Les incontournables des films américains : la phrase qui tue…

Chaque film américain se doit d’avoir LA phrase qui tue, qui fait vachement naturel, le genre auquel on pense dans la vraie vie et dans la vraie situation.

  • Après tout, demain est un autre jour (Autant en emporte le vent)
  • Sors de mon avion salopard (Air force One quand le président balance à la baille le terroriste survivant)
  • Je suis ton pire cauchemar (j’ai oublié le titre)
  • Ca c’est un homme, un vrai (l’étoffe des héros quand le bouffeur de chewing gum se crashe avec un avion à 1 million de dollars, juste pour frimer, et que l’on apprend qu’il y a de faux hommes)
  • Si ça vous dit, on rentre à la maison (Apollo 13 quand ils sont derrière la lune, limites coincés, et que personne ne les entend)
  • Vous êtes une sacrée tête de mule (JFK)
  • Ca chérie, c’est un café ! (Witness)
  • Idem ! (Ghost)

Et j’en ai oublié, un coup de main serait le bienvenu 😇

Comment choquer vos nouveaux collègues…

Z’êtes toute contente, vous avez enfin dégotté un emploi, et comble du bonheur, c’est à deux pas de chez vous.

J’ai testé le truc deux fois.

Quand j’ai débuté chez Truchon, c’était à 3 minutes en voitures, 20 à pieds, mais pour profiter de mon 1 H 1/2 de déjeuner, j’avais opté pour l’option « voiture ». 1 H 20 à passer chez soi, c’est toujours bon à prendre. D’autant qu’à l’époque, en 1998, j’avais encore les deux filles à la maison.

C’était la pause lavage à mettre en route, juste avant d’aller pointer devant « la petite maison dans la prairie ». Ne rigolez pas, telle Delphine, je suis une fan. Et en rentrant chez Truchon, c’était justement l’épisode pilote, donc je me suis fait toute la série. Et NA !

Juste après le générique de fin, étendage du linge, ou rangeage du lave vaisselle : une corvée de moins pour le soir.

Cela contrariait beaucoup ma collègue de l’époque, cette pause déjeuner que je ne passais pas avec ceux qui habitaient trop loin pour envisager de rentrer chez eux. Régulièrement, elle trouvait des prétextes pour que je reste :

  • On se fait un chinois ce midi
  • Ca te dirait de manger un couscous avec nous ?
  • Etc…

Evidemment, n’étant pas une sauvage, quand certains fêtaient un anniversaire, s’il y avait un pot, ou quoi que ce soit, je négligeais mon petit chez moi (en ayant programmé l’épisode du jour pour le regarder le soir).

Mais bon, je sentais que ça gênait cette promiscuité entre mon domicile et mon travail. Alors que cela a ses inconvénients. En arrêt maladie justifié, il faut bien que l’on trouve votre voiture devant chez vous par exemple. j’ai eu le cas UNE fois. Voiture faisant pif, paf, glong, alors que je rentrais chez moi le soir avec un début d’angine.

Attente du médecin après avoir prévenu le boulot. Et pendant ce temps là (à Caraccas…), mes parents à deux, venus pour emmener mon véhicule chez le petit garagiste si sympa du coin. Ca n’a pas loupé, ON m’a appelée toutes les heures tout l’après midi, jusqu’à 18 H, et le lendemain idem, pour vérifier que j’étais bien chez moi et non pas partie en vadrouille avec la complicité de mon médecin (c’est l’autre secrétaire qui m’a vendu la mèche un jour, en m’avouant que le chef était allé voir si ma voiture était bien devant chez moi…)

Donc, cela a ses couac.

Mon dernier boulot se trouvait à 8 minutes de voiture. Pareil, avec 1H 30 de pause le midi. Donc je rentrais chez moi déjeuner, cela tombe sous le sens.

Sauf de ceux qui ne peuvent pas. Avoir du bon sens.

Si vous rentrez déjeuner chez vous à l’heure du déjeuner vous snobez tout le monde et n’essayez pas de vous lier. Ce qui dans mon cas est totalement faux, puisque j’ai pris sur moi, 4 fois, d’aller déjeuner avec un collègue étant seul pour déjeuner, tout cela pour me retrouver dans leur brasserie préférée et les voir engloutir leur steak frites en moins de 15 minutes, montre en main… Et tout cela pour également constater que le reste de leur pause déjeuner se passait devant internet à m’ignorer superbement… J’aurais préféré être chez moi. Curieux non ?

ON ne vous le reproche pas ouvertement, mais bon, c’est sous-entendu…

ON plaint par contre la mère de famille qui profite de la pause déjeuner pour aller faire son plein au supermarché du coin. Jamais celle qui fait de même alors qu’elle qui vit seule et qui a donc, tout son temps pour aller faire ses courses le soir, au moment où il y a le plus de monde.

ON compatit avec celui qui s’est dégotté un RV chez le dentiste à ce moment crucial (la pause déjeuner). Jamais pour celle qui a tout son temps (d’après tout le monde toujours).

Et en ce qui concerne les dates de congés. Parlons-en des dates de congés…

J’ai atteint le ras le bol un beau soir, où celle qui m’avait trouvé ma dernière place et ne se remet pas de m’en avoir vue partir, m’a appelée pour me signaler un poste à prendre « pas loin, mais vous ne pourrez néanmoins pas rentrer déjeuner chez vous Coraline ».

Cette remarque, venant d’une femme intelligente m’a perturbée. Comme si je ne recherchais qu’un poste me permettant de rentrer déjeuner chez moi (ce qu’elle fait, elle, mais elle, ce n’est pas pareil…) (et finalement, le poste était pris…)

Est-ce donc un crime impardonnable de rentrer déjeuner chez soi quand on en a la possibilité ?

la vie n’est qu’un long calvaire…

Tout ce qui est petit est mignon…

Je pense que vous l’avez remarqué, l’adjectif « petit », est souvent utilisé pour minimiser les choses, ce qui peut donner :

  • J’ai mis un petit peu trop de sel sur la petite pizza (pizza qui est effectivement riquiquite).

Albert est passé maître dans l’art du « petit » qui ne relevait donc pas de sa haute juridiction, l’homme étant la personne des situations difficiles, à la naissance de Pulchérie, pour réitérer à la naissance de Delphine.

A moi l’honneur (et la gloire) donc de :

  • Changer la petite couche (qui pèse en gros 1 kg, et qui pue le premier morceau de boudin noir avalé par le trésor adoré)
  • Eponger la petite régurgitation (en fait un gros gerbis de lait caillé sur le dessus de lit)
  • D’aller voir ce qui pouvait déclencher les petits pleurs… (le hurlement zhorrirrifiant du nouveau né qui éloigne tous les prédateurs à portée de voix)
  • D’ailleurs généralement, cela n’allait me mobiliser qu’une petite minute…

Inutile par contre de minimiser les choses en lui avouant devoir lui confier pour un petit après-midi le petit trésor adoré-régurgitant-et-braillard ou de faire le petit plein d’essence de la petite voiture dans le rouge. 3 ans après il se souvenait du jour exact (avec date et heure) où il avait changé l’immonde couche ou poireauté 1 H au moins à la station service (et ce n’était pas une petite heure).

Quand j’ai rencontré mon problème d’épaule et me suis rendue sans pouvoir le faire en rampant, parce que cela mobilise le bras, chez Acromion un samedi à 12 H 30, j’ai finalement après la consultation, assimilé le « petit » avec une infantilisation maximum.

Pourtant ce n’est pas son genre à cet homme là. Je mets cela sur le compte du fait que j’étais son dernier rendez-vous de la semaine, qu’il a des semaines très chargées, et puis je lui pardonne, parce qu’il m’a limite miraculée (j’ai dit limite, ce n’est pas totalement résolu).

Au départ pourtant, c’était mal barré. Après explications de ma part sur la façon dont j’avais fait un dérapage non contrôlé dans les escaliers extérieurs de ma résidence en me vrillant l’épaule à me rattraper à la rampe pour ne pas me péter le coccyx, il m’a dit qu’il allait pratiquer une petite auscultation et petit examen du duo bras/épaule.

  • Donc nous allons regarder la mobilité de cette petite épaule
  • Si je pouvais retirer mon petit bras de la petite manche de mon petit pull, il serait plus à l’aise pour quelques petites manipulations
  • D’ailleurs il y va petitement, que je me détende (contrairement à ce que vous pensez, je sais parfaitement me détendre et transformer le petit bras en petit ballot pesant et mou du genou)
  • C’est parfait bravo madame !
  • Non pas de rupture de quelque petit tendon, c’est juste une petite déchirure musculaire
  • Ah ? il y avait un petit bleu sous le bras ?
  • Ah pas petit, de la taille de votre main ? La paume ou les petits doigts compris ?
  • Ah, la petite main quoi…
  • L’idéal pour la mise au repos quand vous êtes dans votre canapé, serait un petit coussin sur lequel avachir reposer votre petit bras
  • Vos petits oreillers sont-ils bien confortables ? C’est important ça les petits oreillers. Si votre petite omoplate vous fait mal et semble lutter contre la petite l’articulation de l’épaule, il faut en acheter d’autres, c’est indispensable.
  • Bon un petit traitement anti inflammatoire, antalgique, du repos maximum pour le petit bras, et tout rentrera dans l’ordre

Il m’a donc fait une petite ordonnance, je suis allée chez mon petit pharmacien de village pour échapper à la petite Maritza qui me pompait l’air, j’ai acheté mes petits médicaments, et j’ai pris mes petits cachets tous les matins, midi et soir.

Tout en songeant que ce jour là, Acromion devait souffrir d’une petite fatigue. (Chez Albert, la petite fatigue c’était un coup dans le nez, comme quoi le terme « petit ou petite » peut masquer n’importe quoi, tout comme un train peut en cacher un autre…)

Parce qu’il avait eu beau faire pour me rassurer, moi j’avais un gros mal de chien, une horreur d’épaule en Louis XV et la vague envie de m’ouvrir les veines avec un petit post-it pour en finir enfin avec cette vie qui n’est qu’un long calvaire.

Le premier qui me parle de petit calvaire se prend une grosse tarte…

Conne, et incompétente en plus !!!!

Visite_chez_le_m_decin_53272152

En 2009, je vous avais raconté mes mésaventures avec une dermato désagréable que je m’étais promis de ne jamais retourner voir.

Pendant qu’elle s’apprêtait, à ma demande, à me retirer un ou deux kystes à la tronçonneuse, l’air mauvais, je lui avais montré 3 grains de beauté, deux sous l’oeil gauche, le troisième sur l’aile du nez, pas loin du coin du même oeil.

« Ce n’est rien du tout » m’avait-elle répondu toujours aussi peu aimable.

La consultation avait duré environ 10 minutes, et encore, en comptant le temps passé à rédiger les ordonnances.

Cette année, je me suis décidée à retourner voir mon ancien dermato, pour la révision visite annuelle des grains de beauté ou autres trucs pouvant être suspects. Bonne nouvelle, il n’est plus autant débordé qu’avant (d’où mon infidélité de 2009), car il a pris une assistante qui m’a reçue très gentiment et très professionnellement.

Elle m’a regardé le cuir chevelu et a démentit le diagnostic de l’autre d’il y a 2 ans et demi, alors que je me suis littéralement ruinée en produits qui ne servaient à RIEN (si j’aurais sû, j’aurais écouté mon pharmacien…). Il n’y avait pas de dermite machin, ni de carence en fer, encore que le fer ne peut pas faire de mal. Par contre on peut me rescaper la chevelure à moindre frais et efficacement. C’était la bonne nouvelle.

Elle m’a fait déshabiller pour constater que je n’avais rien de louche sur le corps, après m’avoir dit « ça par contre, c’est à retirer, et en urgence ».

« Ca » c’était le grain de beauté au niveau du coin de l’oeil gauche. Qui justement a grandi un peu depuis qu’un moustique m’a piqué juste dessus à la Grande Motte. Je m’étais grattée la nuit, cela avait saigné, et depuis il n’avait plus la même tronche.

Elle ne comprend pas que deux ans plus tôt, on ne m’ait pas précisé que c’était à retirer, sans urgence, alors que maintenant, c’est le cas (l’urgence).

Comme elle n’a pas le temps de pratiquer l’intervention, RV est pris la semaine suivante avec son confrère qui adore nous charcuter ou nous cramer des trucs (un homme charmant et plein d’humour en fait, mais sa vraie vocation devait être chirurgien…).

Qui me confirme, alors que je tremblotte des genoux le jour fixé pour l’excision de la bête, que c’est bel et bien à retirer, que cela n’a pas poussé en quelques mois, et quand c’est que la bête a été vue pour l’avant-dernière fois ?

  • « Il y a deux ans et demi »
  • « Et on ne vous a rien dit ? »
  • « Si, que ce n’était rien… »
  • « Et qui vous a dit que ce n’était rien ? »
  • « Madame de la conne »
  • « AH ! CELLE-LA !!!« 

Déjà son associée avait eu l’air très mécontente, là, il n’en rajoute pas, mais il pense tellement fort que je l’entends… Il consulte ma fiche. La dernière fois que je l’avais vu, en 2007, la bête n’existait pas.

Et malheureusement pour moi, c’est désormais trop proche du coin de l’oeil pour lui, et il va m’adresser à un chirurgien plasticien. Cela doit être fait sous anesthésie générale et avec une technique que lui n’a pas. Maman a vécu la même chose, et je tremble de trouille pour mon porte monnaie anorexique et les complications post-opératoires que je ne manquerai pas de faire…

Je lui expose mes soucis et il appelle un de ses confrères plasticien du côté de Chartres, dont il sait qu’il ne me loupera pas, et qu’il ne m’assassinera pas non plus…

Que j’ai donc consulté ce 11 janvier.

Il m’a bien expliqué ce que c’était, (un carcinome basocellulaire) qu’il fallait enlever cela vite mais qu’il était encore temps, avant que cela ne creuse (glups !) ou ne s’étende vraiment aux glandes lacrymales (reglups) ou à l’oeil, mais que lui, peut faire cela sous anesthésie locale.

Bref il est plus que temps pour m’éviter une vilaine cicatrice.

Ouf pour l’anesthésie locale, parce que moi, j’avais déjà commencé à refaire mon testament. Comme quand je prends l’avion…

C’est donc un sale truc, qu’il faut retirer dès qu’on l’aperçoit, avant qu’il ne grossisse, qui ne tue pas, mais peut détruire les tissus proches et même l’os, nécessitant après, une réelle intervention de chirurgie reconstructrice.

« Et sauf le respect que je dois à mes confrères d’ordinaire, cette dermatologue d’il y a deux ans et quelques, est une conne incompétente qui, je l’espère, ne sévit plus ! »

Au revoir monsieur et à très bientôt, puisqu’il précise à sa secrétaire devant moi, qu’elle doit me trouver un créneau rapidement.

3 personnes tout de même pour taxer l’autre d’incompétente !

Je sais qui sera ma cible, la prochaine fois que je rêverai que j’abats quelqu’un avec un flingue (j’ai un mauvais fond sans doute).

Ce ne sera pas Truchon !

La vie n’est qu’un long calvaire !!!

PS : n’allez pas voir comme je l’ai fait, à quoi cela ressemble quand c’est déjà très évolué, vous allez tomber dans les pommes… Le mien n’en est pas là, heureusement, mais j’en veux tout de même terriblement à cette femme…

A ne pas dire…

A_ne_pas_dire_53329645Je ne citerai pas mes sources, bien évidemment (car j’en ai, bien sûr, n’allez pas imaginer que c’est de moi, moi je n’y suis en fait pour rien…). Mais apparement, nous les femmes nous sommes championnes pour dire ce qu’il ne faut pas, au moment X. (oui X). Et les hommes ils n’aiment pas et ils mettent le drapeau en berne. Restons concentrées que diantre et débranchons notre cerveau multi tâches…

A 63 ans j’ai eu pas mal de conversation porno légèrement avec des copines (farpaitement, à faire rougir une équipe de rugbymen sous la douche, on est plus fortes qu’eux sur le sujet qu’ils n’abordent qu’en gros, alors que nous n’hésitons pas à nous confier et à aller très loin) (C’est comme ça, les femmes sont pires que les hommes sur certains sujets, malgré une légende qui vient de la vierge Marie sans doute)

A éviter donc absolument pendant le X :

  • Décidément il faut refaire le plafond

  • Bouge pas, t’as un point noir sur l’épaule

  • Il faut décidément que je me décide à nettoyer ces pendeloques (du lustre de la chambre Louis XV)

  • Tu as mangé quoi ce midi ?

  • Tiens pendant que j’y pense, Gérard a appelé

  • Tu te sens vraiment bien ?

  • Je me demande ce que font les mômes là.

  • Merde, mon rôti

  • Faut qu’on aille chez Rikéa changer ce lit, il grince trop

  • Tiens tu m’y fais penser, ta mère a cherché à te joindre

  • A propos la voiture broute

  • Il faudrait changer les bougies et l’allumage merde

  • Pfft….

  • AAAHHHH Albert (quand l’homme ne s’appelle pas Albert, sinon vous avez le droit)

Il s’est vexé ? Des explications j’attends…

La vie n’est qu’un long calvaire…

Objets inanimés…

57519856Avez-vous une âme ?

Nous oui parait-il, c’est quasiment la base de toutes les religions (aucun débat théologique ne m’intéresse ici, je referme la parenthèse).

Je tenais de mon père des articulations et un dos merdique un certain flegme face aux objet inanimés qui parfois chercheraient à nous rendre dingues.

Face à l’humain je sais m’énerver, mais généralement cela fait son petit effet. D’autant que je m’énerve rarement, donc cela marque. Mais face aux objets inanimés (ou tout comme) si je m’énerve parfois, je ne vais jamais au delà de la grossièreté la plus absolue qui me soulage sans aggraver les choses même si cela ne les arrange pas  non plus.

Avant hier, comme j’allais acheter le pain, j’ai pu admirer un spectacle qui me laisse toujours pantoise :

  • Un homme théoriquement bien sous tout rapport, en train d’éructer dans son téléphone portable
  • Puis en train d’injurier le dit téléphone
  • Avant de le balancer contre un mur
  • Puis de le piétiner.

J’avais envie de lui demander si le téléphone fonctionnait mieux (du coup), mais je me suis abstenue, le regardant ramasser les morceaux de l’engin, en lui causant toujours très mal.

Je ne sais pas si cela l’a soulagé, mais une chose est certaine : ce portable là ne l’emmerdera plus.

Truchon était un maniaque du coup de pied dans le PC, de la baffe dans l’écran du même PC, jusqu’au jour où son poing est passé au travers de l’écran. Bilan : 4 points de suture (pour lui) et une coupe de cheveux à refaire car il a manqué de peu de s’électrocuter grave (bien fait).

Il adorait également donner un coup de pied dans un pneu à plant : c’est certain, ça regonfle immédiatement, ou dans la porte de son bureau dont la fermeture réclamait juste un peu d’huile : porte à changer quand son pied est passé au travers. Bilan : 1 foulure maousse costaud… + 1 porte dont le prix a failli mettre l’entreprise au bord du dépôt de bilan (d’après lui…).

Je ne sais pas si vous avez essayé de réparer votre roue de vélo crevée par exemple, en la balançant du 4ème étage… A mon avis cela ne donne aucun résultat, sauf qu’il vous faudra racheter une roue qui donc sera théoriquement  gonflée…

J’ai une certaine fascination envers ceux qui vous balancent par la fenêtre un objet quelconque qui leur résiste (et tant pis pour la voisine qui faisait coucou à ses enfants), ou fracassent quoi que ce soit contre un mur pour venir geindre après que changer le truc machin hors d’usage coûte au moins un rein…

La seule fois où j’ai compris, c’était avec mon grand-père maternel.

Il faut dire que sa mère tenait de son arrière grand-mère à elle, une vieille casserole dont le manche était en parti dessoudé. Quand on versait un liquide avec la casserole, elle s’inclinait tout à coup totalement et on se prenait le contenu sur la main ou parfois sur le pied, surpris que nous étions par cette ingénieuse casserole qui réclamait en fait un enterrement en grande pompe…

Hélas la jeter ne servait à rien : mon arrière grand-mère allait toujours la récupérer parce que « cela pouvait toujours servir ». Jusqu’au jour où mon grand-père en se versant de l’eau (il n’avait pas reconnu l’objet maudit), s’est ébouillanté le pied en voulant se faire du café.

La casserole a été balancée dans la cours, puis, a été piétinée sauvagement par mon grand-père sous l’oeil horrifié de sa mère. Je peux vous certifier que l’engin ne risquait plus d’être rescapé et qu’on ne l’a jamais revu.

Donc là, tout le monde a approuvé.

Mais avant toute chose, vérifiez que personne n’est sur le trajet de l’objet dont vous allez régler le sort en le rendant éventuellement contondant…

Parce que la vie n’est qu’un long calvaire…

 

Entendu en voyage…

avion-copierVoyages, WE, promenade dans un musée, on doit en dire de belles également mais voici mon top :

« Mesdames et Messieurs, ici le commandant de bord qui tient à vous préciser que nous survolons actuellement l’équateur ».  « sors ton appareil photo Gégé et surtout, ne le rate pas« . Gégé déprimé « je ne l’ai pas vu ». « Evidemment dès qu’il y a une photo intéressante à faire, on ne peut pas compter sur toi ». (Un couple un peu… spécial)

« C’est curieux, ils sont tous à l’ombre » (au Sénégal, commentaire concernant les autochtones installés sous l’arbre à palabres). (Un groupe de viticulteurs charentais).

« Pourquoi ils n’arrosent pas leurs champs ? » (toujours au Sénégal, le guide venant de nous signaler qu’il n’y avait pas eu de saison des pluies depuis 4 ans), (les mêmes que précédemment).

« Moi de toutes façons je ne ferai aucune excursion, je déteste les vieilles pierres » (en Egypte). (un con qui a essayé de se faire toutes les femmes du voyage…)

« Ca ne les dérangeait pas tous ces morceaux de piliers par terre pour leur jeux ? » (à Olympie). (une niaiseuse qui ne pensait qu’à ses talons hauts dans n’importe quel site).

« Il y a beaucoup de GO noirs dans ce club » (à Dakar) (Le groupe de viticulteurs charentais qui ne pensait pas qu’il y avait autant de noirs en Afrique).

« Chérie, regarde tous ces rochers au loin, on dirait des récifs » (c’est comme cela que ça s’appelle en mer…) (un niais)

« Ils sont cons de s’arrêter systématiquement dès qu’il y a un passage piétons » (A Stockholm où les gens sont très disciplinés) (un chauffard)

« Mesdames et Messieurs, ici votre commandant de bord. Nous franchissons actuellement le tropique du cancer ». « Ah bon, c’est là que ça s’attrape ? et puis d’abord comment il le sait ? ». Réponse exaspérée du mari « il regarde dans les lignes de la main de son copilote » – « Ah bon ! » (même pas elle était blonde la femme)

« Chérie j’ai oublié de débrancher le fer à repasser, tu crois qu’on peut leur demander de faire demi-tour ? »  (c’est courant quand on a déjà fait 3000 km dans un 747). « Pas la peine de te faire de bile, l’appartement est déjà certainement crâmé donc on ne peut déjà plus rien faire ». (femme flegmatique devant un mari apparemment distrait, mais je suis certaine qu’ELLE, l’avait débranché (le fer))

J’ai dû en oublier, mon préféré restant le passage au dessus de l’Equateur… J’ai senti ce couple en parfaite symbiose…

La vie n’est qu’un long calvaire…

Petits conseils pour quand vous vous retrouverez enceinte…

Vous pouvez acheter UN livre sur la grossesse et l’accouchement. J’ai dit UN livre, pas UN QUINTAL de livres.

Ne faites pas votre test de grossesse trop tôt. Beaucoup de « retards » de jadis, étaient en fait des grossesses avortant spontanément (1 sur 3 paraît-il). Nos grands mères n’avaient pas d’autres moyens de savoir que d’attendre. 15 jours de retard sur des cycles réguliers c’est l’idéal. S’ils ne sont pas réguliers, vous ovulez peut-être le 21ème jour, voire même plus tard et donc le premier retard est normal. Il existe des jeunes femmes qui ont un test positif 3 jours avant la date des règles et les voient tout de même débarquer. Epargnez-vous cette déception.

C’est positif. Lisez le livre sans surligner au stabilo tout ce qui peut ne pas aller mettez juste des post-it. Vous saurez ce qui ne va pas, votre corps vous le dira, et une fois la grossesse lancée, en règle générale, cela ira bien.

Fuyez le gynéco/accoucheur s’il vous semble alarmiste ou trop inquiet pour rien finalement. N’hésitez pas à l’interroger : pratique-t-il des épisio systématiques ? A une époque c’était pour protéger soi-disant des risques de descente d’organes ou de fuites urinaires. Hors, il est prouvé que sans avoir eu d’épisio on peut ne jamais avoir de problèmes de ce style, alors que la meilleure copine de votre mère, elle, a ces problèmes malgré 3 épisio… L’épisio ne doit avoir lieu que s’il y a risque de déchirement du périnée, et cela se voit au dernier moment, donc trop tard pour l’effet protecteur « futur ».

De la même manière, prévoyez de refuser l’accouchement déclenché systématiquement avant un WE ou pont. L’enfant doit venir à son heure, et beaucoup de césariennes sont dues au fait que ce n’était justement pas l’heure, mais que putain, l’accoucheur partait en vacances le lendemain. Moralité, le gosse s’accroche à vos côtes flottantes parce qu’il veut rester bien au chaud, et il faut donc aller le chercher à la tronçonneuse. Pitié pour lui et pour vous !

De la même manière, si vous pouvez vous renseigner sur le taux de césariennes dans la maternité de votre choix, ce n’est pas plus mal…

Vos amies déjà mères sont désormais priées de vous épargner le récit de leurs accouchements. Sauf celle qui a fait cela en 20 minutes, dans le taxi qui l’emmenait à la maternité et qui n’a rien senti (ça existe, pourquoi pas vous ?). A elle vous pouvez dire « alors raconte encore ! »

N’oubliez pas qu’il y a les progrès de la médecine, mais aussi, depuis toujours, des « modes », concernant la grossesse, et comment s’occuper d’un nouveau né. Parfois les avis des plus anciennes peuvent être intéressants, surtout s’il s’agit d’une mère qui a vu prospérer sans problèmes ses 4 enfants en faisant un peu selon son instinct.

Vous pouvez interroger votre mère si vous le désirez, sur le déroulement de ses grossesses, accouchements, et autres (sauf qu’elle a dû déjà vous en parler). Mais aussi, et c’est important, sur ce qu’elle sait des accouchements et grossesses de vos grands-mères…

En effet, moi par exemple, je tenais de ma mère pour l’accouchement (72 H pour le premier, mais on ne laisse plus faire maintenant) qui faisait ricaner ma belle-mère parce qu’elle avait fait cela en 3 fois 20 minutes maxi. Mes deux filles peuvent très bien tenir d’elle, et rien ne vaut d’avoir le moral remonté à bloc.

Et sachez répondre à « si tu veux mon avis », alors que vous n’avez rien demandé, « non merci ! »

Et surtout n’oubliez pas de faire lire à Albert le chapitre obligatoire destiné au père « comment faire face à un accouchement précipité ». Ca aussi, ça remonte le moral…

Et dites vous bien quand vous aurez vu le test virer au positif, que vous allez vivre une aventure extraordinaire, la plus belle, la plus unique, et qu’il ne tient qu’à vous de ne pas vous transformer en baleine échouée sur le canapé, à bouffer des glaces toute la journée…

Le top de l’orthographe sur le net…

L’essentiel est dans lactel récolté sur face de bouc et dans des commentaires bloguestes…

J’ai mal à mon Bled…

  • ya plus de gazoil comment faire pour allé bossé et ba il reste plus qu a ceux glissé sous la couette (c’est sans commentaire, et si de prime abord, comme moi, vous n’avez pas TOUT compris, demerdakess…)
  • et bien le pleuple se rebelle pour se faire entendre mais faite te le avec un peu de inteligence sans trucs cassé sinon tous ces mouvement Ivons dans les poubelles de l’état car le gouvernement ne voit que le coté finance mais ne voyent pas le cote de la vie de la santé a quoi sert de cotisées pour les retraite en etant a peut pret sur qu’on auras pas le plaisir d’y allée ou de très peu 62 ans (on sent la haine révolutionnaire, mais je cherche de l’aspirine…)
  • Les profes sons tout des kons (oui, et les profs de français plus que les autres…)
  • jé a pein eu le tant de finir quelle ma dis que sétait nul (on se demande comment elle a vu cela du premier regard et a osé se prononcer abruptement et sans précautions oratoires, sans fard…)

La vie n’est qu’un long calvaire…

Les étranges histoires familiales, part 2.

Simone_02Le prisonnier partit en stalag où il resta bien trop longtemps.

La guerre n’était pas terminée quand Mrs Tricot eu connaissance d’un moyen de libérer son mari.

Elle était toujours capable de n’importe quoi pour faire rentrer son mari le plus rapidement possible, malgré le temps passant, n’ayant déjà que trop passé.

Les allemands renvoyaient chez eux les « soutiens de famille ».

Avec la complicité de son père (toujours à la mairie), devenu faussaire pour une bonne cause elle se retrouva avec un acte de décès de ce dernier (considéré par les allemands comme le chef et soutien de famille en ce qui la concernait), + deux actes de naissance de deux jumelles nées en 1940, à une date plausible par rapport à la dernière permission de son mari, s’appelant Colette et Michèle.

Je me demande quel effet cela a fait à mon arrière grand père de rédiger sur du papier officiel son propre acte de décès. Les faux papiers n’eurent pas l’occasion de servir, après le débarquement les allemands ne libéraient plus personne de leur plein gré, mais les papiers étaient bel et bien là, au cas où.

Et le prisonnier rentra.

Mrs Tricot se retrouva enceinte immédiatement ou quasi (à son avis le soir même du retour).

Ils surent assez tardivement qu’il s’agissait de jumeaux (à l’époque il fallait attendre la naissance pour savoir de quels sexes il s’agissait). Là déjà, sans doute dans la tête de Mrs Tricot avait commencé un travail que personne d’autre qu’elle ne pourrait analyser.

Et au bout du compte, ce sont bien deux petites filles qui sont nées, qui se sont donc appelées : Colette et Michèle.

Le destin est étrange, ou nous voulons le voir comme tel. Les filles auraient pu s’appeler autrement que comme sur de faux papiers qui n’ont jamais servi…

Mais bon, avoir ces jumelles déjà nommées, imaginées sans qu’elles existent déjà, avait dû les marquer tous les deux. Comme s’il y avait un destin à respecter absolument…

Le père de Mrs Tricot n’était pas mort, mais les jumelles sont bel et bien nées, alors quelque part, elle devait respecter le destin qui l’avait inspirée…

C’est après que tout soit terminé qu’elle a trouvé la foi, et fort malheureusement un peu enquiquiné sa famille avec…

Mais notre destinée n’est-elle pas étrange parfois et même souvent ?