Bienvenue sur le blog de la Gentille sorcière.

'Chroniques d’une vie ordinaire'

Comme une grande fatigue…

sanglotsAprès la mort de maman, il y a eu des hauts et des bas, mais surtout des bas… J’étais dans le fond du trou et je commençais à creuser… C’était normal. Nous réagissons néanmoins tous de manières différentes, et notre mode de vie compte beaucoup.

Je vis toute seule, je n’ai pas de travail, je suis plutôt bien entourée, et j’appréhendais les fêtes de fin d’année qui n’en seraient pas.

Malgré tout je me suis obligée à faire un petit quelque chose toute seule pour Noël, et avec une amie de la résidence pour le jour de l’an.

C’est le 3 janvier que c’est arrivé. Une grande fatigue comme je n’en avais jamais ressenti. Depuis un an, je vivais des nuits anarchiques : un coup bonnes, un coup mauvaises. Et puis après la mort et l’enterrement, beaucoup de cauchemars, des réveils quasi toutes les heures, de temps à autres une bonne nuit qui me donnait de l’espoir, puis : rechute.

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Posté le 26 janvier '18 par , dans Chroniques d'une vie ordinaire. 7 Commentaires.

TMC : la chaîne pour le papy boom atteint d’Alzheirmer

Mal de têteTMC était une chaîne que je ne regardais qu’exceptionnellement, avant que maman ne se casse le bras droit en décembre dernier et que je parte de chez moi pour m’occuper d’elle. Pendant qu’elle était à l’hôpital à Houdan pour une bronchite/infection urinaire carabinée (en plus de son bras à immobiliser), je me suis retrouvée coincée chez elle pour m’occuper du chat…

Il lui manquait plein de chaînes par rapport à chez moi, et j’ai pris l’habitude de changer mes habitudes et de regarder TMC en trois temps. Pour un séjour de 6 mois dans sa maison de transit, nous n’avions pas jugé utile d’acheter des amplis-trucs et machins chouettes pour tout voir en même temps ou choisir sa chaîne. La (fausse) totalité c’était à l’étage où je dormais, mais où il faisait un froid de canard… (Lire la suite…)

Posté le 28 décembre '17 par , dans Ah je l'aurai méritée ma place au Sénat !, Chroniques d'une vie ordinaire, Coup de gueule, Crise de nerf, Dans la série Diabolique. 5 Commentaires.

Le somnambulisme et moi (je… d’abord) (3)

SomnambulismeJ’étais toujours une somnambule “soignée sans grands résultats”,  le médecin constatant que les lieux où je dormais avaient visiblement de l’importance, car nous revenions de Bretagne (que j’adore) où je m’étais levée toutes les nuits,  quand il se passa quelque chose d’important dans ma vie : mes premières règles, et maman se  contrefichant royalement de ma gêne, quand elle proclamait à tout le monde (était-ce important pour le pharmacien ? le poissonnier ? le boucher ? etc ? ) “c’est une jeune fille maintenant ! “On me complimentait, j’étais rouge de honte.

Pour les filles j’ai évité de clamer la nouvelle, sauf dans la famille en demandant à ce qu’on évite les compliments. Maintenant il paraît que ces demoiselles informent elles-mêmes tout le collège, et finalement, c’est tant mieux.

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Posté le 25 novembre '17 par , dans Chroniques d'une vie ordinaire, Dans la série Diabolique. 6 Commentaires.

Le somnambulisme et moi (je… d’abord) (2)

SomnambulismeJ’étais une somnambule “soignée sans résultat” quand arriva le pire dans la vie de ce que j’étais à l’époque : une petite fille.Malheureusement, il y avait d’autres facteurs qui allaient jouer.

Cette année là était une date commémorative (25 ans après la fin de la deuxième guerre mondiale) , et il fut décrété que les profs d’histoire et de français devaient nous parler des camps de concentration, de la déportation, bref, tout ce qui allait avec le nazisme.  Je n’avais du prêter qu’une oreille peu attentive à ce qui se disait dans la famille, et un jour en classe, la prof d’histoire nous apporta des livres avec des photos particulièrement atroces.

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Posté le 20 novembre '17 par , dans Chroniques d'une vie ordinaire, Dans la série Diabolique. 2 Commentaires.

Le somnambulisme et moi (je… d’abord) (1)

SomnambulismeLe somnambulisme fait souvent sourire, et l’image qui illustre mon article est à cent lieux de la vérité. Je sais de quoi je parle : je suis traitée contre ce que la médecine appelle gentiment “les déambulations nocturnes”.

Je bondis régulièrement en lisant des articles qui prétendent que c’est anodin, que cela passera, qu’il n’y a rien à faire.

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Posté le 9 novembre '17 par , dans Chroniques d'une vie ordinaire, Dans la série Diabolique. 4 Commentaires.

L’art du rangement… (j’en entends qui rigolent…) 1

fouillis-copierMais pas loin… Je n’ai jamais été un foudre du ménage, du rangement, et je n’ai jamais été citée en exemple, associée au mot “maniaque”. Mais bon, bon an mal an, j’ai toujours réussi à avoir un intérieur correct et des placards convenablement rangés. Pourtant Albert ne faisait jamais de remarque, et Charles Hubert était lui, carrément bordélique, ce qui me poussait à ranger plus que la normale (pour moi…).

Quand je bossais, mon vendredi soir et mon samedi étaient dédiés au ménage, sauf si je recevais, auquel quoi je ne faisais que ce “qui se voyait”. Charles Hubert refusant catégoriquement de mettre la main à la pâte, m’avait proposé de payer une femme de ménage 3 H par semaine. Delphine s’était proposée et elle faisait ses 3 H le mercredi après-midi.

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Posté le 1 novembre '17 par , dans Chroniques d'une vie ordinaire, Dans la série Diabolique. 4 Commentaires.

Des retrouvailles qui font plaisir…

6222-000049Actuellement je suis plutôt dans le creux de la vague par tempête de force maximale sur l’échelle du dauphin. N’empêche QUE…

Il y a quelques semaines, peu en fait, car maman n’est jamais morte que depuis à peine 1 mois 1/2, j’ai réalisé que je n’avais pas prévenu Evelyne.

Evelyne est une fille d’une petite cousine de mon grand-père maternel, côté Benoist (le coureur automobile), sa mère étant la nièce de ce dernier.

La dernière fois que je l’avais vue, avec maman, c’était pour les 100 ans de son père en 2012. Je n’avais pas son adresse, mais son n° de téléphone, et je l’ai donc appelée pour lui apprendre la triste nouvelle.

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Posté le 12 octobre '17 par , dans Chroniques d'une vie ordinaire. 2 Commentaires.

Comment se prendre le chou pour des livres… (mode d’emploi à ne pas suivre).

Mal de têteJ’ai toujours connu mes parents en train de lire (nous n’avons eu la télévision que tardivement, je devais être en 4ème) et j’ai toujours moi-même beaucoup lu. Il est vrai que vu mon grand âge, je n’avais pas d’internet, d’ordi, de smartmachin, ou autre, pour m’occuper (ni 36 chaînes TV).

Lorsque nous habitions Antony, mes parents avaient deux bibliothèques bien garnies, avec les livres les plus petits sur deux épaisseurs. Quand ils ont emménagé à Rambouillet, papa a fabriqué d’autres bibliothèques pour nos chambres. Et puis le temps a passé…

Quand il m’a fallu secouer maman qui avait vendu sa maison (signature le 7 décembre), mais ne semblait pas se préoccuper plus que cela du déménagement dans une maison de transit, je m’y suis prise comme un manche.

Far-pai-te-ment ! COMME UN MANCHE !

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Posté le 19 septembre '17 par , dans A lire, à relire, à découvrir, Ah je l'aurai méritée ma place au Sénat !, Chroniques d'une vie ordinaire. 4 Commentaires.

J’aime bien mon médecin…

Visite_chez_le_m_decin_53272152Quand Acromion a décidé de préparer sa retraite, il a sélectionné deux de ses anciens internes pour en faire ses associés. Au départ, j’avais choisi n°1 qui rassurait tant papa, qui est parti et donc maintenant je suis avec n° 2 depuis un petit moment.

Acromion ne pouvait que choisir un médecin taillé sur le même modèle que lui, qui ne regarde jamais sa montre, prend le temps de palper les problèmes psy éventuels, etc… Il  a pris de la rallonge par rapport à sa retraite, mais on sent bien que le 2ème associé pointe bien son nez (une femme, il l’a fait exprès, côté gynéco…) (Lire la suite…)

Posté le 18 septembre '17 par , dans Ah ces parents !, Ah je l'aurai méritée ma place au Sénat !, Chroniques d'une vie ordinaire, Coup de blues. 5 Commentaires.

Demain…

Image (2)Demain, dès l’aube, à l’heure où blanchit la campagne,
Je ne partirai pas. Vois-tu, je sais que tu ne m’attends plus.
Je n’irai pas dans la forêt où ton souvenir reste.
Ni dans la campagne où tes ânes chéris resteront sans ton pain,
Je n’en ai pas pour eux, pour cette période sans fin,
Où tu seras absente pour toujours de ma vie.

Je pleurerai, mes yeux fixés sur mes pensées,
Sans rien voir alentours, sans entendre aucun bruit,
Seule, inconnue, ayant peur du dehors, qui pour moi tout à coup est un endroit maudit,
Que je peine à traverser pour simplement : la vie.
Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit.

Je ne regarderai ni l’or du soir qui tombe et qui me rappelle la nuit dont tu avais soudain si peur,
Ni ceux qui sont heureux, en oubliant le pire,
Et quand j’arriverai enfin, devant la dalle sous laquelle tu repose, je mettrai sur ta tombe
Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur.

Et puis je penserai que tu ne seras jamais plus seule,
Que mon père et toi, vous êtes  retrouvés.
Que dans l’éternité qui vous attend vous êtes toujours ensemble.
Que tu n’as donc plus peur.

Je présente toutes mes excuses à Victor Hugo dont je viens de massacrer le poème, et aux puristes qui sont tombés dans les pommes…

Mais la vie n’est qu’un long calvaire…

Le deuil est une chose amère…

Posté le 15 septembre '17 par , dans Chroniques d'une vie ordinaire, Coup de blues. 9 Commentaires.