Bienvenue sur le blog de la Gentille sorcière.

Les idées lumineuses des enfants…

baguette9Les enfants sont bourrés d’imagination, je ne le répèterai jamais assez. Le temps passant, on passe de la connerie de gosse faite sur un coup de tête, à la connerie de gosse murement réfléchie et préparée, pour en déduire plus de 20 ans après que les enfants restaient DES HEURES sans surveillance dans la mesure où l’ampleur de la bêtise semble proportionnelle au temps passé à la faire.

Bien sûr il sera beaucoup question de mes filles, mais elles n’ont pas l’exclusivité de la connerie faite en 5 minutes ou DES HEURES de non surveillance. (Lire la suite…)

Posté le 29 avril '17 par , dans Ah je l'aurai méritée ma place au Sénat !, Dans la série Diabolique, Faites des gosses !. 2 Commentaires.

29 avril 1945, et pourquoi j'insiste…

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Malgré les soucis qui sont les siens, elle s’est levée tôt Alphonsine. Toutes les femmes de la famille en ont fait autant : Mrs Tricot, Mrs Morgan, Tante Hortense, mon arrière grand-mère, les autres. Toutes étaient debout dès le petit matin.

Alphonsine, Mrs Tricot et Mrs Morgan, se sont fait un shampoing et une petite mise en plis. Pas les plus âgées pour qui le shampoing c’est une fois l’an.

Elles ont mis du temps à choisir leur toilette, réfléchi à deux fois pour la jupe machin, ou la jupe truc (pas de pantalon à l’époque), le caraco à porter sous le chemisier le plus joli. Elles ont parfois ressorti le plus jolie col de dentelle sur lequel elles ont passé des heures quand leur mère leur apprenait le point d’Alençon ou le point de Venise.

Elles ont mis du parfum ou de l’eau de cologne. Pour les plus jeunes : poudre de riz, eye liner et mascara en cake… Elles se sont faites toutes belles, sous le regard parfois narquois de leur époux, quand époux il y avait.

Elles se sont retrouvées dehors avec plein de femmes s’étant roulées dans leur commode comme elles. Elles se sont souvenues ensemble des heures noires, des disparues, de celles qui avaient sacrifié leur vie pour l’avenir. Elles se sont souvenues ensemble de l’autre guerre, où il s’en était tant passé.

Pour se retrouver, quasi les premières devant la mairie où le bureau de vote allait ouvrir.

29 avril 1945 : pour la première fois, les françaises vont voter, il n’en manque pas une !

Très en retard sur d’autres femmes, dont les turques et les tunisiennes (entre autres, je vous passe la liste). Certains partis avaient rejeté ce droit de vote des femmes, sous des prétextes idiots : elles voteraient pour le prestige de l’uniforme, en écoutant la voix du curé… Ceci a été démenti dès le premier scrutin. Mais bon, les femmes étaient forcément très bêtes à les écouter, même si elles avaient pris la relève en 14/18, ou s’étaient sacrifiées peu de temps auparavant, ayant le droit de torture et de mort, mais pas celui de vote…

Je me souviens de leur toujours émotion à mon arrière grand-mère, et à tante Hortense, quand elles allaient voter. Même émotion pour la génération suivante d’ailleurs. Pour rien au monde elles n’auraient loupé un scrutin. C’était tout une cérémonie.  L’abstentionnisme d’aujourd’hui leur flanquerait de l’urticaire…

Elles savaient, toutes ces femmes, ce que cela représente que le droit de s’exprimer…

Et elles n’étaient pas seules ce jour là. Les hommes aussi, à qui ce droit de vote avait été retiré pendant toute la guerre, se bousculaient également au portillon pour le retrouver ENFIN.

Mrs Bibelot se souvient de la queue qu’il y avait à Châteauroux,  ce premier jour de scrutin après guerre.

Personne n’aurait cédé sa place à personne, et exit la séance de cinéma du dimanche : ON ALLAIT VOTER !

Certains se souvenaient via la mémoire d’un ancêtre qu’ils avaient connu, de l’époque où l’on ne votait que lorsque l’on payait des impôts. De l’époque où tout le monde ne pouvait pas s’exprimer.

C’est en leur mémoire à tous que pour moi c’est plus qu’un droit : c’est un devoir et sacré même.

Et que j’emmerde les autres avec ce principe…

Aller à la pêche ou en WE n’est pas une excuse pour s’abstenir, écouter les statistiques NON PLUS. Ce droit nous l’avons eu parce que certains se sont battus pour, nous l’avons en oubliant quel prix ont payés d’autres avant nous pour l’avoir et nous le transmettre.

Parfois de leur vie…

Alors : allez voter !

Et comme chaque jour de scrutin, je ferme mes commentaires pour vous retrouver en toute légalité après 20 H…

Posté le 5 mai '12 par , dans Coup de gueule. Pas de commentaire.