Ma première soirée blog…

Ma_premi_re_soir_e_blog_2__AB05370J’avais vu passer au boulot en vitesse, une annonce d’Hélène pour une soirée troc le 28 octobre. Je savais bien que rentrant chez moi le soir je ne pourrais pas m’inscrire ou bien trop tard, genre dans la file d’attente, 172ème position.

Du boulot en effet, je ne blogue pas, je ne réponds pas sur les blogs des autres ou le mien, même pendant la pause déjeuner où théoriquement je fais ce que je veux. Il suffit que Truchon apprenne que je vais sur canalblog et il pensera forcément que j’y passe ma journée, alors que je n’ai pas assez de 8 heures pour faire mon boulot.

Et voici Pulchérie qui m’envoie un mail au boulot toujours, bravant Truchon, « je t’ai inscrite pour la soirée troc ». Mince, me voilà inscrite : émotion… Deuxième émotion : j’irai pas toute seule j’ose pas. Pas de soucis, elle s’est inscrite aussi, je dormirai chez elle, elle va me cornaquer pour cette soirée et s’il le faut viendra me chercher chez moi avec un harpon pour m’y traîner (on aurait eu l’air chouettes !).

Ne pensant pas utile d’en arriver là je dis OK. Grosse crise d’angoisse. Je pourrais être grand mère (d’ailleurs je le suis, faut suivre), mes fréquentations parisiennes sur blog sont des jeunesses, qu’est-ce que je vais bien faire là dedans ?

Stupéfaction : on a envie de me rencontrer m’assure Pulchérie, j’en suis rouge. Je vide mes placards, je charge une valise à mort pour la soirée troc, et je quitte mon appartement qui ressemble à Berlin en mai 1945 après mon tri. Je découvre au passage qu’il est hallucinant que je puisse avoir autant de fringues noires et je me mets un post it sur ma carte bleue « ne pas acheter de noir avant l’an 3000 ». Me voilou partie avec ma valise contenant en plus du reste un litre de sangria, et dans mon sac un pain à l’ail. A la maison cela sentait bon, pendant 45 minutes dans le train on m’a regardée d’un drôle d’air, du coup j’ai pris l’air soupçonneux également (c’est pas moi, qui cela peut-il être ?).

Pas le temps d’appréhender, arrivée à la bonne station grâce à Pulchérie (sinon je pense que je tournerai encore vers porte des Lilas avec mon litron et mon pain à l’ail, l’air hagard), nous voici rejointes par une blogueuse connue de Pulchérie et de moi également mais juste via blog pour moi… Présentations. Je me sens mieux, tout ira bien. Arrivée pour découvrir Hélène en train de se ruiner l’index avec du saucisson et les autres, petit à petit… Quelle gentillesse, quelle spontanéité, quelle féminité ! Et moi avec ma mémoire en vrac, impossible d’en remettre plus de 3 ou 4, donc je ne citerai personne pour n’en vexer aucune qui ne le mérite pas !

Cela a été SUPER ! Moi voyez vous, je suis arrivée à 48 ans en me disant que les femmes sont peut-être des chieuses, mais que dans la vie la solidarité féminine joue toujours à fond et qu’on n’est jamais mieux qu’entre femmes (ou filles).  Et les réunions féminines j’adore. Parce qu’on a peut-être l’air futile et tout, mais en tendant bien l’oreille on en entend des choses intelligentes après le « ce gloss est à tomber ».

Moment exhaltant où tous les produits de beauté et de maquillage sont tombés sur le sol. Fouille discrète. J’ai beau savoir que j’ai le droit de prendre ce qui me tente, je n’ai pas envie d’en voler une autre. J’espère avoir apporté ce qui fera plaisir (je n’ai retrouvé que peu de mon arrivage d’origine). Pour les fringues j’hésite à chercher, je préfère les discussions autour de la table basse. J’arrive en fin de parcours, certaine de ne voler personne (je n’ai pas l’air mais ma timidité me tuera). J’ai une soeur handicapée mentale qui vit dans un centre très bien, mais avec des personnes qui parfois n’ont pas de famille et pas grand chose pour se fringuer. Je donne régulièrement et là du coup, je repars avec ma valise pleine à craquer.

Je me suis ruinée les deux bras et les jambes dans les couloirs du métro avec ma valise 15 tonnes, mais cela valait le coup. En plus je n’ai rencontré que des personnes sympas.

Les filles, les blogs de filles, c’est top !

Par contre en France se déplacer dans le métro ou les transports en commun tout court, avec un poussette, un fauteuil handicapé, cela doit être l’horreur, on est vraiment nuls et ça c’est pas top ! (je ne me plains pas pour moi, ma valise je l’ai choisie…)

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