faut leur transmettre mon contrat de travail. Moi non plus… Mais bon, il y en a bien un quelque part qui comprend…
Je vous laisse, je m’en vais écrire à la présidence de la République. Croyez moi, dans beaucoup de cas, il vaut mieux s’adresser au bon dieu qu’à ses saints….
Je ne sais pas si le petit Nicolas sait à quel point on traumatise les chômeurs pendant et APRES….
Posté le 27 septembre '08 par Calpurnia, dans Je m'insurge. Pas de commentaire.
J’ai donc commencé dans ma nouvelle boîte le 18 août dernier, cela fera un mois aujourd’hui…
Mon patron avait été très clair, vu la peste que tout le monde avait supporté pendant 7 ans, il prendrait ses précautions. Donc il était verbalement prévu un CDD de 3 mois, éventuellement renouvelable une fois, avant le contrat définitif.
Il s’est inquiété de ce contrat toute ma première semaine, le cabinet comptable l’a adressé à la comptable le vendredi 22 août par mail, en fin de journée. Il m’a donc précisé “on se voit lundi à ce sujet, avec Bénédicte” (Bénédicte est la comptable à mi-temps, qui me change beaucoup de la grosse truie violette de chez Truchon, je demande pardon à toutes les truies du monde…).
La deuxième semaine se passe : rien. Je n’entends même plus le mot “contrat” de temps à autre, chuchoté à voix basse alors que j’ai une ouïe fine comme pas possible comme dirait Mrs Bibelot, comme la première semaine. Je m’intègre bien, ça se passe bien, j’ai un peu la tête qui explose par moment, mais bon, je tiens le rythme. De temps à autre on me fait une gentille remarque.
Depuis que je suis là, le patron est beaucoup moins nerveux, les hommes du SAV aussi, et l’ambiance est bonne (il paraît que l’autre était une fouteuse de merde et que l’ambiance n’était bonne que quand elle était en congés). On retrouve les papiers, il y a un suivi, bref, tout va bien.
Troisième semaine, toujours pas question du contrat. Hors, je le sais, la signature d’un contrat de travail n’est nullement une obligation. J’ai une feuille de paye attestant de ma date d’entrée, et par défaut, sans contrat, je suis embauchée en CDI avec une période d’essai de 1 mois (puisque mon embauche date d’août, à partir de septembre c’est un mois de plus pour cadres et non cadres) éventuellement renouvelable, si l’on me précise qu’on la renouvelle.
Ca fait beaucoup et la semaine dernière j’ai commencé à cogiter.
Je cogite tout le WE et le lundi matin je lui demande gentiment où en est ce fameux contrat, parce que la loi dit que blabla, et que l’échéance approche blabla. Le but pour moi n’est pas d’être embauchée à tout prix et de piéger mon patron (exact). Il sourit, et me dit qu’on se voit le soir même ou le lendemain.
La comptable ne comprend rien à ce que je lui raconte, pour elle je suis en CDD. Il a été signé quand le contrat ? Elle ne comprend toujours pas, elle a bien remis au patron un CDD, donc je suis en CDD (ne cherchez pas à comprendre, elle est très comptable et effectivement elle est gentille, mais il y a des domaines qui lui échappent un peu totalement).
Le lundi il s’éclipse sans que nous n’ayons réglé le “problème”. Le mardi matin, et là, c’est le comble tout de même, je le relance sur le sujet. Il sourit à nouveau mais ne sera pas là de la journée. Ni quasi pas du mercredi, pas du tout le jeudi… Il peut placer la séance contrat pendant ses courtes présences, mais non…
Je me retrouve le cul entre deux chaises car j’ai deux options :
Je m’en ouvre à celle qui m’a pistonnée pour rentrer, le mardi 16, qui retient elle, la deuxième option “je fais parfaitement l’affaire”. Un technicien arrivant sur le coup pour le traditionnel 50ème café de la journée est OK avec elle : je fais parfaitement l’affaire et l’ambiance est changée depuis que je suis là, parce qu’une seule personne peut suffire à la pourrir. Si le boss avait des doutes, il ne prendrait pas de risques, le risque qu’après tout, je refuse de signer de l’anti-daté.
Il me précise que je n’ai plus à revenir dessus : mon honnêteté n’est pas à remettre en question, je ne vais pas cavaler derrière le patron en exigeant un CDD ! Ce serait le comble tout de même, alors que tout le monde rêve de décrocher un CDI. D’autant que ma période d’essai est terminée en plus !
Donc voilà, pas de contrat de signé, un mois aujourd’hui, pas de précision de renouvellement de période d’essai. Et la comptable qui n’y comprend toujours rien… Le droit du travail et elle, c’est comme l’anglais et moi, ça fait 5 au minimum.
Mais cela me met mal à l’aise. Parce que pour le CDI, il était question d’un autre salaire… Et que ça, il va falloir vraiment qu’on en cause…
PS : me voilà encore plus à l’aise, avec ceci, envoyé par une copine juriste !
Ce qu’il faut retenir
Lorsqu’un salarié est embauché dans le cadre d’un CDI à temps complet, l’employeur n’a pas l’obligation d’établir un contrat de travail écrit.
Toutefois, si l’employeur souhaite que le salarié effectue une période d’essai il faut :
Un contrat de travail écrit
Une clause indiquant que le salarié est soumis à une période d’essai et précisant la durée de cette période d’essai.
En l’absence de contrat écrit, on considère que le salarié n’est pas soumis à une période d’essai et qu’il est définitivement embauché. De ce fait, si l’employeur souhaite rompre le contrat, il devra respecter les règles du licenciement.
Arrêt de la chambre sociale de la cour de cassation du 16 mai 2007 n° 06-40805
On connaît les arrêts soc-cass, il a pu y en avoir d’autres… Et puis ce n’est pas pour rien que je patauge dans la semoule, car ma lettre d’intention précisait finalement (car je l’avais lue en diagonale il était simplement important pour moi de l’avoir) :
“Nous vous informons blabla… à partir du 18 août blabla… Il vous sera proposé un contrat à durée indéterminée, avec une période d’essai, au salaire envisagé ensemble”
Du coup comme je suis le cul entre deux chaises, je vous quitte, ce n’est pas confortable…
Posté le 18 septembre '08 par Calpurnia, dans Je m'insurge. Pas de commentaire.
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