Les filles en promenade

Promenade_200396161_001Quand on habite à la campagne, forcément la forêt est un endroit que l’on va visiter souvent, via la promenade.

Les chiens à sortir, les enfants à aérer, et se détendre un peu, voilà le but de la promenade. A certaines périodes on ramasse des mûres, des champignons, des chataîgnes. Bref, tout le monde est content, sauf les enfants au départ, pour qui la promenade en forêt est une corvée (avant la promenade, après c’est la complainte « pourquoi on est rentrééééées »).

La promenade en forêt c’est pourtant chouette. Il y a l’arbre abattu sur le tronc duquel on marche en s’imaginant être un grand aventurier (maman tenant tout de même la main). Il y a la cabane à construire en mettant pile poil la main sur un nid de fourmis rouges pour récupérer de la mousse destinée à garnir le toît. De zolis marrons à ramasser à la pelle pour qu’ils se déssèchent sur une commode où ils avaient été posés pour faire beau. Il y a une vieille grotte où l’on joue à l’homme préhistorique, et le parcours du combattant où l’on s’imagine être un super grand aventurier (avec maman derrière, c’est bon, on peut y aller). Il y a les mûres avec lesquelles on fait une super tarte en rentrant, voire même des confitures, et qui n’a jamais vu mes filles racler une vieille bassine à confiture, noires de partout et rigolant, ne sait pas ce que c’est que d’être bêtement heureux. Il y a les chataignes que l’on fait griller, les champignons à éplucher, bref, que du bonheur.

Il y a aussi des bestioles et là les choses se gâtent. C’est Pulchérie ramassant du muguet (y’en a de trop j’aime bien chercher – y’en a pas assez j’aime pas chercher), découvrant une petite araignée se faufilant entre les feuilles de muguet et se mettant à sautiller en criant au secours « Au secours, à moi ! Papy au secours !, y’a des araignées ! » (Papy n’étant pas venu, pas si fou…). Dans la mesure où nous étions bien loin du chemin, elle a sautillé comme ça pendant un quart d’heure, horrifiée de la précision : on peut compter 1 million d’araignées à l’hectare (+ 1 tonne de vers de terre).

Il y a les limaces (c’est rigolo), les bousiers (berk, qu’est-ce qu’ils font maman ?), parfois un lapin, mais jamais, jamais de grands animaux. J’en voyais quand j’allais me promener toute seule et elles le savaient pertinemment. « Pourquoi on n’en voit jamais nous des cerfs et des biches, et des chevreuils, et des sangliers ? ».

Vu le bruit qu’elles faisaient dans la forêt leur seul espoir était la vieille bête sourde et quasi aveugle, rhumatisante qui plus est pour ne pas pouvoir se carapater en les percevant aux vibrations…

Il est à noter, et c’est important, que malgré 10 000 hectares de forêt aux alentours, il y aura fatalement un moment où les enfants viendront vous marcher sur les pieds…

Car la vie n’est qu’un long calvaire…

2 réponses sur “Les filles en promenade”

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