Les facéties de Delphine…

Estelle 1 retouchéeNotre mémoire nous joue régulièrement des tours, même si nous pensons que  la nôtre  est excellente.

En ce qui me concerne (MOI JE), je n’ai pour l’instant pas à me plaindre, même si, comme par hasard, j’ai une certaine amnésie concernant les derniers mois passés avec Albert, et de ceux qui ont suivis son départ. A une centaine époque ayant été beaucoup mise à contribution, je servais de mémoire vive concernant les antécédents médicaux de papa, et parfois même d’autres personne de la famille  (souvenirs dont je me passerais bien…). Continuer la lecture de « Les facéties de Delphine… »

Les pompiers chez MoA !!!

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Avec les filles, ces adorables créatures divinement réussies, j’ai eu les pompiers à la maison deux fois (comme mon titre ne l’indique pas). Une fois pour l’aînée, une fois pour la cadette.

Arrêtez de fantasmer les filles, je n’ai vu aucun beau mec débarquer, preuve sans doute que je suis maudite (car les pompiers ont une sacrée réputation, ou bien je ne suis pas touchée par le syndrome de l’uniforme) (ou alors, autre possibilité, j’étais tellement inquiète que je n’ai rien vu du tout)

En premier : Pulchérie, normal c’est l’ainée, et elle avait 18 mois, donc sa soeur n’était même pas en préparation. Je préparais ma soirée d’anniversaire pour le lendemain. J’étais hyper débordée comme il se doit. Nous étions vendredi et j’avais tout faux comme de coutume. Albert rigolait doucement ce rat, parce que j’avais toujours tout bon avec 3 heures d’avance.

Il avait la garde du trésor, j’avais des poubelles à sortir, et je pose un petit sac sur le piano + le carton de produit lave-vaisselle vide (non la pastille n’existait pas !). Je retourne dans la cuisine fermer et prendre le deuxième sac, ignorant qu’Albert était allé aux toilettes (un homme n’attend jamais 15 secondes pour aller pisser, c’est dingue) et là j’entends un hurlement.

Il avait fallu très exactement 8 secondes à Pulchérie pour échapper à la « surveillance » de son père, escalader le tabouret du piano, s’emparer du carton vide, l’ouvrir, et ingurgiter quelques grains de lessive lave vaisselle. D’où le hurlement : apparemment, ça brûle.

  • Je me précipite sur le combiné et j’écoute avec impatience le répondeur me disant que l’on va donner suite à mon appel.
  • Albert se rembraguette comme il le peut car je l’incendie en écoutant le répondeur et qu’il a peur (pour sa fille qui hurle toujours, et de moi)
  • On me répond. Ne rien donner à boire au trésor, mais en attendant l’arrivée des secours qui sont en train de partir, lui nettoyer la bouche avec un gant de toilette humide (facile avec Pulchérie qui a un jour mordu le dentiste au sang)
  • Arrivée de 7 hommes en uniforme qui m’ont dégueulassé ma moquette. L’un d’eux s’est précipité sur mon trésor en sucre rose pour l’examiner (c’était le médecin). Cette arrivée massive lui avait coupé la chique (à Pulchérie)
  • Puis elle lui a hurlé « patate !!!!! » pendant qu’il lui examinait la bouche avec une loupiotte pour repérer les dégâts. Puis il s’essuya le pouce mordu au sang après m’avoir demandé du sopalin et du désinfectant. De ce qu’il avait pu voir, elle n’avait rien et semblait en forme, mais ils allaient tout de même l’emmener à l’hôpital pour en être certains.
  • Me voici partie avec la petite, dans la voiture des pompiers. Elle pétait la forme. Dès qu’ils ont mis la sirène en route, elle s’est mise à chanter « pompiers, pompiers », avec le ton.
  • Le médecin des urgences (l’avait qu’à mettre des gants aussi) m’a assuré qu’elle se portait bien.
  • Elle se portait bien et n’avait avalé aucun granulé malsain de toute évidence. Je pense qu’il n’avait pas envie de pousser ses explorations trop loin.
  • Contrôle le lendemain (le jour de la fête), avec le pédiatre des urgences à 16 H 15 (super quand on attend tout le monde à 19 H) Elle l’a traité aussi de patate et a manqué lui crever un oeil en jouant avec le stéthoscope qu’il lui avait inconsciemment confié pour l’occuper… Puis elle s’est mise à hurler parce qu’elle voulait garder l’engin pour palper ses poupées…

Delphine maintenant. J’étais en train de détartrer le fer à repasser. Les enfants sont d’une rapidité diabolique, j’étais au courant pourtant. Elle arrive en disant « a foif maman », s’empare du truc machin fait exprès dans lequel j’avais dilué le détartrant, et à peine le temps de me coucher sur la planche à repasser en me ruinant une vertèbre pour l’empêcher de s’en emparer, elle avale ça cul sec.

  • J’appelle les pompiers
  • J’interpelle les voisins à qui je vais refourguer Pulchérie qui pour une fois se tenait tranquille.
  • J’enfile des chaussures en gardant mon jogging (oui c’était un mercredi matin, tôt : 10 H)
  • Les pompiers arrivent à 9. Le médecin me demande quel produit ma fille a ingurgité, je lui tends la bouteille en pleurant
  • Tout est écrit en allemand sur le flacon rescapé de la poubelle. On part (moi avec) avec le mode d’emploi, le médecin en ligne avec le centre anti-poison, un autre la gardant consciente « comment tu t’appelle mon trésor » « ? », « tu te sens bien » « ? » « c’est normal qu’elle ne réponde pas madame ? » « oui c’est normal elle est timide » (Delphine a toujours eu un côté chat malgré sa vie antérieure de chien, en fait, c’était quand elle voulait, OU PAS).
  • Réponse du centre anti poison au moment où nous arrivons aux urgences de l’hôpital de Versailles « ce produit est absolument inoffensif« . Les 9 pompiers me lourdent aux urgences avec ma gamine qui a retrouvé l’usage de la parole et a « faim maman », en jogging, sans sac à main, et une paire de chaussures dépareillées. Et quand je dis « ils me lourdent », c’est très réel, tout juste s’ils ne se sont pas servi d’un siège éjectable.
  • Obligée d’appeler Mrs Bibelot pour qu’elle vienne me récupérer (3/4 d’heure) et me ramener à la maison. Ceci parce que la secrétaire des urgences était vraiment gentille et m’avait autorisée à utiliser son téléphone, sinon, basta je faisais la route du retour à pied…
  • On récupère Pulchérie qui s’est gavée de beignets en attendant le décès de sa soeur et donc, en pleurant
  • Merde, j’avais oublié de débrancher le fer…
  • Merde, Pulchérie ne digère toujours pas les beignets…

La vie n’est qu’un long calvaire et avoir des enfants un choix absolu…

Mais j’ai retenu certaines choses importantes :

  • Ne jamais confier un môme à un homme sans s’être inquiété de savoir s’il avait la vessie pleine OU PAS
  • Ne jamais monter dans la voiture des pompiers avec le mourant, sans s’être inquiété de savoir comment on va revenir
  • Ne jamais ranger ses chaussures n’importe comment, cela évite la paire dépareillée qui va avec la coiffure en pétard explosé et le jogging qui a 15 ans mais-qui-peut-toujours-servir.
  • Et le jogging qui a 15 ans mais peut toujours servir, eh bien il faut le transformer en chiffons quand il a un trou au niveau du cul.

Car la vie n’est qu’un long calvaire…

Voyage de noce part 2 – Royan et autres

Pied blesséDonc, récapitulons un peu, nous avons commencé notre voyage de noce avec 5 mois de retard, par Royan que nous ne connaissions pas Albert et moi. Nous avions beau savoir que la ville avait été quasi détruite à la fin de la guerre alors que les allemands occupaient encore cette fameuse poche, nous ignorions que les architectes de la reconstruction avaient aussi mauvais goût. Royan ne nous emballa pas du tout, aussi il fut décidé que nous n’y resterions que deux jours et deux nuits. C’est assez pour en faire au moins un post.

Premier jour : moi la mer à proximité, ou un plan d’eau, ou de quoi se tremper, m’attire comme de la confiture attire les fourmis. La veille nous avions pas mal roulé et l’après midi se devait donc d’être consacré à la plage pour le repos du bébé. Pour moi plage = baignade sinon je me tire, faire le lézard sur le sable ne m’ayant jamais vraiment plu.

Albert ayant tâté l’eau du gros orteil pour la trouver trop froide, décida d’aller excursionner dans les rochers de la marée descendante, pendant que je me consacrais à mon sport favori : nager et faire la planche. Là quand je faisais la planche c’était plutôt marrant, mon ventre qui dépassait de l’eau évoquant quelque peu une baleine (mais une toute petite baleine), et Albert se mit à se moquer de la baleine, tellement qu’il loupa un rocher et, se rétablissant comme il le pouvait, se fit très très mal aux pieds parce que les rochers parfois, ça coupe.

Aie le sable dans ses petites blessures. Aie le sel de l’eau de mer dans ses petites blessures. Aie ses petites blessures. Le voyant agoniser sur la serviette de bain j’ai fini par sortir de l’eau au bout de 2 heures. En bonne épouse je pu constater qu’effectivement cela saignait juste un petit peu, mais bon, il me fallait bien songer à le soigner, la gangrène le guettant. J’empruntais un seau à un gamin pour aller chercher de l’eau de mer pour rincer les pieds d’Albert afin qu’ils sèchent sans sable dans les petites blessures. Au contact de l’eau de mer Albert poussa des cris de putois et un CRS arriva pour voir ce qu’il se passait (authentique !). Peut-être  que certaines serial killeuses tuent les hommes avec un seau d’eau de mer…

Une fois les petits petons secs et sans sable (à répéter 52 fois très vite), Albert rechaussé, nous voici partis pour la pharmacie, lui boitillant derrière moi avec un « aie » à chaque pas. Il fit l’acquisition du strict nécessaire : désinfectant, compresses, pansements, bandages pour 3 personnes, toute une pharmacie, le pharmacien se frottait les mains. Restait à soigner le blessé qui s’allongea sur le lit dans la chambre d’hôtel, en criant à chaque fois que je m’approchais avec une compresse et le désinfectant. Finalement il décréta que ce n’était rien, d’ailleurs il était temps d’aller dîner. Le voici parti en gambadant sans boiter vers la salle à manger, alors que je contemplais avec la tentation de la lui faire avaler, la compresse que je tenais à la main…

Cette nuit là Albert dormant comme un bienheureux malgré les blessures des pieds pieds, je fus réveillée par une douleur atroce dans le dos, poignante comme une contraction à ce que l’on m’en avait dit. Et là, réveillée par la peur de perdre mon bébé, car il était bien trop tôt pour accoucher, puis par la peur de mourir tellement la douleur revenant était intense et insupportable, je me suis levée frénétiquement et j’ai secoué Albert.

  • « Chéri je suis en train de mourir ! »
  • « C’est bien ma chérie » me répondit-il avec un sourire crispant, les yeux à peine ouverts « CONTINUES ! »

Ce n’était QU’UNE crise de colite néphrétique, des spasmes à jamais non expliqués, mais le blessé pu continuer à dormir alors que :

  • J’appelais la réception tout en allant et venant dans la chambre en souffrant le martyr
  • La réception arrivait avec le médecin
  • Le médecin m’examinait, décrétait qu’il n’y avait rien de dangereux pour le bébé, et me faisait une piqûre d’anti-spasmodique
  • Le médecin attendait que cela fasse effet, faute de quoi c’était l’hôpital direct, même si ce n’était rien, mais il ne faut pas paniquer une femme enceinte
  • Le médecin partait en claquant vicieusement la porte rapport à Albert dont le sommeil de plomb l’avait pétrifié.

Et le lendemain matin, le blessé des pieds se réveilla tout sourire, s’étira et me demanda avec une innocence contristante « tu as bien dormi ma chérie ? »

N’eut été l’ordonnance et la note du médecin, il ne m’aurait jamais crue…

Et c’est l’époque où j’ai commencé sérieusement à envisager l’achat d’une corne de brume, au cas où mon véritable accouchement se déclencherait LA NUIT…

La vie n’est qu’un long calvaire…

Voyage de noce part 1 – Sarlat

SarlatAvec Albert nous nous étions mariés en mars mais n’avions pas le premier radis pour faire notre voyage de noce dans la foulée et il avait été décidé que nous profiterions de nos vacances d’été pour faire ce fameux voyage.

Nous sommes partis à l’aventure, en août c’est mieux, d’autant que j’étais en cloque de Pulchérie de 5 mois et qu’enceinte il est divin de dormir dans une voiture… (ceci pour le côté aventureux de l’histoire)

Mais le ciel était avec nous et nous avons déniché un petit hôtel sympa à Royan où nous avons passé 2 jours. Royan était décevant et Albert décida que le Périgord noir c’était pour nous. En avant pour le Périgord.

Le ciel étant toujours avec nous, vous avons pu nous arrêter à Brantôme où un hôtel avait justement de la place pour nous. Hôtel divin en 1/2 pension, dont je vous raconterai les menus un jour où je n’aurais pas faim. Nous avons décidé que pour les 10 jours à venir cet hôtel serait notre QG et nous avons sillonné le Périgord avec plaisir, moi me trempant les pieds dans toutes les eaux glacées que je croisais, à reluquer une ruine ou une autre sur une hauteur, Albert à ouvrir le chemin au coupe-coupe pour me dégager l’accès à la ruine en maudissant les bâtisseurs du moyen âge.

Nous avons écumé les ruines, les châteaux, les cours d’eau et les restaurants le midi, avec un plaisir sans mélange. Pourquoi aller au bout du monde quand c’est si joli chez nous  ?

Nous sommes rentrés ravis avec des tas de pellicules à faire développer, Pulchérie tressautant d’indigestion dans mon ventre, avec un hoquet qui ne l’avait quasi pas lâchée pendant tout le voyage (pourtant le confit ce n’est pas gras) (et je précise qu’à ce moment là je ne savais toujours pas si c’était fille ou garçon…) (et, une lettre de moi adressée à mes parents à cette époque m’a rappelé que je l’avais surnommée « Gudule »)

Premier appel : la belle soeur qui voulait savoir si tout c’était bien passé. Au bout d’une heure de conversation : question. « Vous êtes allés à Sarlat ? ». Non, nous n’étions pas allés à Sarlat, d’ailleurs nous ne connaissions pas, Albert aimant bien partir sans guide et sans savoir où il atterrirait…

Deuxième appel : mes parents. Au bout d’une heure de conversation : question. « Vous êtes allés à Sarlat ? ». Non. « C’est dommage, c’est magnifique ». Nous commençons à le croire. Pas d’internet à l’époque pour cliquer sur Sarlat et avoir plein de regrets.

Troisième appel : meilleure amie. Comment ça se passe ta grossesse ? Tu sais si c’est ou non une fille ? Ah le Périgord ? C’est magnifique. « Vous êtes allés à Sarlat ? ». Non nous ne sommes pas allés à Sarlat et apparemment c’est plus que dommage. Elle confirme.

Quatrième appel : Mrs Tricot qui connaît bien le Périgord. D’ailleurs au mot « Périgord », question : « vous êtes allés à Sarlat ? ». C’est une conspiration, ce n’est pas possible autrement.

Dimanche déjeuner chez mon grand père avec une partie de la famille et visionnage des photos, le truc bien barbant pour les innocents présents. Mon grand père s’interroge tout haut : sommes nous allés à Sarlat ? Consternation générale : nous-ne-sommes-pas-allés-à-Sarlat. Au mot « Sarlat » Gudule fait un saut périlleux dans mon ventre : une bonne chose de faite, ce ne sera pas un siège, désormais ce sera tête en bas et dos à gauche…

Nous sommes retournés dans le Périgord en août 1983 avec Pulchérie qui rivalisait avec RTL à l’arrière de la voiture et à peine arrivés dans notre hôtel fétiche où nous avions réservé, nous avons préparé notre excursion du lendemain pour Sarlat. Sar-lat, Sar-lat, Sar-lat chantonnait l’héritière à l’arrière, dûment chapitrée par son père ravi de la voir si en avance pour parlotter ET chanter ! (ceci juste avant de me demander régulièrement « elle ne va pas se taire ? »)

Pulchérie peut donc répondre à la question fatale, même si elle ne se souvient de rien, dormant dans sa poussette, pendant que nous trouvions Sarlat très bien, mais pas de quoi se relever la nuit non plus pour remercier le ciel.

ELLE EST ALLEE A SARLAT !

Aussitôt rentrés, nous avons pu dire à tout le monde que nous étions allés à Sar-lat. Et bien vous le croirez ou non, mais tout le monde s’en fichait éperdument…

La vie n’est qu’un long calvaire…

Des trucs de filles…

56715772ATTENTION, planquez vous TOUTES quand la chair de votre chair, votre progéniture féminine dit :

  • Je peux te coiffer ? (la réponse est oui, j’adore qu’on me tripote les cheveux), tu vas voir je ne vais pas te rater (effectivement vu le résultat on peut dire qu’elle ne m’a pas ratée, Dracula lui même serait parti en courant et sans besoin d’ail) : en fait on se retrouve avec 4 couettes débiles et il faudrait sortir comme ça !

  • J’peux m’épiler ? C’est quand que la température de la cire est bonne ? l’épilacire fonctionne plein tube et elle a déjà une brulure 3ème degré

  • C’est vrai que l’huile d’olive c’est bon pour les cheveux ? je peux prendre ton huile de chez fauchon à la truffe ? Non ? Trop tard

  • Comment ça je parle mal ? Précises que je cause pas comme il faut, que j’cause pas beau cé koi ce dikat du bien koser ?

  • Bouges pas, je vais te mettre de la crème sur les jambes (un pot de Nivéa foutu). Et on ne bouge pas vu que l’autre est en train de ne pas nous rater. On se retrouve avec les jambes grasses à mort ce qui nous rappelle qu’il faudrait que l’on perde un peu de gras

  • Cette chambre manque de décoration (je vais y remédier j’ai trois posters de Titanic et de la colle à papier)

  • Ce papier peint est immonde ! tu es certaine que c’est nous qui l’avons choisi ? On va le recouvrir de posters

  • Ce jaune dans la cuisine c’est moche, tu n’aimes pas le vert ? On te prépare une surprise pour ton anniversaire

  • Tu crois en la magie blanche ? ELLE y croit

  • Tu peux m’expliquer comment tu as vu la mort de Senna dans les cartes ? Elle va me piquer mon tarot (et elle l’a fait, je ne l’ai jamais retrouvé, et un tarot CA NE SE TOUCHE PAS PAR D’AUTRES, et la mort de SENNA a été mon grand moment de voyance)

  • J’ai un poilt sur le menton c’est normal ? (adieu ma pince à épiler)

  • Je n’ai pas de vagin tu m’as loupée (elle a essayé le tampax au mieux, ou bien son copan et elle… au pire)

  • J’ai fais des plantations, surprise !!!! (ne touche pas c’est un sort magie blanche  pour rencontrer l’amour et tes plantes de bourges peuvent crever)

  • Je t’aime ma petite maman chérie, ma mouth adorée (qu’a-t-elle fait comme connerie ?)

  • Il va sortir par où le bébé ? (vous expliquez longuement, vous faites lire le livre qui va avec l’âge et l’ainée se pointe à la maternité, admire la petite soeur, et pose votre main sur votre ventre en posant LA question « ben il est où le bébé ? Echec total d’une éducation réfléchie)

  • Tu n’as pas des jumelles ? (non, elle piquera celles de son grand père pour admirer le voisin du fond en prétextant s’être éprise des martins pêcheurs)

  • C’est quoi un martin pêcheur ? (elle me prend pour une conne)

  • Tu en as des affaires ! (adieu mes T shirts préférés)

  • Tu te sers de cette poudre ? (non, je l’avais achetée comme collector pour la revendre, mais comme tu l’as ouverte…)

  • Je suis désolée mais… (je vais t’annoncer que j’ai définitivement ruiné le lave linge et l’épilacire, que la peinture s’est renversée sur le sol de la cuisine, etc… MA MAMAN ADOREE QUE J’AIME TANT…)

  • Je suis désolée mais… De toutes façons ce sera TOUJOURS une mauvaise nouvelle, surtout pour VOUS…

C’est sans fin en fait. La vie n’est qu’un long calvaire…

Moi aussi je faisais la cuisine

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Jour d’ennui sans doute, ou de lassitude devant la cuisine familiale, un beau jour j’ai décidé de me mettre à cuisiner. Je devais avoir environ 13 ans.

En fait c’était chez mes grands parents paternels chez lesquels j’adorais passer mes vacances (ils avaient la télévision et en plus je les adorais, j’alternais avec Mrs Morgan chez qui c’était super aussi, et qui avait également la télévision, oui je sais on dit TV maintenant, mais mes parents étaient contre (il eusse fallu que je le leur dise, et maintenant c’est trop tard)) J’ai comme un souvenir très vague de mon grand père se forçant un peu pour me dire que c’était excellent. Tout ce dont je me souviens avec une certitude absolue, est que j’ai attaqué par un dessert.

Des iles flottantes caramélisées. Le pauvre homme détestait le lait et donc la crème anglaise, et le caramel (impossible pour moi de comprendre que l’on puisse détester le caramel, donc la nougatine). (Admirons au passage l’abnégation de cette génération qui avait connu la guerre et les privations et lui le stalag pendant 5 ans, et qui pouvait ingurgiter n’importe quoi sans broncher ou presque, ma grand mère ayant interdiction de lui servir des rutabatrucs)

Cela n’a l’air de rien mais c’est très difficile à faire (les îles flottantes), surtout si comme moi on a la fâcheuse habitude (pas perdue depuis) de ne pas lire une recette jusqu’au bout avant de commencer (pour découvrir à 16 heures qu’il faut laisser au frigo pendant 24 heures… avec des invités attendus pour 19 H 30, direction le boulanger qui n’a plus qu’une bombe glacée naze à me proposer)

J’ai donc fait tourner 2 crèmes anglaises (en gardant les blancs d’oeufs), avant d’aboutir à la crème parfaite (2 heures à touiller et ma grand mère inquiète pour ses oeufs de réserve, m’intimant toutes les 30 secondes de ne pas hausser le feu sinon « c’est l’échec assuré »).

J’ai lu trop tard qu’il fallait réserver un peu de lait pour y faire pocher les blancs (en quantité, on l’aura compris) et opté pour le pochage à l’eau sucrée habilement suggéré. Très réussi, sauf que la poêle était ruinée par le caramel se formant au fur et à mesure. Du coup j’ai abandonné la poêle pour faire mon caramel final et pris une casserole. Le téléphone a sonné, c’était pour moi : meilleure amie s’ennuyant en Bretagne (je l’aiiiiimeeuu ! il me manqueeeuuu !). Casserole défunte à son tour. Mais je suis arrivée au bout de ma recette que j’ai voulu agrémenter avec des amandes grillées. Vite une poêle ! Et vlan le programme TV de demain : j’y cours.

Rien ne brûle plus vite que des amandes effilées dans une poêle et la poêle avec (j’en ai ruiné 9 de poêles y compris 3 à Mrs Furoncle, je sais de quoi je parle). Ma grand mère stoïque me laissa achever. Jeta les récipients décédés à jamais, récura la cuisine et mangea la part de son mari au bord de l’évanouissement (il détestait vraiment le lait et le caramel).

Pas grave, le surlendemain je leur ai fait un gratin de crustacés un peu trop salé mais sinon pas mauvais… Pour eux qui avaient connu la guerre, c’était un calvaire de plus, mais bon les grands parents se doivent d’être indulgents…

Je ne sais plus le nombre exact de pannes de cuisinière, ou de coupures intempestives de gaz qu’elle a pu avoir ma grand mère, quand je prononçais le mot fatal « je nous ferais bien un petit plat »…

MAIS : la vie n’est qu’un long calvaire….

Les filles ça cuisine aussi (ça en fait des choses)

Filles_et_cuisineVous pensiez tout savoir sur les filles avec mon billet de 3 km sur « conseils utiles aux ignorants… », et les autres. Et bien NON. Et encore je suis loin de la fin !

Un jour où elle ne sait pas quoi faire « mamannn j’m’ennuuiiiie », la fille décide de faire de la cuisine. La première fut Pulchérie qui devait avoir 12 ans, et s’ennuyait mortellement pendant ses vacances, les occupations proposées par Mrs Bibelot et moi même étant ringardes comme de coutume, et sa meilleure amie (Vivie) partie.

La fille ne va pas se faire la main sur du bête pain perdu ou des oeufs sur le plat, ni même une salade de tomates. Elle attaque direct avec une recette de dessert de préférence, bien compliquée.

Munie de tous les ingrédients et du livre célèbre « la cuisine de Tante Hortense » que Mrs Bibelot tenait de sa grand mère et annoté de partout, Pulchérie s’est donc enfermée dans la cuisine pendant 3 longues heures, sa soeur regardant pour la 35ème fois « la folie des grandeurs » et ayant décidé de fuir la cuisine avec un instinct très sûr.

De la cuisine nous parvenaient des bruits de casseroles, de plats violemment posés sur la table, tout un remue ménage inquiétant, d’autant qu’aucun bruit d’eau ne venait nous rassurer sur l’état futur des ustensiles de cuisine qu’elle avait tous monopolisés.

Quand elle a émergé pour aller regarder une niaiserie à la télévision, la cuisine ressemblait à Berlin en mai 1945 et une superbe tarte aux fraises nous attendait. A nous le récurage des plats (il en faut autant pour faire une tarte ?) et de la cuisine.

Pour la tarte elle avait pris pour la pâte la recette de « la pâte à sablés » (le gâteau) et non pas la recette de la pâte sablée. La tarte était exquise (rendons lui cette justice), mais ne résistait pas au découpage, c’était dramatique et le grand père y a laissé sa réputation de découpeur hors pair.

Comme elle s’ennuyait ferme, nous avons eu droit aux éclairs au chocolat faits maison, à la tarte à la rhubarbe, à la bête mousse au chocolat, aux îles flottantes pralinées, à la crème renversée, à la tarte au citron meringuée, aux choux à la crème, à des charlottes multiples et variées. Il était temps que sa meilleure amie (Vivie) rentre de vacances, nous avions tous pris 3 kg.

Ne pas rentrer dans la cuisine pendant que la fille oeuvre, c’est dangereux :

  • Elle peut vous réquisitionner pour laver les plats et saladiers, vous avez tout le temps, toute la nuit devant vous

  • Vous lui faites peur : elle relève le fouet des blancs qu’elle bat en neige sans arrêter le batteur et vous vous retrouvez entièrement moucheté

  • Vous pouvez glisser sur une coquille d’oeuf : un accident est si vite arrivé

  • Elle vous demande l’oeil mauvais si les fraises sont fraîches : vous jouez avec votre vie.

Pulchérie était la reine du riz au lait. Elle mettait le riz au lait en route et l’oubliait. 4 casseroles de flinguées dé-fi-ti-vement… (j’ai tout essayé même le HCl pur et la soude caustique, pas en même temps, mais contre 5 cm de carbonisé, on ne peut rien…)

Delphine elle, a directement attaqué une salade ultra composée. On n’a jamais retrouvé la recette, elle avait fait des variantes délicieuses mais ne se souvenait plus lesquelles…

Quant au nettoyage de la cuisine après avoir oeuvré, elles ont mis du temps à s’y mettre… Une fille en cuisine c’est du boulot pour la mère, même si elle a fait le repas…

Car la vie n’est qu’un long calvaire…

P comme Parent d’élève 2ème

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J’ai bien sûr déjà abordé le sujet… Un beau jour, on cesse d’être une personne ordinaire, on devient parent d’élève. Dur dur.

Ce soir en allant à la pharmacie, je me suis remémorée une lutte dont j’avais oublié l’existence. Une lutte contre des bestioles immondes que rapportent (parfois) nos chères têtes blondes, brunes ou rousses.

Devant moi donc, une femme achetant le nécessaire absolu anti poux. Oui vous avez bien lu : poux hiboux cailloux genoux. Lotion, shampoing, peigne électrique qui paraît-il les tue direct quand on le passe dans les cheveux. Elle a laissé une somme rondelette au pharmacien ravi.

Quand que j’étais petite (la préhistoire je vous dis), une fois par mois une infirmière venait à l’école inspecter toutes les têtes. L’enfant porteur était immédiatement traité et ne pouvait revenir qu’après une visite de contrôle attestant qu’il était exempt de bestioles. Maintenant au non de la non exclusion, ce genre de pratique est interdite.

J’ai eu la chance et mes frères et soeurs avec moi, de ne pas avoir de « tête à poux ». Comme il y en a qui attirent ou repoussent les moustiques, les aoûtats ou autres bestioles, il y aurait ou non des têtes à poux.

Hélas, mes deux filles rentraient dans cette catégorie. Têtes attirant les poux, Delphine attirant en plus les moustiques (le meilleur anti moustiques que j’ai eu à la maison, depuis qu’elle est partie ils me repiquent), Pulchérie étant boudés par les moustiques mais cible de prédilection pour les aoûtats. J’étais prête à accepter cette fatalité, mais certains parents non. A tel point que certains au son de « mon enfant est propre », ne regardent jamais la tête du leur quand un mot est affiché style « attention, les poux sont de retour ». Mon ex méchante belle soeur était de ce style et le furoncle en son absence dû traiter ses deux enfants infestés par les bestioles : elle se refusait même à regarder si…

Pulchérie revint du CP un beau soir en se grattant la tête. Examen rapide et consternation. 3 bestioles minuscules se balladant dans son cuir chevelu. Direction la pharmacie pour acheter tout ce qu’il faut, désinfection en règle, lavage de tout ce qu’il se doit, et désinfection préventive de Delphine.

Cela dura tout le CP. On me déroulait le tapis rouge à la pharmacie au son de « si les autres parents ne traitent pas ça ne sert quasi à rien… » La maitresse a qui je signalais honnêtement le problème me rétorqua un beau jour, d’un air excédé que j’étais la seule à me plaindre. Forcément cela venait de moi et d’une hygiène douteuse…

Sortie de fin d’année, j’accompagne les trésors. Dans la classe de Pulchérie, une petite Valentine dont les cheveux jusqu’aux genoux faisaient l’admiration de tous. Une autre maman et moi avions sympathisé et réuni nos deux groupes pour n’en faire qu’un (et passé notre journée à compter jusqu’à 12). Nous avons donc remarqué toutes les deux que la petite Valentine passait son temps à se gratter. La tête, les épaules, le dos, les cuisses. Là, l’autre me signale à voix basse, comme honteuse qu’elle a passé son année à traiter sa fille contre les poux, sans oser en parler, s’étant faite rembarrer la première fois par la maîtresse… Je découvre donc que je n’étais pas la seule…

Nous soulevons la splendide chevelure de la gamine. Elle grouillait de poux. Des poux adultes. Je ne pensais pas que cela pouvait devenir aussi gros, n’ayant trucidé chez Pulchérie que des bébés et des lentes. La gamine était couverte de piqûres dans le dos, sur les épaules, partout où ses cheveux la touchaient. La rage nous prend et nous appelons la maîtresse en train de contempler les ours polaires au zoo de Vincennes. Cris horrifiés de cette dernière quand elle découvre le carnage, et l’autre maman et moi en train de lui signaler qu’elle ferait mieux de réfléchir dans l’avenir quand on lui signale des poux, avant d’envoyer bouler la mère qui se plaint. Car celle qui se plaint est celle qui traite en vain…

Le temps passe, jusqu’au CM2 et là, rebelotte dès la rentrée. En plus, Pulchérie qui dort avec sa soeur, l’infeste à chaque fois. Je signale à l’instit, un vieux de la vieille qui passe une annonce. Il voit bien lui, que certains se grattent et que certains parents haussent les épaules quand il le signale discrètement. Et on traite, on traite, on se ruine en produits, en lessives, en insecticide (faut tout désinfecter). En plus, certains produits deviennent inefficaces. J’ai récupéré des « vivants » après un temps de pause de lotion multiplié par 4… Jusqu’au jour ou deux mamans et moi demandons à l’instit de frapper un grand coup. Ras le bol de traiter nos gamines (les produits irritent Pulchérie qui en a des croutes sur la tête, une de ses copines aussi), de chercher le produit miracle. En fait une multitude de parents se plaignent régulièrement.

Il passe donc une annonce bidon comme quoi, devant les plaintes répétées de certains parents las de traiter leurs enfants alors que d’autres ne font visiblement rien, il va procéder lui-même à l’inspection de toutes les têtes et demander l’apport d’une infirmière pour cette inspection qui aura lieu jeudi (c’était un mardi)… Bien évidemment c’était faux, aucune infirmière ne se serait déplacée, comme au bon vieux temps…

La pharmacie du village a été dévalisée, mais l’épidémie a été stoppée net en mars (il était temps)… Le pharmacien nous déclara que certaines étaient venues, l’air pincée lui demander la totale pour le caz-où… avec un gosse se grattant frénétiquement… Mais elles n’avaient pas regardé bien sûr : comme ma connasse de belle soeur, leurs enfants ne pouvaient pas avoir de poux…

C’est LA lutte qui m’a le plus horripilée et le plus ruinée au cours de ma carrière de parente d’élèves (Delphine ayant eu ses épidémies également une fois sa soeur partie au collège où elle ne récolta plus rien)

Désolée si certains pensent que leurs enfants ne peuvent pas avoir de poux parce qu’ils sont propres : ce style d’invasion n’a rien à voir avec la propreté, et ce ne sont pas forcément les mieux tenus qui sont porteurs…

Je vous quitte, du coup ça me gratte…

Ah oui j’oubliais : la vie n’est qu’un long calvaire…

P comme Parent d’élève…

Parents_d__l_vesVous étiez parents tout court, et puis un beau jour le petit ou la petite passe le seuil de l’école maternelle, et vous voilà parents d’élève…

Vous allez devoir affronter des instituteurs successifs, avec lesquels le courant ne passera pas forcément (mais pour le bien de l’élève on la boucle), des bulletins qui se seront pas tous glorieux, et puis surtout, surtout, d’autres parents d’élèves.

Je faisais partie de ceux qui n’ont pas trop de questions à poser à la réunion fatale du début d’année : l’instituteur va se charger de nous mettre au courant. D’autres le devancent tout de suite avec une liste de 3 pages car ils n’ont que des questions et des objections à tout : repérez les, ils vous gonfleront pour toutes les réunions à venir, si vous ne déménagez pas. Les enfants en effet se suivent généralement d’une classe a l’autre.

Pulchérie avait une copine de CM2, (pendant que Delphine débutait son CE1 dans cette école où elle allait faire tout son primaire) dont la mère m’a pourrit la vie pendant toute l’année scolaire. A savoir qu’elle était en compétition, via sa fille, avec tous les autres parents d’élèves. Pas de chance pour elle, la classe était dominée depuis le CP (Pulchérie tombait là tout à coup) par deux têtes d’exception que sa fille n’avait aucune chance de battre. Je savais par contre par Pulchérie, toujours honnête et outrée par la triche, que Ludivine copiait plus que largement sur une des deux têtes d’où une baisse de résultats si une grippe venait à terrasser l’autre.

La seule conversation de cette femme était « combien Pulchérie a-t-elle eu à sa compo de maths ? 17 ? Ludivine a eu 1/2 point de plus » (m’en fous). « Jusqu’à quelle heure Pulchérie travaille-t-elle le soir ? Ah mon dieu, Ludivine révise jusqu’à 22 heures » (m’en fous toujours). Elle prenait la parole dès le début d’une réunion et ne la rendait à l’instituteur qu’après l’intervention exaspérée d’un autre parent (elle était brouillée quasiment avec tous, d’où son affection pour moi, fraîchement débarquée « en CM2 »).

Passage en sixième, Pulchérie échappe à Ludivine qui se retrouve dans une autre classe, sans les grosses têtes. Je me croyais débarassée de la mère : j’avais tort. Je me suis toujours demandé si elle n’avait pas placé des micros espions dans ma voiture, voire même la maison de mes parents, pour savoir quand j’en sortirais. Je la voyais surgir, poussant la poussette de son 4ème pour me raconter les déboires de Ludivine travaillant jusqu’à minuit à s’en user les yeux (bien fait la copieuse) et s’enquérir des (bons) résultats de Pulchérie qui la consternaient dans la mesure où elle s’était traînée derrière l’autre avc 1/2 point de retard pendant le CM2. Il m’a fallu lui préciser un jour « les résultats scolaires de Ludivine ne m’intéressent pas du tout, d’ailleurs demandez-vous pourquoi elle s’en sort mal sans Charlène à proximité » pour en être débarrassée (je sais ce n’est pas charitable, mais il faut ce qu’il faut, je n’allais pas me l’appuyer une année de plus). Elle m’a quittée ce jour là rouge comme une framboise et outrée, mais bon c’était pour une bonne cause (la mienne).

Il y a plusieurs sortes de parents d’élèves, que l’on retrouve partout :

  • Ceux qui trouvent qu’il y a trop de devoirs

  • Ceux qui trouvent qu’il n’y a pas assez de devoirs

  • Les lèves tôt qui étaient pour le maintien de la classe le samedi matin pour filer faire leur plein à l’hypermarché sans la compagnie de leurs têtes blondes (ou brunes)

  • Ceux qui étaient contre le maintien de la classe le même jour, car ils ont des milliers de choses à faire dès le vendredi soir, y compris filer en province (maintenant c’est de l’histoire ancienne)

  • Ceux qui prennent l’école pour une garderie et y envoient leurs enfants avec une maladie bien contagieuse. Exaspération de l’instit qui voit les rangs se creuser.

  • Ceux dont les enfants n’attraperont jamais un pou, donc, ils ne leur regardent pas la tête et ils ont tort : c’est leur gamin non traîté qui en refile régulièrement aux autres, merci pour les parents qui traîtent leurs enfants (là c’est le terrain miné par excellence)

  • Ceux qui vous toisent parce que leur môme a 1/2 point de plus que le vôtre nananèreu !

  • Ceux qui sous prétexte que vous êtes au chômage donc disponibles, vous refilent leur pétition à faire circuler (que l’on benne vu qu’on n’est pas d’accord avec le samedi non libéré).

  • Ceux qui militent contre l’instit excellent qui est trop sévère, à l’ancienne qui exige du respect non mais, ils rêvent, pour militer l’année d’après contre l’instit qui remplace le précédent cité qui est parti à la retraite et a été remplacé par un jeune franchement trop cool : ils rêvent encore. Ceux là ne seront jamais contents de l’instit sans se poser de question sur leur môme dont ce n’est forcément pas la faute s’il galère parce qu’il n’en glande pas une.

  • Ceux dont l’enfant n’est qu’un pauvre bouchon innocent, alors que votre môme n’est qu’une teigne infâme, même si le bouchon innocent lui a ruiné le tibia droit.

Bon courage à tous et vous saurez pourquoi la vie n’est qu’un long calvaire, car quand le trésor adoré rentre à la maternelle, vous en avez pris pour 15 ans s’il n’y a pas de loupé.

La vie n’est qu’un long calvaire…

Les filles dorment dans une chambre (enfin on appelle cela comme ça)

Chambre_en_fouillisEt oui je sais, ce titre est trop long…

Quand elles étaient petites, Pulchérie et Delphine avaient chacune leur chambre. Elles passaient d’ailleurs leur temps à s’installer l’une chez l’autre, passé 20 H 30, discrètement qu’elles croyaient (la charge de la brigade légère sur ma tête tous les soirs). Puis vint l’époque des vaches maigres et un retour chez mes parents, où nous partagions une immense chambre, coupée en deux par deux placards. Leur méthode de rangement s’opposait farouchement à la mienne, encore que je suis loin d’être maniaque (heureusement), et il y eut des frictions, après la nuit où me levant sans bruit, je posais le pied sur une chaussure de barbie renversée (ça fait mal les talons aiguilles !), et une autre fois sur une ceinture dont la pointe me perça carrément le talon (bon elles étaient réveillées malgré mes précautions, mais se percer le talon ça fait très mal (j’en entend qui rigolent… Il en faut pour percer le talon et ça se sent très nettement))

Arriva le moment espéré où j’eus mon chez moi, et les filles emménagèrent dans une grande chambre pour deux (pas les moyens de prendre plus grands, et la même surface avec trois chambres c’était moche). La chambre est vraiment grande et je l’avais joliment arrangée et coupée en deux par l’ameublement (je n’allais pas monter une cloison non plus, Jean Poirotte était contre, il faisait déjà les travaux de papier peint et montage de meubles en kit).

En bonne mère pas encore indigne, je rangeais régulièrement la chambre, n’y rentrant que munie de chaussures de sécurité (punaise dans le talon au début de l’histoire des posters, suivez bon sang !) et d’un casque pour me protéger d’objets tombant du plafond, Delphine adorant accrocher des objets au plafond (qui attend un peintre, maintenant qu’elle a retiré ses voilages de la dernière heure, merci de votre aide).

Je rangeais donc. Tiens des épluchures de Kiwi, tiens une chaussette (on ne trouve jamais la seconde pour faire la paire, c’est pour moi et d’autres femmes un mystère non élucidé : qu’est devenu la deuxième chaussette ?), tiens un slip, tiens un journal intime, tiens ma pince à épiler, tiens une tomate cerise, tiens sa dernière compo de maths (quoi ???? 3/20 ?????), tiens mon coupe ongle…

Le surlendemain tout était à refaire et je désespérais, quand une journaliste psychologue eut l’excellente idée d’écrire un article sur la chambre de l’adolescent. Je la cite en gros « passé un certain âge, délaissez sa chambre même si c’est un fouillis infâme (ça l’est). Si vous ne supportez pas cette vision, contentez vous de fermer la porte. C’est son territoire, il le gère comme il veut, il doit apprendre à le gérer »… Je n’écoute pas toujours ce qui est dit dans les journaux féminins loin s’en faut, mais là elle tombait bien cette psychologue et je ne demandais qu’à la croire.

Bénissant cette femme, j’appris donc aux deux filles que je ne mettrais plus les pieds dans leur chambre (youpee !) sauf pour récupérer ma pince à épiler (beeerk). Elles s’enguirlandèrent donc joyeusement, n’ayant pas du tout la même manière d’envisager la chambre de rêve. Pour Pulchérie c’était tout bien rangé, pour Delphine rien de rangé et « vive l’anarchie ! ». Pulchérie détermina donc une ligne idéale coupant la chambre en deux, et aucune épluchure de kiwi n’était autorisée à dépasser cette ligne.

D’où le choc en entrant dans la chambre (devinez pour quoi faire ?) avec deux chambres en une (même le plafond était coupé en deux). Le placard c’était idem : une étagère bonne pour l’armée la plus stricte du dictateur le plus infâme, l’autre en désordre avec le chat couché dessus, bien emmitouflé dans un pull douillet (et en vrac).

Une fois par mois elles décidaient de tout ranger et y passaient une journée, me laissant 2 sacs poubelles à descendre aux ordures (deux ? oui !) et le panier de linge sale débordant. En fait les crises de rangement débutaient par un « je n’ai plus rien à me mettre, que fait Mouth avec ses lessives ? tout est par terre dans la chambre faut qu’on range un peu ». J’avais en plus 4 machines à faire au minimum, ayant en bonne mère indigne décidé de ne pas laver ce qui n’était pas dûment mis dans le panier de linge sale.

Pulchérie partie, Delphine s’occupat de la chambre seule. Une fois par mois elle en changeait toute la disposition, et rangeait à fond, ce qui lui donnait des courbatures pour 4 jours. Le lit eut 27 places, dont une au milieu de la chambre, le dit lit transformé en canapé (relever un sommier pour faire dossier ne lui posant aucun problème, le tout étant de le fixer mais elle était d’une ingéniosité diabolique (j’en ai déjà parlé)).

Maintenant que Delphine est partie, j’aimerais beaucoup faire de cette chambre une chambre d’amis, où elles pourraient dormir lors de leurs visites… Manque de bol il y a tous leurs cours qu’elles ne peuvent se résoudre à jeter après tri (elles peuvent garder leurs rédactions qui nous font toujours mourir de rire), un canapé rescapé du premier appart de Delphine, 3 coffres pleins à craquer, et tout un tas de bardas qu’un de ces jours je m’en vas descendre aux poubelles, ou brocanter.

Et depuis le temps que je le dis, un beau jour je vais le faire !!!!

PS : C’est fait : Delphine et Pulchérie ont pris le taureau par les cornes et c’est une vraie chambre ! (sauf pour le papier et les peintures, et que du coup j’y mets mon propre bordel) SNIF car ce n’est plus la chambre « des filles« . (Jamais contente !)

La vie n’est qu’une gigantesque pitrerie (je vous ai bien eus sur ce coup là !)