Bienvenue sur le blog de la Gentille sorcière.

Essuies glaces, chauffage voiture et briquet égaré…

scene-de-menage1Quand nous partons à la Grande Motte qui est un long trajet, papa me cède volontiers le volant, mais pour les petits trajets c’est sa voiture et point barre.

Le jour de la St Patrick (dimanche donc) nous allions déjeuner chez tatie chérie, et j’aime bien de temps à autres, me faire véhiculer, en profitant, à l’arrière, des intéressantes conversations de mes parents à l’avant.

Dont je ne risque pas de louper une miette, en me gardant bien d’intervenir, parce qu’ils sont durs d’oreilles tous les deux, surtout maman, et que donc, ils ont pris l’habitude de hausser le ton.

Quand on le fait machinalement, devant eux, ils croient utiles de préciser “pas la peine de crier comme ça, nous ne sommes pas sourds” (et moi je suis le pape et j’attends ma soeur…).

Depuis 25 ans que maman s’est décidée à prendre le volant, ayant passé le reste de sa vie à se faire véhiculer, avec permis passé à 18 ans, elle n’a pas perdu la bonne habitude de donner des conseils à mon père.

Avec moi, elle ne le fait jamais, car en cas de conseils, je lui demande de me rappeler ma date et heure de naissance, ce qui calme tout de suite le jeu, d’autant que pour poser ces questions je lève volontairement le pied jusqu’à arriver à 30 à l’heure (dans une zone à 70) et qu’elle comprend finement qu’elle me gonfle, sans avoir envie de prendre le volant.

Cela commence avec le chauffage ou la clim :

  • Tu pourrais mettre le chauffage plus fort, je suis gelée.
  • Tu pourrais mettre la clim plus fort, je suis en nage.
  • J’ai toujours froid aux pieds
  • J’ai toujours les joues en feu
  • Réponse qui tombe inéluctablement : tu n’as qu’à t’occuper des boutons de réglage, je conduis MOA…
  • Maman tripote les boutons de réglage et tout va bien, elle peut se concentrer sur autre chose

Autre chose qui ne va jamais :

  • Tu vas trop vite
  • Pourquoi te traine-tu comme ça, nous allons être en retard
  • Depuis le moment qu’il n’est pas tombé une goutte, tu pourrais arrêter tes essuies glaces dont le crissement me tape sur les nerfs.
  • Depuis le moment qu’il retombe de la flotte tu pourrais remettre en route tes essuies glaces.
  • Attention à droite
  • Attention à gauche
  • Je te signale qu’il ne pleut plus
  • C’est limité à 30
  • Si tu prends une prune tu ne viendras pas te plaindre
  • Ce n’est plus limité à 50
  • N’oublies pas que l’on tourne à droite dans environ 1 km (sur un trajet fait régulièrement depuis que j’ai l’âge de 4 ans, sans modifications notables de la route…)

J’admire le calme de mon père, qu’il perd parfois :

  • Puisque c’est comme ça tu n’as qu’à prendre le volant !
  • Tu me dis ça sur l’autoroute, c’est trop facile…
  • Alors tu te tais…

Quand ils se boutiquent, maman baisse systématiquement le son de radio nostalgie. Je sais très bien que c’est une manoeuvre pour nous faire croire qu’elle entend très bien, elle me fait le coup pendant les vacances, alors je mets le son au plus bas, jusqu’à ce qu’elle craque “on n’entend rien, et j’adore cette chanson” (alors que moi j’entends très bien…).

En fait elle n’a pas besoin d’écouter, elle veut juste se concentrer pour continuer sa discussion avec papa… Voir plus haut.

Papa qui finit par craquer parce que lui n’entend plus rien non plus, et qu’il adore cette chanson. Réponse de ma mère, d’une mauvaise foi pas possible “moi j’entends très bien, donc je ne suis pas dure d’oreille”.

Papa arrive à régler le son de radio nostalgie, pas comme le chauffage ou la clim, mais jamais maman ne se plaint que c’est trop fort, pas comme le chauffage ou la clim…

Finalement nous arrivons toujours à bon port. A bon port le jour de la Saint Patrick, c’est non fumeur donc il leur faut sortir pour fumer, dans le petit jardin de l’appartement en bord de Seine. Le moins souvent possible, je dois le reconnaître.

Papa a évidemment oublié son briquet dans la voiture. Tout comme il a oublié ses lunettes de soleil à la maison, cela fait 4 ans que je lui serine de s’en acheter une deuxième paire qui restera dans la voiture (en fait non, il rentrera à la maison avec et les y laissera, donc je n’insiste pas).

Papa oublie toujours son briquet dans la voiture où il est certain de le retrouver, alors que s’il l’oublie chez sa soeur, il n’aura plus qu’à s’en racheter un (je précise que c’est un beau briquet, pas un bête bic…)

Il sort donc avec maman.

  • Oh merde, j’ai oublié mon briquet dans la voiture. Tu peux me passer le tien ?
  • PSHIIIT (et moi il faudrait que je tienne).
  • Rends-moi mon briquet que j’allume ma cigarette, merci.
  • PSHIIIT (et moi il faudrait que je tienne).
  • Nous avons tous entendu que papa avait allumé son cigarillo avant de rendre son briquet à maman.
  • Qui ressort 1 H après pour en griller une. Je l’accompagne pour fumer une des 5 ou 6 que je fume toujours depuis une petite rechute.
  • “Coraline tu peux me prêter ton briquet” ? Ton père m’a évidemment embarqué le mien…

Il faut reconnaitre à sa décharge qu’à une époque papa s’était taillé une sacrée réputation, dans une famille de fumeurs, à piquer les briquets des autres. Ce n’est pas qu’il le faisait exprès. Il vous empruntait le vôtre, allumait son truc qui pue, et mettait machinalement le briquet dans la poche de sa chemise. Un jour en lui faisant les poches nous lui avons trouvé 7 briquets, le sien, deux qu’Albert avait perdus, celui de ma belle soeur, celui de mon frère, et le mien…

C’était il y a longtemps, l’époque où nous traquions nos briquets égarés, avant le cadeau fait à Jean-Poirotte d’un briquet en argent massif estampillé 100 % argent français, exempts de viande de cheval, avec pierre + mèche à changer, plus recharge en essence qui pue encore plus que le cigarillo.

Je prête donc mon briquet à maman, un truc énorme que personne ne peut me piquer parce que le spermatozoïde qui trône dessus n’appartient qu’à moi (ICI).

Une heure après, ils ressortent tous les deux :

  • Bibelot, tu peux me passer ton briquet, j’ai toujours le mien dans la voiture.
  • Ah non alors, c’est toi qui me l’a piqué, regarde dans tes poches.
  • Papa véhicule ses yeux dans ses poches : point de briquet
  • Regarde donc bien dans les tiennes…
  • Je te dis que tu me l’as piqué…
  • Non, regarde dans tes poches.
  • Ah oui, le voila…

Reste le voyage du retour, avec les giboulées de mars.

Je vous épargne donc le dialogue, la musique, le bruit des essuies glaces, la température toujours trop ou pas assez, et l’odeur du briquet à essence que mon père a retrouvé seulement au deuxième feu rouge, parce qu’il s’était assis dessus en remontant dans la voiture pour le retour.

La vie n’est qu’un long calvaire…

Posté le 19 mars 2013 dans Ah ces parents !, Ah je l'aurai méritée ma place au Sénat !.
12 Commentaires et vous ?

Les réseaux sociaux…

Femme au téléphone 4Elle est loin de la terre où dort son jeune héros l’époque où pour communiquer on décrochait son téléphone, ou bien, plus compliqué, on écrivait…

Car c’est fou ce que l’on a pu écrire. Meilleure amie et moi-même depuis nos 12 ans, âge où nous sommes connues, nous avons échangé un nombre assez incroyable de missives.

Nous partions en juillet (un mois) et sa famille en août (un mois également). Martyres de l’amitié contrariée, nous nous sommes écrit chaque année tous les jours pendant cette longue période de séparation, sans attendre la réponse.

Soit 62 lettres chacune pendant les grandes vacances, attendant notre retour définitif à la maison pour nous ruer sur le téléphone afin de prendre RV, puis nos vélos, puis mobylettes pour nous retrouver enfin et tout bien nous raconter. Ceci pendant 6 ans…

Cette correspondance a hélas disparu, et nous le déplorons parfois, 40 ans après. Elle m’avait en effet rendu mes lettres en se mariant, ne voulant pas que son mari tombe dessus, et j’ai brulé les siennes et les miennes en m’installant avec Albert, ne comptant pas non plus sur sa discrétion éventuelle (c’est quoi cette boîte à chaussures ? tiens je lis, zut alors…)

Pourtant c’était vraiment innocent quand j’y repense, et je suis certaine que nous serions mortes de rire à nous relire, car en plus tout était raconté dans le détail… Ce détail insignifiant des années plus tard, mais si important pour l’adolescent…

J’ai gardé pieusement tous les courriers que les filles m’adressaient quand elles partaient en vacances avec leur père, et je les relis parfois avec nostalgie.

Maintenant je recevrais un texto… Ou bien j’irais faire un tour sur FB pour prendre de leurs nouvelles. Et je n’aurais rien à relire, ni aucun échantillon d’écriture ou d’évolution de leurs écrits…

Parlons-en d’ailleurs de FB…

J’y ai peu d’amis, 30 maximum je pense, majoritairement de la famille proche, des amis dans la vie + quelques amis blogs ou ayant eu un blog, avec lesquels je dialogue parfois via le t’chat + 1 ou 2 lectrices.

Cela s’arrête là, car j’ai limité assez rapidement, vu que :

  • Je me contrefiche complètement de voir s’afficher sur ma page la pizza qu’unetelle est en train de manger à tel restaurant. Elle n’a rien de mieux à faire que de photographier ce qu’elle mange, ce qu’elle essaye en boutique, les chaussures de ses rêves, et de balancer cela à tout ses amis. Une fois nous avons eu droit à sa tasse de café sur son bureau. Exit.
    Pendant ce temps là, d’autres se donnent beaucoup de mal pour partager avec vous de réelles belles photos, des moments magiques de leur vie : chapeau !
  • L’orthographe et le style de certains me faisaient mal aux yeux. Un petit exemple, relevé lors de mouvements de grèves assez sévères pendant le quinquennat du petit Nicolas : et bien le pleuple se rebelle pour se faire entendre mais faite te le avec un peu de inteligence sans trucs cassé sinon tous ces mouvement Ivons dans les poubelles de l’état car le gouvernement ne voit que le coté finance mais ne voyent pas le cote de la vie de la santé a quoi sert de cotisées pour les retraite en etant a peut pret sur qu’on auras pas le plaisir d’y allée ou de très peu 62 ans. Exit.
  • S’il ne me semble pas malsain que certaines informations que certains préfèreraient dissimuler, se répandent sur le net, il me semble que la moindre des choses serait de vérifier de temps à autres la véracité de ce qui circule. Généralement beaucoup relaient sans doutes ou scrupules n’importe quoi, en considérant que c’est VRAI. Cette semaine c’est un tableau comparant les revenus/dépenses d’une famille de 5 enfants avec 1 salaire bas et ceux de la même famille vivant uniquement des aides de l’état. Il s’est avéré que c’était un canular, mais certains continuent à le diffuser. Exit.
    Un grand merci par contre, à ceux qui ont relayé en précisant que c’était faux de manière documentée…
  • Beaucoup n’hésitent pas à étaler leurs opinions religieuses, politiques de manière outrancière. Chacun son opinion soit. Mais un peu de retenue ne ferait pas de mal, en évitant le n’importe quoi et les chiffres dont l’origine reste inconnue…

Le fatal “vu à la TV” qui donne toujours du poids à certaines publicités pour certains, est en train d’être remplacé par “lu sur le Net”. Cela ne rend pas les faits plus vrais ou incontestables…

Les rumeurs ont toujours galopé, vraies ou fausses, mais maintenant en quelques heures, le mal est fait, et il en restera toujours une trace.

C’est la raison pour laquelle si j’y vais tous les jours, c’est pour jeter un coup d’oeil, avoir des nouvelles de certains, et pas grand chose de plus…

Tout ceci n’est que la preuve que chaque médaille a son revers, mais j’avais envie d’en parler…

La vie n’est qu’un long calvaire…

Posté le 15 mars 2013 dans Crise de nerf, Dans la série Diabolique.
Un truc à dire ?

Si j'étais une héroïne de Mary Higgins Clark…

Blonde Rétro 1Ma maison ou appartement serait meublé avec goût…

De vieux meubles en parfait état.

le chauffage ronronnerait au lieu de faire GLANG.

Mon peignoir serait toujours d’une blancheur parfaite et moelleux à souhait (ça c’est le jour de l’achat), tout chaud à la sortie de la douche
Je saurais me lever tôt en m’étant couchée tard

Et me réveiller fraiche et dispose…

Je prendrais l’apéritif tous les soirs, avec un verre de chardonnay (sans chardonnay, point d’intrigue).

La salade d’asperges serait incontournable, et la salade tout court également.

Les crevettes aussi seraient incontournables et les restaurants toujours parfaits. On ne mange pas bien ailleurs qu’aux USA, et ce, sans obèses. Car les restaurants italiens servent du diététique.

Les procureurs seraient intègres, ou les avocats, rarement les deux à la fois (sinon l’intrigue serait morne)

Je serais naturellement mince, très jolie, et bien habillée

Bien habillée avec un tailleur et de jolis sweaters

Le tailleur serait en tweed de préférence

Ma garde robe serait d’un goût parfait avec des couleurs toujours parfaitement assorties

J’irais à l’église ou au temple.

Les chiens et les enfants seraient toujours bien élevés.

Je me retrouverais forcément à un moment ou un autre à cap Cod…

J’aurais un très beau jardin ayant naturellement la main verte.

Ou un appartement avec une vue imprenable sur Manhattan…

Je pourrais éventuellement être une veuve inconsolable qui se consolera malgré tout à la fin.

Tout ceci n’étant pas important, l’important étant le héros qui me sauvera la vie au dernier moment, forcément beau, riche et bien portant…

Posté le 11 mars 2013 dans Dans la série Diabolique.
Un truc à dire ?

La journée de la femme…

Femme furieuseJ’aborde rarement les sujets de société, mais étant chez moi et y faisant ce que je veux (d’abord), je vais déroger à mes habitudes pour m’élever totalement contre la journée de la femme (ou des droits de la femme)…

D’ailleurs, globalement, je suis totalement contre toutes les journées organisées au cours de l’année.

Ca me gonfle, je ne trouve rien de mieux à dire.

Que se passe-t-il le 8 mars ? Qu’en ressort-il ?

Absolument rien. Ah si…

Depuis 8 jours, dans la boîte aux lettres, malgré le ticket anti publicité (le non gaspillage de papier c’est toute l’année), un nombre impressionnant de promotions sur tout ce qui est produits de nettoyage et autres trucs typiquement féminins (lessive, éponges, sacs poubelle, tout ce qui fait de la vie d’une femme un chemin parsemé de pétales de roses).

Depuis que j’ai ma box, je ne suis plus sur liste rouge et j’ai reçu deux appels fort intéressants aujourd’hui :

  • Le magasin “Boucher” qui normalement n’avait que mon numéro de portable, qui m’a proposé 50 % de remise sur les centrales vapeur (les femmes repassent plus que les hommes parait-il). Quand j’ai demandé si je pouvais reporter ces 50 % sur un ordi, on m’a dit que ce n’était pas prévu parce que c’est la journée de la femme qui repasse et non pas la journée de la femme qui surfe sur le net. J’ai adoré.
  • Je ne sais plus quel magasin proposant suivant la tranche d’âge 50 % de remise également sur les crèmes qui vous rendent fatalement merveilleuse (on se demande comment on peut se considérer comme un thon régulièrement). Je leur ai demandé si le jour de la fête des pères, enfin la veille, ils faisaient 50 % sur les produits “hommes”, mais non, pour la fête des pères, c’est perceuse, et c’est le magasin d’à côté.

Evidemment je ne peux pas nier que la cause des femmes et de leurs droits ou non droits mérite encore et toujours que l’on s’y intéresse… En me disant parfois que ce n’est pas possible, que merde, on est au 21ème siècle et pas dans la Grèce antique…

Je suis toute prête à signer ce que l’on veut contre l’excision, les droits des femmes saoudiennes, ou de n’importe quel pays où elles n’ont que le droit de la boucler, parce que ce droit là on ne peut pas le leur retirer, mais pas spécialement parce que nous sommes le 8 mars

Je suis prête à signer n’importe quand sur beaucoup de choses qui me choquent et m’indignent, et pas uniquement concernant les droits des femmes.

Je militerais bien du coup pour une journée “anti prescription”. Vous trouvez cela normal vous, qu’en France les crimes de sang, inceste et pédophilies soient prescrits au bout de 10 ans ? Mais comme je suis contre les journées trucs, mon avis sur la prescription, je me le garde pour moi.

Le nombre de journées internationales ou mondiales pour tel ou tel truc que j’ai trouvé en faisant des petites recherches m’a laissée perplexe. C’est plus qu’impressionnant, et parfois du grand n’importe quoi :

  • La journée sans tabac : vous pensez bien qu’un fumeur invétéré va bien évidemment s’abstenir ce jour là…
  • La journée sans voiture : tant pis pour vous si vous habitez le trou du cul du monde, sans transport en commun à votre disposition.
  • La journée du paludisme : ce jour là, les moustiques ne piquent pas ?
  • Etc… (il y aurait même une journée du lait concentré sucré en berlingot, mais Wiki manque de sources…)

Je me souviens de Truchon arrivant le 8 mars avec une rose par femme présente dans l’entreprise. Se vexant en 2006 quand l’une de nous lui a fait remarquer que c’était gentil, mais qu’elle aurait préféré une augmentation de salaire. “Jamais contentes” à été sa réaction et pour pâques du coup, il n’a pas fait la cloche.

Et un de mes collègues, macho comme pas possible “ma femme ne fait rien le 8 mars, je m’occupe de tout, du coup j’ai confié les enfants à ma mère, et nous irons au restaurant ce soir”. C’était grandiose, et sa mère n’était sans doute pas une femme. Le pauvre devait s’appuyer aussi la fête des mères. On le plaignait…

La vision du journal du 8 mars me déprime toujours, les journaux TV aussi.

Ainsi qu’il l’est suggéré par pas mal sur FB ou ailleurs, je souhaiterais que la journée de la femme soit purement et simplement supprimée.

Et que l’on se penche sur leurs vrais problèmes toute l’année… Parce que passé le 8 mars, les sujets graves évoqués lors de la journée de la femme, et bien on n’en parlera plus jusqu’à l’année suivante…

Si cela vous tente, vous pouvez faire une petite lecture en tapant juste “journées mondiales”…

La vie n’est qu’un long calvaire.

(Je n’ai pas donné réellement le fond de ma pensée, car j’aurais été extrêmement vulgaire…)

Posté le 8 mars 2013 dans Crise de nerf.
Un truc à dire ?

Histoire de montre…

L_heure_d__t__10026396Ma première montre m’avait été offerte pour mes 10 ans, en prévision de mon entrée en sixième où j’aurais à prendre le bus et non pas un car de ramassage scolaire (ne confondons pas). Il allait me falloir être à l’heure, et comme j’avais avalé une horloge à ma naissance, il ne me suffirait plus de regarder par la fenêtre (l’école se trouvant juste en face), pour ne pas connaître le retard.

Ce n’était pas une montre de grand prix, une Kelton je crois, qu’il fallait remonter tous les soirs. J’aimais bien ce petit cérémonial, m’asseoir sur mon lit, remonter scrupuleusement ma montre avant de la poser sur ma table de nuit. Son tic tac me plaisait, et je m’arrangeais pour la disposer de manière à ce que je l’entende bien.

Elle ne m’a fait que 4 ans, mon frère l’ayant fait tomber en chahutant avec ma soeur cadette. Devant les débris, Jean-Poirotte m’avait dit qu’aucun horloger ne pourrait la remettre en état, et j’ai eu une nouvelle montre pour mes 14 ans, toujours une à remontoir, un peu plus chère.

Aucune pile à changer, en cas de pépin un horloger la démontait et vous réparait le problème. Certains mécanismes étaient inusables, Mrs Bibelot a encore une montre du 19ème qui fonctionne encore, et une pendule qu’il faut également remonter avec une clef. Maintenant je ne sais pas si le métier d’horloger se porte toujours bien.

C’est papa qui nous a tous appris à lire l’heure, à ses petits enfants également, en fabriquant une fausse horloge avec une boite de camembert, deux aiguilles découpées dans du carton, le tout monté avec une punaise…

Maintenant j’en connais qui, grâce à l’affichage digital d’une diabolique précision, ne savent plus lire l’heure sur une pendule normale ou une montre normale.

D’ailleurs le “il est midi et quart” est en voie de disparition, comme les ours blancs, remplacé par un diabolique “il est 12 H 14″.

Et quelle n’a pas été ma consternation il y a 20 ans, alors que je devais changer ma très très vieille montre, de découvrir que celles que l’on remonte coûtent un rein, et quelle drôle d’idée madame de vouloir remonter votre montre… J’ai donc une montre à pile qui lâche quand elle veut, généralement le jour où l’on a un rendez-vous important…

Durée de vie de la montre : 5 ans maximum (je ne donne toujours pas dans le haut de gamme…), alors que celle de mes 14 ans m’a accompagnée jusqu’à mes 34 ans…

Ceci rejoint un peu mon post précédent. Je connais beaucoup de personnes qui ne portent pas de montre.

Papa a gardé de l’époque où il travaillait de ses mains, l’habitude de ne porter ni montre, ni alliance, ni quoi que ce soit qui peut se prendre dans une machine et vous faire perdre un doigt ou vous blesser gravement. Maman n’en porte pas sous prétexte qu’elle a l’heure partout (dans la voiture, dans la cuisine (une pendule et deux réveils, aucun ne donnant la même heure à la minute près), sur le magnétoscope DVD/VHS, son four, etc…

Idem quand je bossais encore, j’étais quasi la seule à porter une montre, avec Dame Venesia qui en avait une de valeur. Pourquoi avoir une montre puisque même sur l’ordinateur, on pouvait voir l’heure ?

Je garde pourtant toujours la mienne. Il faut dire que je n’ai jamais pris la peine de mettre l’heure sur mon lecteur DVD/VHS, mais maintenant je l’ai sur ma box. Ce qui ne m’empêche pas de consulter ma montre de temps à autre. En voiture idem, je n’ai pas l’heure, le boîtier musique + affichage de l’heure ne m’ayant pas été vendu avec. Je suis donc bien contente de pouvoir consulter mon bras, pour savoir si je suis à l’heure ou pas.

Savoir d’ailleurs, que ma montre avance toujours de deux ou trois minutes, c’est fait exprès, depuis l’époque où je prenais le train, où le train était à l’heure (eh oui, ça existe) et qu’à une minute près et bien, nous étions bons pour attendre le suivant (et être en retard, ce qui ne m’arrive quasiment jamais, si j’ai deux minutes de retard tout le monde s’alarme : il m’est arrivé quelque chose).

Là encore on va me dire :

  • Tu as ton portable
  • Tu as l’heure sur ton four micro ondes dans la cuisine
  • Tu as l’heure sur ta box
  • Tu as l’heure sur ton radio réveil

Le tout étant à remettre à jour deux fois par an au mieux, lors des changements d’heure, ou après une coupure de courant. J’étais toujours heureuse en me réveillant la nuit pour constater devant mon radio réveil clignotant 0:00 (il y avait donc eu coupure de courant), d’avoir MA MONTRE pour faire la remise à l’heure. Car tous les appareils électriques étaient dans le même cas : remis à zéro…

A une époque où les filles veillaient à ce que tout soit à l’heure (sans porter de montre), elles remettaient à l’heure le magnétoscope pour le salon, le micro ondes pour la cuisine et pestaient qu’il n’y avait pas l’heure dans la salle de bain (d’où le fait que prendre un bain et vider le ballon d’eau chaude leur prenait environ deux heures…).

Et puis quand on est à pied, c’est irremplaçable (non, ne me demandez pas de sortir mon portable, il me faut ouvrir mon sac, le récupérer, le scruter s’il y a trop de soleil, ça m’insupporte…)

Oui, la montre aussi, il faut la remettre à l’heure : mais pas en cas de coupure de courant…

Et je bénirai celui qui remettra en vente, à prix normal, LA MONTRE DE MON ENFANCE : celle qui se remonte tous les soirs (ou le matin, c’est au choix)…

Il faut que je pense à faire un petit lexique pour les plus jeunes (mon neveux, mes deux dernières nièces).

  • Qu’est-ce qu’un tourne disque
  • Pourquoi remonter une montre
  • Pourquoi remonter un réveil
  • Etc…
  • Dans 10 ans, j’aurai l’équivalent d’un dictionnaire.

La vie n’est qu’un long calvaire…

Posté le 5 mars 2013 dans Coup de blues.
Un truc à dire ?

Les enterrements…. (1) (Les gaffes)

ChristAprès l’enterrement du cousin Marc le 28 janvier, nous étions de nouveaux d’enterrement ce jeudi 28 février avec Mrs Bibelot, Jean-Poirotte ayant chobbé un rhube balencontreux lui perbettant de s’excuser…

Car si papa peut affronter les trocarts, intubations, prises de sang, pontages, tachycardies, etc, avec un rhume, il agonise purement et simplement et reste dans son lit en attendant la bort en dous disant de lui foutre la baix.

Donc il n’allait pas se rendre à l’enterrement de ce bieux cobain de toujours avec lequel il avait d’ailleurs eu des mots assez graves, il y a… assez longtemps pour qu’ils se réconcilient longtemps après (en gros j’avais 15 ans au départ de la brouille et 40 quand ils se sont dit à nouveaux bonjour avant de passer à “comment vas-u” ?).

Il n’avouera jamais, la tête sur le billot, que cette mort lui a flanqué un coup, car justement c’était un vieux copain avec lequel, et gnagnagna et gnagnagna… du même âge…

Là il y avait du peuple. Contrairement à ce que nous avions vécu pour le cousin Marc dont l’auditoire était réduit à son strict minimum, l’église était pleine à craquer car le défunt était un agriculteur très connu dans la région, et membre d’un club d’amateurs de vieilles voitures, et certains sont restés dehors à se geler les miches, pendant que tout le monde se gelait le reste dans l’église, l’oraison funèbre du prêtre ayant été la plus soporifique qu’il m’ait été donné d’entendre.

En plus il avait une voix endormante, et mon voisin de gauche (un parfait inconnu pour moi), s’est mis à ronfler à un moment donné, et m’a remerciée de l’avoir réveillé d’un coup de coude quand il a fallu se lever.

A l’église on passe son temps à se lever et à s’asseoir, je le signale pour ceux qui ne le savent pas…

Avant de revenir dans un épisode deux sur les enterrements, je me suis rendue compte (toujours rapide), qu’il y avait des choses à éviter de dire. Parce que tout le monde l’a dit.

  • Mettons en place l’atmosphère, le dernier jour gris de février, à 0°, un petit vent coulis à décorner les cocus, de l’humidité en veux-tu en voila, un temps de merde, un vrai temps d’enterrement et un cimetière toujours exposé au mauvais vent… (froid l’hiver, chaud l’été)

La première à faire une gaffe, la pauvre petite mère, était une des petites filles du défunt, qui avait décidé de jouer un air de flute via Bach en hommage à son grand-père, et qui a prévenu tout le monde avant de commencer :

  • J’espère qu’il m’entendra là où il est, mais là, je suis morte de trouille.

En prononçant le mot “morte” et en regardant le cercueil, elle est devenue ponceau et a eu du mal à jouer son morceau (pourtant parfaitement exécuté) car on sentait bien, qu’elle aurait préféré disparaître sous terre.

Les commentaires allaient bon train, pendant que le soporifique prêtre encensait le cercueil, à tel point que l’on a pensé que l’encens c’était donné que certains allergiques ont dû prendre le large, et qu’il vidait ainsi le fond de l’église, car l’encens ne montait pas avec l’âme jusqu’au Seigneur, mais se dirigeait vers le fond (et le cimetière ?). Mais finalement, savons nous où se trouve le Seigneur ?

  • Putain, il fait un froid à crever
  • Je suis mort(e) de froid
  • Il va me faire crever avec son encens atchoum !
  • J’ai les pieds congelés, la gangrène guette et la mort avec…
  • Mrs Bibelot, Jean-Poirotte a bien fait de rester au chaud, c’est un coup à attraper la mort ici !
  • Si comme moi vous avez une foi tiède ou inexistante, évitez quand le prêtre dit “il est assit à la droite du seigneur où nous le rejoindrons un jour” : “putain on va être un monde fou” en parlant trop fort parce que votre mère est sourde et que du coup vous avez l’habitude de lui gueuler dans l’oreille, car le seul croyant de l’assemblée va fatalement être la personne juste devant vous. Qui va se retourner et vous flanquer la honte…
  • Alors que dans les rangs voisins tout le monde va pouffer (il parait que c’est nerveux), et ce jusqu’à la famille qui tenait comme elle le pouvait jusqu’alors….
  • En descendant les marches de l’église, inégales, les commentaires ont été bon train également : “fais gaffe, inutile de préparer un autre enterrement pour la semaine prochaine, un accident fatal est trop vite arrivé”.
  • Regarde tes pieds, inutile qu’un cercueil en entraîne un autre

Pendant que l’église se vide, ce qui prend du temps quand elle est archi pleine et qu’une moitié de l’assemblée est restée dehors, on parlotte, on demande des précisions.

  • Ton mari au fait, il est mort en quelle année ?
  • A l’enterrement de papa c’était horrible, il faisait une chaleur à crever
  • Là c’est le froid, je ne sens plus mes mains, mes pieds, mon nez (et le bec, alouette), j’ai l’impression d’être déjà un cadavre.
  • Le pauvre, il a mal choisi son jour… (essayez de mourir à une période météorologiquement acceptable, tout le monde vous en sera reconnaissant)

Au cimetière tout s’arrange…

  • Putain les pierres tombales de la famille sont dans un sale état, il faudra revenir nettoyer tout cela par un meilleur temps, parce que là, je suis morte de froid (ma mère, approuvée par moi)
  • Tu crois que la mousse crèvera avec ton anti mousse habituel ? (un autre)
  • Merde, ça fait quelque chose de voir le cercueil descendre (tout le monde mas revenons tout de suite aux préoccupations habituelles…). D’un autre côté vu le froid, le corps va rester intact un bon moment, tu as vérifié si le congélateur n’a pas encore fait des siennes ?
  • TU n’as qu’ t’en occuper du congélateur et je t’emmerde. Amen.. In nomine patris…
  • Tu fais une mauvaise blague ou quoi ? S’il fait doux dans 8 jours son compte est bon (au mort) (le cimetière du village est réputé pour être un mangeur rapide de corps… et le congélo  risqua sa vie aussi)
  • Les vers vont se régaler vu que le printemps se pointe
  • Ca va toi ? Non, je suis en train de crever de froid…
  • Au moins lui, ne craint plus rien (c’est d’un goût…)
  • Je voudrais bien en dire autant !
  • Moi aussi dit l’homme derrière je suis en train de crever de froid, je suis con à mourir, j’aurais dû prendre des gants !

Comme toujours, après avoir jeté ce qu’il fallait sur le cercueil, en l’occurrence des grains de blé rappelant que cet homme avait été cultivateur jusqu’au bout, je suis allée nostalgiquement saluer mes ancêtres et chers disparus, quasi tous dans ce cimetière, dans un rayon assez restreint.

  • Avec les pieds CONgelés, les mains que je ne sentais plus, mon nez qui faisait gouttière, et ma mère derrière me demandant d’aller rapidement récupérer ma voiture pour que nous nous rendions au foyer rural prendre une boisson chaude, parce que ce n’était pas le tout, mais qu’il était inutile que nous attrapions la mort vu que le principal intéressé, lui, l’était déja…

Un seul suffisait pour ce jour là… + papa agonisant d’un rhume à la maison.

Je pense que personne ne le fait exprès. Mais c’est tellement présent dans notre esprit qu’à un moment ou un autre, nous allons tous faire une gaffe. D’autant que nous utilisons des expressions courantes sans mesurer leur portée. C’est banal et ballot…

La veuve et ses enfants n’étant pas en reste : morts de froid, morts de chagrin, morts de trouilles, morts d’appréhension,  inertes devant l’inévitable, pétrifiés.

Bref, ce qui suivait le corbillard vers le cimetière, c’était Lazare livide sortant de son tombeau, multiplié par 100… Et au cimetière 100 cadavres en puissance… Lazare pouvant bien retomber dans la mort finalement…

La VIE n’est qu’un long calvaire.

(Photo : Gentille sorcière, un Christ dans ne me demandez pas quelle cathédrale, JE NE SAIS PLUS (NB : commenter les photos ASAP…)

Posté le 4 mars 2013 dans Dans la série Diabolique, Histoire de sorcière.
Un truc à dire ?

Objet inanimés…

Plat…Avez-vous donc une âme ?

On peut se poser parfois la question.

Je ne suis pas une personne particulièrement maladroite : tête en l’air oui, mais je casse très peu, voire même très rarement…

On me laissait à une époque laver ou essuyer la vaisselle sans aucun scrupules… J’enviais donc les maladroites réputées, qui échappaient aux corvées…

La seule  fois où j’ai cassé de la vaisselle (puisqu’il va en être question) chez le furoncle, la grand-mère de mes filles, j’ai fait très fort : un plat plein de gras m’a échappé des mains et est tombé dans le lave vaisselle en brisant 3 bols, 2 ramequins et 6 assiettes. Je n’ai trouvé à dire devant ma maladresse totalement inhabituelle “c’est la première et la dernière fois que je casse quelque chose chez vous”.

Sinon, ma non maladresse (sauf pour le furoncle qui a renseigné toute la famille, alors que je la fréquentais depuis 5 ans) est la raison pour laquelle j’ai soupçonné deux objets au moins, d’avoir une âme et de s’en être servie pour me faire un sale coup.

  • Mon voyage au Kenya. Le lendemain de notre arrivée avec Charles Hubert, j’avais fait l’acquisition des objets souvenirs à rapporter (j’adore les trucs africains). J’avais prévu un sac pour les ranger, et jamais regretté de tout avoir acheté le premier jour, vu qu’après, au cours de notre périple, nous n’avons rien vu de mieux.
  • J’avais acheté pour Jean-Poirotte qui fait la collection de cannes, une canne Masaï de toute beauté.
  • Qui ne tenait pas dans le sac, donc je l’ai trimballé pendant tout notre safari d’un lodge à l’autre (première semaine), puis en taxi pour Nairobi, puis en avion (Nairobi/Mombasa), pour la ranger soigneusement dans un placard de l’hôtel où nous passions notre dernière semaine.
  • Je ne l’ai oubliée dans aucun hôtel, ce qui est à souligner, et les précautions de ce que l’on prend en cabine ou non n’étant pas ce qu’elles sont aujourd’hui, elle a fait Mombasa/Paris avec moi (après s’être trimballée dans tout l’aéroport après l’enregistrement des bagages, l’avion ayant 5 heures de retard)
  • Je suis descendue de l’avion en la tenant à la main, mon appareil photo en bandoulière
  • Nous avons récupéré nos bagages
  • Nous avons pris la navette pour la gare Montparnasse
  • Nous sommes descendus de la navette pour aller prendre le train direction Rambouillet, en courant car nous étions justes…
  • La canne s’est très bien comportée dans le train.
  • Maman nous attendait à la gare, car nous étions chargés comme des mules et en plus crevés par notre voyage.
  • Je sors de la gare et là, PAF : la canne m’échappe des mains et se rétame par terre, perdant un morceau de la crosse que je ramasse en pestant.
  • Ce n’est pas possible, ce truc a fait des milliers de km et il faut qu’il m’échappe se casse pile poil à l’arrivée !
  • J’aurais pu faire mieux, elle aurait pu m’échapper des mains au moment où je l’offrais à mon père. Qui dieu merci a pu la réparer sans que quoi que ce soit puisse être visible. C’était juste un noeud dans le bois qui avait sauté.
  • N’empêche…
  • Quand je regarde cette canne, je la trouve louche… D’ailleurs si mon mariage avec Charles Hubert a foiré, c’est parce que j’avais fait preuve d’un manque de discernement certain de sa faute (à mon manque de discernement souligné par la canne diabolique).

Autre objet diabolique, une très très très jolie barbotine venant de la grand-mère de mon arrière-grand-mère. J’adore la jolie barbotine, c’est mon péché mignon.

  • Depuis l’âge de 5 ans, je reluquais ce magnifique plat, sans avoir le droit d’y toucher. C’était tout ce qu’il restait d’un service de l’aïeule, les gens ayant à l’époque la fâcheuse manie de diviser les services de table, couverts, verres, entre les héritiers (moralité maman a parfois un plat, deux assiettes, une louche et 3 verres de très beaux services…)
  • Cette famille étant aisée, on peut dire que ce plat avait échappé à de nombreuses bonnes faisant la vaisselle et la rangeant, à de très nombreuses utilisations, à de multiples générations d’enfants casseurs.
  • Et puis, pour je ne sais plus quel anniversaire, (et je ne veux même plus le savoir), maman m’a fait cadeau du fameux plat.
  • Qui bien évidemment n’irait jamais au lave vaisselle, mais trônerait bien sagement avec quelques belles assiettes, bien en vue sur mon vaisselier de l’époque.
  • Les filles ayant l’interdiction formelle de ne serait-ce que le regarder.
  • Le plat est arrivé à la maison, bien emballé dans du papier journal, dans un sac plastique épais, porté dans mes bras.
  • Je l’ai déballé soigneusement sur le canapé pour éviter tout accident.
  • J’ai déplacé les assiettes  pour lui faire de la place
  • J’ai pris le plat, et je ne sais pas comment, il m’a échappé des mains au moment où je le mettais en place.
  • Il aurait pu tomber juste un peu en dessous, sans dommages, vu la forme du vaisselier, mais non, il a dérapé, fait un dérapage incontrôlable,  sans que je puisse le retenir et…
  • Il s’est fracassé sur le carrelage. Un machin de 150 ans s’est brisé en 1000 morceaux sous mes yeux consternés. Personne n’a rien osé dire, et Albert a ravalé son traditionnel “faites chauffer la colle”, parce qu’il aurait mis ses jours en danger.
  • Le plat aurait pu se couper en deux et être réparable, mais non, le salon était jonché de poussières…
  • J’en rêve encore la nuit parfois. Pourquoi tant de haine à mon égard ? Et en plus, aucune photo ne me permet de vous faire voir à quel point ce plat était magnifique… (l’illustration est un authentique Pallissy à qui le plat ressemblait pas mal, sans en être un, parce que sinon, vous pensez bien que je ne serais même plus là pour vous raconter l’horreur de ma déconfiture quand il s’est écrasé sur le sol (d’ailleurs je hais depuis le carrelage en règle générale, et sa solidité sans égale…))

La vie n’est qu’un long calvaire…

Posté le 28 février 2013 dans Dans la série Diabolique.
Un truc à dire ?

Encore de la neige…

Neige 001Je reste perplexe devant les multiples réactions provoquées par un nouvel épisode neigeux.

En février…

Avec dans le parisien de maman, la grande question posée “c’est quand le printemps ?”.

Après avoir consulté le calendrier je suis en mesure de vous dire que le printemps est prévu pour le 20 mars.

D’ailleurs généralement c’est le 20, le 21 ou le 22 mars…

Alors pourquoi se poser la question en plein mois de février ? Même s’il tire aujourd’hui à sa fin, il n’en demeure pas moins que c’est souvent un des mois les plus froids de l’hiver.

Nous avons pris de mauvaises habitudes les années passées. Où il neigeait en novembre, décembre, janvier… Et puis après plus rien, terminé les grands froids…

Ma voisine du rez de chaussée avait ressortie un peu tôt les géraniums qu’elle conserve jalousement d’une année sur l’autre, dans son salon. Et elle est scandalisée parce que du coup, ils ont mis juste une journée à crever (passer de 22° à -2° ne leur a pas plu du tout). Elle n’est pas la seule, beaucoup dans le secteur avaient ressorti leurs plantes. Ca n’a pas pardonné…

Pourtant, à 80 ans, elle doit bien savoir que février n’est pas le moment idéal pour assister à la floraison des géraniums…

Elle avait même planté ses éternels pieds de tomates cerises : couic !

A une lointaine époque, on avait accusé les “aéroplanes” de détraquer le temps. Puis la bombe atomique avait été incriminée. A l’heure où l’on nous rebat les oreilles avec le réchauffement de la planète, ON se demande que mettre en cause dans ce “dérèglement” du mois de février.

On oublie même les vieux dictons comme “en avril ne te découvre pas d’un fil” que j’avais eu le tort de mépriser en avril 79 (ICI).

Juste avant la dernière chute de neige, j’avais croisé une jeune femme habillée très été, partant à la gare d’un pas martial, et j’avais pensé que c’était du grand n’importe quoi…

Les optimistes vous disent que cet hiver froid est le signe que l’on aura un bel été. Mais bon, il n’y a qu’à croiser les doigts, on a déjà eu des hivers très froids ET des étés pourris.

Les journalistes n’ont pas fini de faire leurs choux gras de la météo, je peux vous le prédire. Et toujours maintenant nous savons si nous sommes en dessous ou au dessus des normales saisonnières. La normalité a été pondue quand ?

Si comme en 74 et 79 il neige en avril, nous aurons droit à un JT spécial…

La vie n’est qu’un long calvaire…

Posté le 26 février 2013 dans Je m'insurge.
Un truc à dire ?

Signes et voyance…

TarotDepuis toujours, l’homme désire connaître son avenir. Il y a les présages auxquels les romains étaient très attachés en nous en laissant des traces au passage (merde un chat noir qui traverse la route de gauche à droite et passe sous une échelle), la boule de cristal, les cartes, tout un tas de trucs qui pourraient éventuellement nous renseigner sur notre futur, alors que souvent on se dit qu’heureusement il vaut mieux ne pas savoir.

J’avais une amie très matheuse qui s’attardait beaucoup sur les chiffres. Pour elle, dates de naissance, de mariage, étaient très importants.

Mais les chiffres, on peut leur faire dire ce que l’on veut… Surtout quand on travaille avec deux options limitées : 12 pour les mois de l’année, et 31 pour les jours du mois.

Prenons un exemple.

  • Mes parents se sont mariés le 11/12
  • 11 + 11 = 22, mon père est du 22/03
  • 2 + 2 = 4 (puisqu’une année ne compte que 12 mois, on additionne les deux chiffres quand ils sont supérieurs à 12), ma mère est du 4/06
  • Normal  puisque 03 + 03 (mois de naissance de mon père) = 06
  • C’EST UN SIGNE !
  • 4 enfants, c’est normal, puisque ma mère est du 4, CQFD.
  • D’ailleurs si ma mère est du 4, c’est normal puisque son père était du 3/01 donc 3 + 01 = 4, sa mère du 8/05 donc 8 + 05 = 13 et 1 + 3 = 4. Pour juin c’est normal aussi puisque son père était du 03/01 et que 03 x 2 = 06.
  • Et comme mon grand père était du mois de janvier (01), ils n’ont eu qu’un enfant.

Autre exemple :

  • Je suis du 09/05
  • Albert est du 18/10 : 2 x 09 et 2 x 05
  • Nous nous sommes mariés un 7/03 normal parce que 7 + 3 = 10, mois de naissance d’Albert.
  • Pulchérie est du 18/12. Le 18 comme son père + 2 x 09 de sa mère. On laisse le mois de naissance de côté jusqu’à la naissance de Delphine.
  • Qui est du 12/10. 12 comme le mois de naissance de sa soeur, 10 comme le mois de naissance de son père + 2 x le mois de naissance de sa mère.
  • Comme il y a beaucoup de 2 dans cette histoire, normal, nous avons eu 2 enfants.
  • Nous aurions pu en avoir 3, mais on s’y retrouve quand même vu que 3 x 3 = 9 mon jour de naissance
  • Et comme c’est Albert qui multiplie par deux, il prend la tête du couple, décide du mariage et de sa rupture.
  • Rupture curieusement officialisée par le tribunal un 12/10, date anniversaire de Delphine qui est la seule des deux filles sur le thème astral de laquelle le divorce des parents saute aux yeux comme un coup de pied aux fesses.
  • CQFD, j’aurais dû y penser plus tôt.

Je m’amuse comme une petite folle (moi qui ai toujours détesté les chiffres) depuis une semaine, à tournicoter toutes les dates de la famille pour forcément trouver quelque chose qui correspond (mes tantes sont nées le 23 janvier, je ne risque plus de l’oublier puisque cela fait 1-2-3)

Parfois d’ailleurs c’est troublant. On pourrait aussi s’intéresser aux heures de naissance et de mariage quand elles sont connues à la minute, mais là, cela risque de donner le vertige.

Vous pouvez tournicoter les chiffres dans tous les sens, vous trouverez forcément un signe.

Qui n’est pas forcément le signe que tout roulera, parce que la vie n’est qu’un long calvaire…

Vous avez le WE pour trouver les signes qui vont bien, je relève les copies lundi (vous croyez que vous êtes ici uniquement pour rigoler ?)

PS : toutes ces dates sont authentiques.

Posté le 22 février 2013 dans Dans la série Diabolique, Sorcellerie, magie, et autres.
Un truc à dire ?

Soyez connectés qu'ils disaient…

Femme au téléphone 4Je ne nie absolument pas l’utilité du net, de l’ordinateur, et de ces merveilleux appareils qui font de la vie des autres un long chemin parsemé de pétales de roses.

D’ailleurs, à chaque panne d’ordi (le premier a été rescapé 3 fois par l’homme de l’art), je m’effondre complètement.

Mais, à part l’ordinateur qui m’est vital, et un téléphone portable que je viens d’être obligé de changer (sous garantie) sous prétexte de panne, je ne suis pas vraiment équipée.

Un exemple : en changeant de portable, je me suis retrouvée avec une merde pas possible en ce qui concerne mes contacts.

Curieusement, lors de la mise en service du premier Nokia, tout avait été récupéré (l’homme de l’art s’étant chargé de cette mise en service, moi ne sachant même pas à quoi ressemble une carte sim) SAUF mes contacts. Que j’ai donc ré-enregistrés le plus rapidement possible.

Je connais quelques numéros par coeur, mais vraiment moins qu’il y a 20 ans, où j’arrivais presque à faire annuaire à moi toute seule, même au travail.

Maintenant on prend l’annuaire dans l’appareil, on cherche le contact, et ça se fait tout seul. C’est pratique, mais c’est au détriment de notre mémoire, c’est indéniable. Idem pour le fixe…

Là où jadis je connaissais au moins 50 à 60 numéros par coeur, j’en comptabilise à peine 10 (et encore, avec des moyens mnémotechniques dont je vous ai déjà parlé, il faut que je mémorise d’abord les moyens mnémotechniques et ne pas les inverser…)

Là, mystérieusement, l’appareil a récupéré les contacts de mon premier portable, plus ceux que j’avais re-rentrés depuis l’achat du second. J’ai passé une heure à tout mettre en ordre et retirer les doublons, pour m’apercevoir que les contacts que j’avais rentrés dans le deuxième portable, mais jamais dans le premier, avaient disparus.

La carte machin, n’avait retrouvé que ce qui faisait doublon…

Obligée donc, d’appeler certaines personnes pour leur demander leur numéro en 06… et de vérifier avec ceux qui ont changé de numéro entretemps, si j’avais bien le bon. Car pareil, les textos reçus sur le premier Nokia s’étaient volatilisés, alors que j’avais retrouvé ceux du vieil appareil…

Incompréhensible…

Mais vachement intéressant de retrouver un texto de Delphine me demandant de l’appeler d’urgence vu qu’elle avait une gastro, en 2008…

Je pensais pourtant, grâce aux textos, ré-enregistrer les numéros de ceux qui me les avaient envoyés dernièrement, ni vue ni connue, mais c’était donc impossible…

Là, le répertoire papier de mes parents m’a été d’un grand secours. Un répertoire papier rend rarement l’âme comme une batterie de portable. Il peut peut-être prendre feu brusquement : si je vois le phénomène se produire, je fais un post immédiatement (et je vais direct allumer un cierge dédié à la vierge, parce que j’aurais un doute…)

Evidemment on peut être victime d’un incendie : mais là on touche au cruel et à la malédiction la plus perverse. Je ne pense pas que le “virtuel” y résiste plus que le “papier” (dont on retrouve parfois miraculeusement des pages intactes dans une cheminée où on l’a brûlé volontairement…)

Idem pour l’agenda, que je tiens scrupuleusement depuis 2010, délaissant mes post-its que j’égarais partout, en ne m’en prenant qu’à moi. L’autre jour que je le consultais, quelqu’un que je ne nommerai pas m’a demandé pourquoi je ne notais pas mes RV dans mon agenda de portable “c’est plus pratique tu sais”. Oui, sauf qu’à moins d’un coup de chance extraordinaire, j’aurais paumé tous mes RV du premier trimestre, alors que mon agenda papier est toujours dans mon sac.

J’ai été échaudée d’ailleurs, quand j’étais encore chez Truchon, par mon chef direct qui rentrait tout dans son appareil ultra sophistiqué, appareil qui une fois par trimestre tombait dans les WC, ou de la voiture, ou bien par terre juste avant de se faire piétiner par son propriétaire… Propriétaire bien content que je puisse tout lui redonner car dûment noté sur un agenda trônant sur mon bureau…

Dans le même ordre d’idée, j’ai deux copines qui n’ont plus ni montre “on regarde sur le portable”, ni radio réveil “c’est le portable qui sonne”, ni minuteur pour la cuisson des endives, ni quoi que ce soit qui puisse se trouver sur un téléphone portable, une tablette de chocolat, ou un Imachinchose.

Les cartes routières en papier ont été mises à la récupération papier : avec un GPS elles se perdront de la même manière. Jusqu’au jour où le GPS se bloque sur Nancy, mésaventure authentique arrivée à une de mes amies, dont le GPS voulait systématiquement la faire passer par cette ville, alors qu’elle ne demandait que le plan d’arrivée à Meudon, après avoir fait Rambouillet/Meudon…. Non, le GPS voulait Rambouillet/Nancy, puis Nancy/Meudon…

Moi j’ai toujours un minuteur allant jusqu’à 1 H pour la cuisson des oeufs coques ou de quoi que ce soit d’autre (puisque l’oeuf coque c’est 3 minutes comme me le répète toujours Mrs Bibelot), un radio réveil qui a l’âge de Pulchérie, et donc un agenda/répertoire que j’ai complété après avoir récupéré tous les numéros.

Parce que désormais j’ai noté les adresses importantes, ayant pris il y a un petit moment la résolution (que j’ai mis un an à tenir) de garder agenda et répertoire à jour… Pour le répertoire j’avais fait un faux pas, à cause du portable…

D’accord, mon sac est assez lourd, avec toute la paperasse que je trimballe dedans.

Mais en cas de “ça va couper chérie”, au moins, je suis certaine de conserver certaines données…

On peut me piquer mon sac allez-vous me dire…

Oui, papier ou autre, de toutes manières ce sera une grande perte…

Sauf que là, le poids du sac permet de ré-inventer la masse d’arme, et ce n’est pas rien…

La vie n’est qu’un long calvaire… (surtout quand dans le sac ça fait PSHITTT !)

Posté le 19 février 2013 dans Dans la série Diabolique.
Un truc à dire ?