Bienvenue sur le blog de la Gentille sorcière.

Il n’est pas si tard que cela…

Lumières Noël 1Pour vous dire non pas “une bonne année”, ou bien “tous mes voeux” (je les réservais à beau papa, à qui je souhaitais le pire, aujourd’hui je serais plus indulgente).

Non je vous souhaite juste une année non pas la meilleure possible, parce qu’après vous n’auriez plus rien à attendre, mais la moins pire possible.

Je vous souhaite une année sans calamité, sans deuil douloureux, sans mauvaises nouvelles, sans… Bref, vous m’avez comprise. Sauf que c’est une illusion, il y aura forcément des merdes, ou une grosse merde. C’est la vie dit-on…

Parfois on se passerait bien des adages et des fatalistes “c’est la vie”, alors que vous affrontez une mort.

Et je pense que vous aurez tous compris pourquoi  j’ai mis du temps à vous parler de 2018. Je vous souhaite donc tout de même cette “bonne santé” que nous ne comprenons pas, gamins, qui est pourtant tout.

J’oublie volontairement les : “du fric”, “du boulot”, “l’amour” parce que rien n’est éternel que l’avant nous et l’après nous. Pourtant tous ces désirs ont du sens, mais on peut tenir l’un d’eux depuis tellement longtemps, et le perdre…

2018 que je ne veux faire rimer avec rien, de peur de me tromper de rime, sauf si je parle de suite…

Peut-être qu’un jour j’aurai le courage de parler de ces “fêtes” qui n’en furent pas : beaucoup comprendront.

En 2015 maman tenait à sa réunion de Noël, malgré l’absence définitive de papa. Nous n’en n’avions pas TROP souffert, QUOIQUE…

Bref… Que 2018 soit pour vous et pour tout le monde, la moins maléfique possible.

Car n’oubliez pas que la vie n’est qu’un long calvaire… Mais que je vous aime tout de même :-)   Et que cet amour (qui ne retire rien à mes filles) que je ressens pour tous mes lecteurs, même les silencieux qui pourraient pour une fois sortir de leur mutisme, me soutient autant que celui de mes proches, ceux qui téléphonent, qui prennent des nouvelles.

Sincèrement.

Posté le 10 janvier '18 par , dans Coup de blues. 14 Commentaires.

Pourquoi je n'aime pas les fêtes de fin d'année…

Comme tout le monde est parti en vacances ou autres, et que 3 péquins vont s’égarer ici pour ne pas crier au scandale, j’ose l’avouer, je n’aime pas les fêtes de fin d’année. Je ne les aime plus.

Ca a commencé le jour où ils m’ont fait le coup du père Noël qui n’existe pas il y a une dizaine d’année. Noël c’était toujours chez les parents de papa (Mrs Morgan et son mari avaient une boucherie, et ils trimaient même le 25 décembre au matin, nous y allions le lundi le plus suivant Noël). Nous arrivions chez les autres grands parents le 24. Pas de réveillon, la coutume, c’était le jour de Noël avec toute la famille, mais c’était la crèche sans petit Jésus qui apparaissait miraculeusement pendant la nuit, la messe de minuit avec Mrs Tricot, le sapin que nous faisions avec elle. Et l’attente fébrile du père Noël qui passerait dans la nuit : comme il n’y avait pas de cheminée, une fois les enfants couchés, on ouvrirait la porte fenêtre du salon.

Et puis un jour, le 24 décembre, quelques courses avec maman, au dernier moment, à Maison Laffitte où se déroulait Noël… Dans une boutique elle demande 2 trucs que je visualise sans savoir ce que c’est.

Et le lendemain, deux landeaux, avec deux poupées dedans, les petits draps et deux petits édredons. Les TRUCS acheté par ma mère la veille… J’ai posé la question, elle m’a répondu “oui”, mais m’a précisé que je devais rester discrète vis à vis des autres, qui étaient encore en âge d’y croire. (Je venais de rentrer en CP).

Après c’était différent. Les lumières étaient différentes, la magie de Noël était différente. Telle le phoenix, elle renaquit de ses cendres quand j’ai eu Pulchérie. Albert a été obligé de faire un sapin de Noël pour le 25 décembre 1981, alors que j’étais à la maternité, parce que je voulais que ma puce s’émerveille devant les zolies lumières, ce qu’elle a fait avec ses à peine 8 jour : regarder les lumières en agitant ses petits bras (et en passant de bras en bras). Et puis après il y a eu Pulchérie un peu plus grande à regarder mon livre de nuit de Noël de petite fille, puis Delphine qui, étant d’octobre avait encore plus apprécié le zoli sapin, puis Pulchérie qui savait tout (dès le CP bien sûr) mais qui a su entretenir la magie du père Noël pour sa soeur… Et nous lisions toutes les trois mon livre de jeunesse. Faire le sapin était un grand jour (glups…), et nous vivions 1 mois dans une magie des lumières.

J’avais retrouvé la magie de Noël et elle m’a accompagnée jusqu’au départ des filles de la maison.

  • Pourtant il y avait eu moi sortant de la maternité le 24 décembre avec Pulchérie née le 18, contre avis médical et commentaire sympa au passage : “si votre fille est morte dans 8 jours, vous ne viendrez pas vous plaindre” (authentique, d’ailleurs j’ai oublié de vous raconter la chose mais je m’en vas me rattraper, n’ayez pas peur (ou ayez peur)). Heureusement, comme elle a survécu, il y a tout de même un bon souvenir de fin d’année.
  • Pourtant il y avait déjà eu un beau frère qui s’est pendu le 25 décembre dans l’aube glauque, en 1982, alors que Pulchérie venait d’avoir un an et déambulait dans une maison un peu en désordre en gazouillant, avec sa couche faisant tralala. Ca ne s’oublie pas… Du coup tous les 25 décembre, forcément on pense à lui…
  • Et puis il y a eu Albert m’annonçant dans l’avion, lors d’un départ en voyage d’amoureux, le 1er janvier, qu’il en aime une autre et qu’il me quitte
  • Une collègue et amie se jetant sous un TGV un 1er janvier où elle était trop seule (je recherche le post. L’ai-je posté ou non ? Je l’ai écris en tous cas..)
  • Et puis il y a eu une autre amie, se pendant également, le 25 décembre au matin, elle aussi dans une écurie, parce que… Laissant un veuf éploré et une fille de même, ainsi que toutes ses amies.
  • Un ex collègue de chez Truchon, enterré le 24 décembre au matin…
  • Et puis il y a tous ceux qui ne sont plus là et qui ne seront plus jamais là. Trop et de plus en plus…

Ca suffit pour vous plomber les fêtes de fin d’année, à tout jamais. Heureusement qu’il y a Pulchérie devant naître le 25, née le 18 et non morte 8 jours après ma sortie de la maternité… Heureusement… Mais passé le 18 et ce souvenir, il n’y a plus de magie.

Mais bon, pour toutes les fêtes je crains le pire… Et donc, je déteste les fêtes… Cette période ranime en moi trop de mauvaises douleurs et cela démarre le 19 décembre… Je crois que je ne pourrai refaire un sapin, et mettre des lumières chez moi à cette période de l’année, que quand je saurai qu’un petit qui y croit, viendra. Et là, je ressortirai mon livre. Il est bien à l’abri, bien au chaud, et n’attend que l’innocence et la magie… Et je ressortirai mes santons de Provence, mes musiques de Noël, et j’attendrai la magie du matin et des grands yeux émerveillés…

Mais pas pour l’instant… Il y aura deux belles réunions de famille, mais pas de magie…

Posté le 20 décembre '08 par , dans Coup de blues, Histoire de sorcière. 15 Commentaires.