Le pique nique c'est fantastique !

Pique_Nique_53329626J’adooooore les piques niques (je sais, ce n’est pas la saison, justement). Si, si, surtout ceux que je faisais quand j’étais petite et que je n’étais pas chargée de l’intendance. Comme cantinière je suis nulle à fond, autant le reconnaître tout de suite (si vous me conviez à un pique nique j’amène le pinard).

Soit j’ai été cantinière dans une vie antérieure, j’ai été tuée en touillant de la soupe aux choux et ça m’a dégoutée pour les autres vies (du chou aussi d’ailleurs), soit je n’ai jamais été cantinière et je manque d’entraînement.

Et d’une quand que j’étais petite (vous aurez un jour droit à ma vie en 134 épisodes, vous n’avez pas fini de souffrir) le pique nique était très classique. C’était sandwiches, oeufs dur et tomates (sans mayonnaise, on appelait cela « à la croque au sel », sauf que Mrs Bibelot oubliait toujours le sel) et des fruits. Tout ceci se passant dans l’herbe sur une vague nappe étalée, moi m’asseyant forcément sur le seul nid de fourmis à 5 km alentours (je n’étais pas encore allergique à l’acide formique donc ça allait, mais je préparais l’avenir).

J’ai découvert une autre dimension du pique nique quand Albert m’a présenté à Mrs Furoncle et son mari Stalinne (zut, j’ai oublié de vous parler de lui, je vais donc le faire un jour, promis (et que les filles arrêtent de ricaner)), qui avaient prévu un pique nique le dimanche midi au bord d’un cours d’eau pour cause de pêche à la ligne et de causer entre hommes (que je n’étais pas une femme pour Albert). Les deux hommes (Stalinne et Albert) se trimballaient leurs boîtes à pêche avec fauteuil incorporé + 2 lancers, Mrs Furoncle et moi même : 2 glacières + 1 panier vachement lourd qu’elle m’avait refourgué cette salope (sur mon lit de mort je ne dirais pas d’autre mot, sauf que forcément j’aurais envie de revenir à cette époque là).

Déballage du panier : une nappe brodée main + de la porcelaine de Limoge + les couverts + des coupes à champagne et des verres auxquels j’étais priée de faire très attention car c’était un cadeau de mariage cristal de roche 100 % authentique, aussi immondes que les meubles (suivez, c’est obligé).

Moi j’avais pique niqué toute mon enfance en buvant de l’eau du robinet à la bouteille, mais bon pour le champagne, direct la bouteille ce n’était pas divin, effectivement, donc, vive les coupes que j’ai lavées le soir en rentrant.

Dans la glacière : forcément le champagne. Du foie gras avec le Sauterne allant avec, une salade au confit, des moules gratinées que les hommes avaient juste à réchauffer pour peu qu’ils sachent encore allumer un feu et aient pensé à prendre une grille (râté pour la grille, on s’est tous brûlé les doigts, les hommes sachant toujours comment allumer un feu) + un claquos qui tuait sa mère divin, et un fondant au chocolat.

Pour moi ce n’était pas un pique nique, c’était repas chez Boccuse sauf que chez lui, y’a pas de fourmis (l’allergie pointait son nez) et qu’on est bien assis : aucun homme ne nous avait proposé son fauteuil confortable, j’eusse dû quitter Albert sur le champ mais les filles ne seraient pas là alors…

Donc à moi après d’organiser des piques niques super de temps à autre. Sandwiches exclus mais salades composées oblige (il en faut pour tous les goûts) + plat divin + desserts variés avec le vin ad hoc…

Généralement maintenant quand on me parle pique nique, je préfère manger avant et aller me promener dans les bois ou m’affaler sur un nid de fourmis rouges après. Sauf si quelqu’un d’autre prépare. Je veux bien porter une glacière, apporter l’appérot puisqu’on ne peut plus pique niquer sans appérot, trimballer un repousse fourmis et mon fauteuil de plage, mais ne pas m’en demander plus… Le pique nique à la dure c’est un sandwich, de la flotte et un fruit, point barre…

La vie n’est qu’un long calvaire.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.