Le furoncle en retard…

Belle_m_reLa mère d’Albert n’était qu’un Furoncle ça vous le saviez déjà, et en retard systématiquement en plus. Elle m’a fait les pires des pires…

Nous décidons d’emmener les filles voir les aristochats. Un enfant, on ne lui promet pas une séance de cinéma pour ne pas l’y emmener. Séance à Tours à 14 H 30 avec 3 bons quart d’heure de route, le temps de se garer… Il faut partir à 13 H 30.

Le furoncle fourbanse dans sa cuisine à je ne sais trop quoi, vu que c’était impec après le repas. Et le bubon, son mari (qui lui, avait avalé une horloge), n’arrête pas de lui rappeler que… Mais elle a toujours quelque chose à faire. Je patiente, il y a une autre séance à 16 H 30, mes trésors verront les aristochats.

La voilà qui se pointe à 14 H 15 pour me faire aigrement remarquer que je ne suis pas prête. Je lui cloue le bec…

  • « Non mais vous plaisantez ? On ne va pas partir maintenant pour être au cinéma dans 15 minutes ? C’est vous qui êtes en retard. Je pars pour la séance suivante »

Comme généralement, et j’avais tort, je l’envoyais très rarement bouler, elle ne rétorque pas. Prête tout de même pour 15 H 25, heure limite de ma part. Nous voici, les filles impatientes et tout, dans la véranda, quand elle avise une plante verte à arroser en urgence. La voici repartie vers sa cuisine avec son arrosoir à la main. Je la connais, elle va nous faire toute la serre. Nous partons donc les filles et moi, à l’heure, en la laissant là avec son arrosoir. J’ai eu la gueule tout le soir au son du bubon lui déclarant « c’est bien fait pour toi, j’aurais dû faire la même chose il y a longtemps ».

Mais elle n’était pas guérie. Son truc quand elle arrivait dans les Yvelines, était d’aller voir Mimie de Meudon, une vieille amie de ses parents, au moins une fois.

Généralement ça la prenait vers 11 H 30, avec grand repas prévu, au son de « j’en ai pour 1/2 H ».

Là c’était les 30 ans d’Albert, les 3 ans de Delphine, le dimanche lendemain de fête. Mais tout de même la salle des fêtes encore réservée, des restes complétés à n’en plus finir, certaines vieilles personnes n’ayant pas pu venir la veille, dont Tante Hortense, mon grand-père qui avait avalé Big Ben à tout le moins, etc… Bref c’était la deuxième partie de la fête.

Et la voici à 11 H 30 qui part voir Mimie de Meudon, elle en a pour 1/2 H maximum. Son mari la sermonne (pour une fois je suis d’accord avec lui), Albert également dûment chapitré par moi : « maman tu n’en as pas pour 1/2 H, je te préviens, on ne t’attendra pas »… La voici partie : tout le monde l’a toujours attendue, sauf moi, mais je suis une garce de bru immonde.

  • 12 H : on sert l’appéro. Les absents de la veille sont ravis, ceux présents la veille et revenus le sont également. Personne ne demande des nouvelles du furoncle (j’en ricane)

  • 12 H 45 : toujours pas de furoncle à l’horizon, mon grand père regarde sa montre avec insistance, et Tante Hortense également donc nous passons à table. Je sens qu’Albert a des remords, mais pour une fois son père est de mon côté : elle n’a qu’à être à l’heure.

  • 15 H : vous avez bien lu : arrivée du furoncle

  • Non seulement il est d’une grossièreté inqualifiable de se pointer à 15 H pour un déjeuner, mais en plus, au lieu de s’écraser, elle rouspète : « vous ne m’avez pas attendue » (c’est évident, on prépare le café). Nous nous faisons donc engueuler par le grossier personnage. Personne ne moufte, pas même ses filles qui l’ont attendue des heures et des heures depuis leur naissance… Albert lui précise que :

  • Non, nous ne l’avons pas attendue, elle était prévenue. On lui a gardé une tranche de gigot froid (enfin moi, sachant qu’elle préfère le roti de boeuf), un morceau de camembert qui n’est pas prêt de revenir, et un bout de la charlotte qui s’effondre dans l’assiette.

Ca ne l’a pas guérie pour autant… Pourtant après Albert et moi, d’autres lui ont fait le coup de « on se met à table, même si maman n’est pas revenue de chez Mimie de Meudon ».

Les seuls retards que j’ai pu accepter vraiment, c’était pour découvrir que j’étais enceinte… C’est vous dire ma désormais tolérance sur le sujet, surtout maintenant qu’il y a les portables. Parce qu’entre la belle doche toujours jamais à l’heure que je me suis fadée pendant 10 ans + le Monsieur dont je vous ai causé, j’ai eu ma dose (+ une copine toujours jamais à l’heure non plus que ça me mettait la rate au court bouillon…)

La vie n’est qu’un long calvaire…

L’anti monte lait à sonnettes…

Il n’y a que les anciens qui se souviennent de ce qu’était « l’anti monte lait« .

Quand j’étais petite fille, on achetait le lait sortant du pis de la vache (et nous avons survécu), et après en avoir recueilli la crème, on le mettait à bouillir, puisque Pasteur avait déjà inventé les microbes (les microbes de la crème nous nous en foutions).

En fait tout le monde se foutait plus ou moins des microbes car cela restait un concept abstrait puisqu’on ne les voit pas, mais faire bouillir le lait l’empêchait en théorie de tourner trop vite, dans une maison ou un appartement munis d’un simple « garde manger » et non pas encore d’un réfrigérateur (on gagnait un jour en gros…)

L’anti monte lait, était destiné à avertir la personne ayant mis le lait à bouillir, qu’il était temps de le retirer du feu dès l’ébullition. C’était un disque de verre  orné de spirales, qui se mettait à clapoter petit à petit dans la casserole, et de plus en plus fort au fur et à mesure que le liquide chauffait. Quand il tressautait de rage pendant plus de 2 minutes, le lait après avoir bouilli un bref instant, avait débordé du récipient et tout inondé.

Point n’était besoin de vivre uniquement dans nos campagnes où mugissent de féroces soldats qui viennent jusque dans nos bras, à la ville, l’anti monte lait sévissait également.

Généralement mon arrière grand mère restait vigilante dès les premiers clapotis, mais pas toujours…

D’où une perte de lait fort désolante pour tout foyer gardant tout aliment précieusement, même le beurre rance, après les privations de 39/45 et les angoisses (et privations) de 14/18.

Mon grand père fit donc l’acquisition au marché de Versailles, d’un anti monte lait à sonnettes, dont il pensait qu’il serait très fier vu ce que le bonimenteur lui avait raconté.

Il adorait en effet les petits gadgets qui simplifient la vie, et en achetait régulièrement. Cela allait du tranchoir à oeufs durs, la scie à tomates, l’accroche torchon avec fermeture de sécurité, au tire-bouchon senestrogyre à triple parallélogramme avec altimètre incorporé.

Il rapporta à sa mère l’anti monte lait à sonnettes, avec l’impression diabolique d’être poursuivi par un chien invisible portant un collier à grelots, sur le chemin de la gare, dans le train, puis de la gare à la maison familiale (2 km à pied).

La non moins diabolique invention se décomposait en trois parties : la plaque classique de base, le système mobile de transmission et la sonnette (en fait un assemblage de plusieurs petites clochettes sur une tige métallique d’une souplesse sans pareille).

Cette sonnette traduisait les impulsions reçues de la base en signaux sonores audibles à très faible distance. Seuls les sismographes les plus modernes pour l’époque, avaient une sensibilité comparable à celle de cet engin. Nous ne savons pas si l’on fait beaucoup mieux aujourd’hui, mais il nous semble que c’est peu probable.

Celui de mon arrière grand mère sonnait un coup pour un tremblement de terre au Japon, deux coups quand les américains testaient leurs bombes atomiques, trois coups quand c’était les russes.

L’arrivée d’une voiture dans la ruelle déclenchait d’interminables carillons…

L’anti monte lait à sonnettes eut longtemps une place d’honneur dans la cuisine qui fut transformée en atelier pour Jean Poirotte, et je ne sais pas si ceux qui ont acheté la maison l’on conservé…

A peine installé dans la casserole avec le lait, il montrait par quelques notes isolées qu’il était conscient de sa mission. Cela rassurait traitreusement la maitresse de maison qui s’en allait vaquer à tort, certaine de ne pas louper le moment fatidique (ôter la casserole du feu, la durée avant ébullition étant variable sur un poêle à l’ancienne).

L’engin d’enfer accompagnait crescendo l’échauffement du liquide nutritif. Quelques secondes avant le moment critique, il déchainait la grande sonnerie d’alarme.

Mon arrière grand mère, n’a jamais pu s’y habituer. Elle se précipitait pour répondre au téléphone, se souvenait au bout de quelques minutes que le téléphone était à l’étage (ou bien qu’il n’était pas encore installé mais que cela ne saurait tarder). Elle allait voir donc si quelqu’un attendait à la grille extérieure, avant de réaliser qu’il n’y avait qu’une vulgaire cloche permettant aux visiteurs rares de signaler leur présence .

Tout à coup, elle s’avouait dans une lueur de lucidité qu’elle entendait la symphonie fantastique  de l’anti monte lait à sonnettes, et il restait généralement une demie tasse de lait dans la casserole, le reste ayant débordé sur le dessus du poêle, à récurer donc, avant de retourner chez le fermier acheter deux litres de lait.

La vie n’est qu’un long calvaire…

PS : petite fille, je pensais que l’anti monte lait empêchait le lait de bouillir, et j’ignorais qu’il était juste un signal d’alarme (parfois redoutable…). A classer dans la série « ce que l’on croit quand on est petit ».

PPS : ceux chez qui le terme « anti monte lait » a déclenché un truc genre Madeleine de Proust, nommez-vous…

Ma fille a bouffé du papier (ou, moins glorieux, la dernière fois où j’ai fait pipi dans ma culotte…) (1)

DODIELe mariage de Pulchérie avait été bien programmé, avec une idée que j’ai trouvée géniale : les amis arrivant pour la fête vers 22 H au lieu de repartir après le vin d’honneur.

Je sais, la photo date un peu (et le mariage également), mais bon, c’est comme ça, je suis chez moi, je fais ce que je veux.

D’abord…

J’avais prêté ma voiture et il y avait un chauffeur de prévu pour aller chercher les fêtards à la gare, et raccompagner chez eux, ceux qui auraient un peu trop bu, les arrivés tardifs pouvant dormir dans une tente, à l’endroit requis. C’était vraiment super bien organisé. Continuer la lecture de « Ma fille a bouffé du papier (ou, moins glorieux, la dernière fois où j’ai fait pipi dans ma culotte…) (1) »

Vous pouvez vous planquer où vous le voulez…

femme-surprise-copierC’était la fin de ma période mystique qui m’a permis de faire des rencontres rocambolesques… Je n’en ai raconté qu’une, mais avant la fin du monde, j’ai le temps de vous raconter plein de conneries et donc, d’autres rencontres mystiques…

Rocambolesques, d’où ma méfiance.

Ma dernière rencontre avait été le résultat de pas mal d’échanges mails, pour RV pris le SAMEDI à 18 H, gare des chantiers à Versailles.

Je dis bien A 18 H, le VERS 18 H n’existant pas pour moi…

Nous nous étions bien retrouvés devant le kiosque à journaux, il ressemblait à sa photographie et moi aussi, donc nous avons débuté le périple décidé d’avance :

  • On boit un coup quelque part
  • On va dîner ensemble si affinités (d’où le 18 H, pour éviter d’arriver au restaurant déjà bourrés).

Je n’avais parlé à personne de cette rencontre, laissant comme de coutume un mail en brouillon avec les coordonnées du mec (portable et coordonnées mystiques), Pulchérie ayant accès à mon mail/blog, pour le cas où l’on retrouverait mon corps en 5 morceaux, dans 5 fleuves différents (il faudrait que j’arrête de regarder les séries policières gores…).

Je savais que ma fille, avec l’aide de Delphine,  saurait bien aller voir mes brouillons et aider les enquêteurs à débrouiller l’intrigue… (il faudrait vraiment que j’arrête de regarder les séries policières gores et les informations)

Cela se passait plutôt bien, et puis tout à coup l’homme de la situation m’a précisé que le diner ensemble si affinités il était vachement pour SAUF qu’il y avait un match de foot le soir qu’il ne pouvait absolument pas louper.

Organisé avec des potes à lui, avec des pizzas et des bières. 12 fans de foot ensemble, il n’osait pas m’inviter à participer.

Mon rêve pourtant… Vous l’imaginez bien…

Comme je sortais de ma relation/remariage (quelle idée aussi que de se remarier !) avec Charles Hubert qui m’avait gonflée avec son foot en dansant et en chantant tralalala devant la TV quand Zidane marquait un pénalty, je me suis un peu crispée, et j’ai dis que ce n’était pas grave, pour repartir vers ma voiture.

Un fan de foot, plus jamais… Parce que, quand on refuse une soirée sous prétexte qu’il y a un match, on est gravement atteint… (c’est mon point de vue et je le partage, je peux louper un très bon film moi pour un diner si affinités).

Ce que je qualifiais de grossier personnage en démarrant ma bagnole, aurait pu tout simplement choisir un autre jour pour le rendez-vous, sans dire pourquoi… D’un autre côté je lui reconnais le mérite d’avoir été franc…

6 heures après j’avais un mail me demandant où et quand nous pouvions nous revoir et là, j’ai été franche : fan de foot il pouvait l’être, mais sans moi. Il m’a relancé pendant 3 semaines, mais ce n’est pas le problème.

Le DIMANCHE, tatie chérie m’appelle et me demande de but en blanc des nouvelles de mes amours.

  • « Point mort » que je lui réponds….
  • « Ah bon, pourtant Guillaume (l’ainé de mes neveux, habitant parly 2) t’a vue hier à la terrasse d’un café, à côté de la gare des chantiers, avec un plutôt beau monsieur…
  • Damned !

En fait, mon neveux passait en bus, par hasard, à cet endroit là, et à ce moment là, était bien assis du bon côté du bus pour reconnaître sa tatie en train de boire un diabolo fraise avec un monsieur plutôt pas mal.

A cinq minutes près, et s’il avait été de l’autre côté du bus, j’aurais pu faire ni vue ni connue, mais va te faire lanlère et tralala !

Le dimanche soir, toute la famille était au courant, et les filles également en train de me seriner à nouveau « quand tu sors fais attention en traversant sois prudente, tu pourrais tomber sur un serial killer, etc… ». La police scientifique aurait été aussi développée que maintenant et j’aurais été priée d’aller déposer mon ADN quelque part pour qu’on me reconnaisse au premier coup d’autopsie des morceaux disséminés ça et là (il faut vraiment que je me rabatte sur Joséphine ange gardien…).

Mes parents, je ne vous raconte même pas. Je n’étais pas rentrée chez moi pour poser mes fesses dans mon canapé en maudissant le foot, que toute la famille était au courant que je péchais gravement à une terrasse de café, à côté de la gare des chantiers, via ce qui s’appelle le téléphone arabe…

Alors je vais vous dire un truc achement important, et je l’ai vérifié plusieurs fois dans ma vie, via moi-même ou des ami(e)s :

  • Vous pouvez prendre toutes les précautions utiles pour rester dans la clandestinité, vous tomberez toujours sur une personne qui dira vous avoir vu tel jour à telle heure, à tel endroit, avec qui vous voulez.
  • Il y aura toujours une personne pour constater que vous partez tous les jours à la même heure dans la direction opposée d’une autre voiture qui part aussi à cette heure précise, et en conclure le lieu de rencontre (sans se tromper en plus et c’est ça l’horreur, aussi horrirrifiante que la conclusion totalement fausse). Et qui en parlera à tout le monde…
  • Vous pouvez garer votre voiture dans les ruelles les plus sombres de la plus grande ville, il y aura toujours un jour, quelqu’un qui la reconnaitra et en parlera à tout le monde (adieu discrétion)
  • Vous pouvez partir à l’autre bout du monde pour faire des frasques dont vous ne voulez parler à personne : en haut de l’Everest, cyanosée (l’endroit idéal pour faire des folies de votre corps), vous tomberez sur Ginette, la pire langue du pute que vous connaissez, qui verra bien que vous êtes accompagnée par un trop beau monsieur, et désormais, le distillera sur face de bouc, à votre insu. Avant elle avait la lettre anonyme et les allusions fallacieuses, maintenant c’est aisé.
  • Où que vous alliez d’ailleurs, si c’est crapuleux, il y aura Ginette, ou un neveu, ou une nièce, ou votre voisine si médisante.
  • Z’êtes prévenu(e)s

Oui vous pourrez faire ce que vous voudrez. Vous pourrez en plus, le pire, vous imaginer que vous bernez tout le monde, alors que tout le monde sait…

Par contre, quand vous voulez rendre Charles Edouard jaloux en vous montrant bien avec un collègue de boulot, ça ne marche jamais.

C’est tellement évident que personne n’en parle.

Parce que la vie n’est qu’un long calvaire….

Voyage de noce part 1 – Sarlat

SarlatAvec Albert nous nous étions mariés en mars mais n’avions pas le premier radis pour faire notre voyage de noce dans la foulée et il avait été décidé que nous profiterions de nos vacances d’été pour faire ce fameux voyage.

Nous sommes partis à l’aventure, en août c’est mieux, d’autant que j’étais en cloque de Pulchérie de 5 mois et qu’enceinte il est divin de dormir dans une voiture… (ceci pour le côté aventureux de l’histoire)

Mais le ciel était avec nous et nous avons déniché un petit hôtel sympa à Royan où nous avons passé 2 jours. Royan était décevant et Albert décida que le Périgord noir c’était pour nous. En avant pour le Périgord.

Le ciel étant toujours avec nous, vous avons pu nous arrêter à Brantôme où un hôtel avait justement de la place pour nous. Hôtel divin en 1/2 pension, dont je vous raconterai les menus un jour où je n’aurais pas faim. Nous avons décidé que pour les 10 jours à venir cet hôtel serait notre QG et nous avons sillonné le Périgord avec plaisir, moi me trempant les pieds dans toutes les eaux glacées que je croisais, à reluquer une ruine ou une autre sur une hauteur, Albert à ouvrir le chemin au coupe-coupe pour me dégager l’accès à la ruine en maudissant les bâtisseurs du moyen âge.

Nous avons écumé les ruines, les châteaux, les cours d’eau et les restaurants le midi, avec un plaisir sans mélange. Pourquoi aller au bout du monde quand c’est si joli chez nous  ?

Nous sommes rentrés ravis avec des tas de pellicules à faire développer, Pulchérie tressautant d’indigestion dans mon ventre, avec un hoquet qui ne l’avait quasi pas lâchée pendant tout le voyage (pourtant le confit ce n’est pas gras) (et je précise qu’à ce moment là je ne savais toujours pas si c’était fille ou garçon…) (et, une lettre de moi adressée à mes parents à cette époque m’a rappelé que je l’avais surnommée « Gudule »)

Premier appel : la belle soeur qui voulait savoir si tout c’était bien passé. Au bout d’une heure de conversation : question. « Vous êtes allés à Sarlat ? ». Non, nous n’étions pas allés à Sarlat, d’ailleurs nous ne connaissions pas, Albert aimant bien partir sans guide et sans savoir où il atterrirait…

Deuxième appel : mes parents. Au bout d’une heure de conversation : question. « Vous êtes allés à Sarlat ? ». Non. « C’est dommage, c’est magnifique ». Nous commençons à le croire. Pas d’internet à l’époque pour cliquer sur Sarlat et avoir plein de regrets.

Troisième appel : meilleure amie. Comment ça se passe ta grossesse ? Tu sais si c’est ou non une fille ? Ah le Périgord ? C’est magnifique. « Vous êtes allés à Sarlat ? ». Non nous ne sommes pas allés à Sarlat et apparemment c’est plus que dommage. Elle confirme.

Quatrième appel : Mrs Tricot qui connaît bien le Périgord. D’ailleurs au mot « Périgord », question : « vous êtes allés à Sarlat ? ». C’est une conspiration, ce n’est pas possible autrement.

Dimanche déjeuner chez mon grand père avec une partie de la famille et visionnage des photos, le truc bien barbant pour les innocents présents. Mon grand père s’interroge tout haut : sommes nous allés à Sarlat ? Consternation générale : nous-ne-sommes-pas-allés-à-Sarlat. Au mot « Sarlat » Gudule fait un saut périlleux dans mon ventre : une bonne chose de faite, ce ne sera pas un siège, désormais ce sera tête en bas et dos à gauche…

Nous sommes retournés dans le Périgord en août 1983 avec Pulchérie qui rivalisait avec RTL à l’arrière de la voiture et à peine arrivés dans notre hôtel fétiche où nous avions réservé, nous avons préparé notre excursion du lendemain pour Sarlat. Sar-lat, Sar-lat, Sar-lat chantonnait l’héritière à l’arrière, dûment chapitrée par son père ravi de la voir si en avance pour parlotter ET chanter ! (ceci juste avant de me demander régulièrement « elle ne va pas se taire ? »)

Pulchérie peut donc répondre à la question fatale, même si elle ne se souvient de rien, dormant dans sa poussette, pendant que nous trouvions Sarlat très bien, mais pas de quoi se relever la nuit non plus pour remercier le ciel.

ELLE EST ALLEE A SARLAT !

Aussitôt rentrés, nous avons pu dire à tout le monde que nous étions allés à Sar-lat. Et bien vous le croirez ou non, mais tout le monde s’en fichait éperdument…

La vie n’est qu’un long calvaire…

Tourne à droite c’est un raccourci…

Femme_perdue_57210948Ou une journée mémorable…

Jean Poirotte et Mrs Bibelot louaient chaque année depuis mes 14 ans, la même baraque en Camargue pour tout le mois de juillet. La propriétaire les contactait dès janvier pour s’assurer de leur présence.

La location n’était pas chère du tout et la maison pouvait recevoir 10 personnes. Elle était très mal conçue, mais nous y avons passé des vacances merveilleuses jusqu’en 1988.

Un beau mois de juillet, nous étions quasi 10 dans cette maison, du 7 au 31 juillet. Mes parents, ma grand mère, mes deux soeurs (eux pour le mois complet), mon frère et sa future femme, Albert et moi (qui n’avions pauvres malheureux que 3 semaines de congés à prendre).

9 personnes, 4 voitures. Vous allez me dire que l’on peut faire 5 + 4 = 2 voitures, mais ce n’est pas le problème. Il y avait celle de mes parents dans laquelle mes deux soeurs se flanquaient des coups de pieds à l’arrière et se haïssaient comme il se doit, celle de ma grand mère arrivant seule et aimant son indépendance (et repartant direct chez sa soeur à Dijon pour 3 semaines, donc elle se véhiculait toute seule), celle de ma belle soeur (et donc de mon frère) arrivés un jour après Albert et moi qui avions notre voiture à nous, et na !…

Un beau jour, nous voici décidant d’aller le lendemain faire une excursion. Je détestais cela quand j’étais petite (une journée de plage de loupée), et mes deux soeurs firent donc la tronche, comme moi avant mes 18 ans.

Au programme : l’habituel de chaque année. Le pont du Gard incontournable, les Alpilles et les Baux de Provence, Fontvielle, etc… Nous gardions Arles pour une autre journée, et le reste pour une encore autre journée.

Comment s’y rendre ? En voiture évidemment. Facile. Ma grand mère étant malade à l’arrière décida de prendre sa voiture à elle. Elle prit donc avec elle une de mes soeurs, ce qui évitait à mes parents de se coltiner deux pestes en train de se crêper le chignon à l’arrière.

Problème, Albert et moi étions malades à l’arrière aussi. Ma belle soeur a peur quand elle ne conduit pas, et mon frère ne supporte pas de se trimballer à l’arrière où sa fierté de mâle en prend un coup. Donc deux couples : 2 voitures. C’était l’époque où l’on ne se rationnait pas trop l’essence.

Nous partîmes 500 mais par un prompt renfort en retard, parce que pour la seule fois de l’année, Mrs Bibelot qui est matinale comme pas possible ne s’était pas réveillée pour sonner de la corne de brume aux pro de la grasse mat, en très grande majorité dans la baraque (et nous comptions tous sur elle pour nous faire lever, telle le clairon de l’armée).

Nous nous vîmes 5000 en arrivant au port : en cohorte de 4 voitures se suivant, ma grand mère suivant son fils pour ne pas le perdre de vue, Albert et moi la suivant pour la pister au cas où elle ne s’égare, ma belle soeur fermant la marche en ayant interdit à mon frère de conduire, ce qui fait qu’il fit la tronche même sur le pont du Gard d’où la vue est magnifique et moi tétanisée par le vertige restant avec Mrs Bibelot dans la conduite d’eau d’où l’on ne voit rien (pourquoi s’obstiner à monter, je vous le demande). Pendant ce temps là d’ailleurs mes deux soeurs faisaient trempette dans le Gardon sous la surveillance de ma grand mère qui avait un alibi pour ne pas monter sur ce fichu pont (tu parles d’un alibi, elle n’avait pas fait sauveteur de métier et nageait comme mon chat, c’est à dire qu’elle surnageait quand en se redressant elle avait de l’eau aux genoux…).

Cette journée mémorable méritera un deuxième post, sinon vous en avez pour 3 plombes (j’en entends qui soupirent).

Mrs Bibelot a le sens de l’orientation, ce qui nous ramène au titre, et a le mérite d’être souligné. Les femmes sont réputées pour ne pas avoir le sens de l’orientation. Quand on regarde Delphine cette réputation est 200 % exacte. Moi, j’ai le sens de l’orientation quand je suis toute seule (sinon je compte sur le mâle qui sait toujours où est le nord), enfin on dira que je prends des points de repère très stricts. Pulchérie tient de sa grand mère elle ne se perd jamais, sauf désormais en voiture (hé hé…), mais à sa décharge les routes ont été conçues n’importe comment…

Jean Poirotte faisait donc totalement confiance à sa femme pour faire co-pilote, d’autant qu’elle avait le guide truc qui précise « faites 423 mètres après avoir passé la ruine du moulin, et tournez à droite ».

Nous rentrions donc ce soir là, revenant des alpilles en groupe de 4 voitures bien collées (facile à doubler pour un fou du volant), un peu fatigués et espérant voir la ligne droite après Arles qui nous ramènerait au domicile sans plus avoir besoin de nous suivre les uns les autres. Toujours dans le même ordre de marche…

Tout à coup, la voiture de tête tourne à droite, dans ce qui semble être un chemin de campagne. C’est l’instant précis où Mrs Bibelot à dit à son époux « tourne à droite, c’est un raccourci« . Jean Poirotte à cru qu’elle avait consulté le guide truc, et a donc tourné à droite sans voir que sa femme contemplait waterloo morne plaine les champs de lavande et se fiait à son instinct (exact en fait, à vol d’oiseau c’était un raccourci, mais nous roulions, nous ne volions pas…).

Tout le monde à donc tourné à droite. Albert a eu un doute car juste à l’entrée du chemin il y avait une boîte au lettres…. Impossible de manoeuvrer pour faire demi tour dans ce chemin de merde juste bon pour une voiture, avec deux roubines le bordant (les roubines sont les fossés plein d’eau et très profonds du midi et non pas une allusion graveleuse…).

L’histoire se passe ainsi :

  • Jean Poirotte et Mrs Bibelot sont arrivés dans une immense cour de ferme (de mas) pour constater que c’était une impasse. Ils se sont arrêtés pour s’excuser de déranger. Ne voyant personne ils ont fait demi tour, 3 chiens gambadant en aboyant comme des fous furieux autour de leur voiture.

  • Ma grand mère a croisé son fils qui lui a expliqué qu’elle pouvait faire demi tour dans la cour à 10 mètres, qu’elle s’excuse si elle voyait quelqu’un et qu’elle fasse gaffe à ne pas écraser un chien.

  • Ma grand mère qui nous croisait après avoir fait demi tour, nous a expliqué à Albert et moi qu’il fallait qu’on se pousse un peu pour la laisser passer  (et comment qu’on allait se jeter dans la roubine) et qu’on pourrait faire demi tour sans problème d’ici peu en faisant attention à n’écraser aucune pauvre bête, ce qui nous a fait peur (un troupeau de moutons ?).

  • Albert et moi avons pénétré dans la cour pour voir une femme à l’air louche en train d’attacher trois chiens

  • Ma belle soeur et mon frère ont fait précipitemment demi tour aussi vite que possible en voyant un homme sortir du mas avec un fusil sous l’apparente impulsion d’une femme à l’air toujours louche qui tenait un chien en laisse pendant que deux autres se débattaient comme des fous en aboyant comme pas possible…

Nous n’avons sû ce que chacun avait vu, qu’à l’arrivée sans encombre (et sans plus de raccourcis). Du coup pour rire tranquillement en dînant, nous sommes tous allés au restaurant.

Il reste que dans ce bout du monde, nous avons laissé ce jour là, un couple qui ne voyait jamais aucune voiture (même pas celle du facteur), complètement traumatisé par le passage en 8 minutes de 4 voitures…

Qui sait quel drame nous avons créé ?

La vie n’est qu’un long calvaire…

L’autre semaine de vacances aux Arcs…

Bouder_moiLa deuxième semaine de vacances aux Arcs eut lieu avec le furoncle et son époux…

Quand Albert leur avait proposé cette semaine merveilleuse, je n’avais pas moufté, juste boudé dans la voiture au retour, car il ne m’avait pas consulté avant (crime impardonnable, mais c’était sa spécialité) La troisième semaine devait avoir lieu en amoureux, mais la société lui demanda d’aller voir ailleurs…

Je sentais que ce serait nettement moins folklo que la première semaine avec mon frère. Exit pétards, placards, engueulades, fou-rires…

A l’arrivée, généreux (le furoncle et son bubon), se proposèrent pour dormir dans l’entrée (avec les lits superposés que nous avions dé-superposés avec Albert un mois avant), pour laisser « aux jeunes », le canapé dépliant 2 places dans la pièce commune avec cuisine à l’américaine….

Dormir dans le lieu commun n’était pas sympa du tout… Le Furoncle débarquait à 6 heures pour commencer la tambouille du petit déjeuner « ne vous dérangez pas pour moi les enfants« … Heu ben non, on voulait juste faire 36 positions du Kama Soutra, tu ne regarde pas hein ? Albert était d’ailleurs totalement paralysé par la présence de ses parents à 3 mètres (moi aussi, ça tombait bien), qui eux, n’avaient aucune discrétion et en ont profité tous les soirs (et nous avec, mais sans aucun plaisir, on comprendra pourquoi…). Ce n’est pas mon frère et mon ex future ex belle soeur qui auraient risqué de nous voir débarquer à 6 heures… Entre jeunes finalement, on avait sû faire discret… Et pourtant nous avions tous les 4 fait crac crac à n’en plus finir… Là nonla vieille garde se foutait bien de nous faire profiter de leurs ébats !

A 7 heures tapantes le beau père débarquait, dûment douché (aussi discrètement que pour le reste), rasé, au son de « alors les jeunes, aucune santé, la vie appartient à ceux qui se lèvent tôt ! ». A la montagne en janvier c’est l’idéal de se lever tôt : il fait nuit noire… Albert n’osait rien rétorquer (ce rat) et j’étais bien obligée de me lever pour faire le lit, alors que je suis depuis toujours dans le coltard avant 8 heures du matin…

« Ah il faut secouer la literie par la fenêtre ma petite Coraline » « chez nous on l’a toujours fait » (le « chez nous aura son post exclusif »)…

Je sentais bien que cela lui faisait peine de m’avoir fait chauffer de l’eau à part pour mon thé alors qu’ils buvaient tous les trois du café. Sa consternation restait grande de me voir mettre du lait dedans « chez nous on n’aime pas le lait » (donc dépense inutile) Albert essayait de mettre de l’ambiance, vainement, je ne l’y aidais d’ailleurs pas vraiment… Elle jacassait courses, déjeuner, dîner, économies à réaliser « tout est hors de prix ici »… Etc… Puis Albert chaussait ses chaussures de ski, entraînant ses parents. J’allais me repieuter et il le savait bien, puisque le rendez-vous était fixé à tel restaurant d’altitude à telle heure bien tardive. J’avais bien le temps de les haïr (tous, un miracle que les filles soient là)… Lui m’enviait de me recoucher en douce dans des draps non secoués par la fenêtre (parce qu’évidemment je n’avais pas obtempéré) sans ses parents à proximité (bien fait !)…

A partir du rendez-vous c’était le Furoncle admirant son fils skiant « regardez le mon fils » « qu’il est beau mon fils » « qu’il skie bien mon fils », le beau père qui avait du mal à respirer et mal aux yeux, et ne comprenant pas qu’à moi aussi il me faille des lunettes protection 500 « à votre âge ». Ma seule vengeance : lui avoir donné la canette de bière qu’il me réclamait (sans dire « s’il vous plaît ») en l’ayant secouée juste un petit coup : entièrement aspergé le beau père. Albert sur ce coup là fut très bien « c’est normal, c’est l’altitude… »

La nuit tombe vite. Personne pour se planquer dans un placard. Nain jaune obligatoire. Autant c’était marrant avec mon frère et sa future, autant là c’était glauque, tellement le beau père était radin (même au nain jaune). Le dîner le plus économique possible avait été concocté par le Furoncle, moi chargée par Albert de l’empêcher de tout faire brûler (sa spécialité)… Et puis en avant pour se coucher de bonne heure (car la vie appartient à ceux qui se lèvent tôt), et à Albert et moi d’écouter grincer un sommier (interdiction de seulement lire, la lumière les dérangeait)

Je n’ai jamais de ma vie repris le travail avec autant d’enthousiame…

la vie n’est VRAIMENT qu’un long calvaire…

La grande réussite d’Albert…

Albert_repr_sentant_10079627Non je ne vais pas vous coller une photo des filles. D’ailleurs nous étions deux pour réussir ces purs chefs d’oeuvres…

Albert croyait qu’il était fait pour le commerce (mais il avait tort). Il avait fait une école spéciale. Il vendait de tout d’ailleurs, parce que la vente ce n’était finalement pas son truc et qu’il changeait de secteur régulièrement. (Pour découvrir un beau jour qu’il était fait pour être acheteur, quand il en a été à son je ne sais plus le combientième emploi)…

Il a vendu des appartements à la montagne (posts à venir) des aspirateurs, des je ne sais plus quoi d’ailleurs… Puis il rejoignit Jean Poirotte pour le seconder dans son entreprise (ne jamais travailler en famille, ce qu’Albert persista à faire en s’installant après deux autres emplois de nouveau infructueux avec son beau frère (et en plus ça rime))

Il était déjà avec Jean Poirotte, mais il lui restait 2 aspirateurs à fourguer ou pas quand un beau samedi, dring à la porte. Je me souviens qu’il s’emmerdait vaguement devant un match de rugby qu’il regardait parce que cela fait mec et que Pulchérie bien remise par sa sieste à elle, l’empêchait lui d’envisager une sieste crapuleuse (l’avait qu’à s’y prendre plus tôt)…

C’était l’époque où ils se promenaient à deux pour nous annoncer la fin du monde (maintenant qu’elle n’a pas eu lieu on ne les vois plus) Les témoins de Jéotruc qui refusent les transfusions et autres… J’ouvre la porte, Pulchérie charabiatant à mort accrochée à mes jupes mon caleçon bien moche du samedi « je glande ». Moi en voyant le couple je me fige. Pas le temps d’en placer une sur le « oh le beau bébé il est à vous ? » (non je l’ai emprunté à la voisine pour occuper mon samedi) que voici Albert prêt à les lourder gentiment j’imagine (restons civilisés).

Ben non, il les fait entrer et les installe dans le salon. Ils sont ravis. Ils ont tort. Mais généralement on leur claque la porte au nez sous un prétexte fallacieux ou pas et là, ils sont reçus. Ils sont coincés, ils ne sortiront pas comme ça… Mais ils l’ignorent…

Albert alla jusqu’à faire du café et à le servir avec des petits gâteaux qu’il trouva sans mon aide, pendant que je donnais le bain à la petite, ce qui me prenais un moment (c’est igolo l’eau maman). Ca blablatait ferme dans le salon (surtout Albert). Les témoins de l’apocalypse futur ignoraient qu’ils étaient tombés sur le bavard du siècle. Si si, il arrivait à me clouer le bec, c’est dire ! Je tends l’oreille, ça cause religion et bible et les malheureux ne sont pas sortis de l’auberge, même un jésuite ne tiendrait pas la route face à Albert… (alors que dire de bénévoles non formés à la dialectique, parce qu’un jésuite on peut dire ce qu’on veut, ça tient la route sur le plan conversation…)

Après le bain de Pulchérie qui charabiate (quelle hérédité a cette petite, c’est consternant), quelques rangements, je commence à préparer le repas en passant donc devant le salon et souriant hypocritement à un homme et une femme légèrement crispés, cela se sent nettement… Ils m’évoquent vaguement un insecte englué dans une glue quelconque et qui se débat désespérément pour s’échapper…

2 heures 60 minutes à discuter avec Albert. Tout ça pour quoi ? Je vous le donne en mille. Pour repartir avec un aspirateur VENDU À EUX PAR ALBERT sans l’avoir échangé contre une bible, ni surtout converti Albert… De dos, ils faisaient peine avec leur démarche anéantie..

On ne les a jamais revus… ils ont déserté le quartier… Je pense qu’ils se sont suicidés en rentrant chez eux… Ils l’avaient assez dit que la fin du monde approchait. C’était la leur…

La vie n’est pas qu’un long calvaire, j’étais morte de rire… Mais bon, Albert ne pouvait pas passer 3 heures à chaque client pour faire fortune dans les aspirateurs… D’où sa reconversion un jour sur les cours de la bourse.

Ou il découvrit qui était fait pour être acheteur, avec son beau-frère (ne jamais travailler en famille, je l’ai déjà dit…)

Car la vie est tout de même un long calvaire…

Ainsi tout se termine, ou tout commence (allez savoir…)

C’est ainsi que je voulais me souvenir de lui, le cavalier, l’amoureux des chevaux, le maréchal ferrant, le beau gosse. Combien de fois ai-je pu m’énerver quand on me disait : « Oh cela existe encore ? ».
Eh oui Ducon, tu crois qu’ils se ferrent seuls tes chevaux quand tu vas à l’écurie le dimanche pour faire bien ? Tu crois que les chevaux de courses se soufflent sur les jambes pour se mettre les sabots à jour ? Continuer la lecture de « Ainsi tout se termine, ou tout commence (allez savoir…) »

En avril… (pour mars je n’ai rien)…

neige-en-avril-copierTout le monde semble indigné, voire totalement surpris par la vague de froid qui est en train de passer, et la neige qui est tombée à 3 jours du printemps. Il faut dire qu’avec les histoires de réchauffement climatiques, on devait être en droit d’attendre le moment de la canicule sans doute…

Donc, revenons à l’ancien adage « En avril, ne te découvre pas d’un fil ». Un adage dont je ne fais pas fi, réchauffement climatique ou pas, depuis qu’une certaine année  qui s’éloigne de plus en plus, il m’est arrivé une mésaventure cuisante (si l’on peut dire). Là nous sommes encore en mars…

C’était donc un mois d’avril débutant chaud, très chaud, « au delà des normes saisonnières », ensoleillé, etc… Continuer la lecture de « En avril… (pour mars je n’ai rien)… »