Les cadeaux foireux…

Les_cadeaux_foireux_56801411Je ne vais pas vous parler des cadeaux foireux que l’on reçoit à la fin de l’année (oh un 30ème tire bouchon, merci Oncle Joé !).

Non je parle des cadeaux faits à nos enfants, que nous allons nous farcir avec horreur ou des boules quiès…

Dom et Manou m’ont un peu coupé l’herbe sous le pied, comme quoi c’est universel. Encore qu’une housse de couette et les taies d’oreillers qui vont avec me semblent tout à fait anodines (d’ailleurs c’est moi qui les leur achetait, les barbies, les poney, les bambis, les princesses Sarah, etc… avec une joie sans mélange). Je parle des jeux bruyants particulièrement, parfois choisis par un inconscient sans enfant, ou bien par une personne pourvue d’un bambin particulièrement fort sur le décibel et se demandant pourquoi ce n’est pas pareil chez les autres… Ou bien du cadeau dont l’utilisation nécessite la présence d’au moins 3 adultes en pleine possession de leurs moyens (si ça existe…)

  • Une guitare électrique (en fait à piles qui se sont usées rapidement) pour le noël des 3 ans de Pulchérie, par mon horrible belle soeur dont le fils qui avait le même âge (à un mois près) que sa cousine, faisait un raffût d’enfer avec ou sans guitare… Du coup :

  • L’année d’après, pour le chiard bruyant : un tambour et une trompette. J’ai senti la haine mais comme elle était déjà là avant les cadeaux, j’ai ignoré (et en plus pour le tambour et la trompette, point besoin de piles, gniarf gniarf)

  • La même année, toujours pour le chiard bruyant, de la part du parrain et de la marraine (sans enfant) : un pistolet (à piles hélas) qui tirait aussi vrai que vrai qu’une mitrailleuse lourde. Ils nous ont quittés 3 heures plus tôt que prévu au son de « pourrons-nous nous passer du doux bruit du pistolet ? » (bonne question)

  • L’année d’après, de la part du furoncle ravi : deux double 33 tours de Chantal Goya. Le soulier qui vole et la forêt magique, ou maléfique, je ne sais plus. Non seulement il me fallait mettre le disque, mais le retourner et passer à l’épisode deux (en retournant le deuxième 33 tour), au son de :

  • Delphine munie d’un écouteur de cassettes faisant micro et qui hurlait dans le micro « Bonsieur le chêne ! Bonsieur le chêne, Bonsieur le chêne ». Elle ne parlait pas encore correctement pour ses 2 ans, contrairement à sa soeur, mais maîtrisait parfaitement le « Monsieur le chêne », et Pulchérie expliquait à son père et à moi, que non l’appareil n’était pas mort, qu’il fallait juste changer les piles… Ce jouet était admirable : Delphine mettait la cassette de son choix et pouvait chanter en même temps avec le bouton « son » sur « max ». Même enfermée dans sa chambre, elle nous vrillait les tympans. Bon elle chantait juste mais ça ne comptait pas vraiment…

  • On saute à l’épisode suivant. Je pense que c’est ma soeur qui a offert à Pulchérie la petite chimie amusante de Gaston Lagaffe. Toujours ravis les parents de lire sur la notice « à n’utiliser qu’en présence d’un adulte ». Pulchérie déjà charmante, voulait fabriquer de la nitro-glycérine dont la recette manquait cruellement. Il me fallut aller acheter une betterave pour faire de la décoloration de légume, et du sucre, en maudissant ma soeur. A moi de surveiller le tube à essai et la lampe à alcool, un extincteur à portée de main pour éviter que Pulchérie ne fasse exploser la cuisine. Une certaine décoction d’oignons laissa dans la famille des souvenirs impérissables, Pulchérie ayant ré-inventé le gaz lacrymogène mais écologique. Ceci en plein hiver, c’est mieux quand on ouvre les fenêtres…

  • Pendant ce temps là, Delphine décorait toute seule comme une grande, le linge qui lui tombait sous la main (et un service de table ruiné, un !), avec de la peinture à tissu offerte par le furoncle. Le top du top c’était la gouache à étaler bien épaisse pour la faire gonfler au fer à repasser afin de donner « l’illusion de la broderie d’antan »…

  • Je ne sais plus qui leur avait offert un nécessaire à faire de zolies bouzies. Charmant. Là : la présence d’un adulte est requise. Mais on est grandes, on se passe de l’adulte (avec l’autorisation de Mrs Bibelot toujours distraite). Quand la stéarine ou autre prend feu dans la casserole on s’affole et on jette un verre d’eau pour éteindre. Ca donne quoi ? Du machin brulant qui brûle toujours mais s’est bien éparpillée sur les murs de la cuisine grâce à la flotte (testez, vous verrez…). Là on appelle Jean Poirotte et maman au secours et pour une fois c’est Mrs Bibelot qui se fait enguirlander pour avoir dit « oui », là où l’on avait dit « non ». Exit les bouzies ssharmantes.

  • La recharge (amusante) du parfait petit chimiste est arrivée alors que les filles étaient chez leur père. Sadique, je l’ai refourguée au voisin pour acheter autre chose…

Alors les housses de couettes dans le genre traumatisme, vous repasserez (le linge)…

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