La grande réussite d’Albert…

Albert_repr_sentant_10079627Non je ne vais pas vous coller une photo des filles. D’ailleurs nous étions deux pour réussir ces purs chefs d’oeuvres…

Albert croyait qu’il était fait pour le commerce (mais il avait tort). Il avait fait une école spéciale. Il vendait de tout d’ailleurs, parce que la vente ce n’était finalement pas son truc et qu’il changeait de secteur régulièrement. (Pour découvrir un beau jour qu’il était fait pour être acheteur, quand il en a été à son je ne sais plus le combientième emploi)…

Il a vendu des appartements à la montagne (posts à venir) des aspirateurs, des je ne sais plus quoi d’ailleurs… Puis il rejoignit Jean Poirotte pour le seconder dans son entreprise (ne jamais travailler en famille, ce qu’Albert persista à faire en s’installant après deux autres emplois de nouveau infructueux avec son beau frère (et en plus ça rime))

Il était déjà avec Jean Poirotte, mais il lui restait 2 aspirateurs à fourguer ou pas quand un beau samedi, dring à la porte. Je me souviens qu’il s’emmerdait vaguement devant un match de rugby qu’il regardait parce que cela fait mec et que Pulchérie bien remise par sa sieste à elle, l’empêchait lui d’envisager une sieste crapuleuse (l’avait qu’à s’y prendre plus tôt)…

C’était l’époque où ils se promenaient à deux pour nous annoncer la fin du monde (maintenant qu’elle n’a pas eu lieu on ne les vois plus) Les témoins de Jéotruc qui refusent les transfusions et autres… J’ouvre la porte, Pulchérie charabiatant à mort accrochée à mes jupes mon caleçon bien moche du samedi « je glande ». Moi en voyant le couple je me fige. Pas le temps d’en placer une sur le « oh le beau bébé il est à vous ? » (non je l’ai emprunté à la voisine pour occuper mon samedi) que voici Albert prêt à les lourder gentiment j’imagine (restons civilisés).

Ben non, il les fait entrer et les installe dans le salon. Ils sont ravis. Ils ont tort. Mais généralement on leur claque la porte au nez sous un prétexte fallacieux ou pas et là, ils sont reçus. Ils sont coincés, ils ne sortiront pas comme ça… Mais ils l’ignorent…

Albert alla jusqu’à faire du café et à le servir avec des petits gâteaux qu’il trouva sans mon aide, pendant que je donnais le bain à la petite, ce qui me prenais un moment (c’est igolo l’eau maman). Ca blablatait ferme dans le salon (surtout Albert). Les témoins de l’apocalypse futur ignoraient qu’ils étaient tombés sur le bavard du siècle. Si si, il arrivait à me clouer le bec, c’est dire ! Je tends l’oreille, ça cause religion et bible et les malheureux ne sont pas sortis de l’auberge, même un jésuite ne tiendrait pas la route face à Albert… (alors que dire de bénévoles non formés à la dialectique, parce qu’un jésuite on peut dire ce qu’on veut, ça tient la route sur le plan conversation…)

Après le bain de Pulchérie qui charabiate (quelle hérédité a cette petite, c’est consternant), quelques rangements, je commence à préparer le repas en passant donc devant le salon et souriant hypocritement à un homme et une femme légèrement crispés, cela se sent nettement… Ils m’évoquent vaguement un insecte englué dans une glue quelconque et qui se débat désespérément pour s’échapper…

2 heures 60 minutes à discuter avec Albert. Tout ça pour quoi ? Je vous le donne en mille. Pour repartir avec un aspirateur VENDU À EUX PAR ALBERT sans l’avoir échangé contre une bible, ni surtout converti Albert… De dos, ils faisaient peine avec leur démarche anéantie..

On ne les a jamais revus… ils ont déserté le quartier… Je pense qu’ils se sont suicidés en rentrant chez eux… Ils l’avaient assez dit que la fin du monde approchait. C’était la leur…

La vie n’est pas qu’un long calvaire, j’étais morte de rire… Mais bon, Albert ne pouvait pas passer 3 heures à chaque client pour faire fortune dans les aspirateurs… D’où sa reconversion un jour sur les cours de la bourse.

Ou il découvrit qui était fait pour être acheteur, avec son beau-frère (ne jamais travailler en famille, je l’ai déjà dit…)

Car la vie est tout de même un long calvaire…

Ainsi tout se termine, ou tout commence (allez savoir…)

C’est ainsi que je voulais me souvenir de lui, le cavalier, l’amoureux des chevaux, le maréchal ferrant, le beau gosse. Combien de fois ai-je pu m’énerver quand on me disait : « Oh cela existe encore ? ».
Eh oui Ducon, tu crois qu’ils se ferrent seuls tes chevaux quand tu vas à l’écurie le dimanche pour faire bien ? Tu crois que les chevaux de courses se soufflent sur les jambes pour se mettre les sabots à jour ? Continuer la lecture de « Ainsi tout se termine, ou tout commence (allez savoir…) »

En avril… (pour mars je n’ai rien)…

neige-en-avril-copierTout le monde semble indigné, voire totalement surpris par la vague de froid qui est en train de passer, et la neige qui est tombée à 3 jours du printemps. Il faut dire qu’avec les histoires de réchauffement climatiques, on devait être en droit d’attendre le moment de la canicule sans doute…

Donc, revenons à l’ancien adage « En avril, ne te découvre pas d’un fil ». Un adage dont je ne fais pas fi, réchauffement climatique ou pas, depuis qu’une certaine année  qui s’éloigne de plus en plus, il m’est arrivé une mésaventure cuisante (si l’on peut dire). Là nous sommes encore en mars…

C’était donc un mois d’avril débutant chaud, très chaud, « au delà des normes saisonnières », ensoleillé, etc… Continuer la lecture de « En avril… (pour mars je n’ai rien)… »

Petits retours en arrière…

clin-doeilQuand j’ai passé mon bac en 1976 (hélas, comme le temps passe), les terminales étaient réputées pour leur côté hippies par bien des côtés. Pour les filles c’était cheveux longs au maximum (et raides), la tunique brodée à la Véronique Samson, les sabots, etc… Pour les garçons j’ai moins de souvenirs, en dehors de leurs coiffures qui feraient frémir d’horreur les jeunes actuels…

Nous avions une particularité : nous parlions écologie, planète en danger et tout le monde se fichait de nous !

Continuer la lecture de « Petits retours en arrière… »

Le somnambulisme (fin)

SomnambulismeJ’ai appris quand j’ai connu Albert, qu’une de ses deux soeurs faisait également des trucs curieux la nuit, mais qui avaient plutôt amusé la famille. Elle se souvenait très bien d’une fois, où elle avait entièrement défait le lit de sa soeur qui n’avait pas osé moufter car elle se montrait violente, pour aller vérifier à la lumière des toilettes que les draps étaient de couleur bleue… D’avoir constaté que oui l’avait réveillée Puis cela lui avait passé à elle aussi…

Continuer la lecture de « Le somnambulisme (fin) »

Chiffre et voyances…

ExorcismeJ’ai eu envie de rééditer  ce post car depuis toujours, l’homme désire connaître son avenir. Il y a les présages auxquels les romains étaient très attachés en nous en laissant des traces au passage (merde un chat noir qui traverse la route de gauche à droite et passe sous une échelle), la boule de cristal, les cartes, tout un tas de trucs qui pourraient éventuellement nous renseigner sur notre futur, alors que souvent on se dit qu’heureusement il vaut mieux ne pas savoir.

J’avais une amie très matheuse qui s’attardait beaucoup sur les chiffres. Pour elle, dates de naissance, de mariage, étaient très importants. Elle allait jusqu’à compter les minutes et les secondes, persuadée qu’il y avait quelque chose à trouver dans le résultat final… Continuer la lecture de « Chiffre et voyances… »

Les livres « foutage de gueule » (et ça se vend en plus…)

Mal de têteAprès le départ d’Albert, une amie m’avait proposé de mettre à mon service gratuitement une amie à elle, qui pratiquait l’astrologie.

J’ai donc reçu un beau jour mon thème astral, et les interprétations qui allaient avec (toutes fausses). Il n’empêche que ma curiosité avait été piquée au vif, et que j’ai décidé de m’y mettre moi-même, et acheté ce qu’il me fallait comme livres. Maintenant sur n’importe quel site vous trouvez votre thème astral, mais je parle d’un autre siècle et d’un autre millénaire… Continuer la lecture de « Les livres « foutage de gueule » (et ça se vend en plus…) »

Le somnambulisme et moi (je… d’abord) (3)

SomnambulismeJ’étais toujours une somnambule « soignée sans grands résultats »,  le médecin constatant que les lieux où je dormais avaient visiblement de l’importance, car nous revenions de Bretagne (que j’adore) où je m’étais levée toutes les nuits,  quand il se passa quelque chose d’important dans ma vie : mes premières règles, et maman se  contrefichant royalement de ma gêne, quand elle proclamait à tout le monde (était-ce important pour le pharmacien ? le poissonnier ? le boucher ? etc ? ) « c’est une jeune fille maintenant ! « On me complimentait, j’étais rouge de honte.

Pour les filles j’ai évité de clamer la nouvelle, sauf dans la famille en demandant à ce qu’on évite les compliments. Maintenant il paraît que ces demoiselles informent elles-mêmes tout le collège, et finalement, c’est tant mieux.

Continuer la lecture de « Le somnambulisme et moi (je… d’abord) (3) »

Le somnambulisme et moi (je… d’abord) (2)

SomnambulismeJ’étais une somnambule « soignée sans résultat » quand arriva le pire dans la vie de ce que j’étais à l’époque : une petite fille.Malheureusement, il y avait d’autres facteurs qui allaient jouer.

Cette année là était une date commémorative (25 ans après la fin de la deuxième guerre mondiale) , et il fut décrété que les profs d’histoire et de français devaient nous parler des camps de concentration, de la déportation, bref, tout ce qui allait avec le nazisme.  Je n’avais du prêter qu’une oreille peu attentive à ce qui se disait dans la famille, et un jour en classe, la prof d’histoire nous apporta des livres avec des photos particulièrement atroces.

Continuer la lecture de « Le somnambulisme et moi (je… d’abord) (2) »

Les enfants des autres… (et particulièrement de ceux qui n’en n’ont pas).

Ange blondLes enfants des autres, c’est bien connu, sont infernaux, mal élevés, sans éducation aucune, et font chier tout le monde (surtout vous).

Quand vous avez vous-même des enfants déjà grands, ceux qui en ont des petits petits peuvent vous certifier qu’ils feront bien mieux que vous quand leurs enfants seront adolescents :

  • Par exemple, ils iront les chercher à 3 H du matin dans la nuit du samedi au dimanche, à l’heure la pire pour conduire quand on a mis son réveil à sonner juste pour aller chercher le trésor adoré parti à une « soirée » (« maman, BOUM c’est vraiment dépassé !’ ). (Le vrai problème c’est qu’ils iront chercher au poste le trésor adoré qui a pris de l’âge et sort finalement comme il le veut, pour bagarre par exemple… J’en ai connu de loin, des voisins avec qui j’avais discuté éducation, qui ont passé deux ans de leur vie à aller récupérer leurs fils en garde à vue, et connaissaient le tribunal par coeur, je n’en sais pas plus, sauf que mes filles adolescentes les avaient bien inspirés). (Maintenant les fils sont avocats et disent enfin bonjour).
  • DONC, ils n’achèteront JAMAIS un duvet avec la consigne stricte « tu dors sur place et je vérifierai auprès des parents avant, si c’est possible, ou bien tu ne sors pas ». Sous entendu vous êtes une mère indigne (généralement c’est sur la mère que cela retombe).
  • Certains parents de petits petits vont jusqu’à se sacrifier pour aller chercher votre progéniture. Sacrifier qu’ils disent parce qu’un WE sur deux, il y en a un qui est de garde alors que l’autre dort, parce qu’ils sont tous les deux du soir… (Delphine a eu ainsi une amie dont la mère insomniaque s’endormait quand tout le monde se lève, et qui était formidable pour aller récupérer sa fille et la mienne à n’importe quelle heure).

Continuer la lecture de « Les enfants des autres… (et particulièrement de ceux qui n’en n’ont pas). »