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'Chroniques d’une vie ordinaire'

Tu vas-tu monter dans ta charrette ou j’te cogne ? (oui, le post annoncé précédemment attendra un peu…)

scene-de-menageCe jour, à U, où je n’avais pas mis un pied depuis le 29 octobre (je vous raconterai mes galères… un jour…), alors que je suis la caisse avec mes déboires habituels (il suffit que je choisisse une caisse et la caissière a un truc à faire ou son rouleau à changer), je sursaute en entendant dans le hall, la phrase titre, criée bien fort.

Je viens de relire avec plaisir “sous les vents de Neptune” de Fred Vargas, polar dont une bonne partie se déroule au Québec, et les dialogues font toujours ma joie. Je veux savoir parler comme ceux du Québec un jour ! (d’ailleurs limite je songe à m’y exiler, mais il n’y a pas de muguet là-bas je pense…) (Lire la suite…)

Posté le 5 décembre '13 par , dans Ah je l'aurai méritée ma place au Sénat !, Chroniques d'une vie ordinaire. 12 Commentaires.

Les réunions “bonne conscience”… (Pôle emploi : le retour) (2)

femme-dedaigneuseAlors que certaines pianotaient d’un air agacé sur leur bureau, en tripatouillant vaguement leurs CV ou en papotant avec les voisines, est arrivée la conseillère qui devait tenir la réunion, et un silence de mort s’est fait entendre dans la salle.

Jolie femme, bien foutue, bien habillée (les conseillères Pôle emploi le sont toujours) elle avait de quoi agacer légèrement s’il en était besoin, les 20 ménagères de plus de 50 ans avachies sur leurs chaises et dont elle allait devoir retenir l’attention pendant une matinée entière. (Lire la suite…)

Posté le 28 octobre '13 par , dans Ah je l'aurai méritée ma place au Sénat !, Chroniques d'une vie ordinaire, Crise de nerf, Dans la série Diabolique. 12 Commentaires.

Les réunions “bonne conscience”… (Pôle emploi : le retour) (1)

femme-dedaigneuseIl y a d’horribles périodes au cours desquelles mes journées sont assez mornes (exception faite de ma promenade chez les parents pour vérifier l’état de la table basse :-) et d’autres périodes où cela n’arrête pas.

Particulièrement le plus réjouissant qui soit : se débattre de gré ou de force (généralement de force) avec les administrations diverses. (Lire la suite…)

Posté le 23 octobre '13 par , dans Ah je l'aurai méritée ma place au Sénat !, Chroniques d'une vie ordinaire, Crise de nerf, Dans la série Diabolique. 9 Commentaires.

La vieille bique du dernier étage (2)

Les filles dans l-arbreA un moment donné, tout le monde s’est habitué à mes filles, y compris les voisins qui avaient la malchance d’avoir leur chambre jouxtant celle de deux ados s’engueulant régulièrement certains jours, et qui un soir, exaspérés pendant une Xnième dispute à 22 H 30 avaient frappé contre le mur.

Posté le 10 octobre '13 par , dans Ah je l'aurai méritée ma place au Sénat !, Chroniques d'une vie ordinaire, Faites des gosses !. 8 Commentaires.

La vieille bique du dernier étage… (1)

Les filles dans l-arbreQuand j’ai emménagé dans mon appartement en 1995, avec mes deux filles superbement réussies (voir la photo prise par MOA au cours d’un été où elles ont passé leur temps dans un tilleul…), j’arrivais sans le savoir dans une résidence pour personnes âgées… (Lire la suite…)

Posté le 6 octobre '13 par , dans Ah je l'aurai méritée ma place au Sénat !, Chroniques d'une vie ordinaire, Faites des gosses !. 10 Commentaires.

Ma chienne… part 2

Chlo_e_2Quand on prend un chien de race, on est tenu théoriquement de lui choisir un nom en rapport avec la lettre de l’année. Là c’était le C. Albert recommença son trip du nom comme quand j’attendais les filles,  filles qui donnaient leur avis, la famille aussi.

Généralement, vous l’avez sans doute remarqué, mais moins on sollicite d’avis et plus on en a…

Le nom doit être assez bref à prononcer en plus, rien n’est plus difficile que de se faire écouter de Nabucooooodaunausaure-au-pied-j’ai-dit. (Lire la suite…)

Posté le 1 octobre '13 par , dans Chroniques d'une vie ordinaire, Histoire de sorcière. 10 Commentaires.

Des nouvelles du front (9) (Si je ne m’abuse et je m’abuse souvent…)

Blonde rétro 2Ce coup-ci : serait-ce moi sur la photo ? Vous rêvez, je ne vous infligerai jamais ma tronche !

Il y avait eu une  bonne nouvelle en son temps : les impôts (je m’obstine à les appeler comme cela) m’avaient perdue (le rêve de beaucoup), un coup pour l’IR, un coup pour le foncier. Je m’étais déplacée pour m’entendre dire que je n’existais plus, et ils s’y étaient mis à 3 pour m’annoncer mon décès, en faisant comme si je  n’étais pas là, ce qui d’un autre côté était normal.

Je les avais relancés régulièrement pour connaître le montant de ma taxe foncière et celle d’habitation…

Généralement on me répondait que je n’existais pas, quand j’arrivais à choper quelqu’un… Pourtant pour l’IR j’étais toujours vivante, telle la vampire du fisc, morte vivante pour le centre de Rambouillet…

Ils avaient dû m’écrire au mauvais nom sinon (celui de Charles Hubert depuis longtemps retiré de la boîte à lettres et que je n’ai plus le droit d’utiliser, à fortiori les autres) et à la mauvaise adresse (enfin, une adresse incomplète) puisque j’avais foutu le bazar dans leur grand ordinateur en me déplaçant une fois de plus et en exigeant de voir, immédiatement, tout de suite, sans délai, et même avant, mon nom dûment changé sur l’écran et que l’on fasse “validation”. Sans le savoir j’étais passée du statut morte vivante à celui de personne dédoublée, existant sous deux noms différents, et puis tout à coup :

  • En août 2013 on me retrouve pour me signaler une ATD (notification d’avis à tiers détenteur). En fait non, on ne me retrouve pas. On a bien envoyé l’avis à un mauvais nom avec adresse incomplète, et cela a été déposé chez l’oncle, mais le fils de l’oncle, qui m’aimait bien et qui gardait la maison, a cru me rendre service en venant déposer le courrier dans ma boîte aux lettres avec de grosses bises au passage
  • C’est dommage, parce que si cela avait été retourné avec la mention “inconnue à l’adresse indiquée) cela aurait peut-être changé la face du monde et évité la poussée d’une île quelque part au large du Pakistan…
  • Je me suis assise sur ses grosses bises, m’étouffant en regardant la douloureuse…
  • On me réclamait 2009, 2010, 2011, le tout avec 10 % de majoration
  • Je ne vous raconte pas comment je me suis énervée par mail, car je m’étais déjà énervée en mai, ayant contesté mon IR pour 2009, 2010 en décembre dernier, et la réponse “sous les meilleurs délais” me semblant tarder un peu trop (en mai, toujours aucune réponse).
  • Curieusement, comme j’avais été particulièrement désagréable et ironique, en mai j’avais eu une réponse dans les deux heures, et trois jours après deux notifications de dégrèvement pour les deux années contestées. La “je ne sais pas quoi” comprenant mon énervement légitime”.
  • Mais ON n’avait toujours pas fait le lien avec la madame épouse Dabra que j’ai été pendant 3 ans. Les avis devaient être déposés par un facteur de plus en plus incompétent (je présente mes excuses aux facteurs compétents) à l’oncle de Charles Hubert, le seul dans la commune à porter un nom vraiment assez peu courant (en France, ils font tous partie de la même famille c’est vous dire…)
  • Et l’autre (l’oncle) au lieu de payer sans regarder (quelle andouille !), devait foutre mes avis à la poubelle après les avoir piétinés à mon avis, car il détestait son neveu (et aurait dû me féliciter de l’avoir foutu à la porte, un soir d’énervement, le rouleau à pâtisserie à la main (même pas je plaisante))
  • Donc j’ai envoyé un mail tout de suite, avec un scan du petit mot “mis dans la boîte de papa par erreur, je t’embrasse et j’espère que tu vas bien”.
  • En demandant ce que c’était que ce bazar, dans des termes assez semblables à ceux du mois de mai : polis, mais ironiques voire pire qu’ironiques
  • Et qu’où qu’ils étaient mes sous qu’on me devait, rapport aux dégrèvements et qu’on aurait pu tout de même basculer sur mes dettes pharaoniques ? (c’est simple, pour un 4 pièces je paies 4 fois plus cher que mes parents pour un pavillon de 200 m2 et 1200 m2 de terrain, dans une commune très chère mais mieux gérée que la mienne…)
  • Réponse le lendemain : les sous n’étaient  nulle part, car il n’y avait pas eu de rapport de fait entre moi et moi.
  • Et alors pourquoi qu’on ne m’avait pas envoyé un chèque de remboursement ?
  • Parce qu’on attendait que je me manifeste. C’était comme ma réclamation de décembre, passée aux oubliettes, dès-fois-que-j’oublie…
  • Bon et bien là je me manifeste, je  demande à ce que l’on impute mes sous sur mes dettes, et que l’on me fasse au moins, remise des 10 %, vu que ce n’est pas de ma faute tout de même, si on m’a perdue: une fois on m’a refusé un chèque d’acompte parce qu’on-ne-savait-pas-ce-qu’on-allait-en-faire-vu-que-je-n’existais-pas-dans-le-foncier….
  • Aucune volonté de ma part, on le notera !
  • Depuis toutes preuves énoncées par moi de ma bonne volonté et d’un problème réel au niveau du fisc, pas de réponse, on ne m’a pas rendu mes sous, on ne m’a pas répondu concernant les 10 %, J’ai renoncé, je suis en train de terminer  ma lettre au médiateur + un peu au dessus, au niveau où j’en ai ras le bol par rapport à ma tête, ce qui fait assez haut…
  • Et si je dis “terminer” c’est qu’au départ je voulais faire bref et bien résumé. C’est impossible. Le résumé c’est vous qui l’avez, cela vous donne une idée (c’est bien plus compliqué que ce que vous avez lu EN FAIT)… En plus il me faut envisager au moins pour 15 Euros de photocopies à faire, et c’est mon budget de la semaine pour bouffer… (les cartouches d’une imprimante coûtent un bras et je garde les miens pour l’instant)
  • Et puis toujours en plus, mon agression relatée ici, m’a un peu coupé les phalanges et a bloqué ma frappe : cela fait 3 semaines de perdues…
  • Et si je parle de 15 Euros par semaine pour bouffer, c’est qu’il y a un moment où c’est la banque qui vous rattrape… (mais bon, comme j’ai un rein à vendre, ils ont bien voulu l’hypothéquer…)

Je sais c’est cornélien cette histoire. Et encore le mot est faible, mais une chose est certaine : je suis totalement dans la merde (si mon million de lecteur quotidien peut m’envoyer chacun un euro, l’excédent passera dans le remboursement du syndic, et du renflouement très très très très partiel de la SS (la Sécu !)). Je plaisante évidemment (vu que je suis loin du million, sinon j’aurais ouvert une souscription vous l’imaginez bien), demandant simplement la remise des 10 %, les sous que l’on me doit dans le compte qui va bien, et un étalement sur 30 ans de ma dette…

Si un de mes lecteurs s’y connait un peu, il peut toujours me tuyauter, je suis preneuse. Car si l’ATD doit me laisser pour vivre le RSA, moins les 450 Euros mensuels au syndic pendant encore au moins 24 mois, je ne suis pas dans la merde…

Voila les nouvelles du front. Déjà que la santé de papa nous avait retiré le droit à 3 semaines de détente à la Grande Motte (ce qui m’a bouffé le moral en plus du reste que j’aurais pu tenter de régler de là-bas…)

Ce n’est pas parce qu’on n’a pas de boulot que l’on n’a pas besoin de se changer les idées.

Une autre bonne nouvelle : un dossier en instance avec pôle emploi devant prendre 9 mois et déposé en janvier, vient d’être soldé.

Ils ont été dans les temps, c’est correct, rien à redire.

Comme quoi je ne rouspète pas tout le temps…

Même si la vie n’est qu’un long calvaire.

Et sinon le 1er octobre ce cela J moins 12 avant l’anniversaire de Delphine : elle ne changera jamais ma bichette !

 

Posté le 26 septembre '13 par , dans Ah je l'aurai méritée ma place au Sénat !, Chroniques d'une vie ordinaire, Crise de nerf. 12 Commentaires.

Ma chienne… Part 1

Chlo_eVoilà ce que c’est que de trier des photos. J’y pense souvent mais là j’avais carrément les larmes aux yeux.

Elle s’appelait Chloé. C’était un berger belge malinois. C’est le chien que l’on voit de plus en plus souvent avec les forces de l’ordre, à la place du berger allemand…

Nous venions d’acheter notre maison, un peu isolée et je voulais un chien de garde. Pas n’importe quel chien rapport aux filles.

L’épagneul breton classique dans la famille était à exclure, tout au moins pour garder la maison : ceux de mes parents et de mon grand père ont toujours été du genre à faire une léchouille au cambrioleur ou à se mettre sur le dos pour se faire gratter le ventre par n’importe quel étranger. Le type de bête féroce qui part vers la grille ou le portail en aboyant férocement en remuant la queue de plaisir à l’idée qu’il y a une visite qui va changer de l’ordinaire…Je savais que le Colley s’entend très bien avec les enfants, mais sur le plan garde… Exit bien évidemment le dogue de Bordeaux, la mâtin de Naples ou autre molosse qui demandent un maître à poigne vraiment conséquente et d’acheter un semi remorque pour le trimballer avec le reste de la famille. Exit également le yorshire qui sur le plan “garde”, ne me rassurait pas vraiment même s’il prend peu de place dans une voiture. Je n’étais pas chaude pour le berger allemand, sachant à l’époque qu’il y en avait plein de vendus sans certitude des origines, ce qui a posé pas mal de problèmes car certains étaient véritablement tarés ce qui a beaucoup nuit à la réputation des authentiques (j’avais une copine et son mari qui en avaient un super. Ils lâchaient la gamelle de soupe sur le sol de la cuisine, se précipitaient hors de la cuisine en refermant la porte en catastrophe, car le chien avait tenté d’en bouffer un rapport à sa gamelle… Autres joyeusetés : une fois sur deux le chien refusait de les laisser rentrer chez eux et ne supportait pas qu’ils se fassent un bisou : il sautait en mordant sur l’un OU l’autre). Moi me faire terroriser par un chien : hors de question. Me battre toute la journée aussi !

Jean-Poirotte nous conseilla un malinois. Je n’avais jamais entendu parler de cet animal là. D’après lui c’était idéal en famille, et vraiment rassurant sur le plan du gardiennage. Je commençais donc à enquêter sur le berger belge en général et le malinois en particulier. Pour finir par appeler un éleveur qui avait des chiots à vendre d’ici peu (comprendre que la chienne était vachement en cloque). Le prix de l’animal ne fit pas reculer Albert qui voulait également ce chien et je partis un beau jour avec ma soeur pour aller choisir ma chienne née la semaine précédente comme l’avait précisé l’éleveur qui m’avait appelée pour m’annoncer la bonne nouvelle (ma soeur se souvient d’ailleurs de cette expédition qui vous fera rire un jour, rappelez-le moi éventuellement…).

Pourquoi une chienne ? Parce que toute la famille en possession d’un chien avait une chienne. En cas d’absence et d’obligation de confier la bête c’était plus pratique. Oui, parfaitement, car une femelle en chaleur + un mâle = un long calvaire.

L’éleveur s’est dûment renseigné (il était temps, j’avais rejoint le nord de Paris depuis mon sud des Yvelines). Apparemment il n’était pas du genre à vendre son chien à n’importe qui, et cela me rassura. J’avais du terrain où le toutou chéri pourrait s’ébattre, je ne travaillais pas, la forêt était proche, nous avions l’habitude des chiens, je pouvais le rassurer sur sa vie à venir.

La première fois que je l’ai vue, la mère avait été enfermée de l’autre côté du grillage du chenil et m’impressionna par les dents qu’elle nous montrait : un vrai loup avec le sourire (le “peigne” comme dit mon pôpa). Une bonne mère, inquiète pour ses petits qui paraît-il faisait le même sourire à tout visiteur non attendu. J’ai eu du mal à croire que la bestiole qui tenait dans la main, aurait un jour cette tronche là.

Sur les 7 chiots de la portée, 4 femelles dont il m’avait choisi, d’après lui, la plus jolie (la plus charbonnée en fait). Elle avait son petit museau tout plat comme tous les chiots qui tètent encore, me renifla en pleurnichant et en couinant après sa mère. Je l’aurais bien embarquée tout de suite, mais c’était impossible. Le chiot a besoin de sa mère et d’apprendre les codes de la meute avec elle et ses frères et soeurs. Il faut attendre les 2 mois, c’est l’idéal.

L’éleveur avait bien senti que j’étais très intéressée par ce type de chien qui s’était endormie dans mon cou en me tétant l’oreille. J’étais prête à lui faire faire de l’agility, à la présenter à d’éventuels concours. En me documentant sur le malinois, j’avais découvert un monde extraordinaire, celui de l’élevage, des concours, car l’amour tout court de son animal, je connaissais déjà. Mais là, il s’agissait d’un autre chien que celui qui ravissait mon grand-père, mon père et mon frère : le chien de chasse (d’où l’épagneul breton dont un de mes ancêtres a contribué à créer la race)…

Restait à lui trouver un nom…

Posté le 23 septembre '13 par , dans Chroniques d'une vie ordinaire, Histoire de sorcière. 8 Commentaires.

L’été 2013…

R_veil_55949019Si pour certains l’été 2013 restera dans les annales comme ayant été un bel été (après un printemps pourri qui a joué les prolongations), pour moi cela a été l’été de tous les bruits…

Tout a commencé le 21 juin très précisément, au moment où j’ai eu l’impression qu’il y avait un voisin qui se servait d’un marteau piqueur, comme un cinglé…

En sortant de chez moi (courage, fuyons), j’ai vu dans le hall que mes nouveaux voisins du dessous s’excusaient à l’avance de devoir faire “un peu de bruit”.

Ils m’ont confirmé qu’ils refaisaient entièrement cuisine et salle de bain.

D’où d’horribles bruits, de 10 H du matin à 17 H, d’autres voisins leur ayant demandé de limiter un peu leurs activités, particulièrement l’un d’eux travaillant de nuit et dormant le jour (il a perdu 20 kg…).

Parce qu’ils ont cassé le carrelage pour en reposer un neuf (moche à mon avis), scié du bois, et la scie circulaire ça fait un bruit épouvantable, bref, pendant 3 semaines, cela a été l’enfer.

Nous pensions tous être tiré d’enfer d’affaire quand un beau matin, vlabadaboum, à 8 heures pétantes j’ai eu l’impression qu’un avion privé s’était écrasé pas trop loin et je me suis précipitée pour voir d’où venait la fumée. Mais ce n’était que l’appartement du dernier étage qui venait d’être enfin vendu (après 1 an d’attente) et investi par un groupe d’ouvriers aux horaires très stricts, chargés de tout casser car il fallait changer les fenêtres (double vitrage), ôter le parquet pour mettre du carrelage, refaire intégralement salle de bain et cuisine, en bref, tout refaire.

A grand renfort d’un bruit insupportable car ils étaient plusieurs, les uns cassant le sol, alors que les autres pétaient les fenêtres existantes pour les remplacer etc…

Après il y a eu une semaine assez calme, puis cela a été le concert des perceuses un peu partout. C’est fou ce que l’on peut percer quand on a les moyens de refaire un appartement à neuf. Et le nombre de coups de marteau qui sont donnés est assez impressionnant…

Le voisin travaillant de nuit avait émigré chez sa soeur, et moi j’ai pris mon mal en patience alors qu’une partie de l’immeuble était parti en vacances.

Ca c’était juillet…

Et puis en aout c’est l’appartement d’en face sur mon pallier qui s’est trouvé lui aussi investi du même groupe d’ouvriers, embauchés par les nouveaux propriétaires (là encore l’appartement était vide depuis un bon moment), un couple de jeunes pourtant charmants, qui avaient eux aussi décidé de tout casser pour tout refaire. J’ai échappé aux fenêtres à double vitrage installées par la précédente propriétaire…

Comme c’était en aout et que nous n’étions plus que 2 à ne pas être partis, le bruit a été continu de 8 H à 18 H, avec une pause déjeuner de 2 H pendant laquelle je pouvais écouter de la musique le silence… Et encore, c’était souvent le moment où l’ON descendait les gravats ce qui se fait rarement discrètement…)

Une horreur pour moi qui déteste le plus petit bruit sans vouloir emmerder les autres avec mon hyperacousie… J’ai arrêté de compter les coups de perçeuses, tamponneuses, marteaux piqueurs (pour le moins).

Il y a eu donc l’été 2013 et son bruit (+ la chaleur qui obligeait à ouvrir les fenêtres donc le bruit passait mieux) + les commentaires qui allaient avec, dans le hall, au fur et à mesure que les vacanciers rentraient.Comme il y a pas mal de personnes dans ma situation donc chez eux toute la journée, il y avait AG dans le hall un jour sur deux…

Car il est apparu rapidement que ceux qui ont fait le plus de bruit (le monsieur ayant perdu 20 kg avait, il y a 2 ans, changé son carrelage et, malgré l’éloignement relatif (cela se passait dans l’autre escalier)  je ne vous raconte pas le carnage…), sont ceux qui tolèrent le moins le bruit des autres. Ceux du dernier étage qui avaient cassé les oreilles de tout le monde pendant juillet, ne supportaient pas le bruit qui régnait juste à côté de chez moi en aout et voici deux nouveaux couples qui ne se disent donc pas bonjour…

Une affiche du syndic a été apposée dans les halls : interdiction de faire du bruit genre “perceuse en folie” le samedi matin et le dimanche toute la journée (oui parce qu’il y en a qui ont percé même le dimanche), mais c’était trop tard car tout le monde en était aux peintures…

Et faire de la peinture, ce n’est pas bruyant…

La vie n’est qu’un long calvaire…

Posté le 16 septembre '13 par , dans Ah je l'aurai méritée ma place au Sénat !, Chroniques d'une vie ordinaire. 7 Commentaires.

Au mauvais endroit et au mauvais moment… (LES EXPERTS…) (fin)

Cow boysAprès avoir quitté les pompiers avec tous les honneurs vu que je n’ai pas piqué de crise de nerf (comme si une femme qui se respecte devait forcément piquer une crise de nerfs), je file chez mes parents, passer mes nerfs justement, sur le mirabellier qu’il faut secouer 3 fois par jour (quand le temps des mirabelles est passé, il est trop tard !), après avoir été faire pipi (oui un blog c’est personnel ou pas, là ce n’est pas “ou pas”).

J’ai dans ma tête une seule vision : un homme, et une arme, qui m’a regardée comme le fait un fusil pour un lapin. Limite, je fusille papa d’avoir été chasseur et il bredouille des excuses pour me faire plaisir (mais ce n’est pas pour rien qu’il a arrêté de chasser, c’était juste une pauvre bête qui un jour s’est arrêtée épuisée, et l’a regardé en demandant “pourquoi ?”, et lui terminée la chasse…)

Et j’ai de plus un récit à faire qui va consterner mes parents. Même par chez moi, on peut désormais s’attendre à tout !

Le médecin qui me prend “entre deux”me trouvera en bonne forme quoique (tension, RC…), le traumatisme peut se révéler réellement des semaines plus tard. Il me délivre donc un ITT de 3 jours (à ne pas confondre avec un arrêt de travail). (Et porter plainte me fera du bien sur le plan psycho : j’y cours tout de suite après la consultation après être passée aux toilettes (note de l’auteur : un gros stress est très diurétique, c’est bon à savoir)).

Au commissariat, c’est tout juste si on ne m’attendait pas, et je suis prise en charge par une aimable fliquette qui prend ma déposition avant de la confronter avec les rapports de ses collègues (pendant sa confrontation personnelle, permettez que j’aille faire pipi).

En héroïne qui se respecte, j’ai toujours la bloblotte, le coeur qui bat trop vite, et tout le reste qui merde (PIPIIIIIII !)

Tout concorde, je ne suis pas une mythomane (que ça à faire que de perdre un après midi pour se faire remarquer) et c’est là que les experts vont pouvoir aller se rhabiller.

Pour la voiture, il est acquis que c’est le modèle vu par au moins 8 personnes (6 pompiers et 2 témoins de l’écrabouillement du piéton) sur lequel je suis restée vague, mais qui correspond, donc on va passer au conducteur armé.

Ma description fait cracher à l’ordinateur 3 photographies, mais je suis formelle : aucune ne correspond, même en coupant les cheveux aux deux hippies bien trop âgés, ce que le logiciel ne sait pas faire. C’est à moi d’y réfléchir : que ça à faire…

Je précise que j’ai surtout une mémoire orale grandiose. Son, ton, manière de parler c’est mon truc. Le timbre de la voix aussi compte ! avec un bon programme, je vais trouver le mec qui tenait le flingue.. MAIS aucun programme n’est prévu pour: je ne suis pas à la bac et c’est fort dommage Je ne suis que dans un commissariat de quartier et ma fliquett et son pote en sont un peu dégoutés.

L’accent : est-ce que j’ai entendu un accent particulier ? On se préoccupe tout à coup de mon oreille… Non, pas d’accent, juste une phrase mal formulée (car le “tu dégages” était très clair), dont j’ai du mal à me souvenir exactement. Fort heureusement ma première déclaration faite chez les pompiers me fait confirmer. Une chose est certaine pour moi : verbes dans le mauvais ordre. Vu la description du suspect et ce que j’ai déclaré en premier, on se rabat immédiatement sur l’Europe de l’est…

Et on va essayer si cela ne me dérange pas, de faire un portrait robot…

Si on me laisse aller pisser je veux bien, et je vais affronter après, le portrait robot que les témoins,  dans toutes les séries, arrivent à faire en moins de 5 minutes.

La fliquette et un de ses collègues venu en renfort (l’affaire serait plus grave que ce que je peux penser ?), m’expliquent qu’il est beaucoup plus difficile de faire le portrait robot d’une personne que l’on connait BIEN, que d’un inconnu croisé quelques secondes. C’est étrange, mais c’est comme cela (procurez-vous un logiciel, et essayez de faire le portrait robot de votre mère et vous verrez…). Je le savais déjà, ayant testé ce genre de truc dans un centre commercial où une brigade de la gendarmerie opérait : impossible de faire le portrait robot d’Albert, encore mon époux chéri à l’époque…

Sauf que, et c’est là que le bat blesse, l’homme m’a fait fugitivement penser à un acteur. Et que mes neurones en déroute n’arrivent pas à retrouver quel est cet acteur. Cela me reviendra dans 6 mois, à  5 H du matin, c’est toujours comme cela, comme quand je cherche où j’ai déjà vu cet acteur, où quelle est cette voix qui en double un autre (je déteste la VO)…

Au bout d’une 1/2 heure force est de devoir constater que je ne peux pas faire le portrait robot. J’ai retenu la couleur des yeux (qui a sauté aux miens en 1/4 de seconde, comme un coup de pied aux fesses avant que je ne me sente menacée), la couleur des cheveux, la coupe courte des dits cheveux, le fait qu’il s’agissait plutôt d’un bel homme, ET POINT BARRE. Je sais simplement que si je rencontre cet homme, je le reconnaitrai, et encore, il se présentait de 3/4 par une fenêtre de voiture ouverte.

L’intervention d’un autre collègue qui est aussi sur l’affaire mais pas me concernant, toutes les 10 secondes, n’aide personne et surtout pas la fliquette qui s’exaspère…

Implantation des cheveux : pas remarqué, forme de la bouche et des yeux non plus, le nez : quel nez ? la hauteur du front : pas fait attention, etc… L’affaire a dû durer 3 ou 4 secondes, à peine…

Corpulence à mon avis moyenne (vu le peu que j’en ai vu), pas de signe particulier (sauf la couleur des yeux assez rare), l’homme semblait propre sur lui bref… je suis un témoin ordinaire… Le témoin ordinaire est un mauvais témoin.

Alors j’ai eu tout faux parce que l’on pense toujours :

  • Que l’on va noter la plaque d’immatriculation, la marque, la couleur et le modèle du véhicule (valable si on le suit depuis un moment, on enregistre inconsciemment…)
  • Que l’on va tout bien fixer pour le noter tout de suite ! (faudrait pouvoir écrire)
  • Que l’on sera le témoin du siècle.

Mais ne souffrant pas du syndrome “unforgettable” j’ai fait comme tous les témoins : je me suis plantée dans 90 % de cette affaire qui m’a laissée en vie, mais non sans traumatisme…

Car la vie n’est qu’un long calvaire…

(Et les experts vous savez ce que je leur dis aux experts ?)

Posté le 11 septembre '13 par , dans Ah je l'aurai méritée ma place au Sénat !, Chroniques d'une vie ordinaire. 8 Commentaires.