Petits conseils pour quand vous vous retrouverez enceinte…

Vous pouvez acheter UN livre sur la grossesse et l’accouchement. J’ai dit UN livre, pas UN QUINTAL de livres.

Ne faites pas votre test de grossesse trop tôt. Beaucoup de « retards » de jadis, étaient en fait des grossesses avortant spontanément (1 sur 3 paraît-il). Nos grands mères n’avaient pas d’autres moyens de savoir que d’attendre. 15 jours de retard sur des cycles réguliers c’est l’idéal. S’ils ne sont pas réguliers, vous ovulez peut-être le 21ème jour, voire même plus tard et donc le premier retard est normal. Il existe des jeunes femmes qui ont un test positif 3 jours avant la date des règles et les voient tout de même débarquer. Epargnez-vous cette déception.

C’est positif. Lisez le livre sans surligner au stabilo tout ce qui peut ne pas aller mettez juste des post-it. Vous saurez ce qui ne va pas, votre corps vous le dira, et une fois la grossesse lancée, en règle générale, cela ira bien.

Fuyez le gynéco/accoucheur s’il vous semble alarmiste ou trop inquiet pour rien finalement. N’hésitez pas à l’interroger : pratique-t-il des épisio systématiques ? A une époque c’était pour protéger soi-disant des risques de descente d’organes ou de fuites urinaires. Hors, il est prouvé que sans avoir eu d’épisio on peut ne jamais avoir de problèmes de ce style, alors que la meilleure copine de votre mère, elle, a ces problèmes malgré 3 épisio… L’épisio ne doit avoir lieu que s’il y a risque de déchirement du périnée, et cela se voit au dernier moment, donc trop tard pour l’effet protecteur « futur ».

De la même manière, prévoyez de refuser l’accouchement déclenché systématiquement avant un WE ou pont. L’enfant doit venir à son heure, et beaucoup de césariennes sont dues au fait que ce n’était justement pas l’heure, mais que putain, l’accoucheur partait en vacances le lendemain. Moralité, le gosse s’accroche à vos côtes flottantes parce qu’il veut rester bien au chaud, et il faut donc aller le chercher à la tronçonneuse. Pitié pour lui et pour vous !

De la même manière, si vous pouvez vous renseigner sur le taux de césariennes dans la maternité de votre choix, ce n’est pas plus mal…

Vos amies déjà mères sont désormais priées de vous épargner le récit de leurs accouchements. Sauf celle qui a fait cela en 20 minutes, dans le taxi qui l’emmenait à la maternité et qui n’a rien senti (ça existe, pourquoi pas vous ?). A elle vous pouvez dire « alors raconte encore ! »

N’oubliez pas qu’il y a les progrès de la médecine, mais aussi, depuis toujours, des « modes », concernant la grossesse, et comment s’occuper d’un nouveau né. Parfois les avis des plus anciennes peuvent être intéressants, surtout s’il s’agit d’une mère qui a vu prospérer sans problèmes ses 4 enfants en faisant un peu selon son instinct.

Vous pouvez interroger votre mère si vous le désirez, sur le déroulement de ses grossesses, accouchements, et autres (sauf qu’elle a dû déjà vous en parler). Mais aussi, et c’est important, sur ce qu’elle sait des accouchements et grossesses de vos grands-mères…

En effet, moi par exemple, je tenais de ma mère pour l’accouchement (72 H pour le premier, mais on ne laisse plus faire maintenant) qui faisait ricaner ma belle-mère parce qu’elle avait fait cela en 3 fois 20 minutes maxi. Mes deux filles peuvent très bien tenir d’elle, et rien ne vaut d’avoir le moral remonté à bloc.

Et sachez répondre à « si tu veux mon avis », alors que vous n’avez rien demandé, « non merci ! »

Et surtout n’oubliez pas de faire lire à Albert le chapitre obligatoire destiné au père « comment faire face à un accouchement précipité ». Ca aussi, ça remonte le moral…

Et dites vous bien quand vous aurez vu le test virer au positif, que vous allez vivre une aventure extraordinaire, la plus belle, la plus unique, et qu’il ne tient qu’à vous de ne pas vous transformer en baleine échouée sur le canapé, à bouffer des glaces toute la journée…

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