Voyage de noce part 1 – Sarlat

SarlatAvec Albert nous nous étions mariés en mars mais n’avions pas le premier radis pour faire notre voyage de noce dans la foulée et il avait été décidé que nous profiterions de nos vacances d’été pour faire ce fameux voyage.

Nous sommes partis à l’aventure, en août c’est mieux, d’autant que j’étais en cloque de Pulchérie de 5 mois et qu’enceinte il est divin de dormir dans une voiture… (ceci pour le côté aventureux de l’histoire)

Mais le ciel était avec nous et nous avons déniché un petit hôtel sympa à Royan où nous avons passé 2 jours. Royan était décevant et Albert décida que le Périgord noir c’était pour nous. En avant pour le Périgord.

Le ciel étant toujours avec nous, vous avons pu nous arrêter à Brantôme où un hôtel avait justement de la place pour nous. Hôtel divin en 1/2 pension, dont je vous raconterai les menus un jour où je n’aurais pas faim. Nous avons décidé que pour les 10 jours à venir cet hôtel serait notre QG et nous avons sillonné le Périgord avec plaisir, moi me trempant les pieds dans toutes les eaux glacées que je croisais, à reluquer une ruine ou une autre sur une hauteur, Albert à ouvrir le chemin au coupe-coupe pour me dégager l’accès à la ruine en maudissant les bâtisseurs du moyen âge.

Nous avons écumé les ruines, les châteaux, les cours d’eau et les restaurants le midi, avec un plaisir sans mélange. Pourquoi aller au bout du monde quand c’est si joli chez nous  ?

Nous sommes rentrés ravis avec des tas de pellicules à faire développer, Pulchérie tressautant d’indigestion dans mon ventre, avec un hoquet qui ne l’avait quasi pas lâchée pendant tout le voyage (pourtant le confit ce n’est pas gras) (et je précise qu’à ce moment là je ne savais toujours pas si c’était fille ou garçon…) (et, une lettre de moi adressée à mes parents à cette époque m’a rappelé que je l’avais surnommée « Gudule »)

Premier appel : la belle soeur qui voulait savoir si tout c’était bien passé. Au bout d’une heure de conversation : question. « Vous êtes allés à Sarlat ? ». Non, nous n’étions pas allés à Sarlat, d’ailleurs nous ne connaissions pas, Albert aimant bien partir sans guide et sans savoir où il atterrirait…

Deuxième appel : mes parents. Au bout d’une heure de conversation : question. « Vous êtes allés à Sarlat ? ». Non. « C’est dommage, c’est magnifique ». Nous commençons à le croire. Pas d’internet à l’époque pour cliquer sur Sarlat et avoir plein de regrets.

Troisième appel : meilleure amie. Comment ça se passe ta grossesse ? Tu sais si c’est ou non une fille ? Ah le Périgord ? C’est magnifique. « Vous êtes allés à Sarlat ? ». Non nous ne sommes pas allés à Sarlat et apparemment c’est plus que dommage. Elle confirme.

Quatrième appel : Mrs Tricot qui connaît bien le Périgord. D’ailleurs au mot « Périgord », question : « vous êtes allés à Sarlat ? ». C’est une conspiration, ce n’est pas possible autrement.

Dimanche déjeuner chez mon grand père avec une partie de la famille et visionnage des photos, le truc bien barbant pour les innocents présents. Mon grand père s’interroge tout haut : sommes nous allés à Sarlat ? Consternation générale : nous-ne-sommes-pas-allés-à-Sarlat. Au mot « Sarlat » Gudule fait un saut périlleux dans mon ventre : une bonne chose de faite, ce ne sera pas un siège, désormais ce sera tête en bas et dos à gauche…

Nous sommes retournés dans le Périgord en août 1983 avec Pulchérie qui rivalisait avec RTL à l’arrière de la voiture et à peine arrivés dans notre hôtel fétiche où nous avions réservé, nous avons préparé notre excursion du lendemain pour Sarlat. Sar-lat, Sar-lat, Sar-lat chantonnait l’héritière à l’arrière, dûment chapitrée par son père ravi de la voir si en avance pour parlotter ET chanter ! (ceci juste avant de me demander régulièrement « elle ne va pas se taire ? »)

Pulchérie peut donc répondre à la question fatale, même si elle ne se souvient de rien, dormant dans sa poussette, pendant que nous trouvions Sarlat très bien, mais pas de quoi se relever la nuit non plus pour remercier le ciel.

ELLE EST ALLEE A SARLAT !

Aussitôt rentrés, nous avons pu dire à tout le monde que nous étions allés à Sar-lat. Et bien vous le croirez ou non, mais tout le monde s’en fichait éperdument…

La vie n’est qu’un long calvaire…

Tourne à droite c’est un raccourci…

Femme_perdue_57210948Ou une journée mémorable…

Jean Poirotte et Mrs Bibelot louaient chaque année depuis mes 14 ans, la même baraque en Camargue pour tout le mois de juillet. La propriétaire les contactait dès janvier pour s’assurer de leur présence.

La location n’était pas chère du tout et la maison pouvait recevoir 10 personnes. Elle était très mal conçue, mais nous y avons passé des vacances merveilleuses jusqu’en 1988.

Un beau mois de juillet, nous étions quasi 10 dans cette maison, du 7 au 31 juillet. Mes parents, ma grand mère, mes deux soeurs (eux pour le mois complet), mon frère et sa future femme, Albert et moi (qui n’avions pauvres malheureux que 3 semaines de congés à prendre).

9 personnes, 4 voitures. Vous allez me dire que l’on peut faire 5 + 4 = 2 voitures, mais ce n’est pas le problème. Il y avait celle de mes parents dans laquelle mes deux soeurs se flanquaient des coups de pieds à l’arrière et se haïssaient comme il se doit, celle de ma grand mère arrivant seule et aimant son indépendance (et repartant direct chez sa soeur à Dijon pour 3 semaines, donc elle se véhiculait toute seule), celle de ma belle soeur (et donc de mon frère) arrivés un jour après Albert et moi qui avions notre voiture à nous, et na !…

Un beau jour, nous voici décidant d’aller le lendemain faire une excursion. Je détestais cela quand j’étais petite (une journée de plage de loupée), et mes deux soeurs firent donc la tronche, comme moi avant mes 18 ans.

Au programme : l’habituel de chaque année. Le pont du Gard incontournable, les Alpilles et les Baux de Provence, Fontvielle, etc… Nous gardions Arles pour une autre journée, et le reste pour une encore autre journée.

Comment s’y rendre ? En voiture évidemment. Facile. Ma grand mère étant malade à l’arrière décida de prendre sa voiture à elle. Elle prit donc avec elle une de mes soeurs, ce qui évitait à mes parents de se coltiner deux pestes en train de se crêper le chignon à l’arrière.

Problème, Albert et moi étions malades à l’arrière aussi. Ma belle soeur a peur quand elle ne conduit pas, et mon frère ne supporte pas de se trimballer à l’arrière où sa fierté de mâle en prend un coup. Donc deux couples : 2 voitures. C’était l’époque où l’on ne se rationnait pas trop l’essence.

Nous partîmes 500 mais par un prompt renfort en retard, parce que pour la seule fois de l’année, Mrs Bibelot qui est matinale comme pas possible ne s’était pas réveillée pour sonner de la corne de brume aux pro de la grasse mat, en très grande majorité dans la baraque (et nous comptions tous sur elle pour nous faire lever, telle le clairon de l’armée).

Nous nous vîmes 5000 en arrivant au port : en cohorte de 4 voitures se suivant, ma grand mère suivant son fils pour ne pas le perdre de vue, Albert et moi la suivant pour la pister au cas où elle ne s’égare, ma belle soeur fermant la marche en ayant interdit à mon frère de conduire, ce qui fait qu’il fit la tronche même sur le pont du Gard d’où la vue est magnifique et moi tétanisée par le vertige restant avec Mrs Bibelot dans la conduite d’eau d’où l’on ne voit rien (pourquoi s’obstiner à monter, je vous le demande). Pendant ce temps là d’ailleurs mes deux soeurs faisaient trempette dans le Gardon sous la surveillance de ma grand mère qui avait un alibi pour ne pas monter sur ce fichu pont (tu parles d’un alibi, elle n’avait pas fait sauveteur de métier et nageait comme mon chat, c’est à dire qu’elle surnageait quand en se redressant elle avait de l’eau aux genoux…).

Cette journée mémorable méritera un deuxième post, sinon vous en avez pour 3 plombes (j’en entends qui soupirent).

Mrs Bibelot a le sens de l’orientation, ce qui nous ramène au titre, et a le mérite d’être souligné. Les femmes sont réputées pour ne pas avoir le sens de l’orientation. Quand on regarde Delphine cette réputation est 200 % exacte. Moi, j’ai le sens de l’orientation quand je suis toute seule (sinon je compte sur le mâle qui sait toujours où est le nord), enfin on dira que je prends des points de repère très stricts. Pulchérie tient de sa grand mère elle ne se perd jamais, sauf désormais en voiture (hé hé…), mais à sa décharge les routes ont été conçues n’importe comment…

Jean Poirotte faisait donc totalement confiance à sa femme pour faire co-pilote, d’autant qu’elle avait le guide truc qui précise « faites 423 mètres après avoir passé la ruine du moulin, et tournez à droite ».

Nous rentrions donc ce soir là, revenant des alpilles en groupe de 4 voitures bien collées (facile à doubler pour un fou du volant), un peu fatigués et espérant voir la ligne droite après Arles qui nous ramènerait au domicile sans plus avoir besoin de nous suivre les uns les autres. Toujours dans le même ordre de marche…

Tout à coup, la voiture de tête tourne à droite, dans ce qui semble être un chemin de campagne. C’est l’instant précis où Mrs Bibelot à dit à son époux « tourne à droite, c’est un raccourci« . Jean Poirotte à cru qu’elle avait consulté le guide truc, et a donc tourné à droite sans voir que sa femme contemplait waterloo morne plaine les champs de lavande et se fiait à son instinct (exact en fait, à vol d’oiseau c’était un raccourci, mais nous roulions, nous ne volions pas…).

Tout le monde à donc tourné à droite. Albert a eu un doute car juste à l’entrée du chemin il y avait une boîte au lettres…. Impossible de manoeuvrer pour faire demi tour dans ce chemin de merde juste bon pour une voiture, avec deux roubines le bordant (les roubines sont les fossés plein d’eau et très profonds du midi et non pas une allusion graveleuse…).

L’histoire se passe ainsi :

  • Jean Poirotte et Mrs Bibelot sont arrivés dans une immense cour de ferme (de mas) pour constater que c’était une impasse. Ils se sont arrêtés pour s’excuser de déranger. Ne voyant personne ils ont fait demi tour, 3 chiens gambadant en aboyant comme des fous furieux autour de leur voiture.

  • Ma grand mère a croisé son fils qui lui a expliqué qu’elle pouvait faire demi tour dans la cour à 10 mètres, qu’elle s’excuse si elle voyait quelqu’un et qu’elle fasse gaffe à ne pas écraser un chien.

  • Ma grand mère qui nous croisait après avoir fait demi tour, nous a expliqué à Albert et moi qu’il fallait qu’on se pousse un peu pour la laisser passer  (et comment qu’on allait se jeter dans la roubine) et qu’on pourrait faire demi tour sans problème d’ici peu en faisant attention à n’écraser aucune pauvre bête, ce qui nous a fait peur (un troupeau de moutons ?).

  • Albert et moi avons pénétré dans la cour pour voir une femme à l’air louche en train d’attacher trois chiens

  • Ma belle soeur et mon frère ont fait précipitemment demi tour aussi vite que possible en voyant un homme sortir du mas avec un fusil sous l’apparente impulsion d’une femme à l’air toujours louche qui tenait un chien en laisse pendant que deux autres se débattaient comme des fous en aboyant comme pas possible…

Nous n’avons sû ce que chacun avait vu, qu’à l’arrivée sans encombre (et sans plus de raccourcis). Du coup pour rire tranquillement en dînant, nous sommes tous allés au restaurant.

Il reste que dans ce bout du monde, nous avons laissé ce jour là, un couple qui ne voyait jamais aucune voiture (même pas celle du facteur), complètement traumatisé par le passage en 8 minutes de 4 voitures…

Qui sait quel drame nous avons créé ?

La vie n’est qu’un long calvaire…

L’autre semaine de vacances aux Arcs…

Bouder_moiLa deuxième semaine de vacances aux Arcs eut lieu avec le furoncle et son époux…

Quand Albert leur avait proposé cette semaine merveilleuse, je n’avais pas moufté, juste boudé dans la voiture au retour, car il ne m’avait pas consulté avant (crime impardonnable, mais c’était sa spécialité) La troisième semaine devait avoir lieu en amoureux, mais la société lui demanda d’aller voir ailleurs…

Je sentais que ce serait nettement moins folklo que la première semaine avec mon frère. Exit pétards, placards, engueulades, fou-rires…

A l’arrivée, généreux (le furoncle et son bubon), se proposèrent pour dormir dans l’entrée (avec les lits superposés que nous avions dé-superposés avec Albert un mois avant), pour laisser « aux jeunes », le canapé dépliant 2 places dans la pièce commune avec cuisine à l’américaine….

Dormir dans le lieu commun n’était pas sympa du tout… Le Furoncle débarquait à 6 heures pour commencer la tambouille du petit déjeuner « ne vous dérangez pas pour moi les enfants« … Heu ben non, on voulait juste faire 36 positions du Kama Soutra, tu ne regarde pas hein ? Albert était d’ailleurs totalement paralysé par la présence de ses parents à 3 mètres (moi aussi, ça tombait bien), qui eux, n’avaient aucune discrétion et en ont profité tous les soirs (et nous avec, mais sans aucun plaisir, on comprendra pourquoi…). Ce n’est pas mon frère et mon ex future ex belle soeur qui auraient risqué de nous voir débarquer à 6 heures… Entre jeunes finalement, on avait sû faire discret… Et pourtant nous avions tous les 4 fait crac crac à n’en plus finir… Là nonla vieille garde se foutait bien de nous faire profiter de leurs ébats !

A 7 heures tapantes le beau père débarquait, dûment douché (aussi discrètement que pour le reste), rasé, au son de « alors les jeunes, aucune santé, la vie appartient à ceux qui se lèvent tôt ! ». A la montagne en janvier c’est l’idéal de se lever tôt : il fait nuit noire… Albert n’osait rien rétorquer (ce rat) et j’étais bien obligée de me lever pour faire le lit, alors que je suis depuis toujours dans le coltard avant 8 heures du matin…

« Ah il faut secouer la literie par la fenêtre ma petite Coraline » « chez nous on l’a toujours fait » (le « chez nous aura son post exclusif »)…

Je sentais bien que cela lui faisait peine de m’avoir fait chauffer de l’eau à part pour mon thé alors qu’ils buvaient tous les trois du café. Sa consternation restait grande de me voir mettre du lait dedans « chez nous on n’aime pas le lait » (donc dépense inutile) Albert essayait de mettre de l’ambiance, vainement, je ne l’y aidais d’ailleurs pas vraiment… Elle jacassait courses, déjeuner, dîner, économies à réaliser « tout est hors de prix ici »… Etc… Puis Albert chaussait ses chaussures de ski, entraînant ses parents. J’allais me repieuter et il le savait bien, puisque le rendez-vous était fixé à tel restaurant d’altitude à telle heure bien tardive. J’avais bien le temps de les haïr (tous, un miracle que les filles soient là)… Lui m’enviait de me recoucher en douce dans des draps non secoués par la fenêtre (parce qu’évidemment je n’avais pas obtempéré) sans ses parents à proximité (bien fait !)…

A partir du rendez-vous c’était le Furoncle admirant son fils skiant « regardez le mon fils » « qu’il est beau mon fils » « qu’il skie bien mon fils », le beau père qui avait du mal à respirer et mal aux yeux, et ne comprenant pas qu’à moi aussi il me faille des lunettes protection 500 « à votre âge ». Ma seule vengeance : lui avoir donné la canette de bière qu’il me réclamait (sans dire « s’il vous plaît ») en l’ayant secouée juste un petit coup : entièrement aspergé le beau père. Albert sur ce coup là fut très bien « c’est normal, c’est l’altitude… »

La nuit tombe vite. Personne pour se planquer dans un placard. Nain jaune obligatoire. Autant c’était marrant avec mon frère et sa future, autant là c’était glauque, tellement le beau père était radin (même au nain jaune). Le dîner le plus économique possible avait été concocté par le Furoncle, moi chargée par Albert de l’empêcher de tout faire brûler (sa spécialité)… Et puis en avant pour se coucher de bonne heure (car la vie appartient à ceux qui se lèvent tôt), et à Albert et moi d’écouter grincer un sommier (interdiction de seulement lire, la lumière les dérangeait)

Je n’ai jamais de ma vie repris le travail avec autant d’enthousiame…

la vie n’est VRAIMENT qu’un long calvaire…

La grande réussite d’Albert…

Albert_repr_sentant_10079627Non je ne vais pas vous coller une photo des filles. D’ailleurs nous étions deux pour réussir ces purs chefs d’oeuvres…

Albert croyait qu’il était fait pour le commerce (mais il avait tort). Il avait fait une école spéciale. Il vendait de tout d’ailleurs, parce que la vente ce n’était finalement pas son truc et qu’il changeait de secteur régulièrement. (Pour découvrir un beau jour qu’il était fait pour être acheteur, quand il en a été à son je ne sais plus le combientième emploi)…

Il a vendu des appartements à la montagne (posts à venir) des aspirateurs, des je ne sais plus quoi d’ailleurs… Puis il rejoignit Jean Poirotte pour le seconder dans son entreprise (ne jamais travailler en famille, ce qu’Albert persista à faire en s’installant après deux autres emplois de nouveau infructueux avec son beau frère (et en plus ça rime))

Il était déjà avec Jean Poirotte, mais il lui restait 2 aspirateurs à fourguer ou pas quand un beau samedi, dring à la porte. Je me souviens qu’il s’emmerdait vaguement devant un match de rugby qu’il regardait parce que cela fait mec et que Pulchérie bien remise par sa sieste à elle, l’empêchait lui d’envisager une sieste crapuleuse (l’avait qu’à s’y prendre plus tôt)…

C’était l’époque où ils se promenaient à deux pour nous annoncer la fin du monde (maintenant qu’elle n’a pas eu lieu on ne les vois plus) Les témoins de Jéotruc qui refusent les transfusions et autres… J’ouvre la porte, Pulchérie charabiatant à mort accrochée à mes jupes mon caleçon bien moche du samedi « je glande ». Moi en voyant le couple je me fige. Pas le temps d’en placer une sur le « oh le beau bébé il est à vous ? » (non je l’ai emprunté à la voisine pour occuper mon samedi) que voici Albert prêt à les lourder gentiment j’imagine (restons civilisés).

Ben non, il les fait entrer et les installe dans le salon. Ils sont ravis. Ils ont tort. Mais généralement on leur claque la porte au nez sous un prétexte fallacieux ou pas et là, ils sont reçus. Ils sont coincés, ils ne sortiront pas comme ça… Mais ils l’ignorent…

Albert alla jusqu’à faire du café et à le servir avec des petits gâteaux qu’il trouva sans mon aide, pendant que je donnais le bain à la petite, ce qui me prenais un moment (c’est igolo l’eau maman). Ca blablatait ferme dans le salon (surtout Albert). Les témoins de l’apocalypse futur ignoraient qu’ils étaient tombés sur le bavard du siècle. Si si, il arrivait à me clouer le bec, c’est dire ! Je tends l’oreille, ça cause religion et bible et les malheureux ne sont pas sortis de l’auberge, même un jésuite ne tiendrait pas la route face à Albert… (alors que dire de bénévoles non formés à la dialectique, parce qu’un jésuite on peut dire ce qu’on veut, ça tient la route sur le plan conversation…)

Après le bain de Pulchérie qui charabiate (quelle hérédité a cette petite, c’est consternant), quelques rangements, je commence à préparer le repas en passant donc devant le salon et souriant hypocritement à un homme et une femme légèrement crispés, cela se sent nettement… Ils m’évoquent vaguement un insecte englué dans une glue quelconque et qui se débat désespérément pour s’échapper…

2 heures 60 minutes à discuter avec Albert. Tout ça pour quoi ? Je vous le donne en mille. Pour repartir avec un aspirateur VENDU À EUX PAR ALBERT sans l’avoir échangé contre une bible, ni surtout converti Albert… De dos, ils faisaient peine avec leur démarche anéantie..

On ne les a jamais revus… ils ont déserté le quartier… Je pense qu’ils se sont suicidés en rentrant chez eux… Ils l’avaient assez dit que la fin du monde approchait. C’était la leur…

La vie n’est pas qu’un long calvaire, j’étais morte de rire… Mais bon, Albert ne pouvait pas passer 3 heures à chaque client pour faire fortune dans les aspirateurs… D’où sa reconversion un jour sur les cours de la bourse.

Ou il découvrit qui était fait pour être acheteur, avec son beau-frère (ne jamais travailler en famille, je l’ai déjà dit…)

Car la vie est tout de même un long calvaire…

Ainsi tout se termine, ou tout commence (allez savoir…)

C’est ainsi que je voulais me souvenir de lui, le cavalier, l’amoureux des chevaux, le maréchal ferrant, le beau gosse. Combien de fois ai-je pu m’énerver quand on me disait : « Oh cela existe encore ? ».
Eh oui Ducon, tu crois qu’ils se ferrent seuls tes chevaux quand tu vas à l’écurie le dimanche pour faire bien ? Tu crois que les chevaux de courses se soufflent sur les jambes pour se mettre les sabots à jour ? Continuer la lecture de « Ainsi tout se termine, ou tout commence (allez savoir…) »

En avril… (pour mars je n’ai rien)…

neige-en-avril-copierTout le monde semble indigné, voire totalement surpris par la vague de froid qui est en train de passer, et la neige qui est tombée à 3 jours du printemps. Il faut dire qu’avec les histoires de réchauffement climatiques, on devait être en droit d’attendre le moment de la canicule sans doute…

Donc, revenons à l’ancien adage « En avril, ne te découvre pas d’un fil ». Un adage dont je ne fais pas fi, réchauffement climatique ou pas, depuis qu’une certaine année  qui s’éloigne de plus en plus, il m’est arrivé une mésaventure cuisante (si l’on peut dire). Là nous sommes encore en mars…

C’était donc un mois d’avril débutant chaud, très chaud, « au delà des normes saisonnières », ensoleillé, etc… Continuer la lecture de « En avril… (pour mars je n’ai rien)… »

Petits retours en arrière…

clin-doeilQuand j’ai passé mon bac en 1976 (hélas, comme le temps passe), les terminales étaient réputées pour leur côté hippies par bien des côtés. Pour les filles c’était cheveux longs au maximum (et raides), la tunique brodée à la Véronique Samson, les sabots, etc… Pour les garçons j’ai moins de souvenirs, en dehors de leurs coiffures qui feraient frémir d’horreur les jeunes actuels…

Nous avions une particularité : nous parlions écologie, planète en danger et tout le monde se fichait de nous !

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Le somnambulisme (fin)

SomnambulismeJ’ai appris quand j’ai connu Albert, qu’une de ses deux soeurs faisait également des trucs curieux la nuit, mais qui avaient plutôt amusé la famille. Elle se souvenait très bien d’une fois, où elle avait entièrement défait le lit de sa soeur qui n’avait pas osé moufter car elle se montrait violente, pour aller vérifier à la lumière des toilettes que les draps étaient de couleur bleue… D’avoir constaté que oui l’avait réveillée Puis cela lui avait passé à elle aussi…

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Chiffre et voyances…

ExorcismeJ’ai eu envie de rééditer  ce post car depuis toujours, l’homme désire connaître son avenir. Il y a les présages auxquels les romains étaient très attachés en nous en laissant des traces au passage (merde un chat noir qui traverse la route de gauche à droite et passe sous une échelle), la boule de cristal, les cartes, tout un tas de trucs qui pourraient éventuellement nous renseigner sur notre futur, alors que souvent on se dit qu’heureusement il vaut mieux ne pas savoir.

J’avais une amie très matheuse qui s’attardait beaucoup sur les chiffres. Pour elle, dates de naissance, de mariage, étaient très importants. Elle allait jusqu’à compter les minutes et les secondes, persuadée qu’il y avait quelque chose à trouver dans le résultat final… Continuer la lecture de « Chiffre et voyances… »

Les livres « foutage de gueule » (et ça se vend en plus…)

Mal de têteAprès le départ d’Albert, une amie m’avait proposé de mettre à mon service gratuitement une amie à elle, qui pratiquait l’astrologie.

J’ai donc reçu un beau jour mon thème astral, et les interprétations qui allaient avec (toutes fausses). Il n’empêche que ma curiosité avait été piquée au vif, et que j’ai décidé de m’y mettre moi-même, et acheté ce qu’il me fallait comme livres. Maintenant sur n’importe quel site vous trouvez votre thème astral, mais je parle d’un autre siècle et d’un autre millénaire… Continuer la lecture de « Les livres « foutage de gueule » (et ça se vend en plus…) »