Bienvenue sur le blog de la Gentille sorcière.

En avril… (pour mars je n’ai rien)…

neige-en-avril-copierTout le monde semble indigné, voire totalement surpris par la vague de froid qui est en train de passer, et la neige qui est tombée à 3 jours du printemps. Il faut dire qu’avec les histoires de réchauffement climatiques, on devait être en droit d’attendre le moment de la canicule sans doute…

Donc, revenons à l’ancien adage “En avril, ne te découvre pas d’un fil”. Un adage dont je ne fais pas fi, réchauffement climatique ou pas, depuis qu’une certaine année  qui s’éloigne de plus en plus, il m’est arrivé une mésaventure cuisante (si l’on peut dire). Là nous sommes encore en mars…

C’était donc un mois d’avril débutant chaud, très chaud, “au delà des normes saisonnières”, ensoleillé, etc… (Lire la suite…)

Posté le 19 mars '18 par , dans Chroniques d'une vie ordinaire, Dans la série Diabolique. Pas de commentaire.

Neigerait-il ?

Neige 001Je vais relayer les chaînes d’info, au cas où vous seriez passé à côté de cette information importante : la France est en proie à des chutes de neige…

En plein mois de janvier on rêve tout debout…

Et on ne parle que de ça…

Lu aujourd’hui dans “le Parisien” de Mrs Bibelot, cette intéressante question posée à un météorologue : “comment expliquez-vous cet épisode hivernal ?“.

Il y a deux personnes qui méritent une médaille : celui qui a posé cette question très conne, et celui qui a répondu sans broncher (du moins s’il l’a fait, cela n’apparait pas dans l’article)…

Bref il neige. Depuis plusieurs années nous sommes plutôt habitués à voir tomber cette fichue neige (mais comment se fait-ce ?) en novembre et décembre, mais là, c’est au coeur de l’hiver qu’elle s’est décidée. Quel scoop !

Longtemps j’ai adoré la neige, m’y promener, les batailles de boules, les gros bonhommes à faire en sacrifiant une carotte. La magie de la neige reste quelque part au fond de moi, car il n’y a pas à dire : un paysage enneigé c’est magnifique.

Malheureusement, à l’âge adulte, principalement quand prendre sa voiture tous les jours est obligatoire, la neige représente plein d’inconvénients :

  • Ca glisse
  • La moitié des conducteurs ne sait pas se comporter sur neige ou verglas (il y a 25 ans j’avais pris des leçons et je dois cela à Albert, en plus de mes deux filles, les réflexes acquis n’étant jamais partis), alors même si nous maitrisons, nous ne sommes jamais à l’abri de quelqu’un qui peut nous rentrer dedans.
  • On passe un temps fou à libérer la voiture de sa gangue de neige.
  • Encore heureux d’ailleurs quand elle n’a pas gelé trop fort : en décembre 2011 j’y ai laissé deux essuie-glaces, déclenchés trop tôt.
  • On perd une essence folle à faire chauffer la voiture : au prix qu’on nous la vend, c’est honteux.
  • On se ruine en bombes de dégivrants qui ruinent les joins des bagnoles.
  • Si comme moi on est adepte des gants de laine, l’onglée finira toujours par arriver, et ça fait mal…
  • On découvre que suivant l’endroit où l’on habite les routes sont plus ou moins bien traitées. Dans le village de mes parents, c’est toujours très bien salé dès le début de la chute, même le WE, y compris toutes les côtes que l’on est obligés d’emprunter à l’aller ou au retour, le village étant dans une cuvette. Chez moi, à trois km, la municipalité s’est décidée l’année dernière seulement, à acheter le matériel ad hoc. Quand j’ai croisé la saleuse, j’ai failli faire une crise cardiaque. Les autres années, et bien parfois on ne pouvait pas rouler du tout…

Donc il neige. Cela occupe la moitié des infos du soir et du midi (et encore je regarde un journal court), et la quasi totalité des conversations.

Mes parents restent de marbre tout en salant leur cour, car ils n’ont pas envie de se prendre un gadin. Ils ont connu cela toute leur enfance, + celles de leurs enfants, car rares étaient les années sans neige qui reste d’ailleurs un des symboles forts de Noël… Mon père n’a d’ailleurs pas perdu sa manie d’aller mesurer l’épaisseur de la couche de neige toutes les deux heures (manie qu’il a refilé à un de ses petits fils).

Je ne suis pas plus surprise que cela non plus même si nous avons traversé des époques avec des hivers doux… Maintenant quand l’épisode neigeux arrive après décembre, tout le monde semble s’étonner. Mais cet épisode peut perdurer jusqu’en mars ! L’année de notre arrivée à Rambouillet (1974) nous avions eu 20 cm de neige pour le 14 avril.

Les filles petites, n’appréciaient qu’à moitié. Lors de l’hiver très enneigé de 1987/1988, j’étais la seule à me promener avec des martyres de la météo, qui hurlaient quand je voulais les faire descendre de la luge que leur père leur avait achetée, croyant leur faire plaisir (en fait, je tractais la luge, et j’y mettais les commissions car prendre la voiture dans le bled de l’époque se révélait impossible).

Puis, cela a changé, et elles ont fait des bonhommes de neige un peu partout, égarant ou mettant à mal des chapeaux, des écharpes, et même de vieilles perruques qui servaient à des déguisements, et qui n’ont jamais été retrouvées…

Delphine me téléphone ravie quand il a neigé à Paris, tout en me demandant de présenter mes condoléances au chat.

Car vous le savez, Sieur Filou déteste la neige : c’est froid et tout mouillé pour ses petits coussinets…

Moi ce que j’aimerais, c’est qu’on nous lâche un peu la grappe dans les médias. Un petit compte rendu, une petite alerte, et hop on passe à autre chose : le monde va si bien… Sauf que pendant qu’il neige on parle moins du chômage, de l’inflation et du reste…

Et j’aimerais aussi que la voisine du dernier étage, qui vit sur ses réserves, arrête de me seriner “qu’avec le réchauffement climatique finalement elle n’y comprend plus rien”.

La vie n’est qu’un long calvaire

(Photo de la sorcière, un petit zoom sur le petit bois derrière chez moi lonlère et tralala, il y a 5 ou 6 ans)…

Posté le 21 janvier '13 par , dans Dans la série Diabolique. Pas de commentaire.

En avril…

neige-en-avril-copierNe te découvre pas d’un fil. Un adage dont je ne fais pas fi, depuis qu’une certaine année, il m’est arrivé une mésaventure cuisante (si l’on peut dire).

Un mois d’avril comme celui de cette année, qui débute chaud “au delà des normes saisonnières”, ensoleillé, etc… (on a eu le même en 2007 et puis après il a flotté du 1er mai au 1er septembre sans interruption…)

Si je ne me cramponne pas actuellement à une tenue particulièrement hivernale, c’est bien parce que je fais peu de déplacements tous les jours, et que je ne risque rien, vu que je fais ces déplacements sportivement avec ma voiture…

Cette année là là là donc, je fréquentais Albert effectuant son service militaire à Rambouillet qui avait déjà rencontré mon père fugitivement (heureusement) (c’est plus bas). Vers le 11 ou le 12 je ne sais plus, devant le grand beau temps et ayant trop transpiré la veille en revenant de la gare, je me suis habillée “léger”.

A savoir une jupe que j’adorais et que j’ai usée jusqu’à la trame, un chemisier, un gilet top mode ET… des sandales

Et je suis partie à la gare, guillerette et tout et tout, en faisant claquer mes talons de sandales sur le bitume.

A la gare, toutes les femmes avaient fait comme moi, et les hommes ne portaient plus de manteau. Au bureau, mes collègues avaient fait comme moi toutes les cinq, c’était l’été !

Une précision utile : chez mes parents chez qui j’habitais toujours, nous ne regardions jamais la météo et les infos…

Au bureau, petite agence immobilière, nous déjeunions sur place et sortions rarement à l’heure du déjeuner pour éviter de trop dépenser rue de Rennes, gros piège à fric déjà et toute proche. C’est vers 15 H qu’Isabelle est venue me voir, alors que j’étais absorbée par mon courrier à terminer, trop pour regarder par la fenêtre (et rêvassant un peu, il faut l’avouer, sur Albert…) :

  • “Tu as vu Coraline : il neige !“. On n’est pas dans la merde ! (elle aussi devait prendre un train de banlieue pour rentrer chez elle).

Effectivement il neigeait ! Et le pire c’est que cela semblait tenir. Dehors des égarés habillés été, se précipitaient vers la gare montparnasse en évitant de se casser la gueule. Et effectivement je n’étais pas dans la merde, ayant un bon kilomètre à faire entre la gare et le domicile familial… après avoir fait 500 mètres pour me rendre à ma gare parisienne.

J’ai appelé Mrs Bibelot qui m’a confirmé que Rambouillet était sous les flocons également après une chute vertigineuse de la température sur le coup de 13 H, que cela tenait également, et là, j’ai immédiatement choisi de modifier mon emploi du temps…

Normalement Albert et moi nous retrouvions dans le troquet où nous nous sommes connus (ça fait bien…), avec quelques copains à lui et mon amie Catherine. Puis après 3 chocolats pour moi et 3 cafés pour les autres,  il me raccompagnait chez moi et nous passions pas mal de temps dans le hall, le long du radiateur,  à nous raconter notre vie et à faire des projets d’avenir ensemble, en nous bécotant au passage, mais juste un petit peu (c’est d’ailleurs au cours d’une séance “bécotage” et non une séance “projets” que papa était sorti de l’ascenseur car il allait promener la chienne et avait donc découvert son futur gendre un peu embarrassé, qui lui avait présenté tous ses respects (hi hi)…)

Changement de projet donc : maman préparait un sac avec mon manteau, une paire de collants et mes bottes (l’hiver je ne portais que cela), qu’Albert allait m’apporter à la gare…

Puis j’ai appelé Albert qui m’a dit que je pouvais compter sur lui, seul truc ennuyeux : se présenter comme cela chez mes parents. Que ma mère soit prévenue ne le rassurait pas plus que cela… Il y avait le père aussi…

Héroïque comme tout soldat au front trésorier payeur, il s’est présenté chez mes parents 1/4 d’heure avant l’arrivée du train, et ma mère, non sans perfidie, lui a suggéré de revenir directement avec moi sans passer par la case “troquet”, pour dîner en famille et faire un peu connaissance. Albert était piégé par le sourire de ma mère : il a accepté… (je ne sais pas quelle réaction aurait été la sienne s’il ne m’avait considérée QUE comme une aventure de service militaire (suivez la piste de la fuite dans la neige)…)

Pendant tout ce temps là, j’avais franchi les 500 mètres me séparant de la gare montparnasse, pour m’y retrouver avec les pieds tellement gelés que je ne les sentait plus (pratique pour marcher), qui avaient pris une belle couleur violette, grelottant complètement, comme toutes les personnes sur le quai. A l’arrivée (mais le train n’était pas chauffé), je me sentais au bord de la congestion pulmonaire et j’ai vu Albert avec son sac, et bien couvert lui, tel le sauveur.

Enfilage de collants et de bottes dans les toilettes de la gare dont l’état… Non restons soft. Passage du manteau, le héros du jour, me réchauffant tout le long du chemin en me tenant virilement contre lui d’un bras ferme (et chaud).

Et donc, c’est ce soir là qu’il a découvert la famille, sous le regard inquisiteur et moqueur de ma petite soeur de 11 ans, la dernière, qui faisait un peu office de “poison”* dans la famille…

C’est une autre histoire…

Cette année là là là, la neige a tenu 3 jours. Alors depuis, en avril, je ne me découvre pas d’un fil. D’autant que ce cas de figure s’est représenté plusieurs années (pas forcément de suite) et que moi moi moi, je ne me suis plus jamais laissée surprendre, même si je ne prenais plus forcément le train…

Pour les mauvaises surprises évitées je n’en dirais pas autant des filles, mais cela aussi, c’est une autre histoire…

Et sinon après, j’ai toujours suivi la météo…

* Allusion à “l’esprit de famille” de Janine Boissard, et la petite dernière surnommée “la poison”…

Posté le 8 avril '11 par , dans Dans la série Diabolique, Histoire de sorcière. Pas de commentaire.