Serial Ecran Total

Coup_de_soleilAujourd’hui, avec ma meilleure amie (qui se cherche un surnom qui vaille le coup pour ce blog, mais on va trouver) et maman (Mrs Bibelot), nous avons profité d’un plan d’eau à 10 minutes de chez moi pour aller farnienter sur la plage (de sable rapporté, mais de sable), et nous baigner.

Moi la bronzette, c’est pas mon truc. D’abord je ne bronze pas, juste une vague teinte qui est encore trop claire l’hiver pour la plupart des femmes, et en plus, je brûle en 10 minutes (à savoir coup de soleil monstrueux, l’illustration étant de la petite bière à côté de ce que je suis capable de pondre : du carrément violet).

Quand on dit 10 minutes m’a expliqué un jour le dermato que j’ai écouté religieusement, c’est 10 minutes dans la journée, tout ce qui est rayon étant cumulatif au cours d’une vie (que dire d’une journée). Hors avoir pris le soleil 10 minutes, c’est vite fait aux heures dangereuses.

Donc je m’écran-totalise depuis l’âge de 30 ans, et je ne parle pas en l’air. En fait je me protège comme de la peste du soleil, avec ma peau de rousse qui crame sans jamais dorer.

L’écran total pour moi, c’est de l’indice maxi, étalé le moins possible, à savoir bien blanc (on voit s’il en reste ou pas). J’ai découvert en partant en Egypte avec Pulchérie il y a deux ans, le lait très haute protection indice 50 de chez Avène (résistant à l’eau) qui ne m’a jamais déçue. Avec cela je suis plus blanche que blanche : même dans les films d’horreur ils n’osent pas maquiller comme cela.

Je me tartine bien la figure, le décolleté qui est un endroit à privilégier pour éviter de fripper. Pour le reste comme je vais à la plage pour me baigner et rien d’autre, je suis soit dans l’eau, soit recouverte d’une chemise blanche pour éviter de me retrouver avec le dos façon steak tartare, de préférence sous un parasol (ne jamais oublier la réverbération qui tue). Aujourd’hui je n’ai pas manqué à cette habitude de me tartiner de total à mort, sans omettre les paupières que j’avais oubliées en Egypte et qui étaient devenues violettes, alors que j’étais à l’ombre.

Meilleure amie habituée n’a pas bronché, Mrs Bibelot s’est elle inquiétée : je risquais de faire peur aux enfants non ? Ben tant pis il faudra bien qu’ils s’y fassent et leurs parents avec.

Je précise que ce lait (moi je dirais crème), tient ses promesses et résiste parfaitement à l’eau. Dans les deux sens. Je peux suer sang et eau qu’il ne moufte pas d’un mm. J’ajoute qu’il n’est pas que waterproof, il est aussi huile-proof, savon proof et m’en débarasser le soir relève de la haute voltige. Je me tartine d’huile, j’émulsionne, je me savonne, j’émulsionne, je rince, il en reste toujours un petit quelque chose (mais qui me fait le teint uni, alors ça va). Quand je peux je vérifie dans mon miroir (utile pour étaler le plus uniformément possible) si je suis toujours blanche, quand je ne peux pas, je demande à la malheureuse personne qui m’accompagne de manière régulière (toutes les 5 minutes), si je suis bien blanche. La réponse est toujours « ouiii »

Car les choses se gâtent toujours quand je voyage, car j’ai une prédilection pour les pays chauds, tropicaux là où le soleil cogne très dur. J’ai donc : écran total + chapeau + lunettes de soleil. Le choc est toujours fatal pour le reste du groupe le premier matin du premier rendez vous pour la première excursion, quand je débarque (dans l’avion j’avais l’air normale). On me regarde curieusement, celui ou celle qui m’accompagne fait semblant de ne pas me connaître (je leur pardonne à tous). Je laisse courir, généralement cela passe dès le lendemain, et le méga premier coup de soleil sur le nez ou ailleurs, d’un quidam qui se payait ma blanche tête la veille et me demande le lendemain si je peux lui prêter un peu de mon produit. On s’habitue aussi à mon chapeau (tout le monde finit par en acheter un) et à ma manie de rechercher l’ombre à tout prix.

Mais bon, un choc vrai est toujours possible. Certains nageurs me croisant aujourd’hui m’ont soigneusement évitée (seule ma figure émergeant de l’eau, ça doit faire flipper, mais je peux faire une super ligne droite sans être dérangée). Me voyant débarquer ce soir de la plage pour récupérer ma voiture, Jean Poirotte (papa) a eu un bref instant de panique devant ma mine blafarde. A la précision de sa femme « ce n’est rien c’est de l’écran total », il n’a pas manqué de me faire remarquer que si j’avais pris tout de même un coup de soleil, j’étais en droit de porter plainte.

Car la même marque fait le même produit, mais teinté. Je l’ai testé également. Il est teinté foncé… Cela me fait le visage et le décolleté marron et jurant avec le reste du corps, encore pire que blanc.

De temps à autre je réussi à faire un mélange des deux parfaitement dans mon teint. Mais du coup, je ne suis plus certaine d’être protégée comme il faut, je me remets du blanc et recommence à faire peur aux petits enfants…

N comme nouvelles

baguette

La vie étant ainsi faite, il y a les bonnes et les mauvaises nouvelles :

Les bonnes :

  • Félicitation vous êtes enceinte

  • Je vous augmente, avec effet rétroactif au 1er janvier, vous l’avez bien mérité

  • Félicitation mon petit, vous faites tout à fait l’affaire

  • Je t’aime

  • Je t’emmène à Venise

  • Je vous accorde que ce feu était orange, enfin je ferme les yeux pour cette fois

  • Maman j’ai eu 20 sur 20

  • « Madame nous avons le plaisir de vous adresser ce chèque correspondant à un trop versé concernant votre impôt sur le revenu 2020, suite à erreur de nos services, le tout majoré de 10 % »

  • J’ai fait le ménage, les courses, 3 lessives, reposes toi mon amour

  • C’est juste une courroie qui avait du jeu, vous ne me devez rien

  • Toussez ! C’est fini !

  • Tout va bien

  • J’ai décidé de me séparer de Fernande

Les mauvaises :

  • Où est passé votre stérilet ?

  • Il y a une tache sur le col utérin, il va falloir faire une biopsie

  • C’est bien une bielle. Vous faites les niveaux parfois ?

  • Je t’aime tendrement, donc je te quitte

  • C’était un stop pas un triangle

  • Allo ? C’est Fernande

  • Ma femme est une dépressive chronique. Je t’avais dit hein que j’étais marié ?

  • Maman la maîtresse veut te voir

  • Pour les vacances j’ai dit oui à tante Hortense pour Vezoul

  • J’ai croisé ton ex avec une jolie brune, tout à fait l’opposé de toi !

  • Ma toutounette bleue des mers du sud, j’ai pu nous trouver deux places pour la finale de boxe javanaise

  • Je me suis foulé la cheville, je ne vais rien pouvoir faire pendant un mois, ces salauds m’ont mis un plâtre.

  • J’arrive pour 8 jours (la belle mère)

D comme Divorce

Endora

Rupure légale du mariage, qui ne se fait pas aussi librement que le dit mariage.
Moyens ruineux et traumatisant de redevenir libre.
Moyen exaltan de la vie au cours duquel on lave son linge sale devant :

  • Les mômes

  • La famille

  • Un juge

  • Deux avocats

  • Un greffier.

Les moments inoubliables :

  • S’entendre dire devant les pré-cités qu’on est un tas moche et pleurnichard qui baise comme un glaçon (ou un lapin)

  • Entendre Zoé et Edgar dire « nous on s’en moque on ira avec celui qui gardera la télé grand écran »

  • Savoir qu’il n’hésite plus entre révolver et barbituriques

  • Voir notre remplaçante : Laetitia Casta en mieux

  • Constater que quand l’autre disait « je me vengerai » il ne parlait pas en l’air.

  • Payer l’avocat

  • 18 mois de chasteté totale

Entendre dire :

  • Elle est bellllllle la copine de papa (les enfants)

  • Il est moche ton copain (les enfants)

  • Je t’avais prévenue (notre mère)

  • Des tas d’hommes trompent leur femme, pas de quoi en faire un drame (la belle mère qui s’en mêle et à qui on n’a rien demandé)

  • Ma pauvre petite (notre mère)

  • Faut le comprendre ce garçon (notre père)

  • On ne l’a jamais aimé (les copines)

  • A toi la vie de célibaraire maintenant (les copines)

  • Je vais te présenter Hubert, il a les oreilles décollées mais il gagne à être connu

  • Tu vas pouvoir t’en sortir ? (n’importe qui, c’est la question qui tue)

  • Ca fait 40 000 F (à l’époque), moins 10 000 de versés, reste 30 000 (l’avocat)

  • Vous vous en tirez bien  (l’avocat)

  • Tenez vous vraiment à la garde des enfants ? Ce n’est pas gagné (l’avocat)

  • A la prochaine… (l’avocat qui persiste et signe)

Mais il y a les moments délicieux du divorce

  • Le croiser au bras d’un super héros alors qu’il est accompagné d’une guenon

  • Accrocher ses CD dans le cerisier des parents, faire bouillir ses cachemires, piéger son eau de toilette oubliée avec du Nuoc Mam

  • Apprendre combien il doit à son avocat

  • Dire à l’ex belle-mère ce qu’en fait on a toujours pensé d’elle et sans fioritures

  • Le voir revenir confus et repentant et lui claquer la porte au nez. Le nec plus ultra : lui coincer le nez dans la porte

  • Apprendre qu’il s’est fait plaquer par sa guenon

Ceci étant non exhaustif et glané ça et là… Il y a certainement à rajouter

Me vl'a ben embêtée

SourireC’est ballot (comme dans le sketch de la valise RTL de Bigard qui me fait toujours mourir de rire, même si je dois descendre dans votre estime), c’est ballot comme tout.

Mais figurez vous qu’il m’arrive un truc bizzare. J’ai commencé mon dictionnaire d’une civilisation tordue en 1990 après la désertion d’Albert. Au départ c’était des petites notes sur des post-it (les bordéliques aiment bien les post-it qu’ils peuvent chercher partout)

Après j’ai eu Mr Mac Intosh et le dictionnaire s’est petit à petit étoffé. Hors depuis que je tiens ce blog, je suis envahie par pleins de personnages non prévus au départ.

Au départ c’était les filles, l’ex, les ex éventuellement, tante Hortense, l’oncle Jules, etc… Le téléphone portable n’existait pas, l’ordinateur quasiment pas non plus, Internet n’avait été prédit par aucun voyant. Je ne savais pas que j’aurais aujourd’hui en plus :

  • Ex mari n° 2

  • Le plombier

  • Jean Poirotte (en 1990 mon père était normal, il savait juste faire des oeufs sur le plat)

  • Mrs Bibelot (il fallait bien que je trouve un nom à maman)

  • Toujours les deux filles avec en plus deux futurs gendres (d’ailleurs en 1990 je n’imaginais même pas le concept du poster, alors les gendres…)

  • 10 ans de bordel à ranger

  • Un chat noir hystérique et qui veut décidément commander

  • Des neveux et nièces en plus

  • Une voiture qui s’incruste depuis 1994

  • Une relation longue durée avec le centre des Impôts, et la poste

Mais ces personnages ou faits me poursuivent. J’écris une bêtise et HOP ils sont là, diaboliquement là. Ils se sont emparés de moi, parce qu’ils existent, que je ne peux en faire abstraction, et qu’à chaque fois que je recopie un chapitre de mon dictionnaire, il me faut bien l’actualiser. Aujourd’hui, après mon post sur les voyages, je me sens menacée par des polonais en vacances en Egypte, des T shirts (avec ou sans manche), l’alcool local égyptien, le marchandage, la manière dont se construisent les groupes. Finalement ce sont les autres qui commandent, les évènements, pas moi. Et c’est cela qui est vraiment BALLOT ! Pourtant je suis l’auteur. ZUT alors !

Voyage, il faut partir, il faut revenir

BalaisJ’ai pas mal voyagé avec Charles Hubert. Maintenant j’ai nettement moins les moyens. Mon dernier voyage a été l’Egypte où je retournais pour la troisième fois, avec ma tatie chérie cette fois ci.

Ce qu’il y a de bien avec les voyages, ce sont généralement les départs et les retours. On s’est reposé une semaine, rien que le retour nous met sur les genoux pour plusieurs jours et on reprend le boulot avec la mine défaite.

Cette fois ci, pour l’Egypte 3ème épisode, sur le plan des horaires ils nous ont fait la totale. En effet, j’étais en panne de balais, donc nous sommes parties tout bêtement en avion. J’avais prévu le coup et posé mon lundi pour me remettre. La fois d’avant avec fille aînée (j’étais en instance de rupture avec Charles Hubert qui me trompait avec une américaine), nous devions rentrer le samedi en fin d’après midi, et nous avions atterrit à 4 heures du matin le dimanche… Donc j’étais méfiante.

Déjà départ d’Orly, convocation à 3 heures du matin. Retour à Roissy avec un départ de Louxor à 3 heures du matin également. Problème : comment aller et revenir de l’aéroport ? Renseignements pris, tatie a choisi de prendre sa voiture qui resterait en parking longue durée à Orly. C’est ce qui nous coûtait le moins. A l’heure du départ, point de navette, de RER, les gens normaux dorment. Les taxis veulent bien ne pas dormir mais leurs tarifs sont aussi prohibitifs que ceux des plombiers.

J’ai réussi à lui faire admettre qu’arriver à 4 heures serait amplement suffisant. Si l’on arrive à l’heure dite (comme Charles Hubert aimait bien le faire), on enregistre ses bagages le premier en dormant debout, et après on regarde tous les autres enregistrer. J’ai toujours voulu être la dernière arrivée et la dernière à faire engistrer (2 heures de sommeil de gagnées). Nous nous sommes garées où il fallait, le terminal avait l’air tout prêt, pas de problèmes. Sauf que normalement on prend une navette pour se rendre au terminal et que le conducteur des navettes dort à 4 heures LUI. Nous avons donc pris le chemin des écoliers, à savoir « juste 100 mètres à pieds » nous a dit le veilleur de nuit. VOUI, sauf que c’était 100 mètres à vol d’oiseau (où ai-je bien pu ranger mon balais ?), sauf que c’était de la route avec des tournants, aucun passage n’étant prévu pour les piétons, sauf que de temps à autre il y avait un escalier à monter (et faire monter les bagages c’était 1000 calories de brûlées facile). Pour le départ nous sommes arrivées au terminal en nage ce qui n’était pas désagréable finalement car le temps n’était pas terrible (je tiens à rester polie). Au moins le coup de froid était évité.

La première visite a eu lieu dès notre arrivée, une fois les groupes faits (ceux qui font uniquement croisière, ceux qui vont au Caire, etc… tout le monde dormait debout), la chambre prise (1 heure pour défaire les valises) et HOP ! tout le monde en visite ! La guide a dû nous trouver très sages. Nous étions 9 sages en effet (tout le monde dormait). Groupe sympa, tout est bien allé jusqu’au retour.

Départ du bateau à minuit… Personne n’avait pu dormir. Attente à l’aéroport jusqu’au décollage à 3 heures, retardé d’une heure… Personne n’avait pu dormir non plus à l’aéroport de Louxor, flambant neuf mais manquant cruellement de couchettes.

Décollage donc à 4 heures. Chic on va pouvoir dormir un peu. Mais le commandant de bord de l’airbus Atruchouette flambant neuf en avait décidé autrement. Alors que tout le monde s’endormait, allumage des lumières et annonce qu’une collation va nous être servie (berk). Compter une heure avant que les lumières ne s’éteignent… Pose de l’appareil prévue pour 9 H 30, alors pouvez vous me dire pourquoi il y a eu réallumage des lumières à 6 H 30 pour le petit déjeuner ? Personne n’avait pu dormir… et tout le monde était volontaire pour prendre son petit déjeuner à 8 h 30, même en pleine descente, voire même à se passer de petit déjeuner…

Arrivée sous un ciel bas, hostile. Récupération des bagages en titubant (une heure d’attente). Et nous voici tatie et moi en train de cavaler pour prendre la navette qui va nous emmener à un terminal X où nous aurons la navette pour Orly, en disant à peine « on s’envoit un mail » aux autres qui tous avaient un chauffeur qui les attendait dehors. Coup de bol, on a une navette tout de suite. Après les choses se sont gâtées.

A Roissy terminal X il s’est mis à tomber des cordes. Nous avons trouvé l’endroit où l’autre navette nous attendait, non abrité de la pluie, mais nous étions prêtes à tout. En fait la navette partait mais le conducteur a assuré à tatie qui insistait pour qu’il nous attende (je traînais le chariot à bagage) donc j’avais pris du retard) qu’une autre arrivait immédiatement.

Au bout de 45 minutes (immédiatement donc), nous avons vu arriver la navette pour Orly… AAAHHHH. Elle est passée sans s’arrêter OOHHHH !

Il y avait du monde et la file grossisait. Nous avons fini (enfin moi, j’étais d’excellente humeur, et tatie chérie ne dit jamais un mot de travers à quiconque, elle est trop gentille pour cela) par agresser gentiment un homme apparement responsable de la dite navette, qui nous a annoncé que le dimanche les navettes étaient réduites à une sur deux. Nous avons pensé stupidement que le prix (16 euro par personne) en était réduit d’autant.

La navette tardait, la pluie persistait, tout le monde s’énervait. L’homme de service a finit par dégainer son portable et intimer à la navette suivante de se grouiller vite fait, une émeute menaçant. Le seul calme était un commandant de bord devant rallier Orly : l’avion ne partirait pas sans lui.

Quand la navette s’est annoncée, j’ai prévenu tatie chérie que personne ne rentrerait dedans avant nous (nous étions les premières arrivées) et que la navette ne repartirait pas sans nous. Un groupe de polonais mal polis menaçaient de nous piétiner et de nous passer sur le corps pour monter avant nous (je ferai d’ailleurs un post exclusif concernant les polonais en voyage) et prendre toute la place dans la navette !

La navette est arrivée, le chauffeur en est descendu, a tout boucle, nous a indiqué « c’est ma pause » et s’est tiré devant nos yeux éberlués, à tel point que personne n’a moufté. Emeute à son retour 30 minutes plus tard (il était déjà 12 H 30 et nous n’avions toujours pas dormi). Pas de rabais pour la navette sur deux. En Egypte cela aurait été négociable mais en France ne pas rêver. Et nous n’avions aucune intention de perdre une minute de plus.

Arrivées à Orly (enfin). Il a fallu trouver la navette pour le parking, la prendre avec un chauffeur mal poli et désagréable, retrouver la voiture, le tout en titubant.

Tatie chérie n’avait pas d’autre choix que de me déposer chez moi, ce qui a été fait à 14 heures (personne n’avait encore dormi). Elle a refusé de dormir un peu et est repartie direct chez elle. Normalement nous aurions dû être rentrées bien bien plus tôt. Mais c’est cela le retour de vacances !

Quant à moi j’ai retrouvé un chat hystérique, la voisine chargée de s’en occuper complètement bourrée (une heure pour m’expliquer que Diabolos avait déprimé en mon absence, scoop du siècle), et ma boîte mail que Pulchérie avait complètement oublié de vider régulièrement malgré sa promesse, saturée par 135 spams dont 130 de vérolés.

J’avais fort heureusement le lundi pour me remettre du retour…

Mais sinon c’est chouette les voyages !

C comme Camouflage

CamouflageJe n’évoquerai en aucun cas les merveilleux camouflages créés par la nature.

L’homme, le soldat, dispose d’une tenue idéale (paraît-il) pour se camoufler dans la jungle (il y a beaucoup de guerres dans les jungles). C’est vert avec des taches d’ombre. On invente aussi le « bleu horizon » dans les pays où il flotte 250 jours par an (j’ai vu du bleu, j’ai tiré), le beige sable sans teinte aucune pour se confondre avec les dunes et que les secours ne les retrouvent pas. Du blanc « arctique » pour ne pas être repérés par l’ours polaire en voie de disparition (loupé, on ne fait jamais aussi blanc que neige)

Nous les femmes nous avons :

  • Le fond de teint miracle et la poudre qui va avec (teint imparfait, voire même pustule en évolution)

  • L’anti cerne efficace

  • Les faux cils si l’on sait les mettre sans se mettre aussi le doigt dans l’oeil

  • Le pull ou la chemise gigantesques et bien amples (bourrelets et surpoids)

  • Le soutien gorge blindé (ptose mammaire)

  • Le soutien gorge rembourré (petits seins)

  • Le soutien gorge rapproche seins en les étoffant un peu (ce n’est pas drôle)

  • La culotte gaine applatit ventre

  • Le collant affine jambes

  • Le collant affine jambes, remonte fesses et applatit ventre (une fortune)

  • Le pantalon ample (poteaux et le treillis n’est d’aucun secours)

  • La cape quand rien ne va plus (à une époque il y a eu la robe sac, le manteau sac… Que sont-ils devenus ?)

  • Les verres de contact colorés

  • Je ne parle pas du maquillage tout bête

BON A SAVOIR : quand on a TOUT utilisé et TOUT retiré successivement, Charles Albert s’évanouit (à juste titre). Car il faut leur rendre justice : je n’ai jamais vu de caleçon « efface bedaine »…

L'homme cuisine

10077549L’homme ne sera aujourd’hui, ni Albert, ni Charles Hubert, ni l’oncle Jules. Ce sera tout bêtement mon père surnommé à partir de ce soir Jean Poirotte pour des raisons que ses petites filles comprendront aisément (que tout le monde se rassure, il n’a pas internet, parce que pas d’ordinateur, n’a jamais été capable de maîtriser notre bête minitel et sait à peine se servir de son téléphone portable, pourtant sinon, c’est un homme cultivé qui devrait participer à « questions pour un champion »)

Jean Poirotte s’était épris d’un restaurant grec dans la petite ville estivale dans laquelle il allait passer tous ses mois de juillet avec ma mère (Mrs Bibelots) et s’était particulièrement amouraché d’une moussaka certe excellente. Devant cette clientèle régulière et agréable (Pulchérie mettant une certaine ambiance, et moi émouvant avec Delphine dans mon ventre) un beau jour la patronne du restaurant, lui offrant l’Ouzo (payé par la maison) s’est laissée aller à lui donner la recette de la MOUSSAKA. Femme maudite !!!!

Et c’est ainsi que Jean Poirotte a débuté en cuisine. Jusqu’à ce moment précis il avait montré tout son talent avec les oeufs sur le plat, l’omelette aux fines herbes ou aux cèpes (ramassés par lui, épluchés par sa femme), et Mrs Bibelot malade, avec du foie et des nouilles (4 enfants dégoutés du foie de veau à vie, après une angine diabolique ayant cloué au lit Mrs Bibelots pour 8 jours).

La première moussaka s’est plutôt bien passée pour ceux qui l’ont dégustée. La tête un peu crispée de Mrs Bibelot nous échappant quelque peu : il avait fait le dîner non ? Craignait-elle qu’il ne lui damne le pion en cuisine ? C’était Ex-CELLENT

Des revers de fortune m’ont ramenée un jour chez papa et maman. Je devais y passer 3 mois, j’y suis restée 4 ans, avec Pulchérie et Delphine en pleine époque de créativité.

Et j’ai découvert la moussaka infernale (aussi infernale que le grand ordinateur des impôts) un beau samedi où Mrs Bibelot s’était éclipsée (je ne savais pas pourquoi, mais elle voulait que je comprenne en fait) et où Jean Poirotte avait décidé de faire le dit plat.

J’ai donc découvert que :

Il décidait de faire une Moussaka
Ma mère faisait les courses, prévoyant les entrées grecques, le fromage et le dessert (grec de préférence)
Il s’asseyait en bout de table de cuisine pour demander :

  • Passes moi le sel, le poivre, le piment

  • Peux tu m’émincer cette échalotte ? Deux finalement… Un oignon aussi s’il te plaît

  • Peux tu me hacher la viande de mouton ? le hachoir est derrière moi

  • Il faut laver le hachoir sinon ta mère va nous tuer

  • Tu peux me trouver une poêle et y faire revenir les aubergines ? Doucement le feu sous les aubergines, la dame m’a dit « à feu doux »

  • Surveilles les aubergines s’il te plaît

  • Idem pour la viande de mouton hachée, à la poële en remuant constamment, il faut la faire griller en fait…

  • Laves les poêles s’il te plait

  • J’ai besoin de 5 gousses d’ail épluchées

  • Passes moi le presse ail

  • Trouves moi la sauce tomate, je ne sais pas ce que ta mère en a fait

  • Tu peux mélanger ? j’ai mal au bras là

  • Tu sais faire une béchamel ? Bien épaisse hein ? J’ai dit EPAISSE

  • Râpes moi ce morceau de gruyere (chez Jean Poirotte le râpé tout prêt c’est de la M….)

  • C’est-y pas beau MA MOUSSAKA (juste avant d’enfourner et juste avant qu’on ne lui plante le presse ail dans le coeur)

Le seul mot MOUSSAKA a déclenché chez Mrs Bibelots et moi même un réflexe de fuite absolu dès qu’il était prononcé à partir de ce jour là. C’est incroyable ce que l’on peut avoir à faire d’urgence, un samedi après midi…

Hélas Jean Poirotte ayant pris goût à la cuisine et ayant du temps pour la faire, il y a toujours urgence à fuir quand sont prononcés les mots :

  • Moussaka

  • Couscous

  • Paella

  • Aubergines, courgettes, tomates, le tout farci

  • Toïonnade, enchoïade, Tapennade (il aime la cuisine du midi)

  • Moules au barbecue (ON les ouvre, il les fait cuire)

  • Barbecue (on fait les courses, on fait les brochettes, il fait les braises et surveille vaguement la cuisson)

Dieu merci pour l’instant il n’a pas encore attaqué les desserts… Car Mrs Bibelots a de plus en plus de mal à trouver des prétextes pour fuir (et aller faire les boutiques). Généralement c’est moi qui suis :

  • Atteinte d’une crise de colite frénétique

  • Atteinte d’une crise de colite pathétique

  • En plein marasme sentimental

Sauf qu’elle fuit (ce que je comprends tout à fait) en omettant de me prévenir du prétexte…

Vous visualisez ma dégustation de la moussaka le lendemain d’une crise en « ite » dont je n’avait pas été avertie…

H comme Homme

hommeEtre doué d’intelligence et d’un langage articulé, rangé parmi les mammifères de l’ordre des primates, et caractérisé par son cerveau volumineux (homo sapiens), ses mains préhensiles et sa station debout (homo erectus)

Etre humain de sexe masculin
Signé : Le Larousse

En tant qu’être humain de sexe féminin, s’attaquer à la deuxième définition dès 12 ans. Constater le temps passant qu’elle se rapproche de celle strictement scientifique du Larousse :

  • C’est un primate (0 à 14 ans)

  • Il a bien les mains préhensiles (dès 15 ans et pour toujours)

  • Il est bien homo erectus (tôt et pour toujours également)

  • Il a un gros cerveau mais moins qu’il le croit (dès 15 ans et pour toujours)

  • Il est mammifère par notre intermédiaire (vers 35 ans en moyenne)

  • Il a un langage très bien articulé (l’arbitre est un con, l’entraineur est un con, le sélectionneur est un con, mais qu’est-ce qu’il fout ce con ? tous des cons…)

En notre compagnie il va faire tous les stades de l’évolution à rebours

  • Drôle, tendre, intelligent, amoureux et plein d’humour, il est homo sapiens 6 mois

  • Il oublie le langage articulé devant le journal des sports ou les questions qu’il juge oiseuses

  • Il perd ses mains préhensiles dès qu’il s’agit de vider la poubelle, faire la vaisselle, changer la petite couche sale ou passer l’aspirateur

  • Il n’est pas « erectus » de manière permanente et sur commande

  • Il vire à l’homme des cavernes quand il monte dans une voiture qu’il conduit, quand on le trompe où qu’on lui dit  « il faut que l’on parle » pendant un match de foot.

Il ne reviendra jamais au stade homo sapiens, sauf éventuellement pour 6 mois avec une autre. Il s’efforce parfois de créer un autre ordre, celui de l’homo ça pionce, non répertorié par les savants, à tort.

Heureusement, l’homme, le vrai, se reconnaît au premier coup d’oeil :

  • Il a des obsessions sexuelles

  • Il est polygame dans l’âme

  • Il demande l’extrême onction au moindre rhume

  • Il est tétanisé par le sport à la télévision

  • Il est incapable de demander son chemin quand il s’est perdu (honte à lui !)

  • Il sait faire les niveaux

  • Il sait ce qu’est un « hors jeu »

  • Il ne sait pas où se trouve le panier à linge sale

  • On veut de lui

Pourquoi ne suis je pas plombière ?

889706_001C’est la question que je me pose depuis que j’ai posé le pied par terre ce matin, pour une fois débordante de courage. Le matin en effet, en dehors des jours chômés où je peux me lever quand je veux, on ne peut pas dire que je sois resplendissante d’énergie. Je dérive telle un animal marin vers la salle de bain où seule une douche peut me faire émerger en partie.

« MARIN » est le mot qui peut qualifier ce debut de dimanche qui ne peut que mal se terminer. Me levant à 8 heures un dimanche matin (curieux il ne pleut pas), arrivant dans ma cuisine pour m’y faire mon thé matinal sans lequel je ne peux pas rassembler deux idées, me voila constatant qu’une énorme flaque (le mot est faible) décorait mon sol de cuisine.

Cette vision m’a rendu toute ma lucidité d’autant que la flaque (enfin le lac) semblait partir de sous un meuble qui n’a rien à voir avec l’eau. J’avais eu le cas une fois avec mon frigo qui s’était mis en dégivrage automatique (une nuit également), mais là on voyait nettement d’où venait la flotte. Hors là, cela ne venait pas du meuble évier, ni du frigo, ni du lave linge qui n’a pas tourné hier, lave vaisselle itou.

Première chose à faire : éponger avant que l’eau ne pénètre prondément et ne décolle le papier peint du plafond de la cuisine du vieux du dessous (quelle idée aussi de mettre du papier peint au plafond). Pour éponger : une éponge (petite mais juré demain j’en achète une très grosse)  et une cuvette qui se remplissait rapidement. Au bout de 3 couvettes, la cusine était parfaitement nettoyée (cela faisait partie de mes projets pour ce dimanche, mais je ne pensais pas m’y mettre dès mon petit lever) et de l’eau suintait toujours légèrement de dessous ce fichu meuble contre lequel j’ai mis du tissu pour absorber, qui s’est retrouvé rapidement trempé. La moitié de ma réserve de chiffons y est passée.

J’ai vérifié le siphon de l’évier : on ne sait jamais l’eau prend parfois d’étranges passages. Non sec. Je suis restée un moment perplexe, et j’ai même fini par lever la tête pour vérifier si l’eau ne venait pas de l’étage du dessus. Non.

Après m’être séché les pieds, et avoir mis les chiffons à sécher sur le balcon (c’est fun) je me suis décidée à aller regarder derrière le lave linge et le lave vaisselle qui sont voisins, pour constater qu’effectivement, il y avait de l’eau là aussi. Et qu’un petit filet semblait se glisser sous mes meubles.

Me voilà partie à la recherche du mode d’emploi du lave linge qui m’a mise sur la paille en février dernier. En effet mon vieux lave linge a choisi de me laisser tomber un dimanche également, le lendemain du jour où je m’étais commandée un voyage sur Internet avec impossibilité de l’annuler. Prix du voyage en Egypte = un lave linge, et mon compte en banque ne s’en est pas remis (surtout que les impôts se sont manifestés APRES).

Bref il me fallait déplacer ce fichu lave linge pour éponger, le lave vaisselle étant cloué sur place car le four est dessus : on ne peut le bouger qu’avec deux costauds pour s’occuper du four.

Mode d’emploi retrouvé (à sa place donc je l’ai cherché partout parce que je n’ai pas spontanément eu l’idée d’y aller voir tout de suite), lave linge déplacé, j’ai recommencé à éponger en me creusant les méninges : d’où vient cette fichue flotte ? Pourquoi ne suis-je pas plombier diantre ?

Il faut dire que depuis que j’habite mon appartement (1995), je suis poursuivie par la fuite intempestive, les joints qui lâchent, les robinets qui se bloquent, les siphons qui fuient, les baignoires qui se bouchent (voir Conseils utiles aux ignorants qui ont mis au monde des filles), la chasse d’eau qui fuit. Le plombier de la résidence, le seul qui sache couper l’eau dans la canalisation centrale pour intervenir sans inonder toute la cage d’escalier, m’aime beaucoup, mais c’est un amour unilatéral car ses tarifs sont prohibitifs (vous en connaissez vous, des plombiers bon marché surtout le dimanche ?).

Les deux dernières fois, c’étaient le robinet de la baignoire qui refusait de se fermer complètement (200 Euros), et juste avant bien sûr, le changement de ma vanne d’arrivée d’eau dans la colonne qui refusait de se fermer (100 euros pour 10 minutes de travail, mais pourquoi je suis pas plombière ?)

Là il m’a fallu identifier la fuite, tout éponger, tout sécher (au sèchoir à cheveux, pas le choix, dans une position fort agréable, coincée entre le lave vaisselle et le lave linge. Et là 5 minutes d’attente pour voir si de l’eau revenait (à moins qu’elle ne suinte de chez le voisin du dessous ????).

Une goutte est tombée soudain et j’ai pu identifier qu’elle venait de l’arrivée d’eau alimentant le lave linge, posé par Farty en février dernier. Question : pourquoi avoir fonctionné parfaitement pendant 5 mois et demi et se mettre à fuir cette nuit ? Autre question, la fuite vient-elle du tuyau mal raccordé par Farty, auquel cas ils n’auront qu’à se déplacer (et me bloquer chez moi une demie journée car je fais toujours partie de la dernière de la liste « à faire ») ? Ou bien du robinet d’arrivée posé lors de mon arrivée dans l’appartement par un plombier qui a disparu depuis ? Auquel cas il me faudra faire appel à l’homme de l’art de la résidence qui me dira comme si c’était drôle « oh madame Dabra, il y avait longtemps ! » en venant remplacer le dit robinet (300 euros pour 1/4 d’heure je présume)

En attendant ce jour glorieux j’ai pu constater qu’en fermant ce fichu robinet, la fuite cessait, enfin jusqu’à ce qu’il ne change d’avis. Donc je vais devoir passer ma vie à fermer ce fichu robinet dès qu’une lessive sera terminée, et entourer le coupable d’une chiffon conséquent pendant toute la durée du lavage (comme je suis en train de le faire en ce moment tout en écrivant des imbécillités).

Car je vois nettement d’où vient le problème. Sauf que si je dévisse je ne pourrai jamais revisser correctement. Je n’ai pas les outils nécessaires et aucun don particulier me permettant de maîtriser un robinet facécieux… Au passage j’ai pu constater que la vanne d’arrivée d’eau froide ne ferme plus…

Pourquoi ne suis-je pas plombière à 100 euros les 10 minutes ?

B comme Bêtises

  • 200191681_001Crier devant une araignée, une souris, une vague méduse, un lézard innocent,  alors que l’on affronte 5 jours sur 7 Trucmuche-Truchon & Co et notre belle mère régulièrement

  • Appeler « mon titi adorééééé » ce grand mec brun qui a fait sup de co et passe sa vie à faire des forages en mer du nord, qui surenchérit « ma toutounette blonde des mers du sud »

  • Transformer cela en « pauvre imbécile » et « sale idiote » au sujet des niveaux qui n’ont pas été faits (et qu’on ne fera jamais)

  • Le tromper juste pour voir s’il va remarquer quelque chose et si oui, ce qu’il va dire

  • Le croire quand il nous dit qu’il n’a pas touché sa femme depuis deux ans, qu’elle est gravement malade, au bord du suicide, qu’il ne peut pas la quitter, lui faire cela, (ce qu’il fait pourtant), que sa copine et lui font chambre à part (dans un studio) jusqu’à ce qu’il se trouve un point de chute qui visiblement ne sera pas chez nous. Que sa vie est un enfer et nous sa source le remettant à flot, alors ne pas en rajouter, merci pour lui

  • Ne pas vouloir voir qu’il nous ment, alors qu’il nous raconte visiblement n’importe quoi et nous a dit le contraire il y a 15 jours

  • Lui demander « tu serais malheureux si je mourrais ? ». S’il n’attend que cela il ne va pas nous le dire

  • Prendre la voiture en pensant qu’elle marchera bien toute seule alors que les niveaux n’ont pas été faits depuis… Depuis quand déjà ? ALBERT !!!!!! Ah la pression des pneus aussi ???? Quels pneus ?

  • Lui demander « elle est comment ? plus jolie ? plus sexy ? plus bombe sexuelle que moi ? plus mince ? à Albert qui nous annonce qu’il nous quitte pour une autre

  • S’imaginer que l’on va transformer un bordélique alcoolique accro au foot et portant des maillots « Zidane », en homme parfait

  • Tomber amoureuse d’un homme marié (si si, on peut toujours partir en courant…)

  • S’imaginer qu’un enfant va transformer notre vie dans le bon sens. En fait si tout va bien avec Albert, l’enfant ne retirera rien, si tout va mal, il n’arrangera rien

  • Le percepteur qui croît en « l’expression de mes salutations distinguées »

  • Croire en l’expression des salutations distinguées du banquier qui nous signale qu’on est dans le rouge (on n’avait pas remarqué ? si, on espérait que lui aurait un moment de distraction)

  • Demander au garçon si le poisson est frais. Vous imaginez qu’il va vous répondre « en fait il a 8 jours il faut qu’on le brade » ?

  • Demander son avis à la vendeuse « elle me boudine non ? ». « NON Mâdâmme elle est faite pour vous »

  • Croire le coiffeur qui vous assure que cela fera des boucles et non-l’immonde-frisure-du-mouton-pas-tondu-mouillé-puis-sec

  • Dire « OUI » devant une assemblée émue, un maire et une secrétaire de mairie, à Charles Hubert alors que l’on s’était juré « le mariage plus jamais »

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