Bienvenue sur le blog de la Gentille sorcière.

Quand on n'a rien dans la tête…

VoitureJe pense que vous visualisez bien ce qui se passe au moment du passage de cette voiture dans une flaque d’eau boueuse…

J’ai encore bien cuit aujourd’hui, comme bon nombre d’entre nous… En maudissant l’architecte diabolique qui a conçu les locaux où je travaille, gagnant actuellement effectivement mon pain à la sueur de mon front, comme il est précisé que l’on doit faire dans la bible.

Enorme orage, pluie battante (un peu tropicale, cela n’a pas vraiment rafraîchi l’atmosphère).

Qui dit pluie battante, dit que forcément en passant par mes petites routes dans la forêt, je vais fatalement tomber sur deux zones complètement inondées.

Donc je roulais tranquillement en pensant à ma douche à venir, 5 voitures devant moi roulant doucement (pas de fou du soir) et traversant la première zone inondée.

Je me suis dit, en regardant les autres voitures traverser la rivière qui traversait la route, que c’était fou ce que cela pouvait éclabousser, même en roulant doucement. Je me suis dit que cela éclaboussait vers l’extérieur et qu’il était donc inutile que je ferme ma fenêtre (grande ouverte, mon tas de boue ne possède aucune clim). C’est ce que devait penser également le conducteur de la voiture que je devais croiser dans l’inondation.

Nous n’avons ni l’un ni l’autre fermé notre fenêtre et je me suis retrouvée entièrement et intégralement aspergée par les éclaboussures du quidam qui me croisait. Qui a crié aussi (tiens il n’avait pas la clim non plus celui-là). Cela a giclé jusque sur le siège passager.

Trempée et furieuse de l’être plus tôt que prévu, j’ai continué ma route en maudissant mon manque de raisonnement.

Mais, car il y a un mais, j’avais été semée par les voitures précédentes et je suis arrivée au niveau de l’autre zone inondée toute seule comme une grande.

Voiture en face. Vous voyez le gag je suppose. Et bien là non plus je n’ai pas fermé ma fenêtre. L’autre si par contre (il devait avoir la clim) et je me suis retrouvée à nouveau entièrement aspergée, et entièrement mouchetée car l’eau n’était pas vraiment propre.

Du coup je suis rentrée chez moi en rasant les murs, j’ai mis mon linge à laver (et comme je ne suis toujours pas plombière, cela signifie pour moi, entortiller la fuite avec un grand torchon pour éponger pendant le lavage), je me suis douchée entièrement en me disant que décidément je n’ai rien dans la tête.

Devant tant de sottise, ne reste plus qu’à m’ouvrir les veines et à me pendre après…

Adieu donc.

La sorcière éclaboussée

Posté le 20 juillet 2006 dans Mais que fait le gouvernement ?.
Un truc à dire ?

Quelques trucs de sorcière contre la chaleur

Soleil

Mon dieu qu’il fait chaud ! Trop pour travailler en tous cas, prendre sa voiture garée toute la journée en plein soleil et si elle est vieille, ne possédant pas de climatisation.

Tout le monde est liquéfié. Et bien moi en gentille sorcière j’ai glané çà et là quelques conseils sur Internet pour vous aider à supporter cette température infernale.

Donc, pour le cas où vous n’y auriez pas pensé tout seul :

  • Protégez vous de la chaleur, évitez les sorties et les activités physiques (sport, jardinage, bricolage) aux heures les plus chaudes : ceux qui avaient l’intention de faire un marathon dans Paris à 2 heures de l’après midi sont priés de s’abstenir : pas bon pour eux. (Il est à noter que le travail n’est pas contre-indiqué, pas même dans le code du travail) (j’ai cherché dur).

  • Si vous devez sortir, restez à l’ombre : vous n’y auriez pas pensé hein ? Et quand il n’y a pas d’ombre, en pleine Beauce par exemple, réputée pour ses vallons, ses rivières et ses collines, son paysage souriant… ? Ben vous sortez pas et point barre

  • Portez un chapeau, des vêtements légers (coton) et amples, de couleur claire. Là je suis très catégorique : exit la doudoune si jolie, le dufle coat de votre mère, l’anorak, tous ces vêtements que l’on se plaît à porter en juillet et août. Soyez raisonnables que diable ! Idem pour les après skis : au placard.

  • Fermez les volets et les rideaux des façades exposées au soleil. On ne vous le dira jamais assez, baissez les stores non d’un chien. Il n’y en a pas ? Les locaux dans lesquels vous travaillez se résument à : une grande baie vitrée que l’on ne peut pas ouvrir et pas de store ? Ben débrouillez vous. Si vous habitez sous les toîts pareil : z’avez qu’à habiter ailleurs (une cave, les catacombes, une grotte bien profonde) Non mais…

  • Maintenez les fenêtres fermées tant que la température extérieure est supérieure à la température intérieure : ceci pour le cas où vous êtes capable en mettant la main dehors, de constater que c’est la fournaise à l’extérieur. Sinon je ne peux rien pour vous. Si vous aimez faire rentrer de l’air brûlant : assumez.

  • Ouvrez-les la nuit, en provoquant des courants d’air (c’est quoi un courant d’air ?)

  • Rafraîchissez-vous. Ca c’est vraiment ballot, mais cela ne m’était même pas venu à l’idée, bien à l’abri que j’étais dans ma doudoune. Si vous n’avez pas de possibilité de vous rafraîchir vous n’êtes qu’un imbécile.

  • Restez à l’intérieur de votre domicile dans les pièces les plus fraiches (3 BD ou un polar aux toilettes et pas de sortie pour aller travailler, ni pour aller acheter une BD ou le polar manquants)

  • Si vous ne disposez pas d’une pièce fraîche, restez au moins deux heures dans des endroits climatisés (pas de boulot donc) ou à défaut, dans des lieux ombragés (on vous dit et serine d’éviter le soleil), ou frais : supermarchés, cinémas, musées… à proximité de votre domicile. Comment que j’kife trop grave d’aller zoner au marché du frais où les caissières ont un pull ET un anorak, ou au champion du secteur, pendant deux heures au moins… Et puis je n’avais pas remarqué comme on est bien au rayon surgelés… Vous pouvez aussi vous installer nu devant le frigo ouvert, mais il n’est pas certain que le frigo résiste.

  • Prenez régulièrement dans la journée des douches ou des bains et/ou humidifiez-vous le corps plusieurs fois par jour à l’aide d’un brumisateur ou d’un gant de toilette. Vous pouvez également humidifier vos vêtements. Le coup du brumisateur ça m’estomaque un peu, je ne sais même pas ce que c’est. Et puis personne n’aurait l’idée de s’asperger d’eau pour se rafraîchir, ni d’humidifier ses vêtements : la transpiration s’en charge !  Merci Météo France !

  • Buvez (quelle drôle d’idée, ca ne changera pas la température extérieure), même sans soif : eau, jus de fruit. Si l’on a soif, il est impératif de boire donc. Mais attention aux gros malins qui aiment à déguster à longueur d’été, outre un chocolat brulant : un grog, un vin chaud. Car il est précisé :

  • Ne consommez pas d’alcool. Non Non. Même pas un petit rosé ou blanc frais avec de la salade fraiche. L’alcool c’est mauvais quand il fait chaud et déconseillé quand il fait froid (c’est un faux ami). Exit le chocolat chaud avec une giclée de rhum, dans la pièce la plus chaude, voire même en plein soleil, bien à l’abri d’une doudoune

  • Mangez comme d’habitude mais en fractionnant les repas (des fruits, des légumes, du pain, de la soupe…). Si vous avez 15 kg à perdre et que la chaleur vous coupe l’appétit, vous êtes priés de continuer à ingurgiter des calories inutiles.

  • Demandez conseil à votre médecin, votre pharmacien quand la température va-t-elle baisser ?
    Si vous ressentez des symptômes inhabituels.
    Ceci à l’intention de ceux (les veinards) qui auront choppé une angine carabinée à cause de la climatisation.

  • N’hésitez pas à aider et à vous faire aider. Demandez de l’aide à un parent ou à un voisin si la chaleur vous met mal à l’aise (avant qu’il ne soit trop tard, si vous voyez des mouches voler c’est presque trop tard, et demander au patron si l’on peut partir plus tôt n’amène qu’une réponse : non).

  • Informez-vous de l’état de santé des personnes isolées, fragiles ou dépendantes, de votre entourage et aidez-les à manger et à boire. Ben et l’héritage de Tante Hortense ?

Amis crétins bienvenus au club. Je vous donnerai un coup de main dès les premiers froids…

Posté le 19 juillet 2006 dans Sorcellerie, magie, et autres.
Un truc à dire ?

Belle mère

EndoraUne belle mère, je sais ce que c’est : j’en ai eu trois. En effet, les parents de Charles Hubert étaient divorcés et son père avait eu la bonne idée de se remarier (quelle idée de se remarier, je ne le dirais jamais assez !), ce qui me faisait deux belles mères pour un homme.

Albert n’avait que des parents tout bêtement mariés et je m’en vais vous parler de sa mère qui restera LA belle mère, avec émotion et nostalgie (les filles arrêtez de ricaner puisque vous lisez mon blog).

J’avais 20 ans. Ou presque, juste un an de plus, et j’ai découvert ma future belle mère lorsqu’Albert décida que notre relation était sérieuse et qu’il lui fallait me présenter à ses parents.

J’ai eu l’intuition diabolique qu’elle allait me plaire beaucoup, au cours du premier apéritif, précédant le premier dîner auquel j’assistais, un peu coincée sur un canapé style empire (mal imité et plus qu’inconfortable) au milieu d’un ameublement que je trouvais hideux. Enfin chacun ses goûts et je ne me permets pas de dire que le mien est meilleurs que celui des autres. Simplement je n’aime pas les gondoles sur la télé, l’arc de triomphe en miniature dans une bibliothèque avec un sphinx et les pyramides, et des meubles style années 1950 en bois vernis avec des incrustations de nacre.

Donc au cours de cet apéritif (je bavarde, je bavarde, et je m’égare), pendant que le père m’ignorait superbement (il a carrément fait l’objet d’une nouvelle : “comment tuer beau papa”, il faut que je la recopie de Mr Mac Intosh), elle m’a passée à la question comme des flics n’osent le faire que s’ils tiennent l’auteur de l’attentat du 11 septembre, ou en ont la certitude, en se relayant. Elle, n’avait pas besoin de relais, elle tenait la route toute seule.

  • Que font vos parents ? AAAhhh chef d’entreprise ? De nettoyage bof… Et votre maman n’a jamais travaillé AAAAhhhh ? Quatre enfants mon dieu ! Vous faites quoi comme travail ? AAAAHHH ? vous gagnez combien ? Vous avez des “espérances” ? Vous voulez des enfants ? Combien ?  AAAHHH ?

J’en passe et des meilleures. Je répondais poliment. Après tout, je n’avais rien à lui reprocher bien au contraire puisque j’étais amoureuse d’Albert et qu’elle l’avait mis au monde. Mais mon petit doigt me disait que je ne faisais pas l’affaire. D’autant qu’elle avait trouvé le moyen de me glisser au passage qu’elle adorait Fernande, l’ex d’Albert, pendant que son mari allait faire admirer à Albert qui détestait tout ce qui avait trait au jardinage, ses dernières plantations. C’était très fin, j’en ai mangé sans fin et sans faim.

J’ai eu la confirmation le lendemain que nous étions faites pour nous entendre. La veille au soir je m’étais assurée dans le calme de la chambre qu’Albert n’aimait pas plus que moi la décoration parentale. Même amoureuse, ayant 21 ans, je me voyais mal me mettre aux napperons au crochet, aux rideaux tricotés mains, et à collectionner les monuments miniatures sur fond de marbre et bois brillant (encore que, il est bien connu qu’une femme amoureuse peut faire n’importe quoi).

Le lendemain, la belle mère, Mrs Furoncle, avait prévu une partie de pêche pour “les hommes”, et un pique nique royal à vrai dire. Dans ma famille on n’a jamais pique niqué avec du foie gras et des moules farcies mais bon pourquoi pas.

Mrs Furoncle, le repas achevé dans un silence un peu contraint (je pense qu’Albert levé de bonne heure lui avait demandé de mettre la pédale douce sur l’interrogatoire serré), les “hommes” se mirent à la pêche, Mrs Furoncle sortit un tricot dont la vue de la laine me donna un frisson bénéfique par cette chaude journée, et moi je sortis le livre que j’avais en train.

“Moi je lis un livre par an” me déclara-t-elle fièrement. Mon frisson s’accentua. Je suis bouquinovore et à l’époque j’étais capable d’ingurgiter 4 livres par semaine (ceci sans compter les notices de médicaments, les magasines et le dictionnaire en cas de panne). Une certitude me terrassa : cela allait bien se passer.

Au cours des visites suivantes j’appris qu’il était vraiment dommage que je sois blonde. Le croirez vous ? Il était tout-à-fait inadmissible qu’Albert, élevé parmis de magnifiques brunes (sa mère et ses deux soeurs), puisse trahir sa race avec une blonde.

  • Qui de plus ne bronzait pas et se tenait à l’ombre (bronzée je ressemble à un litre de lait frais).

  • Qui lisait constamment (tu n’as rien d’autre à faire ?).

  • Qui avait une mère qui avait eu 4 enfants et ne s’était pas faite avorter 7 fois comme elle (Albert ayant échappé à l’aiguille à tricoter parce qu’elle avait croisé une voyante avec 9 jours de retard, qui lui avait prédit “toi tu vas avoir un beau garçon”).

  • Qui envisageait d’élever ses enfants en prenant un mi-temps (elle avait fait élever ses enfants par ses parents pour garder son salaire).

  • Qui ne connaissait pas le point de croix

  • Qui ignorait tout du crochet

Albert persista dans son erreur et un beau jour le mariage eut lieu (après 56 coups de téléphone le décourageant de commettre une erreur fatale) et Pulchérie vint au monde.

Après 72 heures de contractions, accouchant à l’ancienne et sans péridurale, j’avais autre chose à faire qu’à entendre Albert se faire plaindre au téléphone parce que je lui avais broyé la main gauche (pauvre petit chériiiii…) et à me faire engueuler parce que le pauvre avait eu le malheur de dire que j’avais beaucoup souffert, que du coup je lui avais broyé la main, etc…. Avant “félicitations” (contraintes) j’eus droit à “tu aurais pu faire attention à la main d’Albert, le pauvre titiiiii”.

Effectivement pourtant, ce coup de téléphone n’était rien, à côté de la visite qui allait suivre et au cours de laquelle Mrs Furoncle découvrit que le duvet sur le crane de Pulchérie était blond.

  • “OOOOHHHH ELLE nous a fait un bébé blond !”

  • “Regardes P’tit con (le beau père), elle nous a fait un bébé blond !”

  • “Oh elle est mignonne mais elle est blonde !”

  • “Gouzi Gouzi, regardes ta mamie brune !” (regard en coin pour que l’on comprenne bien d’où venait la tare, devant toute ma famille d’apparence plutôt normande, ceci se passant à Noël, et les bruns étant rares dans ma branche quoique très respectés (ils bronzent))

Inutile de lui faire remarquer que si Pulchérie était blonde c’est parce qu’Albert véhiculait un chromosome évident : la mère de Mrs Furoncle était blonde. Mais les chromosomes pour elle c’était une invention très conne et certainement très fausse. Tout comme le fait qu’Albert soit en cause dans le fait que Pulchérie ne soit pas un mâle : je me devais de faire un gars du gars. J’avais raté ma mission, et le chromosome Y, elle ne connaissait pas : LE livre par an était un Arlequin.

Je fus pour elle une bru infâme : en deuxième coup une autre fille, et blonde également, là le scandale était à son comble.

En plus j’étais bourrée de défauts. Malgré ses “CHEZ NOUS” destinés à me faire rentrer dans le rang (le sien) :

  • Chez nous on lave la pure laine à la main (moi pas, mais au lave linge via programme “fragile” ou “spécial laine”). En plus elle m’avait précisé “ça me tue“, donc je m’obstinais : pas de procès aux assises pour cela, mais elle a survécu. Je précise à celles qui veulent se débarrasser de leur belle mère que laver la pure laine en machine ne la tuera réellement jamais.

  • Chez nous on n’aime pas le lait (moi si et les petites aussi, sauf Delphine qu’elle réussit à en dégouter en lui en servant du tourné volontairement, alors que je la lui avais laissé en toute confiance pour 8 jours)

  • Chez nous on aime repasser (Berk)

  • Chez nous on n’aime pas les filles. Là trop c’était trop et j’en avais ma claque de l’entendre seriner cela devant ses petites filles largement en âge de comprendre (je ne parle pas que de mes filles)

  • Chez nous on ne perd pas son temps à lire, on trime en regardant Dallas éventuellement (repasser en regardant Dallas : j’ai dû louper quelque chose)

  • Chez nous on se lève à 5 H 30 du matin (pas Albert en tous cas, loin du regard tutélaire de sa mère et de son père)

  • J’en passe

Avec elle j’ai eu droit pendant 10 ans à de magnifiques napperons (tu en manques), à d’exquises peintures sur toile (j’ai décidé de me distraire), à de superbes assiettes décorées (j’ai remarqué que tu aimes les vieilles assiettes : oui, pas les horreurs vendues dans des magasins souvenirs), à des tricots superbes pour les filles qu’elle faisait avec le reste de laine qui lui restait après avoir tricoté un pull à sa belle mère (80 ans). Sitôt arrivée chez moi, elle empoignait un chiffon pour faire les poussières, surtout celles qu’on ne voit jamais (elle adorait les pieds de table), et ouvrait tous les placards pour en vérifier l’alignement (j’ai prié pour que tout s’écroule sur elle, mais le ciel m’a trahi)

Les réflexion allaient toujours bon train “Taloup (la soeur aînée d’Albert), n’a jamais vu Pulchérie avec la robe qu’elle lui a offerte” (moi je n’avais pas vu non plus ma nièce avec la robe offerte, mais je n’en faisais pas un plat).
“Ton père a grossi” (et toi tu mincis de jour en jour ?)
“Le blond ça ne fonce pas avec l’âge ?”
“Ne repasse pas tes torchons de la même taille que tes serviettes”
“Je m’ennuyais, du coup j’ai lavé tes slips…”
“J’ai remarqué que les chemises d’Albert n’étaient pas repassées avec un pli dans le dos, j’ai dû toutes les refaire”
“Ce n’est pas gras le confit ? On n’est pas venus pour manger : une soupe ça suffit”
“ELLE ne nous a servi qu’une soupe avec de l’eau même pas minérale (à ma mère ravie)

Elle téléphonait le samedi ET dimanche matin à 7 heures “Je ne vous réveille pas ? Si ? pas grave, et bla bli et bla bla” (je la passais à Albert, il adorait)

Tout cela en continuant à tanner Albert pour qu’il trouve mieux que moi (Un mannequin avec la fortune des Kennedy, il fallait cela au moins pour son fils et elle était très portée sur l’argent des autres qui pouvait la faire vivre).

Elle a parfaitement réussi son coup (faut tout de même se mettre à la place d’Albert incapable de dire merde à ses parents, il y en a qui savent le faire, mais pas lui).

Le problème (pour elle, car elle ne me manque pas vraiment) c’est qu’elle n’a pas trouvé mieux, mais bien pire, du genre capable comme je le serais aujourd’hui, de lui dire “t’es trop con, je ne veux plus te voir, la prochaine fois que tu mets l’oeil dans mon panier de linge sale je t’assomme avec le cric et je planque ton cadavre dans le puits”, ce que je me suis retenu de dire pendant 10 ans par égard pour son fils.

D’après ce que les filles ont pu me dire, elle ne s’est pas arrangée en vieillissant. De toutes manières seuls les grands crus peuvent le faire : elle c’était de la piquette….

La prochaine fois : deux belles mères d’un coup, c’était trognon comme tout…

Réédition d’un post du 18 juillet 2006 passé inaperçu à l’époque (ben vi, ce sont les vacances).

Et bon anniversaire ma petite soeur. Comme je te précède de 11 ans, ça commence à me flanquer le bourdon, alors…. Profite ma belle, profite…

Posté le 18 juillet 2006 dans Dans la série Diabolique.
Un truc à dire ?

Serial Ecran Total

Coup_de_soleilAujourd’hui, avec ma meilleure amie (qui se cherche un surnom qui vaille le coup pour ce blog, mais on va trouver) et maman (Mrs Bibelot), nous avons profité d’un plan d’eau à 10 minutes de chez moi pour aller farnienter sur la plage (de sable rapporté, mais de sable), et nous baigner.

Moi la bronzette, c’est pas mon truc. D’abord je ne bronze pas, juste une vague teinte qui est encore trop claire l’hiver pour la plupart des femmes, et en plus, je brûle en 10 minutes (à savoir coup de soleil monstrueux, l’illustration étant de la petite bière à côté de ce que je suis capable de pondre : du carrément violet).

Quand on dit 10 minutes m’a expliqué un jour le dermato que j’ai écouté religieusement, c’est 10 minutes dans la journée, tout ce qui est rayon étant cumulatif au cours d’une vie (que dire d’une journée). Hors avoir pris le soleil 10 minutes, c’est vite fait aux heures dangereuses.

Donc je m’écran-totalise depuis l’âge de 30 ans, et je ne parle pas en l’air. En fait je me protège comme de la peste du soleil, avec ma peau de rousse qui crame sans jamais dorer.

L’écran total pour moi, c’est de l’indice maxi, étalé le moins possible, à savoir bien blanc (on voit s’il en reste ou pas). J’ai découvert en partant en Egypte avec Pulchérie il y a deux ans, le lait très haute protection indice 50 de chez Avène (résistant à l’eau) qui ne m’a jamais déçue. Avec cela je suis plus blanche que blanche : même dans les films d’horreur ils n’osent pas maquiller comme cela.

Je me tartine bien la figure, le décolleté qui est un endroit à privilégier pour éviter de fripper. Pour le reste comme je vais à la plage pour me baigner et rien d’autre, je suis soit dans l’eau, soit recouverte d’une chemise blanche pour éviter de me retrouver avec le dos façon steak tartare, de préférence sous un parasol (ne jamais oublier la réverbération qui tue). Aujourd’hui je n’ai pas manqué à cette habitude de me tartiner de total à mort, sans omettre les paupières que j’avais oubliées en Egypte et qui étaient devenues violettes, alors que j’étais à l’ombre.

Meilleure amie habituée n’a pas bronché, Mrs Bibelot s’est elle inquiétée : je risquais de faire peur aux enfants non ? Ben tant pis il faudra bien qu’ils s’y fassent et leurs parents avec.

Je précise que ce lait (moi je dirais crème), tient ses promesses et résiste parfaitement à l’eau. Dans les deux sens. Je peux suer sang et eau qu’il ne moufte pas d’un mm. J’ajoute qu’il n’est pas que waterproof, il est aussi huile-proof, savon proof et m’en débarasser le soir relève de la haute voltige. Je me tartine d’huile, j’émulsionne, je me savonne, j’émulsionne, je rince, il en reste toujours un petit quelque chose (mais qui me fait le teint uni, alors ça va). Quand je peux je vérifie dans mon miroir (utile pour étaler le plus uniformément possible) si je suis toujours blanche, quand je ne peux pas, je demande à la malheureuse personne qui m’accompagne de manière régulière (toutes les 5 minutes), si je suis bien blanche. La réponse est toujours “ouiii”

Car les choses se gâtent toujours quand je voyage, car j’ai une prédilection pour les pays chauds, tropicaux là où le soleil cogne très dur. J’ai donc : écran total + chapeau + lunettes de soleil. Le choc est toujours fatal pour le reste du groupe le premier matin du premier rendez vous pour la première excursion, quand je débarque (dans l’avion j’avais l’air normale). On me regarde curieusement, celui ou celle qui m’accompagne fait semblant de ne pas me connaître (je leur pardonne à tous). Je laisse courir, généralement cela passe dès le lendemain, et le méga premier coup de soleil sur le nez ou ailleurs, d’un quidam qui se payait ma blanche tête la veille et me demande le lendemain si je peux lui prêter un peu de mon produit. On s’habitue aussi à mon chapeau (tout le monde finit par en acheter un) et à ma manie de rechercher l’ombre à tout prix.

Mais bon, un choc vrai est toujours possible. Certains nageurs me croisant aujourd’hui m’ont soigneusement évitée (seule ma figure émergeant de l’eau, ça doit faire flipper, mais je peux faire une super ligne droite sans être dérangée). Me voyant débarquer ce soir de la plage pour récupérer ma voiture, Jean Poirotte (papa) a eu un bref instant de panique devant ma mine blafarde. A la précision de sa femme “ce n’est rien c’est de l’écran total”, il n’a pas manqué de me faire remarquer que si j’avais pris tout de même un coup de soleil, j’étais en droit de porter plainte.

Car la même marque fait le même produit, mais teinté. Je l’ai testé également. Il est teinté foncé… Cela me fait le visage et le décolleté marron et jurant avec le reste du corps, encore pire que blanc.

De temps à autre je réussi à faire un mélange des deux parfaitement dans mon teint. Mais du coup, je ne suis plus certaine d’être protégée comme il faut, je me remets du blanc et recommence à faire peur aux petits enfants…

Posté le 17 juillet 2006 dans Tous aux abris.
Un truc à dire ?

N comme nouvelles

baguette

La vie étant ainsi faite, il y a les bonnes et les mauvaises nouvelles :

Les bonnes :

  • Félicitation vous êtes enceinte

  • Je vous augmente, avec effet rétroactif au 1er janvier, vous l’avez bien mérité

  • Félicitation mon petit, vous faites tout à fait l’affaire

  • Je t’aime

  • Je t’emmène à Venise

  • Je vous accorde que ce feu était orange, enfin je ferme les yeux pour cette fois

  • Maman j’ai eu 20 sur 20

  • “Madame nous avons le plaisir de vous adresser ce chèque correspondant à un trop versé concernant votre impôt sur le revenu 2020, suite à erreur de nos services, le tout majoré de 10 %”

  • J’ai fait le ménage, les courses, 3 lessives, reposes toi mon amour

  • C’est juste une courroie qui avait du jeu, vous ne me devez rien

  • Toussez ! C’est fini !

  • Tout va bien

  • J’ai décidé de me séparer de Fernande

Les mauvaises :

  • Où est passé votre stérilet ?

  • Il y a une tache sur le col utérin, il va falloir faire une biopsie

  • C’est bien une bielle. Vous faites les niveaux parfois ?

  • Je t’aime tendrement, donc je te quitte

  • C’était un stop pas un triangle

  • Allo ? C’est Fernande

  • Ma femme est une dépressive chronique. Je t’avais dit hein que j’étais marié ?

  • Maman la maîtresse veut te voir

  • Pour les vacances j’ai dit oui à tante Hortense pour Vezoul

  • J’ai croisé ton ex avec une jolie brune, tout à fait l’opposé de toi !

  • Ma toutounette bleue des mers du sud, j’ai pu nous trouver deux places pour la finale de boxe javanaise

  • Je me suis foulé la cheville, je ne vais rien pouvoir faire pendant un mois, ces salauds m’ont mis un plâtre.

  • J’arrive pour 8 jours (la belle mère)

Posté le 16 juillet 2006 dans Dictionnaire d'une civilisation tordue.
Un truc à dire ?

D comme Divorce

Endora

Rupure légale du mariage, qui ne se fait pas aussi librement que le dit mariage.
Moyens ruineux et traumatisant de redevenir libre.
Moyen exaltan de la vie au cours duquel on lave son linge sale devant :

  • Les mômes

  • La famille

  • Un juge

  • Deux avocats

  • Un greffier.

Les moments inoubliables :

  • S’entendre dire devant les pré-cités qu’on est un tas moche et pleurnichard qui baise comme un glaçon (ou un lapin)

  • Entendre Zoé et Edgar dire “nous on s’en moque on ira avec celui qui gardera la télé grand écran”

  • Savoir qu’il n’hésite plus entre révolver et barbituriques

  • Voir notre remplaçante : Laetitia Casta en mieux

  • Constater que quand l’autre disait “je me vengerai” il ne parlait pas en l’air.

  • Payer l’avocat

  • 18 mois de chasteté totale

Entendre dire :

  • Elle est bellllllle la copine de papa (les enfants)

  • Il est moche ton copain (les enfants)

  • Je t’avais prévenue (notre mère)

  • Des tas d’hommes trompent leur femme, pas de quoi en faire un drame (la belle mère qui s’en mêle et à qui on n’a rien demandé)

  • Ma pauvre petite (notre mère)

  • Faut le comprendre ce garçon (notre père)

  • On ne l’a jamais aimé (les copines)

  • A toi la vie de célibaraire maintenant (les copines)

  • Je vais te présenter Hubert, il a les oreilles décollées mais il gagne à être connu

  • Tu vas pouvoir t’en sortir ? (n’importe qui, c’est la question qui tue)

  • Ca fait 40 000 F (à l’époque), moins 10 000 de versés, reste 30 000 (l’avocat)

  • Vous vous en tirez bien  (l’avocat)

  • Tenez vous vraiment à la garde des enfants ? Ce n’est pas gagné (l’avocat)

  • A la prochaine… (l’avocat qui persiste et signe)

Mais il y a les moments délicieux du divorce

  • Le croiser au bras d’un super héros alors qu’il est accompagné d’une guenon

  • Accrocher ses CD dans le cerisier des parents, faire bouillir ses cachemires, piéger son eau de toilette oubliée avec du Nuoc Mam

  • Apprendre combien il doit à son avocat

  • Dire à l’ex belle-mère ce qu’en fait on a toujours pensé d’elle et sans fioritures

  • Le voir revenir confus et repentant et lui claquer la porte au nez. Le nec plus ultra : lui coincer le nez dans la porte

  • Apprendre qu’il s’est fait plaquer par sa guenon

Ceci étant non exhaustif et glané ça et là… Il y a certainement à rajouter

Posté le 16 juillet 2006 dans Dictionnaire d'une civilisation tordue.
Un truc à dire ?

Me vl'a ben embêtée

SourireC’est ballot (comme dans le sketch de la valise RTL de Bigard qui me fait toujours mourir de rire, même si je dois descendre dans votre estime), c’est ballot comme tout.

Mais figurez vous qu’il m’arrive un truc bizzare. J’ai commencé mon dictionnaire d’une civilisation tordue en 1990 après la désertion d’Albert. Au départ c’était des petites notes sur des post-it (les bordéliques aiment bien les post-it qu’ils peuvent chercher partout)

Après j’ai eu Mr Mac Intosh et le dictionnaire s’est petit à petit étoffé. Hors depuis que je tiens ce blog, je suis envahie par pleins de personnages non prévus au départ.

Au départ c’était les filles, l’ex, les ex éventuellement, tante Hortense, l’oncle Jules, etc… Le téléphone portable n’existait pas, l’ordinateur quasiment pas non plus, Internet n’avait été prédit par aucun voyant. Je ne savais pas que j’aurais aujourd’hui en plus :

  • Ex mari n° 2

  • Le plombier

  • Jean Poirotte (en 1990 mon père était normal, il savait juste faire des oeufs sur le plat)

  • Mrs Bibelot (il fallait bien que je trouve un nom à maman)

  • Toujours les deux filles avec en plus deux futurs gendres (d’ailleurs en 1990 je n’imaginais même pas le concept du poster, alors les gendres…)

  • 10 ans de bordel à ranger

  • Un chat noir hystérique et qui veut décidément commander

  • Des neveux et nièces en plus

  • Une voiture qui s’incruste depuis 1994

  • Une relation longue durée avec le centre des Impôts, et la poste

Mais ces personnages ou faits me poursuivent. J’écris une bêtise et HOP ils sont là, diaboliquement là. Ils se sont emparés de moi, parce qu’ils existent, que je ne peux en faire abstraction, et qu’à chaque fois que je recopie un chapitre de mon dictionnaire, il me faut bien l’actualiser. Aujourd’hui, après mon post sur les voyages, je me sens menacée par des polonais en vacances en Egypte, des T shirts (avec ou sans manche), l’alcool local égyptien, le marchandage, la manière dont se construisent les groupes. Finalement ce sont les autres qui commandent, les évènements, pas moi. Et c’est cela qui est vraiment BALLOT ! Pourtant je suis l’auteur. ZUT alors !

Posté le 15 juillet 2006 dans Dictionnaire d'une civilisation tordue.
Un truc à dire ?

Voyage, il faut partir, il faut revenir

BalaisJ’ai pas mal voyagé avec Charles Hubert. Maintenant j’ai nettement moins les moyens. Mon dernier voyage a été l’Egypte où je retournais pour la troisième fois, avec ma tatie chérie cette fois ci.

Ce qu’il y a de bien avec les voyages, ce sont généralement les départs et les retours. On s’est reposé une semaine, rien que le retour nous met sur les genoux pour plusieurs jours et on reprend le boulot avec la mine défaite.

Cette fois ci, pour l’Egypte 3ème épisode, sur le plan des horaires ils nous ont fait la totale. En effet, j’étais en panne de balais, donc nous sommes parties tout bêtement en avion. J’avais prévu le coup et posé mon lundi pour me remettre. La fois d’avant avec fille aînée (j’étais en instance de rupture avec Charles Hubert qui me trompait avec une américaine), nous devions rentrer le samedi en fin d’après midi, et nous avions atterrit à 4 heures du matin le dimanche… Donc j’étais méfiante.

Déjà départ d’Orly, convocation à 3 heures du matin. Retour à Roissy avec un départ de Louxor à 3 heures du matin également. Problème : comment aller et revenir de l’aéroport ? Renseignements pris, tatie a choisi de prendre sa voiture qui resterait en parking longue durée à Orly. C’est ce qui nous coûtait le moins. A l’heure du départ, point de navette, de RER, les gens normaux dorment. Les taxis veulent bien ne pas dormir mais leurs tarifs sont aussi prohibitifs que ceux des plombiers.

J’ai réussi à lui faire admettre qu’arriver à 4 heures serait amplement suffisant. Si l’on arrive à l’heure dite (comme Charles Hubert aimait bien le faire), on enregistre ses bagages le premier en dormant debout, et après on regarde tous les autres enregistrer. J’ai toujours voulu être la dernière arrivée et la dernière à faire engistrer (2 heures de sommeil de gagnées). Nous nous sommes garées où il fallait, le terminal avait l’air tout prêt, pas de problèmes. Sauf que normalement on prend une navette pour se rendre au terminal et que le conducteur des navettes dort à 4 heures LUI. Nous avons donc pris le chemin des écoliers, à savoir “juste 100 mètres à pieds” nous a dit le veilleur de nuit. VOUI, sauf que c’était 100 mètres à vol d’oiseau (où ai-je bien pu ranger mon balais ?), sauf que c’était de la route avec des tournants, aucun passage n’étant prévu pour les piétons, sauf que de temps à autre il y avait un escalier à monter (et faire monter les bagages c’était 1000 calories de brûlées facile). Pour le départ nous sommes arrivées au terminal en nage ce qui n’était pas désagréable finalement car le temps n’était pas terrible (je tiens à rester polie). Au moins le coup de froid était évité.

La première visite a eu lieu dès notre arrivée, une fois les groupes faits (ceux qui font uniquement croisière, ceux qui vont au Caire, etc… tout le monde dormait debout), la chambre prise (1 heure pour défaire les valises) et HOP ! tout le monde en visite ! La guide a dû nous trouver très sages. Nous étions 9 sages en effet (tout le monde dormait). Groupe sympa, tout est bien allé jusqu’au retour.

Départ du bateau à minuit… Personne n’avait pu dormir. Attente à l’aéroport jusqu’au décollage à 3 heures, retardé d’une heure… Personne n’avait pu dormir non plus à l’aéroport de Louxor, flambant neuf mais manquant cruellement de couchettes.

Décollage donc à 4 heures. Chic on va pouvoir dormir un peu. Mais le commandant de bord de l’airbus Atruchouette flambant neuf en avait décidé autrement. Alors que tout le monde s’endormait, allumage des lumières et annonce qu’une collation va nous être servie (berk). Compter une heure avant que les lumières ne s’éteignent… Pose de l’appareil prévue pour 9 H 30, alors pouvez vous me dire pourquoi il y a eu réallumage des lumières à 6 H 30 pour le petit déjeuner ? Personne n’avait pu dormir… et tout le monde était volontaire pour prendre son petit déjeuner à 8 h 30, même en pleine descente, voire même à se passer de petit déjeuner…

Arrivée sous un ciel bas, hostile. Récupération des bagages en titubant (une heure d’attente). Et nous voici tatie et moi en train de cavaler pour prendre la navette qui va nous emmener à un terminal X où nous aurons la navette pour Orly, en disant à peine “on s’envoit un mail” aux autres qui tous avaient un chauffeur qui les attendait dehors. Coup de bol, on a une navette tout de suite. Après les choses se sont gâtées.

A Roissy terminal X il s’est mis à tomber des cordes. Nous avons trouvé l’endroit où l’autre navette nous attendait, non abrité de la pluie, mais nous étions prêtes à tout. En fait la navette partait mais le conducteur a assuré à tatie qui insistait pour qu’il nous attende (je traînais le chariot à bagage) donc j’avais pris du retard) qu’une autre arrivait immédiatement.

Au bout de 45 minutes (immédiatement donc), nous avons vu arriver la navette pour Orly… AAAHHHH. Elle est passée sans s’arrêter OOHHHH !

Il y avait du monde et la file grossisait. Nous avons fini (enfin moi, j’étais d’excellente humeur, et tatie chérie ne dit jamais un mot de travers à quiconque, elle est trop gentille pour cela) par agresser gentiment un homme apparement responsable de la dite navette, qui nous a annoncé que le dimanche les navettes étaient réduites à une sur deux. Nous avons pensé stupidement que le prix (16 euro par personne) en était réduit d’autant.

La navette tardait, la pluie persistait, tout le monde s’énervait. L’homme de service a finit par dégainer son portable et intimer à la navette suivante de se grouiller vite fait, une émeute menaçant. Le seul calme était un commandant de bord devant rallier Orly : l’avion ne partirait pas sans lui.

Quand la navette s’est annoncée, j’ai prévenu tatie chérie que personne ne rentrerait dedans avant nous (nous étions les premières arrivées) et que la navette ne repartirait pas sans nous. Un groupe de polonais mal polis menaçaient de nous piétiner et de nous passer sur le corps pour monter avant nous (je ferai d’ailleurs un post exclusif concernant les polonais en voyage) et prendre toute la place dans la navette !

La navette est arrivée, le chauffeur en est descendu, a tout boucle, nous a indiqué “c’est ma pause” et s’est tiré devant nos yeux éberlués, à tel point que personne n’a moufté. Emeute à son retour 30 minutes plus tard (il était déjà 12 H 30 et nous n’avions toujours pas dormi). Pas de rabais pour la navette sur deux. En Egypte cela aurait été négociable mais en France ne pas rêver. Et nous n’avions aucune intention de perdre une minute de plus.

Arrivées à Orly (enfin). Il a fallu trouver la navette pour le parking, la prendre avec un chauffeur mal poli et désagréable, retrouver la voiture, le tout en titubant.

Tatie chérie n’avait pas d’autre choix que de me déposer chez moi, ce qui a été fait à 14 heures (personne n’avait encore dormi). Elle a refusé de dormir un peu et est repartie direct chez elle. Normalement nous aurions dû être rentrées bien bien plus tôt. Mais c’est cela le retour de vacances !

Quant à moi j’ai retrouvé un chat hystérique, la voisine chargée de s’en occuper complètement bourrée (une heure pour m’expliquer que Diabolos avait déprimé en mon absence, scoop du siècle), et ma boîte mail que Pulchérie avait complètement oublié de vider régulièrement malgré sa promesse, saturée par 135 spams dont 130 de vérolés.

J’avais fort heureusement le lundi pour me remettre du retour…

Mais sinon c’est chouette les voyages !

Posté le 15 juillet 2006 dans Crise de nerf.
Un truc à dire ?

C comme Camouflage

CamouflageJe n’évoquerai en aucun cas les merveilleux camouflages créés par la nature.

L’homme, le soldat, dispose d’une tenue idéale (paraît-il) pour se camoufler dans la jungle (il y a beaucoup de guerres dans les jungles). C’est vert avec des taches d’ombre. On invente aussi le “bleu horizon” dans les pays où il flotte 250 jours par an (j’ai vu du bleu, j’ai tiré), le beige sable sans teinte aucune pour se confondre avec les dunes et que les secours ne les retrouvent pas. Du blanc “arctique” pour ne pas être repérés par l’ours polaire en voie de disparition (loupé, on ne fait jamais aussi blanc que neige)

Nous les femmes nous avons :

  • Le fond de teint miracle et la poudre qui va avec (teint imparfait, voire même pustule en évolution)

  • L’anti cerne efficace

  • Les faux cils si l’on sait les mettre sans se mettre aussi le doigt dans l’oeil

  • Le pull ou la chemise gigantesques et bien amples (bourrelets et surpoids)

  • Le soutien gorge blindé (ptose mammaire)

  • Le soutien gorge rembourré (petits seins)

  • Le soutien gorge rapproche seins en les étoffant un peu (ce n’est pas drôle)

  • La culotte gaine applatit ventre

  • Le collant affine jambes

  • Le collant affine jambes, remonte fesses et applatit ventre (une fortune)

  • Le pantalon ample (poteaux et le treillis n’est d’aucun secours)

  • La cape quand rien ne va plus (à une époque il y a eu la robe sac, le manteau sac… Que sont-ils devenus ?)

  • Les verres de contact colorés

  • Je ne parle pas du maquillage tout bête

BON A SAVOIR : quand on a TOUT utilisé et TOUT retiré successivement, Charles Albert s’évanouit (à juste titre). Car il faut leur rendre justice : je n’ai jamais vu de caleçon “efface bedaine”…

Posté le 13 juillet 2006 dans Dictionnaire d'une civilisation tordue.
Un truc à dire ?

L'homme cuisine

10077549L’homme ne sera aujourd’hui, ni Albert, ni Charles Hubert, ni l’oncle Jules. Ce sera tout bêtement mon père surnommé à partir de ce soir Jean Poirotte pour des raisons que ses petites filles comprendront aisément (que tout le monde se rassure, il n’a pas internet, parce que pas d’ordinateur, n’a jamais été capable de maîtriser notre bête minitel et sait à peine se servir de son téléphone portable, pourtant sinon, c’est un homme cultivé qui devrait participer à “questions pour un champion”)

Jean Poirotte s’était épris d’un restaurant grec dans la petite ville estivale dans laquelle il allait passer tous ses mois de juillet avec ma mère (Mrs Bibelots) et s’était particulièrement amouraché d’une moussaka certe excellente. Devant cette clientèle régulière et agréable (Pulchérie mettant une certaine ambiance, et moi émouvant avec Delphine dans mon ventre) un beau jour la patronne du restaurant, lui offrant l’Ouzo (payé par la maison) s’est laissée aller à lui donner la recette de la MOUSSAKA. Femme maudite !!!!

Et c’est ainsi que Jean Poirotte a débuté en cuisine. Jusqu’à ce moment précis il avait montré tout son talent avec les oeufs sur le plat, l’omelette aux fines herbes ou aux cèpes (ramassés par lui, épluchés par sa femme), et Mrs Bibelot malade, avec du foie et des nouilles (4 enfants dégoutés du foie de veau à vie, après une angine diabolique ayant cloué au lit Mrs Bibelots pour 8 jours).

La première moussaka s’est plutôt bien passée pour ceux qui l’ont dégustée. La tête un peu crispée de Mrs Bibelot nous échappant quelque peu : il avait fait le dîner non ? Craignait-elle qu’il ne lui damne le pion en cuisine ? C’était Ex-CELLENT

Des revers de fortune m’ont ramenée un jour chez papa et maman. Je devais y passer 3 mois, j’y suis restée 4 ans, avec Pulchérie et Delphine en pleine époque de créativité.

Et j’ai découvert la moussaka infernale (aussi infernale que le grand ordinateur des impôts) un beau samedi où Mrs Bibelot s’était éclipsée (je ne savais pas pourquoi, mais elle voulait que je comprenne en fait) et où Jean Poirotte avait décidé de faire le dit plat.

J’ai donc découvert que :

Il décidait de faire une Moussaka
Ma mère faisait les courses, prévoyant les entrées grecques, le fromage et le dessert (grec de préférence)
Il s’asseyait en bout de table de cuisine pour demander :

  • Passes moi le sel, le poivre, le piment

  • Peux tu m’émincer cette échalotte ? Deux finalement… Un oignon aussi s’il te plaît

  • Peux tu me hacher la viande de mouton ? le hachoir est derrière moi

  • Il faut laver le hachoir sinon ta mère va nous tuer

  • Tu peux me trouver une poêle et y faire revenir les aubergines ? Doucement le feu sous les aubergines, la dame m’a dit “à feu doux”

  • Surveilles les aubergines s’il te plaît

  • Idem pour la viande de mouton hachée, à la poële en remuant constamment, il faut la faire griller en fait…

  • Laves les poêles s’il te plait

  • J’ai besoin de 5 gousses d’ail épluchées

  • Passes moi le presse ail

  • Trouves moi la sauce tomate, je ne sais pas ce que ta mère en a fait

  • Tu peux mélanger ? j’ai mal au bras là

  • Tu sais faire une béchamel ? Bien épaisse hein ? J’ai dit EPAISSE

  • Râpes moi ce morceau de gruyere (chez Jean Poirotte le râpé tout prêt c’est de la M….)

  • C’est-y pas beau MA MOUSSAKA (juste avant d’enfourner et juste avant qu’on ne lui plante le presse ail dans le coeur)

Le seul mot MOUSSAKA a déclenché chez Mrs Bibelots et moi même un réflexe de fuite absolu dès qu’il était prononcé à partir de ce jour là. C’est incroyable ce que l’on peut avoir à faire d’urgence, un samedi après midi…

Hélas Jean Poirotte ayant pris goût à la cuisine et ayant du temps pour la faire, il y a toujours urgence à fuir quand sont prononcés les mots :

  • Moussaka

  • Couscous

  • Paella

  • Aubergines, courgettes, tomates, le tout farci

  • Toïonnade, enchoïade, Tapennade (il aime la cuisine du midi)

  • Moules au barbecue (ON les ouvre, il les fait cuire)

  • Barbecue (on fait les courses, on fait les brochettes, il fait les braises et surveille vaguement la cuisson)

Dieu merci pour l’instant il n’a pas encore attaqué les desserts… Car Mrs Bibelots a de plus en plus de mal à trouver des prétextes pour fuir (et aller faire les boutiques). Généralement c’est moi qui suis :

  • Atteinte d’une crise de colite frénétique

  • Atteinte d’une crise de colite pathétique

  • En plein marasme sentimental

Sauf qu’elle fuit (ce que je comprends tout à fait) en omettant de me prévenir du prétexte…

Vous visualisez ma dégustation de la moussaka le lendemain d’une crise en “ite” dont je n’avait pas été avertie…

Posté le 12 juillet 2006 dans Tous aux abris.
Un truc à dire ?