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'Chroniques d’une vie ordinaire'

Je me suis mariée… Part 2

Je_me_suis_mari_e_56801229L’avant veille du mariage (un jeudi soir donc), Albert et moi nous sommes couchés le plus tôt possible, cannés. J’avais des courbatures partout et pour la démarche de la mariée descendant les marches de la mairie je craignais le pire, d’autant que je n’avais pas “fait” mes chaussures.

Pour l’absence d’église il nous avait fallu être très fermes, les plus intolérants sur ce coup là étant les non pratiquants des deux familles, comme quoi il y a toujours des surprises

Le maire avait délégué ses pouvoirs à un de ses adjoints ami de papa qui était ravi de me marier m’ayant connue haute comme ça. Tout était prêt.

Sauf le bouquet de la mariée non commandé par Albert comme le découvrit Mrs Bibelot avec horreur le vendredi en fin d’après midi. Réquisition d’un ami fleuriste à Jean Poirotte qui se fit une joie de le préparer pour un tarif prohibitif (entre amis hein…). Mrs Bibelot refusa d’avancer le prix du nénuphar supérieur à celui du safran à Albert : ça porte malheur (et les perles donc, elle ne savait pas plus que moi). L’ouragan pointait : le mariage avait lieu le lendemain (détestant me lever de bonne heure, j’avais choisi 16 heures pour la Mairie et j’avais bien raison ! Le mariage, les photos, et hop ! tout le monde au vin d’honneur et au reste).

Albert partit régler le bouquet de la mariée en fin de soirée le vendredi en maudissant sa future belle mère (chacun son tour), alors que je lui avais demandé de faire des neuvaines pour qu’il ne pleuve pas le lendemain. Et c’est là que nous avons réalisé que nous n’avions pas préparé la table ! Qui, où, comment, avec qui ?.

Dessin solennel de la table en fer à cheval, fiches des invités à caser avec une vague inquiétude planant : où placer le furoncle (la mère d’Albert pour ceux qui n’ont pas tout suivi). Impossible de mettre la mère du marié sur un bout de table à la sortie des cuisines. Après discussion : on ne pouvait la mettre nulle part, sauf, en refaisant toute la table côté est et ouest, les mariés trônant plein nord avec leurs amis (nous avions punaisé nos papiers sur la table de Mrs Bibelot).

Finalement un arrangement fut trouvé, sans qu’Albert ne comprenne. La femme du remplaçant du maire était aussi bête et méchante que le furoncle, on décida de mettre les parents du marié en face de l’autre couple. Quelques couples à déplacer Est/Ouest pour éviter que l’ex soixante huitard ne s’entretue avec le stalinien zélé et à 23 H tout était bâché…

Nous avions déposé une liste de mariage aux galeries farfouillettes et recevions régulièrement des avis de cadeaux dûment choisis par nous. Certaines personnes manquaient à l’appel et nous avions peur avec raison, ces personnes là étant connues de tous pour leur goût délicieux… Le samedi matin la famille d’Albert débarqua et sa gentille grand mère (il en avait une méchante), m’intima l’ordre de me rendre chez mes parents, une mariée ne devant pas se préparer sous le même toit que le marié qui avait juste à se raser, enfiler son costume, après avoir regardé le match de rugby un jour où la France a gagné…

J’avais tout embarqué chez mes parents où ma tante vint me rejoindre pour la coiffure. Pour constater que j’ai vraiment le cheveux fin et raide (pour la répétition j’avais mis des bigoudis et elle avait trouvé un peu de texture, là elle dû sortir son fer à friser et frôler la dépression devant la capacité de mes cheveux à ne prendre que le faux pli, mais elle eut raison de tout). Coiffure aboutie, maquillage, habillage, bien entendu j’étais en retard. Je ne vous raconte même pas l’animation qui régnait dans le 5 pièces de mes parents avec plein de femmes en slips et les caquetages qui allaient avec (mon père et les hommes intelligents s’étant réfugiés chez moi devant le match avec le futur marié et ses beaux-frères).

Prête en retard comme il se doit, papa m’emmena après le départ de tout le monde, heureux comme tout, sauf que le garagiste lui avait réparé une aile froissée la semaine précédente en temps et en heure (pour le vendredi donc), en la repeignant de la mauvaise couleur. Je partis donc en voiture bicolore rejoindre tout le monde.

Ce qui est curieux c’est cette impression d’être absent de ce que l’on vit. Dire bonjour à tout le monde, embrasser tout le monde en évitant le rouge à lèvre de tante Hortense sur mes joues divines, entrée dans la mairie au bras de papa sans voir le bordel dans le cortège derrière, à découvrir sur le film la semaine suivante : c’est quoi ce travail, personne ne sait marcher au pas ?

A la question bête et rituelle répondre “oui” sobrement (et non pas comme une amie à moi “je ne suis pas venue ici pour dire non !”, le maire lui reposa la question…) Moi d’une petite voix, Albert avec détermination. Signatures. C’est fait nous sommes mariés et l’ami de papa fait son petit discours, vu qu’il m’a connue toute bébé, qu’il manque du monde qu’il salue au passage. Sachant que nous voulons un enfant pour très bientôt, nous signale que “ça commence par un tube digestif embouché d’un klaxon” et que dans 24 ans nous serons en train de pleurer parce que l’enfant chéri se marie…

Le vin d’honneur était très bien. C’est au cours de ce dernier que certains me firent la surprise du cadeau. Un vase marron avec des chiures de pigeon jaune/bleu/rouge (ayant coûté très cher en plus), un service de verres à vin avec écrit dessus “beuvez toujours ne mourrez jamais”, une nappe et les serviettes assorties brodés main, un service à porto que je n’ai jamais pu refourguer à personne même à 1 € dans une brocante, le tout à frémir d’horreur mais quand on est la mariée on fait au moins aussi bien que Lady Di… (seule meilleure amie avait des serviettes de toilettes super qui résistent toujours !)

Le repas fut très bien également, la table était super bien organisée et l’aile Est a vécu un grand moment lors de la rencontre du Furoncle et de la femme du remplaçant du maire (l’un d’eux déplora de ne pas avoir eu de magnéto pour enregistrer l’intégrale de leurs conneries). Le repas était excellent, nous avons bien bu, bien mangé et bien dansé (le seul couac fut la trombine des vacherins excellents mais pas du tout bien disposés).

Un de mes beau frères a réussi à faire croire à la femme du patron (ancienne hôtesse de l’air) qu’il était pilote de ligne, il engueulait sa femme parce quand son mari a bu une femme doit faire la tronche, et tante Hortense fit une valse avec un ami d’Albert qui l’avait sympathiquement invitée : elle était ravie.

Le furoncle tirait une tronche de cake après le repas pendant que tout le monde dansait et qu’il commençait à y avoir du laissé aller dans les tenues (j’ai un film, j’ai des preuves) : j’étais sa bru sa vie était foutue.

J’avais très peu bu et j’ai ramené Albert à l’hôtel où nous avions décidé de nous réfugier pour laisser notre appartement aux autres. Albert n’était pas franchement en état de conduire voyant les arbres tomber sur la route les uns après les autres + une soucoupe volante (c’est hallucinant le nombre de soucoupes volantes qu’il a pu voir certains soirs…). Pour arriver à la chambre il y avait un escalier à monter et j’ai renoncé à ce qu’il ne me prenne dans ses bras pour me faire franchir le seuil de la porte en nous tuant tous les deux.

Le lendemain mes parents avaient prévu un buffet froid. Dans mon souvenir, j’étais juste un peu fatiguée et tout le monde était en forme (RV chez mes parents prudents à 14 H pour les gens n’étant pas rentrés chez eux). Le dimanche s’est terminé tard. Pas autant que le mariage où le restaurateur nous avait viré à 4 heures avec diplomatie, mais tout de même, heureusement que nous avions trois jours pour nous en remettre.

Ce n’était pas le tout : nous étions mariés et nous avions un enfant à mettre en route ce qui représente une tâche écrasante à assumer (ne comptez pas sur moi pour vous donner des détails crapuleux). Le voyage de noce eut lieu plus tard, alors que j’étais enceinte de Pulchérie et la voiture pas du tout conforme à la photo…

Mais cela c’est une autre histoire que ce voyage de noce…

Posté le 16 novembre '06 par , dans Chroniques d'une vie ordinaire. Pas de commentaire.

Je me suis mariée… Part 1

Je_me_suis_mari_e_1_871303_001Je me suis mariée. La première fois avec Albert qui m’avait demandé ma main (ce qui signifie que je me suis mariée une deuxième fois : vous avez gagné le droit de dévorer un pot de nutella et je vous le redis : quelle idée de se REmarier)

Quand nous nous sommes rencontrés, nous étions l’un et l’autre contre le mariage. Assez curieusement les hommes ne semblent apprécier que moyennement qu’une femme soit contre le mariage. Pour eux, on veut forcément les emmener à la mairie et ils développent tout un tas d’arguments contre, qu’ils se gardent pour eux avec dépit quand on leur précise “moi aussi je ne tiens pas à me marier”.

Pour eux forcément c’est louche (elle veut pouvoir me tromper à qui mieux mieux), vu qu’on rêve depuis que l’on est toute petite de se déguiser en meringue, mettre un voile sur la tête, et prendre l’air innocent et rougissant devant monsieur le maire et monsieur le curé alors que l’on concubine depuis déjà 2 ans… (pour certaines ce n’est pas faux, le fantasme de la tenue de “mariée” reste très fortement incrusté).

Donc Albert me demanda ma main, (après une crise au cours de laquelle j’avais failli rentrer chez ma mère), au grand désarroi de sa famille qui me détestait (et à ma grande surprise, je ne m’y attendais pas, à ce qu’il me demande ma main). J’ai dit “oui” justement parce qu’ils me détestaient (pas tous, mais bon ses parents, une de ses soeurs et donc son mari) et que d’un côté il leur prouvait qu’ils n’avaient qu’à la boucler. De plus nous avions en tête d’avoir un enfant et à l’époque cela me chagrinait que ma fille puisse porter un autre nom que moi (maintenant le problème est théoriquement résolu, mais les pères pas du tout d’accords pour que l’enfant prenne le nom de sa mère) (et oui, je voulais une fille) (et oui le problème est résolu, vu le divorce mes filles ne portent pas le même nom que moi !!!).

Préparer un mariage relève du parcours du combattant. Il faut déjà définir une date. Apprenant nos intentions matrimoniales, sa soeur (la pas gentille du tout d’Albert), décida de se remarier en novembre 1980, nous coupant l’herbe sous le pied. Nous n’allions pas faire cela en décembre juste avant les fêtes, ni juste après, février ce n’était pas possible fait trop froid, et nous avons donc arrêté le second samedi de mars.

La date arrêtée : prévoir les faire parts en n’oubliant personne. Constater qu’inviter tout le monde est impossible vu le budget. Dans mon cas papa payait pour toute la famille (donc pour moi pas de problèmes), mais les parents d’Albert l’avaient restreint. Obligation de faire des coupes sombres dans la famille d’Albert, et d’éliminer ses cousines et leurs maris (de ma faute bien entendu, c’est ce qu’on leur a fait croire) plus tout un tas de gens qu’il ne voyait jamais. L’incident diplomatique se profila immédiatement vu qu’une taupe (je me demande bien qui cela pouvait être), informa les cousines et les autres que si leur cousin (ou autre) ne pouvait pas les inviter, il invitait tout de même ses meilleurs amis et que c’était dû à ma néfaste influence.

Les faire parts envoyés, restaient : à trouver une salle ou un restaurant, un traiteur, une toilette pour la mariée, organiser l’hébergement de la famille de province (quelle idée aussi d’habiter en province). Avec Albert nous avions en plus eu la bonne idée de programmer un déménagement le week end précédant le mariage…

Pour la toilette, Mrs Morgan qui me rêvait en meringue, se proposa à me la payer avec THE budget. Menace de rupture avec Albert qui voulait bien que je sois en blanc, mais pas dans une robe de mariée (le salaud !). Fleur bleue, bavant devant les meringues, j’allais choisir avec lui (les filles ne faites jamais ça, c’est votre jour) à reculons une robe plutôt jolie mais qui ne faisait pas du tout robe de mariée (en fait c’était tunique grecque), avec Albert donnant son avis et aux vendeuses qui sentaient que l’heure était grave l’envie de le trucider.

Trop tard la robe était achetée sur ses instances. Me restait du budget de quoi craquer seule dans une boutique rue de Rennes pour une robe crème 1900 très mignonne en louchant sur les mêmes un peu plus sophistiquées en soie ou taffetas, de vraies merveilles, en me maudissant d’avoir demandé son avis à Albert… Achat de la seconde robe donc, et je déclarais au futur mari qui n’avait qu’un mot à dire pour cesser de l’être (le futur) que l’autre me servirait de robe de lendemain de noce car je venais de relire “autant en emporte le vent”. Pour se venger, Albert loua un costume 1900 dans lequel il était très bien, à condition qu’il évite de mettre le chapeau (trop petit). D’un autre côté pour aller avec le costume son grand père maternel lui céda la montre à gousset en or de la famille et Albert regretta la robe de mariée 1900 en soie ou taffetas qui lui aurait permis d’avoir la chaîne en or avec, et la rupture pointa son nez une fois de plus…

Papa avait de l’argent devant lui, il m’offrit en plus une veste en mouton rasé (j’ai dis mars) ainsi qu’un renard à Mrs Bibelot (hou la vilaine, mais à l’époque ça se faisait). J’ignorais l’adage “qui perle en mariage portera tout à loisir pleurera” et acceptais les boucles d’oreilles en perles que m’offrit ma mère pour le grand jour (je peux affirmer que l’adage est totalement 200 % exact, voir outre moi : Marie Antoinette et l’impératrice Eugénie, et certainement la reine Margot et d’autres, mais je n’ai pas pu vérifier).

Il fallait régler le problème des parents de Mrs Bibelot divorcés, mon grand père refusant de rencontrer Mrs Morgan sous quelque prétexte que ce soit… Un compromis fut trouvé : il serait mon témoin et assisterait au vin d’honneur, elle nous rejoindrait pour le dîner et la soirée. Ceci après 122 coups de téléphone et une menace de ma mère de démissionner et de partir cultiver du chou en Finlande (pourquoi du chou et en Finlande ? le mystère reste à ce jour entier).

Mes parents, Albert et moi avons fait tous les restaurants du secteur dès le 1er décembre 1980 et essayé des traiteurs multiples, pour découvrir la perle rare (un restaurant) au bord de l’indigestion et le porte feuille sacrément dégonflé contrairement à notre foie. Le restaurant fut retenu pour le vin d’honneur et le dîner + la soirée, vu qu’il avait l’autorisation de 4 heures du mat par les autorités (clause importante après digestion).

Restait à se battre pour se mettre d’accord sur le menu, avec une mariée qui n’aime toujours pas la viande rouge (moi, oui, je sais, je suis une chieuse). Les tractations furent affreuses : il y eu viande et poisson en plus de l’entrée. Albert et moi détestions la pièce montée et pour une fois d’accords, imposâmes des vacherins dont le restaurateur, apparement habitué aux engueulades concernant le menu certifia mensongèrement qu’ils seraient disposés en pièce montée.

Restait à loger tout le monde. Chez nous de préférence, ce qui fit que le déménagement eut lieu sur les chapeaux de roues car nous ne pouvions pas faire dormir la famille d’Albert dans des cartons (déjà que j’avais tous les défauts).

Il fallait que je sois coiffée ce jour là. Test fait chez un coiffeur qui me loupa comme pas possible, et eut l’audace de me présenter la note après m’avoir transformée en coker trempé. Je rentrais en larmes à la maison en voulant tout annuler. Tatie coiffeuse se proposa gentiment et la répétition coiffure eut lieu le WE précédant le déménagement. Le chignon 1900 était au point, le restaurant retenu, les cartons étaient tous déballés le mercredi précédant le mariage.

Tout était OK, prêt pour le grand jour… (Part 2) les deux futurs mariés étant sur les rotules…

Posté le 15 novembre '06 par , dans Chroniques d'une vie ordinaire. Pas de commentaire.

Moi et le téléphone (déjà)…

Je_t_l_phone_53328817J’avais une chance inouie : mes parents avaient le téléphone. Il faut dire que Jean Poirotte s’était mis à son compte et qu’il attendait les appels de clients potentiels. Sinon les médecins et les riches étaient les seuls à l’avoir (le téléphone).

Pendant longtemps mes parents furent les seuls à posséder un combiné dans tout l’immeuble. Celà nous posait un peu et permettait à mes copines de me traiter de crâneuse (même pas vrai, je trouvais cela normal, mais cela leur faisait plaisir). En cas de problèmes médicaux graves en pleine nuit, les voisins venaient timidement sonner chez nous pour que l’on appelle le médecin d’urgence.

C’était un téléphone noir qui sonnait pire que l’alerte des pompiers le jeudi à midi pile. Oui en cette époque préhistorique, c’était le jeudi le jour sans école. A la naissance de la dernière, maman fut obligée de cerner la sonnerie avec des coussins pour éviter que BB ve soit réveillé en sursaut et en hurlant de terreur (justifiée) par la sonnerie DRIIIIIIINNNNNNNGGG !

Quand je fis connaissance avec meilleure amie à l’âge de 12 ans (donc on se fréquente depuis 36 ans), le téléphone se répandait petit à petit. Ses parents avaient également le téléphone + la télévision, mes parents eux étant réfractaires à l’unique chaîne.

Bien évidemment, une fois rentrée à la maison en bus ou en vélo, je n’avais qu’une idée en tête : appeler meilleure amie pour lui raconter la dernière du jour, alors que l’on s’était quittées une demie heure plus tôt.

A l’injonction “raccroche, ton père attend un appel et va faire tes devoirs”, je boudais un peu, histoire d’exister, et m’éxécutais en silence tout de même.

Le temps passant je me mis à ramper sur le dalami et à faire la chandelle en parlant “codé/parents pas compris” pendant des heures avec meilleure amie. Tout cela pour ne rien dire. Enfin si c’était très important. Il faut dire que sa mère à elle travaillait (était donc absente pendant le coup de fil),  que meilleure amie était tombée amoureuse de son voisin de pallier (qu’elle a épousé et qui lui a fait 4 enfants, ils sont toujours ensemble merci). Elle l’avait croisé en rentrant du lycée et devait urgemment m’avertir de la nouvelle du jour.

  • Il m’a dit bonjour que dois-je penser ?

  • Il m’a regardée que dois-je penser ?

  • Il m’a ignorée que dois-je penser ?

  • Il m’a sourit que dois-je penser ?

Tout ceci pendant que cet innocent mangeait des chips en regardant la 1 ou la 2, vu qu’il n’y avait pas d’autre chaînes (l’arrivée de la 3ème chaîne fut émouvante pour tous).

Je passe sur les coups de fil idiots (il y en a eu très peu, si si… j’insiste). Genre “j’ai fait du thé très fort, c’est super pour teinter les jambes !” “La tomate c’est génial contre les points noirs” “qu’est-ce que je fais demain matin, je fais semblant d’avoir crevé ? pour voir s’il me porte secours ? (roue dégonflée à juste regonfler à coup de pompe à vélo, ancêtre de la bombe anti crevaison)

Au bout de deux heures, maman m’intimait l’ordre de raccrocher “ton père cherche peut-être à nous joindre” (argument bidon et suprême, mon père a toujours détesté le téléphone, comme Albert).

Ces mères quelle plaie ! La vie n’était déjà qu’un long calvaire… voir là

Posté le 3 novembre '06 par , dans Chroniques d'une vie ordinaire. Pas de commentaire.