Me voilà grand mère c'est trop affreux !

Georges_7659722Ca me pendait au nez bien évidemment, vu mon grand âge (quasi canonique), mais je ne pensais pas que cela me tomberait dessus du jour au lendemain, c’est le cas de le dire.

Grossesse dissimulée à sa mère ? Accouchement dans le salon de maman qui s’attendait à tout sauf à ça en plein repas dominical après la messe (hum) ? Hospitalisation pour un deuxième appendice à retirer (les médecins étant tous des ânes dixit Albert) se révélant être un accouchement de jumeaux et l’aérophagie une vaste blague ?

Vous avez une imagination débordante…

Ma méchante et son gentil ont eu des problèmes avec des souris visitant leur appartement. Il faut les empoisonner, les tuer, les gluer (les souris) bref, c’est l’horreur et du sadisme. Ce n’est pas qu’ils détestent les souris (finalement c’est plutôt mimi), c’est tout simplement que ces visiteuses du soir apparement, semaient des petites crottes partout et mangeaient le chocolat ce qui est crimininel, et se promenaient dans l’appart sans compexe, se faisant fugitivement passer pour des mygales (dans l’ombre). Hors le répulsif tout bête pour souris n’existe pas. Il faut les tuer (ça fend le coeur (A la méchante et au Gentil !), les moyens mis à disposition étant sadiques) ou les supporter (les souris !)

Pulchérie a toujours adoré les chats et en a toujours eu (enfin moi sa mère, du  coup elle au passage, bêtement on habitaient ensembles) et en deux temps trois mouvements, a décidé d’en prendre un, dans la mesure où l’on dit que l’odeur des chats fait fuir les souris (ce qui fait ricaner Jean Poirotte alors que Mrs Bibelot est d’accord avec l’adage, ce qui fait que je les ai quitté hier soir au bord du divorce pour discuter de ce passionnant problème !) et qu’en plus elle en voulait un depuis leur déménagement (Pulchérie bien sûr, Mrs Bibelot ayant terrassé Jean Poirotte avec une soupe au potiron, ou avec la louche, je ne sais plus).

Quand Pulchérie veut quelque chose c’est exactement comme quand elle ne veut pas, c’est dire ! (d’autres sont pareils, faites moi penser à faire un T comme têtu et un O comme obstiné dans mon dictionnaire… (le B comme buté étant réservé à Albert)) (je prends des notes et je reviens).

Renseignements pris chez de gentils bloggeurs le mercredi soir, décision prise jeudi, re-renseignements pris le vendredi et le samedi via une annonce, et les voici débarquant dimanche pour aller à la SPA de Plaisir (où l’on évite de trop regarder toutes ces pauvres bêtes abandonnées, je ne le répèterai jamais assez : c’est une honte (d’abandonner un animal, vous êtes fatigants, la méchante et le gentil n’étant pas en cause !).

Ceci dans le but de revenir avec un chat et non pas une souris (précision pour les distraits). Pulchérie l’a avoué après : elle ne serait pas repartie sans un chat ce jour là chaton ou pas, et quel que soit son âge (d’où le refus de bien regarder avant d’avoir fait le tour avec la personne en charge des chats, pour ne pas avoir de remords après et je la comprends (j’ai eu Diabolos à la SPA et j’ai encore sur le coeur de ne pas en avoir pris deux ce jours là qui s’entendaient si bien…))

Bien évidemment, car nous n’étions pas encore trop avancés en saison, il y avait encore du chaton et il y en avait un bien trop mignon, câlin comme elle aime (elle a été habituée à des glues ne pouvant dormir ailleurs que dans les bras d’un humain) (les intervenants sont vraiment à la hauteur pour évaluer le caractère d’un animal, et ne souhaitant pas louper une adoption, ne pousseront jamais à prendre un animal qui ne nous conviendra pas et réciproquement), avec une petite tête triangulaire de voyou curieux et l’air bien déluré.

Donc le petit mâle qui tenait dans la main (elle voulait une femelle) a séduit toute la famille (le gentil se coltinant sa belle doche le pauvre, mais c’était ma voiture et mon panier à chat), a fait signer des tas de papiers, et a servi de klaxon dans la voiture pendant le retour, avec arrêt obligatoire chez Jardilande pour acheter son nécessaire de survie (alors : un jouet, un griffoir, un panier à litière, un panier à voyage, des croquettes, c’est joli cette cabane en coton, cette fausse souris est admirable, le jouet avec des grelots est terrible, et tu pense qu’il voudra d’un arbre à chat ?) (je sais, j’exagère mais sinon c’est pas drôle, tout en n’étant pas loin de la vérité absolue, car l’arbre à chat était en rupture de stock).

Donc mon premier petit enfant est un petit fils noir et blanc, il a une mignonne tête de coquin avec un nez rose, et je les ai vu repartir (la méchante et le gentil ! pas une souris et un chat !) avec un pinçon au coeur en les voyant avec leur premier, alors qu’ils ondulaient de la toiture et gagataient à mort,  comme n’importe quel amoureux des animaux en faisant coutiou coutiou au mayou…, croulant sous le nécessaire à la survie de la crevette anti souris qui venait de grever le budget chocolat…

Quand je l’ai pris le trésor, dans mes mains en attendant le train (dans la voiture bien sûr !)  en lui disant « c’est mamiiie !!!! » pour le gratouiller sous le cou, je me suis sentie devenir (pourquoi devenir vous direz-vous ?) complètement tarte. Je n’ose penser à ce que je dirai de beau à mon premier petit enfant sans poil : une tirade de chèquespiiiire certainement !

Une sorcière gâteuse… (n’empêche qu’un premier animal pour un jeune couple, c’est une page de tournée et pour les parents idem…) (j’m’ouvre pas les veines, j’écris, c’est l’avantage de ce blog idiot !)

PS : sur la photo, avec l’aimable autorisation de sa môman, voici Georges. Oui, comme le roi d’Angleterre ! Lequel ? J’sais plus. Ou alors c’était un prétendant au trône et moi l’histoire d’Angleterre…

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