Bon anniversaire ma Delphine !

Anniversaire_Estelle_2007Ma petite chérie, je t’ai déjà souhaité un joyeux anniversaire publiquement, l’année dernière ici.

Pour ceux qui débarquent, Delphine a eu 23 ans ce 12 octobre à 1 H 35 (non, l’heure n’a pas changé et ne changera jamais, c’est l’âge qui change).

J’étais, l’année dernière,  nostalgique de tout un temps passé trop vite. Je le reste toujours aujourd’hui, mais je mesure aujourd’hui la distance qui sépare la maman que j’étais le 12 octobre 2006 de celle que je suis ce 12 octobre 2007.

  • Je n’imaginais même pas te souhaiter à nouveau ton anniversaire sur un blog qui vit toujours, et je n’y croyais pas, et qui s’alimente tout seul des évènements, drôles ou moins, de la vie, des souvenirs qui remontent, ou que je glane ça et là.

  • Aujourd’hui le bilan d’une année écoulée, pour toi, pour ta soeur, pour moi, pour le reste de la famille, est positif et triste à la fois (par ma faute). Tout va trop vite. Mais l’adage provençal a été respecté : si à l’an qui se termine nous ne sommes pas plus, que nous ne soyons pas moins » (zut mon Bescherell est au boulot et il doit manquer un i quelque part… soyions ?)

  • Je disais « Carpe Diem » sans savoir faire

Je ne me demande plus tout haut « comment le temps a-t-il pu passer aussi vite » ? Je sais. Il passe, ou bien c’est nous qui passons, nul n’a résolu cette équation, mais c’est ainsi. Mais le tourbillon s’accélère à mesure que le temps passe et nous n’y pouvons rien… Alors, se résigner est la seule solution.

A 1 H 35 du matin, tu es rentrée dans ta 24ème année, l’année zéro n’existant pas (débat éternel). Comme si le temps passé en moi avant ton premier cri, n’avait pas existé, mais pour la législation, c’est la naissance qui compte. Alors que tu vivais en moi qui avait peur de te perdre, comme peu avant, pour ta soeur…

Et là j’ai envie de te dire vraiment : Carpe Diem ma chérie. Profite du jour qui est. Profite de l’instant présent.

Ne fais pas comme moi, en te disant tout bêtement « je tiens de maman ». Trop facile l’excuse… Ne regarde l’avenir que pour le positiver (c’est cela moque-toi de moi : je t’en ai donné le droit), le passé que pour ne pas le regretter ou le refaire car on ne le refait jamais. Ne rumine pas un « si j’avais sû » « j’aurais dû » « je n’aurais pas dû » « comment que j’aurais dû lui répondu ». Le train de la vie avance mais dans ce train là, l’on ne descend pas sur le quai pour prendre un omnibus vers la gare d’origine et s’arrêter où l’on veut. Ne pense pas à hier ou demain avec des « si » qui font parfois tellement mal que la vie présente n’existe plus…

A l’aube de ta 24ème année, c’est un peu de sagesse dont je voudrais vraiment te faire cadeau… Les mots ne suffisent pas, mais je veux qu’un jour, très proche, tu te dise « maman avait raison ». Car maman a compris, il était temps, qu’il ne suffisait pas de redouter les évènements, de les combattre, pour les empêcher d’arriver. Maman a enfin appris « Carpe diem », et voudrait te le donner en héritage… Car l’on se retrouve un beau jour sans regrets, en se demandant comment on a pu tant souffrir. Cela c’est une certitude… Seuls nos proches comptent vraiment, l’amour que l’on a pour eux, qu’ils ont pour nous. Le reste n’est que broutilles « non invaincues mais non pas invincibles ».

Carpe Diem : certaines batailles sont vaines à vivre et il faut toujours un vaincu et un vainqueur. Malheur au vaincu ? Non, sauf s’il a combattu en vain pour une cause perdue d’avance, ce qu’il savait.

Souviens toi de cela : on se demande un jour comment l’on a pu être aussi malheureux, comment on a pu gaspiller son énergie en vain… Continue à donner toute ton énergie à ce que tu aime, ce pour quoi tu es douée vraiment, ce qu’il te faut, au jour le jour…

Bon anniversaire ma petite chérie (je sais, je suis super rigolote sur ce coup là, comme chaque année !). Pour tes 24 ans, on causera un peu de l’heure indue à laquelle tu as pointé ton petit nez… Je l’espère, toujours sur ce blog dont je veux qu’il vive, et là j’y crois…

(C’est cela les jeunes parent, marrez-vous…, le temps qui passe n’est qu’un long calvaire)

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