Comment être une mère nulle…

Parents_d__l_vesJe détestais la rentrée des classes quand que j’étais petite. Je la détestais également quand Pulchérie et Delphine repartaient vers l’école, toutes contentes (elles) avec leur cartable neuf et tout l’attirail nécessaire dedans pour qu’elles deviennent prix nobel un jour à tout le moins (une trousse Barbie, un taille crayon Barbie, un agenda Barbie, une règle Barbie, l’avion de Barbie, je m’égare).

Déjà je revivais mes rentrées (l’horreur). Sinon ce n’est pas que je détestais prendre des vacances quand elles terminaient les leurs à l’époque où je ne travaillais point (volontairement ou au chômage), mais le premier soir elles rentraient de l’école avec des livres. Des livres à couvrir

Je soupçonne ces innocentes facétieuses d’avoir toujours choisi volontairement des livres non couverts pour que je les recouvre moi-même de papier transparent immonde, impossible à ajuster et assembler correctement avec du scotch qui ne colle pas, ou trop, où il ne faut pas…

Je suis déjà incapable de faire un paquet cadeau. J’admire les personnes qui vous en font un en 2 temps et 3 mouvements chez n’importe qui (je ne vais pas sélectionner le magasin non plus). Je regarde : c’est facile comme tout, je prends note. Je m’y colle : c’est impossible, ça ne ressemble à rien, j’ai pris trop de papier, ou pas assez, ça se retrouve en vrac et moche. J’ai testé le genre « paquet cadeau = bonbon géant » mais sortant de mes mains cela ressemble à la serpillère de Thérèse qui manquait à l’autre pour descendre ses poubelles…

Je ne sais pas quels jurons épouvantables et horribles j’ai pu prononcer en recouvrant les livres de classe. Les filles s’installaient pour me regarder en riant à l’avance (même pas en douce…) dès que j’entamais mon chemin de croix avec le papier dûment choisi par elles ou bien du transparent (ne pas prendre d’adhésif si vous êtes aussi doué que moi). C’était leur plaisir personnel de la rentrée que de voir leur mère rouge, transpirant à fond, éructant des insultes, les ciseaux et le scotch à la main pour tout louper… Elles avaient les livres les pirement recouverts de la classe et de toute l’école, mais là même pas honte parce qu’elles avaient bien rigolé (et les livres étaient recouverts, c’était tout ce qu’on leur demandait).

Fort heureusement, la vie ayant ses revers (il faut bien qu’il y ait l’envers de la médaille et quand la médaille est moche, le revers est sympa), je me suis retrouvée un beau jour chez mes parents pour 4 ans, et découvrir que Mrs Bibelot adorait recouvrir les livres cette sainte femme  (ma mère). Elle faisait cela avec brio et maestria (deux potes à elle) devant le regard consterné des filles qui ne pouvaient même plus rigoler un bon coup en me voyant me scotcher les doigts après m’être coupée un tendon avec des ciseaux en disant plein de gros mots…

Quand je le dis que la vie n’est qu’un long calvaire…

Et vous vous arrivez à faire des paquets cadeaux ou recouvrir des livres ? Moquez-vous….

B comme Belle au bois dormant

La_belle_au_bois_dormant_bel8Avant de vous faire les contes les plus atroces et les plus barbares, je me devais de faire un petit tour  dans ce bois sympa où l’on a le droit de roupiller tout à son aise.

Déjà le concept m’a toujours plu : être obligée de dormir ! 100 ans en plus !  J’ai toujours aimé dormir et vivre une autre vie au travers des rêves, ce qui n’est pas top en ce moment.

Donc au départ, c’est un conte de Perrault, strictement réservé aux adultes  Dans cet horrible cas de figure, l’histoire ne se termine pas avec le mariage du prince et de l’endormie : la mère du prince est une ogresse… (aurait fallu que je chourre à Mrs Bibelot son intégrale des contes de Perrault de collection, ne serait-ce que quelques jours, la tâche était rude) qui veut bouffer sa bru (normal) et ses petits enfants (ça c’est moins normal)

Disney a bien entendu revisité le mythe et tout changé. C’est un de mes préférés dans les contes anciens mis en dessin animé. Je craque devant les trois bonnes fées, et la très belle maléfique avec son corbeau à l’oeil torve.

Tout d’abord, l’histoire débute classique. Un couple qui ne peut pas avoir d’enfants (c’est incroyable ce qu’il pouvait y avoir de couples stériles jadis, sans pollution pour tuer l’ovule ou perturber le spermogramme), et qui se retrouve du jour au lendemain (une distraction), avec une petite fille. Généralement c’est une fille qui vient à point à qui sait attendre, jamais un garçon, c’est étrange (voir Blanche Neige !) (ce n’est jamais une de mes filles non plus, c’est bien dommage, comment qu’elles vous auraient revisité le conte de fées avec leurs bricolages, draguages, voyages, fugues, et autres…).

Grande fête dans le royaume pour célébrer le BB. Vient le roi voisin avec son fils à qui les parents sympas destinent leur enfant (sans se demander s’il sera charmant ou non). Les trois bonnes fées sont là bien entendu, pour faire chacune un voeu. Alors : une jolie voix c’est l’évidence même. Si Disney ne peut pas nous placer deux ou trois chansons de l’héroïne il ne peut pas faire un dessin animé, tout le monde sèche en mordillant son crayon (oui c’était le vieux temps avant les images de synhèse) (et moi perso, trop de chansons ça me gave, mais ça me regarde). Pour la petite sirène il a fallu qu’il nous colle la jolie voix quand même quand elle est muette (je sais il était mort depuis longtemps, mais je parle des studios).

La beauté en don également, bien sûr : z’avez-vous déjà vu une princesse moche ? Non ? Il paraît pourtant que l’histoire a eu son quota de mochetées en grande majorité, avec le prince non charmant dépité… La troisième n’a pas le temps de l’ouvrir que se pointe Maléfique, la méchante, que l’on a oublié d’inviter (et pour cause). Elle lance une malédiction sur la pauvre enfant « qui avant l’âge de ses 16 ans, se piquera le doigt à la pointe d’une quenouille ce qui la tuera »… Déjà il faut savoir ce qu’est une quenouille, un fuseau et tout le bataclan… Difficile à expliquer à des enfants qui n’ont jamais vu leur mère seulement tricoter…

Ne reste à la 3ème fée qu’à essayer de contrecarrer ce sort atroce qu’elle ne peut pas tout bêtement annuler, sinon l’histoire s’arrête là. La demoiselle tombera dans un sommeil qui certes sera fort long (des clous !) (on ne parle plus de 100 ans déjà, comme dans le conte d’origine), mais un baiser d’amour la sortira de ce si long sommeil (laissez moi dormir).

Les 3 bonnes fées décident de s’occuper de l’enfant (n’importe quoi ! Perrault doit se retourner dans sa tombe !), et l’emmènent dans la forêt pour l’élever normalement, sans magie, loin de toutes les quenouilles que le roi a fait brûler.

Là se pointe au bout de 16 ans, la première héroïne de Disney qui ressemble à une jeune fille. Blanche neige et Cendrillon c’est peanuts. La belle Aurore a de la poitrine et une taille fine. C’est une vraie jeune fille qui ignore tout de sa destinée mais qui ressemble à une femme. Elle chante dans la forêt (encore une chanteuse !) avec les animaux (encore la faune de la forêt !) et bien naturellement attire par son chant de sirène, le prince Philippe qui avait grimacé devant son berceau 15 ans et 10 mois auparavant (on reconnaît bien là l’homme et son intuition de pinces à asperges…)

Bref : ils vont tomber amoureux en deux temps trois mouvements, comme dans les films (d’ailleurs c’est un film). Ils prennent un rendez-vous crapuleux d’amour pour le soir, dans une cabane dans le vallon (il saura lequel). Mais Maléfique recherche la gamine depuis sa naissance. Elle va avoir 16 ans ce soir, elle n’a plus que quelques heures, et il n’est pas question qu’elle loupe son sort. Encore une obsessionnelle. Ca pullule dans les contes (avec les marâtres et les chanteuses)…

Fort heureusement les fées se disputent à grand coups de baguettes sur le « rose », ou « bleu » de la robe de rêve (Perrault est définitivement à plat ventre dans sa tombe), ce qui alerte le corbeau de la sorcière parti à la recherche de la belle… Bien évidemment la Maléfique arrive à ses fins. Elle ressort un vieux fuseau de derrière les fagots, truque la cheminée du château parental, hypnotise la belle pour qu’elle se pique le doigts et s’endorme, et kidnappe le prince au baiser d’amour au passage pour le garder pour plus tard (dans 90 ans environ).

Là, Disney a fait très fort. Les petites fées vont découvrir que c’est le prince Philippe qui est amoureux de la belle et Visse Versailles, elles vont l’accompagner pour l’aider à sortir Aurore de son sommeil qui au départ devait être fort long. Si l’on compte bien, entre la délivrance du prince capturé pour ne pas chercher sa belle, les ronces qui poussent autour du château comme des orties et le passage dragon qui sera fatal à Maléfique, elle aura dormi maximum 3 heures, c’est trop horrirrifiant ! (une nuit de 3 heures, j’appelle cela de l’insomnie).

Mais bon bien entendu, elle supporte bien l’insomnie comme toute princesse qui se respecte, se réveille fraiche et rose et sans poil aux pattes pour aller danser avec l’homme de sa vie, sans s’étonner de rien (comme Blanche neige, ont-elles des neurones ?), en changeant de couleur de robe toutes les 3 secondes, sous les yeux émerveillés de ses parents qui la retrouvent.

Je le trouve très tarte ce dessin animé. Je l’adoooore. D’ailleurs Pulchérie et Delphine le connaissaient par coeur, comme les enfants savent le faire quand il ne s’agit pas de règles de grammaire ou de tables de multiplication. Elles me l’ont souvent « fait » en son, en voiture, en m’épargnant le « quand c’est qu’on arrive »…

Par contre, par rapport au conte véritable, il y a vraiment un nom respect de l’auteur…

B comme Blanche neige…

Blanche_neigeUn vrai conte de fées !!! Le premier que j’ai appris à Pulchérie avec un livre illustré Disney (car j’adoooore Disney). Je n’aurai pas trop de 3 vies après celle là, pour expier mon péché.

Pour Delphine j’aurais voulu édulcorer un peu, mais je me faisais reprendre par l’ainée…

Il était une fois… Une femme (reine) qui désespérait d’avoir un enfant. Elle brodait sur son balcon, sous la neige (!) (je ne vous retiens pas, allez broder sur votre balcon sous la neige), dans un fauteuil en ébène et se piqua le doigt avec son aiguille. Une goutte de sang tomba sur la neige, et elle fit un voeux : avoir une fille qui aurait les cheveux noirs comme l’ébène, la peau blanche comme neige et les lèvres rouges comme le sang qu’elle appelerait « Blanche neige » (ne cherchez pas la scène, elle est désormais coupée, mais existait bel et bien quand j’étais petite, on voyait la mère de Blanche Neige).

Vous sentez le drame pointer et vous n’avez pas tort. Toute petite que j’étais, j’avais bien compris que broder et se piquer le doigt avec une aiguille était mortel et à fuir absolument. Car la reine meurt en mettant au monde sa fille tant espérée (faut dire qu’il y a de quoi en crever, sans médecin génial à proximité + un anesthésiste). Petite, je croyais que c’était la piqûre qui l’avait tuée cette pauvre femme, d’où ma haine des piqûres (et de la couture).

La mère de blanche neige morte, le père n’a qu’une hâte, se remarier, avec une harpie bien évidemment. Si la marâtre (la femme du père, à ne pas confondre avec la belle mère qui est la mère du mari, mais le terme marâtre est tombé en désuétude) n’est pas infâme, le conte ne tiendra pas debout (voir entre autres, Cendrillon). Il faut en plus que le père décède tout de suite après le remariage, sinon c’est pas drôle (on ne sait pas de quoi il meurt d’ailleurs, ce ne doit pas être important).

La reine est très belle et tient à le rester (la pauvre ignore du temps l’irréparable outrage). Elle tient également à être la plus belle de toutes. Elle déteste Blanche Neige qui s’occupe de la vile besogne au château, mais chante divinement bien (voir Cendrillon) en nettoyant les marches d’un escalier dans le jardin. Son chant attire un prince (forcément charmant, sauf que dans le dessin animé il est assez falot, je veux dire moyennement séduisant) qui s’éprend d’elle (Blanche Neige), bien entendu.

La reine a des pouvoirs magiques (hou la vilaine !) et un miroir qui cause .

Je préfère personnellement faire l’impasse sur l’objet qui me dirait « vous avez une ridule au coin de l’oeil droit, une pustule sur le front, une petite mine ce matin, et vous êtes tout à fait moche quelconque » (brr, j’en frémis).

Le miroir ne sait pas mentir, et il est bien obligé de révéler à la reine qu’elle n’est plus la plus belle, mais que c’est Blanche Neige. Il le sait parce qu’il est magique. La reine se met en colère et décide d’éliminer sa rivale. Courageusement elle fait appel à un chasseur qui doit tuer la petite et ramener comme preuve son coeur dans un coffret (oui oui, on raconte cela à nos enfants, dès 3 ans…)

Le chasseur se dégonfle, Blanche Neige s’enfuit dans la forêt et pour moi c’est un grand moment du film que nos terreurs d’enfants face à l’inconnu, dans cette forêt qui lui semble si hostile (oui, ce dessin animé a sû retracer très exactement nos peurs enfantines). Pulchérie avait très peur également et elle avait bien raison. Jusqu’à ce que les yeux maléfiques se révèlent être de gentils lapins, ratons laveurs, cerfs et biches, etc… (« ouf, on se sent mieux, hein ma chérie ? – Vi » (mère indigne)).

Tout ce petit monde là l’emmène dans une petite maison occupée par des nains (7, c’est le chiffre fatal). La première chose que Blanche Neige voit, c’est que c’est mal tenu. Il faut faire le ménage. Moi j’aimerais bien faire le ménage avec la même aide qu’elle (et tant pis pour les voisins) car tout le monde s’y colle : toute la faune de la forêt participe. Après toutes ses émotions, elle va s’écrouler sur plusieurs lits et s’endort. Tout va bien, l’enfant est serein (il a zappé le coup du chasseur et du coeur dans le coffret).

Les nains rentrent du boulot hé ho hé ho. Ils trouvent Blanche Neige et décident de l’adopter. Ca tombe bien, elle est bien là au fond des bois, où un jour son prince viendra… Je ne sais pas si Freud à fait une étude sur Blanche Neige habitant avec 7 nains, d’ailleurs je déteste Freud. Mais j’aimerais bien savoir ce que les psys en pensent… (hé hé… « oui ma chérie je tourne les pages »).

La reine apprend du miroir toujours franc, que Blanche Neige est vivante et qu’elle a été duppée. Toute femme la comprendra, il faut faire quelque chose. On ne peut faire confiance à personne qu’à soi-même (et encore !) et elle va s’occuper du cas elle-même pour être certaine du résultat. Elle décide de se transformer en immonde vieille femme (quand je pense que c’est cela qui me guette, « oui je tourne les pages ma chérie »), et empoisonne une pomme pour tuer endormir la malheureuse enfant. Notre malheureux enfant à nous ne moufte pas sur le coup du poison et continuera à bouffer des pommes (c’est admirable !)

Je vous passe la visite de la vieille dame horrible et ses conseils sur la tarte aux pommes meilleure que celle aux prunes, l’autre andouille de boniche des 7 nains qui goûte la pomme (alors que tous les animaux l’ont avertie de quelque chose) et se pâme par terre (forcément c’était empoisonné), la poursuite des nains qui vont réussir à faire mourir la vieille sans y toucher (bien fait !) « c’est quoi les oiseaux qui s’envolent maman ? » « des vau… des vauriens ma chérie… »

Et les nains ne peuvent se résoudre à l’enterrer tellement elle est belle (blanche neige) (« c’est quoi enterrer maman ? » « oui je tourne la page mon trésor »). Ils lui font un cercueil de cristal où chacun peut la contempler.

Le prince arrive sur son cheval blanc (j’aime bien un cheval noir aussi, mais bon, dans les comtes, ils sont forcément blancs). Il ne se dégonfle pas lui, il soulève le couvercle du cercueil et embrasse la morte (berk)  (oui tout le monde pense qu’elle l’est). Du coup elle déglutit son quart de pomme et se réveille. Le prince la prend dans ses bras, et l’emmène chez lui et gnagnagna…

TOUT VA BIEN !

Quelle belle histoire pour nos enfants… Et il y en a pour critiquer qu’on les laisse regarder (accidentellement) les informations qui sont souvent traumatisantes ! (le prochain qui pointe son nez, je pourrais lui faire l’intégrale de Disney, après il se remettra de tout !)

Le syndrome Blanche Neige c’est rester chez soi à récurer (en chantant), en se goinfrant de tartes (aux prunes) en attendant que le prince charmant sonne à la porte. On peut aussi s’ouvrir les veines et attendre les pompiers : à mon avis ce sera plus efficace…

Mon héritage…

SourireComme je suis au quotidien, fauchée comme les blés (c’est beau non ?), j’oublie toujours que je vais laisser aux filles un héritage.

Les héritages se passent plus ou moins bien. Dans la famille du côté le plus fantaisiste (donc de Mrs Bibelot), nous avons deux soeurs qui se sont fâchées à mort pour une armoire (l’ormouaire) en fait…

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Les abominafreuses consternavrantes découvertes d’enfants…

On n’en finit pas de découvrir, de comprendre enfin, de souffrir, et d’être traumatisés quand on est enfant.

En ce qui me concerne, ma première rhorreur fut Jeanne d’Arc, brûlée vive sur la place du marché à Rouen. Par Cochon en plus, pas idée de s’appeler comme ça !

Innocente et tout, et tout était fait pour qu’on le reste, je pensais que ce « traitement spécial » lui avait été réservé. Par des gens qui faisaient bouillir le gigot en plus. L’horrorrification la plus suprême.

Il m’a fallu du temps avant de comprendre et d’apprendre que les bûchers c’était quasi la fête du dimanche jusqu’à ce que Colbert les interdise, sans abolir la loi, toujours en vigueur en théorie, en France, fille aînée de l’église. J’ai découvert, horrifiée, que l’on avait brûlés vifs, des millions d’hommes, de femmes et même des enfants, au nom de la foi et du Christ.

Et qu’en plus ce n’était pas les anglais qui avaient brûlé Jeanne d’Arc. Les armagnacs et les bourguignons, ça vous dit autre chose qu’un truc à boire contre le rhume et un truc à manger le dimanche ?

J’ai découvert qu’au plus fort de la chasse aux sorcières, en Allemagne (ils s’exerçaient pour le 20ème siècle) il y a des villes dans lesquelles devant l’affluence de sorcières (en majorité), de sorciers, et d’enfants louches, on décida de construire des crématoires pour tous les avoir d’un coup, le même jour, privant la foule d’un pestacle agréable… Mais déjà il fallait économiser le bois. Comme quoi la chasse au gaspi ne date pas de la crise de 1974…

Découvrir que la sainteté de Jeanne n’était pas due qu’au fait qu’elle ait terminé sur le bucher m’a grandement traumatisée. Que l’on ait pu brûler des enfants AUSSI (avoir les yeux vairons ou être trop en avance, cela suffisait pour être déclaré comme possédé du démon) m’a horrirrifiée pour jusqu’à la fin de mes jours, et dégoutée de la religion.

Dans la même suite, en histoire au collège, j’ai découvert les camps de la mort, ses squelettes vivants, ses « musulmans », et là encore ses crématoires. C’est quoi cette obsession de l’homme du « brulé vif ». C’est un fantasme ? Je ne veux pas bloquer ceux qui veulent se purifier, mais surtout, qu’ils n’en fassent pas profiter les autres. TOUS les autres…

Et puis il faut bien comprendre un jour ce qu’était vraiment un chevalier, un roi plein d’honneur (et de vérole), un siècle ravagé par la peste, un siècle de lumière terrassé par les morts à la guerre, un empereur obsédé par la conquête et le sacrifice de sa population mâle.

J’ai donné des cours d’histoire à mes neveux et nièces encore en âge d’innocence il y a maintenant un morceau de temps . Ils ne me remercieront pas un jour : dès les pharaons, c’est l’horreur, on arrive à la fondation de Rome : Romulus a tué Remus, et après :

QUE DE LA JOIE ET DU BONHEUR !

La vie n’est qu’un long calvaire…

Le vieillissement parfois c’est énervant…

Vous me connaissez, je suis d’une nature relax mais faut pas pousser, et je m’insurge facilement.

Généralement je ne critique pas mère nature qui est super bien faite, sauf en ce qui concerne le vieillissement.

Nous les femmes pensons immédiatement « rides », et dès notre plus jeune âge, nous essayons de lutter contre l’apparition de ces dernières.

Mais le vieillissement touche tout le corps : les yeux, les articulations, la fonction hormonale (de manière moins marquée pour les hommes), le squelette, je ne veux pas vous démoraliser non plus, donc j’arrête là la liste.

Un des effets pervers du vieillissement se produit au niveau de, au niveau de, vous allez rire : au niveau des sourcils.

Farpaitement. Cet harmonieux rassemblement de poils destiné à protéger l’oeil en cas de transpiration dégoulinante excessive, est lui aussi touché par le vieillissement.

Pendant que les tifs se barrent, les sourcils se révoltent.

Les femmes sont généralement assez à cheval sur le problème des sourcils, dès la pré-adolescence. Trop fournis, pas assez fournis, ligne à rectifier, etc… La pince à épiler n’est pas un ustensile accessoire, c’est l’ustensile obligatoire.

A partir d’un certain âge, variable chez tout le monde, les sourcils ont tendance à se raréfier à certains endroits alors que paradoxalement certains se transforment en crin, poussant plus long que les autres en ondulant de préférence et en ne respectant pas la couleur d’origine. Chez les blonds par exemples, le crin qui ondule est très souvent noir, ce qui n’aide pas à son camouflage.

Chez les femmes toujours, cela ne se voit pas trop. Car pince à la main, nous repérons le crin et l’arrachons sans sourciller (ha ha !!!). En plus, nous maîtrisons tout de même la couleur du tout…

Chez les hommes par contre, c’est tout à fait différent. Si certains commencent à ne pas s’offusquer à l’idée de s’occuper un peu d’eux, d’autres restent résolument adeptes du savon et de l’eau, du déodorant tout de même, de l’after shave, et point barre.

Les poils qui pullulent soudain un peu partout : oreilles, nez, + sourcils ondulant de la toiture, ils s’en foutent complètement. Déjà qu’ils ont eu le désagrément de voir que leurs poils sur la poitrines poussaient désormais également dans le dos, déjà que certains ont perdu pas mal de leurs cheveux, ils ne vont pas en plus se torturer.

Car si munie d’une pince à épiler vous arrivez à arracher LE sourcil qui frise et qui fait que vous ne voyez plus que lui,  vous entendrez un cri de putois car ça fait mal (il supporte par contre très bien votre douleur à vous quand vous vous épilez l’intégralité des jambes…).

Alertée par mon père chez qui cela restait discret (ses sourcils étaient blancs et je l’ai soupçonné de les ordonner tout de même), chez mon frère c’était flagrant, et toute la gent féminine se gâchait son repas à la vue des sourcils ondulants. Il ne savait pas à quoi il échappait , nous étions toutes capables de l’agresser sadiquement à coup de pince à épiler.

Du coup, je suis très sensible à cette imperfection certes naturelle, mais pas très jolie.

Et à chaque fois que je croise un mâle porteur de crins noirs qui ondulent, ça m’énerve…

On n’a pas des vies faciles et de toutes manières :

La vie n’est qu’un long calvaire…

Progrès mon ami… (1)

Je sais qu’il est de bon ton de dire qu’avant c’était mieux. Mais j’ai souvent une pensée pour deux choses au moins, qui ont marqué ma vie et ma vision de celle-ci.

En premier lieu : la médecine.

  • On peut lui taper dessus autant que l’on voudra, mais je reste ferme depuis qu’un jour nous avons fait le compte de ceux qui seraient ou ne seraient pas là, sans la médecine moderne.
  • En fait nous comptions plutôt ceux qui ne seraient pas là.
  • Mon grand-père maternel, sauvé par les antibiotiques d’une tuberculose ravageuse en 1956.
  • Moi-même, sauvée d’extrême justesse d’une circulaire du cordon, d’un étouffement grave à la naissance, devant, de justesse, ma vie, à une intervention musclée de piqûre et tente à oxygène. Sinon : exit Pulchérie et Delphine.
  • Pour le cas où j’aurais survécu, je serais morte en mettant au monde Pulchérie (mourir en couches : quelle horreur !) : HTA grave et gravidique déclenchant les horribles éclampsies du « passé » (parce que dans d’autres pays elles existent toujours).
  • L’enfant aurait peut-être été sauvée.
  • Mais sa soeur n’aurait jamais vu le jour.
  • Si j’avais survécu à la première et eu la deuxième, les deux soeurs boiteraient bas, rapport à une double luxation de la hanche, soignable aisément en langeant en abduction, alors que pendant des siècles on a langé en adduction, le plus serré possible.
  • Ma soeur cadette, celle qui n’est pas comme tout le monde n’aurait pas survécu à une pneumonie grave.
  • Mon père, rescapé en 1983 d’un infarctus grave, tellement grave que pendant 3 semaines le cardiologue n’a voulu faire aucun diagnostic serait parti depuis longtemps.
  • Rescapé également de deux crises de TV, dont une après pontage.
  • Les enfants de mon frère n’auraient pas vu le jour : leur mère s’étant pété le coccyx  en tombant de cheval, ce qui était assez fréquent à une époque. Du coup il ne pouvait plus se relever pour l’accouchement (le coccyx) : césariennes. Après la première, peut-être sauvée d’extrême justesse après un césarienne justement, les autres ne seraient pas nés…

Au 19ème siècle, je n’aurais pas survécu, ni tout un tas de personnes. Il y en aurait d’autre peut-être, à notre place, mais comme ils n’existent pas, on ne porte pas leur deuil…

Alors on peut cracher, comme moi parfois, sur les antibio salvateurs qui niquent les reins en sauvant une jambe, les traitements trop lourds qui en fin de compte sauvent en blessant ailleurs, et tout le reste, mais le constat est là, sans appel :

  • Je suis là
  • Mes filles aussi, et qui marchent bien
  • Mes neveux et nièces également (et qui marchent bien également, n’ayant pas échappé à la malédiction héréditaire des hanches qui se doivent de faire boiter)
  • Mon père a survécu jusqu’à ses 77 ans
  • Mon grand-père maternel est allé jusqu’à 90 ans.
  • Le prisonnier a survécu à 5 ans de captivité alors qu’il était au bout du rouleau.
  • ETC…

Après la médecine que j’ai globalement résumée, il y a une suite…

Qui fait que la vie n’est pas toujours un long calvaire…

Ils m’énervent…

Je m’énerve facilement, je le sais parfaitement.

Outre l’orthographe qui perd du terrain régulièrement, le langage texto des plus jeunes étant carrément illisibles, on peut remarquer, sans chercher spécialement la petite bête, de nombreux dérapages, tant dans la presse, qu’à l’oral de nos présentateurs ou commentateurs TV…

J’avais fait un bond de ma chaise il y a quelques mois, en lisant dans le Parisien « le pape a demander pardon », et régulièrement dans le Canard, on peut se demander, au travers de la presse déchainée, ce que sont devenus les correcteurs d’autrefois.

Maintenant nous avons régulièrement droit à du grand n’importe quoi :

  • La petite fille de 5 mois. D’accord, elle est du sexe féminin, mais c’est un bébé !
  • L’adolescent de 8 ans. Non monsieur, à 8 ans, on n’est pas encore adolescent, on est un petit garçon.
  • Paradoxe, sur la même chaine, l’adolescent de 20 ans qui ne se rendait pas compte que c’était mal de caillasser les flics. Jeune homme aurait été plus approprié, puisque l’homme (souvent suspect) c’est pour un peu  plus tard.
  • L’adolescente de 13 ans, devient tout à coup la jeune fille. Bon…
  • Le vieil homme de 52 ans flanque un coup au moral de tous les quinquagénaires. Les quadras eux, vont se regarder dans une glace pour s’acheter une crème antirides bien chère !
  • Etc…

Tombant tout à fait par hasard sur une sombre daube sur TF1 au coeur de la nuit (ils font bien de diffuser cela le plus tard possible), j’ai pris des notes, car cette émission a droit à un post exclusif.

Là, c’était la totale.

  • Une sombre abrutie, que si ce n’est pas une actrice jouant un rôle à la demande de la production, est bien à plaindre, souffrait d’un narcissisme plus qu’accentué : c’est moi la plus belle et gnagnagna. 17 ans. A 17 ans, la jeune femme pourrit la vie de toute sa famille, et gnagnagna.
  • La séquence d’après, c’est un jeune couple qui ne s’entend pas. La maman d’un bébé de 7 mois (pardon, un petit garçon), a été tout au long du reportage (bidon j’espère) la jeune fille décontenancée par l’attitude de son compagnon, à qui le terme d’adolescent attardé, aurait parfaitement convenu.
    Mesdames et messieurs les journalistes, une personne de sexe féminin, quel que soit son âge, mariée ou non, qui a un enfant, s’appelle toujours madame. Comme les altesses royales d’ailleurs…
    Au passage, un divorce ne ramène jamais une madame à mademoiselle, c’est comme ça, même si vous trouvez cela idiot.
  • De même, une actrice, même à 80 ans, s’appelle toujours mademoiselle. Je l’ai appris en travaillant dans le monde du spectacle et en rédigeant des contrats.

La palme pour moi a été :

  • Le « emmenotte » comme si menotté n’existait pas…
  • Et les voitures qui « s’approprionnent » le trottoir alors que s’approprient existe également
  • Et est-ce moi qui m’offusque à tort du vent qui souffle à 30 km PAR heure et non plus 30 km heure ?
  • De toutes manières la vie n’est qu’un long calvaire…
  • La conne malpolie…

    A une époque pour cause de divorce, Albert et moi avions mis la maison commune en vente. Comme c’était moi qui l’occupais, je me suis farcie un certain nombre de visiteurs plus ou moins agréables, plus ou moins polis. Mais après tout, ce que nous voulions c’était vendre n’est-ce pas (bien sûr).

    Le pompon de l’impolitesse revient tout de même à l’acheteuse que je m’en vas vous décrire brièvement, enfin comme je peux…

    Je connaissais cette femme de vue. Elle garait son break sur le parking de l’école, en descendait avec un paquet de pains au chocolat ou aux raisins, et snobait toutes les mères présentes pour attendre ses 5 enfants, un petit sourire narquois et méprisant sur les lèvres.

    A l’époque Rambouillet était encore ville de garnison et il y avait donc pas mal de familles d’officiers en tous genres. Cela allait du « le sabre et le goupillon par tradition », à la jeune femme décontractée qui faisait ses cartons tous les 3 ans en 2 jours pour cause de déménagement, en attendant vivement la retraite de son mari, en passant par la jeune de 24 ans en cloque du 6ème « parce que Dieu l’a voulu », et j’en passe.

    Bref, j’avais mis un panneau « a vendre » peint par papa et moi, devant l’incapacité des agences immobilières à nous dégoter un acheteur. J’avais déjà émigré chez mes parents pour cause de coupure de courant et j’ai donc été contactée un beau jour par un monsieur fort sympathique au demeurant, qui me déclarait que sa femme et lui étaient fort intéressés, et pourrions nous visiter ? Mais bien sûr !

    Le soir, j’arrive devant ma toujours maison, et je reconnais la connasse de la sortie de l’école, unique en son genre (les pires dans leur genre mettaient leurs enfants à l’institution Sainte Thérèse). Elle me reconnait également et pique un fard.

    Monsieur et madame à triple particules Du Petit Du pont De la Granval, sont emballés par la maison. C’est à la deuxième visite que j’ai compris que quand elle disait « vous », elle ne parlait pas de son mari et des enfants, mais que le couple se vouvoyait.

    « Bertrand, cette chambre serait parfaite pour votre maman ».

    Ah oui, ils se vouvoient. Je me demande avec mon mauvais esprit comment cela se passe pendant une nuit de folie (Marielle, vous me faites bander !) et je me marre doucement…

    L’affaire se conclue, la promesse de vente est signée, et voici madame la colonelle qui m’appelle à tout bout de champ, polie tout juste, limite hautaine, jusqu’au jour où papa la rembarre : je ne suis pas à sa disposition, il est possible que l’on se rencontre un samedi après midi pour voir tout ce qu’il y a à voir et point barre. On ne dérange pas les gens à 22 H pour savoir si les massifs au pied du cerisier sont bien des hortensias… Madame la colonelle semble outrée par le ton de croquant de papa, mais il est du genre à s’en foutre complètement… (à Versailles dans des institutions privées religieuses, il a donné…)

    RV pris donc, chez Monsieur et madame Le Colonel un samedi après midi. Je suis reçue par le colonel fort charmant comme toujours, et son beau père. Il a une liste de questions à me poser, et me voici en train de répondre gentiment, quant tout à coup, de la pièce à côté vient une voix trop connue :

    • « Bertraaaaand, n’oubliez pas de demander à Madaaaaame Dabra la câpâcité du bâllon d’eau chauuude du rez de chaussééééée ».

    Le colonel rougit, son beau père aussi. Cette connasse est là, dans sa cuisine, apparemment avec sa mère (il me semble en tendant l’oreille subitement, qu’il y a une conversation féminine dans la dite cuisine). Je ne suis pas assez bien pour elle, elle m’évite…

    J’en rajoute une couche :

    • « Ah, Madame est donc là ? N’oubliez surtout pas de la saluer de ma part ».

    Comme j’y étais allée avec Mrs Bibelot, elle n’a pas manqué de dire bien fort, alors que la porte était à peine refermée sur notre départ, et sachant donc qu’elle était entendue :

    • « Que veux-tu ma pauvre petite, il y a des personnes qui n’ont aucune éducation ».

    Le plus bidonnant à été la signature définitive, où là, mon notaire, était bien obligé de tout déballer. Il reste fort courtois sur l’âge des dames et précise « madame Abraca, née Dabra, UN neuf mai ». Sans préciser l’année. Je trouve cela désuet, c’est quoi ce vieux truc de la femme qui n’avoue pas son âge ? Mais bref…

    Sauf que pour madame Du Petit Du pont De la Granval, elle était bien née un 3 avril, mais sans aucune particule car juste « Dupont ». Là encore elle a piqué un fard. Elle n’avait pas dû penser que mon regard à moi serait tout à coup ironique, et le coup du regard assassin, je sais très bien faire…

    Car vous imaginez bien, que pour le reste du temps qu’il me restait à fréquenter la sortie des classes, pour la première fois de ma vie je me suis montrée assez peste dans mes propos. D’ailleurs, elle a attendu ses enfants dans la voiture jusqu’aux grandes vacances, les regards ironiques ne l’épargnant malgré tout pas…

    Ce qui m’a le plus choqué c’est le coup de ne pas venir saluer la personne qui vient vous voir, tout en laissant bien entendre que l’on est présent en parlant bien fort…

    Et là ON vient de me refaire le même coup. J’ai de nouveaux voisins qui me font régulièrement regretter les anciens…

    Rentrant un soir, je vois sur la pelouse une peluche de la petite fille si mignonne du couple, et je vais la ramasser pour aller la rendre à sa propriétaire.

    Je sonne donc chez mes voisins !

    • Maman, on a frappé, tu peux aller ouvrir ?
    • La porte s’ouvre.
    • Je dis bonjour à la dame qui m’ouvre et dont je sais que c’est la mère de ma voisine.
    • Elle ne me répond pas, genre prête à dire « on a déjà donné » (alors que tout est barricadé)
    • Je tends la peluche en précisant que la petite avait dû la faire tomber du balcon
    • Ah, merci
    • C’est qui maman ?
    • Ta voisine ! qui ramène la peluche de Marion !

    Rien d’autre, pas d’explication genre « désolée ma fille est malade elle ne peut pas se lever » ou autre.

    • Ah maman, tu peux demander à Madame Dabra si en cas de besoin elle pourrait venir me garder Marion 1/2 H ou 3/4 d’heure (elle est à moins de 2 mètres vu la tonalité de sa voix qui n’a rien de celle d’une agonisante).

    Je n’ai pas attendu que l’on me retransmette avec grossièreté la question, j’ai dis « au revoir », et refermé la porte moi-même.

    JAMAIS, moi qui répond à un représentant dans l’interphone que « maman n’est pas là », je n’aurais osé laisser mes filles discuter avec un voisin, sans une bonne excuse (maman est dans son bain, couchée, agonisante, sous la douche) pour le cas où je ne pouvais pas me déplacer pour répondre moi même.

    Il y a des limites à l’impolitesse.

    Z’auront qu’à confier leur môme pourtant si mignonne au vieux con d’en dessous.

    Car les connes malpolies, j’ai assez donné…  Et qu’il y a des limites dont les bornes marquent la fin…

    Car la vie n’est qu’un long calvaire…