Ma mère = l'arme fatale

jardinage-copierMrs Bibelot s’est décidée à prendre un jardinier depuis l’automne dernier. Tout le monde était ravi, et surtout moi qui tondait la pelouse.

Le jardinier est super efficace, il taille, il éradique les mauvaises herbes (en plus de tondre la pelouse) bref la corvée jardinage de Mrs Bibelot est réduite des 2/3.

Il lui reste bien sûr à veiller sur ses nombreux géraniums lierres, tailler le trop petit que le jardinier ne voit pas, arracher une fleur à horloge par ci par là (mon éradication drastique de l’an dernier ayant donné quelques résultats qui ne seront plus visibles l’année prochaine) à déclarer la guerre au lierre et j’en passe. Le jardin ? une corvée je vous dis… Sans parler de l’arrosage des plantes…

On pouvait penser que 3 semaines à la Grande Motte seraient pour elle l’occasion de faire une pause sécateur, mais ON se foutait le doigt dans l’oeil jusqu’au genou.

Ma mère ne peut pas vivre sans un sécateur à la main bien obligé de le constater. Elle avait appelée l’amie nous prêtant l’appartement, et son mari, pour leur demander si éventuellement elle pouvait jardiner un peu et tailler ce qui devait l’être.

Les autres, ravis, vous l’imaginez bien, lui ont dit de faire comme elle le sentait. C’est prendre un risque tout de même car quand ma mère taille, elle ne peut plus s’arrêter. Elle aurait fait une coiffeuse abominable à vous mettre la boule à zéro.

Donc Mrs Bibelot a sorti d’un tiroir un sécateur, avec une joie perverse, sauf qu’à son avis le sécateur est à changer car il coupe mal.

Bruitage de fond de lecture sur la terrasse/jardin : les clics, clics, clics, de ma mère en train de tailler, de re-tailler, et d’encore tailler.

Avec Jean Poirotte nous échangions un regard de temps à autre : ben non, ça ne lui manquait pas du tout de ne pas avoir à s’occuper de son jardin, avoir un sécateur à la main, pour elle, c’est le bonheur.

Il y a juste eu la pierre qu’elle a voulu ramasser et qui s’est révélée être un crapaud. D’où le krikitu devant ce pauvre petit pépère de crapaud qui venait nous rendre visite tous les soirs, cherchant en vain son habitat d’ordinaire (sauvagement ratissé par ma mère, car outre le sécateur, elle s’occupe aussi avec un râteau et d’autres objets de jardinage d’ailleurs. A mon avis ça ne se soigne pas).

Ma seule participation non volontaire a été de descendre les sacs poubelles de déchets verts à l’endroit ad hoc au son de « puisque tu vas acheter le pain, pense à emmener MES sacs poubelles (et fais attention en traversant))

Car la vie n’est qu’un long calvaire…

D’un autre côté, quand on la voit oeuvrer, cela fait réfléchir sur le fait d’avoir ou non un jardin.

Pour moi c’est non. Ou alors j’aurais gagné au loto et le jardinier s’occupera de tout…

28 réponses sur “Ma mère = l'arme fatale”

    1. Ma mère et ses plantes, c’est comme elle avec ses bibelots : toute une histoire.
      Assez curieusement pour les plantes vertes d’intérieur, elle est nettement moins efficace 🙂

    1. Moi j’ai tout fait pour sauver mes deux dernières plantes vertes (pour les plantes d’intérieur, j’ai toujours été vraiment championne), mais elles avaient dû décider de se suicider car finalement couic !
      Mais dans cet appartement je n’ai jamais réussi à les faire survivre, je dois avoir un troll…

  1. Moi aussi je déteste jardiner!
    Et pour ce qui est de faire mourir 1 cactus,moi,j’y suis arrivée ….. il a pris 1 bain dans l’eau de vaisselle en tombant de l’appui de fenetre,quand j’ai ouvert cerlle ci, après il a commencé a brunir …. -_- no comment! lol

  2. rrhhhaaaa, plusieurs sacs poubelle ?! Y’a pu donc de quoi se cacher des oeilles inquisiteurs des passants ?

    Mme Biblot est d’un sévère…

    signé : une autre profiteuse de la terrasse !

  3. Chez moi tout le monde a les pouces verts. Sauf moi, qui ai tué un bonzai en trois jours, liquidé une orchidée en deux-deux, décapité un arum une heure après qu’on me l’ait offert, et eu la peau de mon adorable rosier nain en… deux semaines?
    Et pourtant, je leur parle avec amour, hein, tous les jours.

    1. J’ai le même don que toi. J’ai renoncé à avoir la moindre plante verte à la maison. Mais je crois que mes deux chats sont partiellement responsables de ce désastre…

      1. J’ai eu la main verte très longtemps, mais dans mon appartement mes dernières plantes vertes sont mortes sans raison véritable.
        Peut-être étaient-elles en fin de vie ?
        Mes soins attentifs et délicats (réellement), n’ont pas réussi à les faire survivre…

  4. Je suis tellement douée que j’ai tué un caoutchouc (offert par ma belle-mère, Dieu ait son âme ; je l’aimais bien mais elle ne savait pas que j’avais horreur des caoutchoucs) simplement par la pensée. Je m’explique : quand elle me l’a offert, il était tout petit et sympathique ; je m’en occupais donc de mon mieux mais en regardant une marque sur le mur au-dessus de lui et en me disant : « Quand il arrivera à cette hauteur il ne me plaira plus » et cela jour après jour. Quand il est arrivé pile à cette hauteur, il est mort… J’en ai été traumatisée !

      1. Tu crois ?
        Il faudra que je fasse attention de ne pas faire la même chose avec un humain qui ne me plairait pas…
        Bonne journée 🙂

  5. Je suis comme toi, le jardin c’est niet. Quand je vois les week-ends entiers que mes collègues y sacrifient, et qu’ils arrivent le lundi crevés d’avoir débroussaillé / planté / tondu ou que sais-je encore, je me demande bien où est le plaisir.
    Ouais ok, c’est joli, mais tu peux aussi te contenter d’admirer le jardin du voisin…

    1. Ah, pour moi le jardin, c’est le plaisir de dévorer les tomates tièdes et juteuses volées sur le pied, pile à l’heure du petit-déj, avant de piquer une tête dans la piscine (après, à l’heure de la salade de midi, je me fais copieusement enguirlander par Madame ma mère qui comptait sur les tomates bien mûres pour le déjeuner…).

      Ou de disputer à ma nièce gourmande les framboises dodues (« Tatie, tu as mangé TOUTES les framboises? Et moi? – Toi minette, tu es là 11 mois sur 12, alors le mois où je suis là, tu fais ceinture »).

      Ou de me gausser des trois melons au goût de courge péniblement tirés d’une terre décidément bien peu adaptée à ce cucurbitacée (mais d’où l’on tire de succulents potirons, allez comprendre).

      Bref, le jardin, oui, mais potager… et à condition de ne pas devoir m’en occuper.

      1. Si les potirons et les melons sont trop près les uns des autres, il ne faut pas t’étonner que les melons aient un goût de courge!!! Nous en avons fait l’expérience.
        Cela dit, moi, m’occuper du jardin, jamais. Récolter, à la rigueur… mais pas les haricots verts, ça, non.

  6. Juste un mot parce que bon, j’adore jardiner (je suis une Mrs Bibelot en puissance, sauf que je suis un poil plus jeune que vos filles…). Mais je suis ravie d’apprendre que je ne suis pas la seule à dire « coutiou- coutiou »!

    1. Ah ça, le coutiou coutiou est indispensable pour parler aux plantes, aux animaux et surtout aux BB
      Coutiou Coutiou le petit gentil gentil à sa mamie !
      Je pense que je ferai aussi bien si dieu me prête vie assez longtemps pour que mes filles se reproduisent…

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.