Les fifi-tesques aventures (part 4)

Je rentre du lycée un beau jour, alors que le fifi fait partie de notre vie depuis déjà plus de 2 ans et demi, pour retrouver Mrs Bibelot dans tous ses états. Le fifi a disparu.

Elle ne voit pas comment : jamais la porte fenêtre n’est ouverte sans que l’on ne s’assure qu’il(elle) est bien dans sa cage. Depuis le matin pas de fifi. Elle a fait exprès de ne pas lui mettre d’eau dans sa cage. Car le fifi a son truc à lui(elle) quand il n’a plus d’eau. Il va se poser dans l’évier en acier inox et il cogne avec son bec. Il a très bien repéré que rapidement quelqu’un vient lui donner à boire. Là rien, pas de nouvelles…

Nous bougeons les meubles et surtout le frigo sur lequel il(elle) aime bien se poser. Rien…

Le lendemain matin, toute la famille est sombre. C’est l’hiver, si le fifi a réussi à s’enfuir, quelle nuit a-t-il passé ? Maman met la cage sur le balcon. Rien. Parfois elle sent sa raison vaciller, il lui semble entendre un bruissement d’aile quelque part dans la cuisine. Combien de fois déplacera-t-on le frigo et les meubles derrière lesquels il aurait pu tomber ? 2 jours se passent encore. Le fifi ne reviendra plus, et nous ne savons pas ce qui lui est advenu…

Je rentre du lycée comme tous les jours, là mon frère ravi me demande d’aller voir dans la cuisine. Il y a une surprise : dans sa cage, dans son nid, dormant un peu, le fifi est là et bien là… pâle et amaigri et mort plus qu’à moitié… Mais c’est bien lui. Maman lui a mis à boire tout à côté de lui et il n’arrête pas d’aller s’abreuver avant de se recoucher.

Un bruit l’après midi… Maman est certaine de l’avoir entendu. Elle à dit « fifi fifi », mais le fifi a l’habitude de se tapir quand on l’appelle et dans sa situation c’était un peu couillon… Mais là elle est certaine et entêtée, elle n’est pas folle, elle a bien entendu un bruit d’ailes. Mon frère est là, il déplace à nouveau le réfrigérateur d’où le bruit semblait venir. Rien. Il tire le frigo un peu plus et là : « je la vois ! ». Coincé le fifi, entre le corps du frigo et les jolies circonvolutions qui font du chaud pour nous faire du froid.

Ils le sortent de là. Le fifi n’est pas blessé, mais d’après mon frère et ma mère, il s’évanouit dans leur main. Plus de 3 jours sans manger et surtout boire, le long d’un serpentin qui chauffe… Ma mère empoigne à nouveau son compte goutte pour hydrater l’oiseau. Ce serait tellement bête qu’il meure maintenant le fifi. Mais non, il ne va pas mourir tout de suite. Il accepte d’aller dans sa cage où il s’abreuve pendant 3 heures.

Tout le monde rentre à tour de rôle. C’est la joie (oui nous sommes très intelligents…) et du coup, nous, pendant que le fifi recommence à manger, Mrs Bibelot nous fait du riz au lait que nous adorons tous.

Le fifi n’a plus jamais remis ses pattes sur le frigo. Nous n’avons jamais sû comment il s’en était cassé une, vilainement, un an plus tard. Nous avons essayé de lui mettre une attelle, nous l’avons emmené chez le vétérinaire, mais il n’y avait rien à faire, qu’à lui épargner de perdre son sang jusqu’à la mort…

Et cette alouette qui se perchait sur les meubles, se penchait pour nous faire « cui » d’un air ironique, qui se couchait dans nos bouquets de fleurs (véridique), qui se posait sur notre épaule, qui nous picorait la joue, qui demandait à boire en tapant dans l’évier, qui décrochait les crayons, qui lançait sa trille pendant que le lave vaisselle fonctionnait, et bien…

Nous l’avons pleurée.

D’ailleurs c’est devant le chagrin qu’elle laissait derrière elle que mes parents ont pris un épagneul breton qui a vécu, vous l’imaginez, un véritable d’enfer…

Les fifi-tesques aventures (part 3)

Donc le fifi en ce mois d’août 1975, passait une partie de sa vie dans la salle de bain/WC et dans le cerisier.

Jusqu’au matin où il accueillit le premier levé (mon grand-père), par un vol curieux, avec comme un roucoulement dans le pioupioutement. Le fifi se posa sur le bord du lavabo en causant un peu et en lui faisant des avances. Idem pour tous les membres de la famille. Survol, roucoulement, avances.

Pendant une période creuse, le fifi déchiqueta un rouleau de PQ et commença à faire son nid ailleurs que dans sa cage, dans un endroit choisi par lui qui nous coupait une des entrées de la salle de bain/WC… Question existentielle : le mâle fait-il le nid comme sa femelle ? Normalement ils s’y mettent à deux. Prévoir du PQ de rab. Condamner la porte fatale pour ne pas mettre un pied sur le nid, et non nous ne sommes pas gâteux avec les animaux… L’oiseau continuait à s’activer autour de nous en roucoulant (pour une alouette c’est un comble), et avec du PQ déchiqueté plein le bec.

Et puis un autre beau matin, voici le fifi bien installé sur son nid (nous le laissions lâché la nuit car laisser son nid pour aller dans sa cage semblait le désobliger, il nous injuriait du haut du meuble de salle de bain comme pas possible quand nous voulions l’attraper).

Il finit par aller manger dans sa cage, nous révélant 2 oeufs très jolis, mais bien entendu clairs…

Le fifi était donc une fifille… Ma petite soeur demanda si nous étions certains et mon grand père peu aimable avec les adolescents lui demanda si elle avait déjà vu des coqs pondre des oeufs… N’empêche que cela restait le fifi.

Au bout d’une dizaine de jours à couver, le fifi sentit que quelque chose n’allait pas. Il écoutait les oeufs d’un air pensif parfois, se remettait dessus d’un air absorbé, puis laissa tomber pour retourner dans sa cage ou voler un peu partout, comme il le pouvait…

Nous avons gardé les oeufs et le petit nid longtemps… C’était trop mignon à voir.

Les fifi-tesques aventures (part 2)

Nous avions recueilli le fifi en août. En juillet suivant, il partit avec nous pour les Sables d’Olonne où nous devions passer le mois de juillet. Il pioupiouta dans la voiture que cela faisait bien longtemps qu’il était enfermé et bouda en arrivant, quand nous l’avons installé dans la cuisine en ouvrant la porte de sa cage. « Non je ne sortirai pas puisque c’est comme ça », semblait-il dire, tout en mettant un bec à la porte pour inspecter les alentours.

C’était un stress constant qu’il ne s’échappe pas. Pendant longtemps, tout le monde a eu le réflexe de fermer la porte de la cuisine. Mais c’était un oiseau réellement apprivoisé, qui venait se percher sur notre épaule, venait dans la main, et nous picorait affectueusement la joue (en cherchant des insectes, allez savoir…)

Mrs tricot avait installé un carnet et un crayon pour les listes de courses, accrochés à un clou planté dans un meuble. Plusieurs fois par jour, elle retrouvait le crayon sur la cage du fifi, sans comprendre : elle l’avait tout de même bien accroché avec sa ficelle. Nous pouvions tous en attester : la maison était hantée…

Le hanteur fut trouvé tout à fait par hasard, alors que Mrs Bibelot faisait les poussières du passe plat. Le fifi ne la voyait pas. Elle le vit parfaitement bien. Et je m’envole sur le meuble de cuisine de droite. Et je me pose. Et je penche la tête. Et je regarde à droite et à gauche, et hop, j’attrape la ficelle du crayon et je le regarde tomber sur ma cage. Ca fait du bruit, c’est rigolo. Et c’est rigolo aussi la personne qui s’exclame que le crayon est encore tombé et le raccroche. Petite tête penchée pour tout bien regarder…

Nous avons passé un mois à raccrocher le crayon et à l’espionner par le passe-plat (sommes nous intelligents tout de même…). Il s’amusait tellement (et nous donc !)

Mois suivant chez mon grand père. Remettre le fifi qui a un an en liberté ou non ? Tentative. On accroche la cage dans le cerisier en ouvrant la porte. Le fifi sort et s’envole. Tout le monde pleure, mais c’est mieux pour lui non ? Il va pouvoir voler le plus haut possible, faire ce qu’il veut, vivre sa vie d’alouette sans être brimé par une cage.

Râté. A 17 H, après 3 heures d’absence, le fifi est de retour dans sa cage et nous regarde d’un air de dire qu’on ne l’y reprendra pas…

Pour avoir la paix et sans se traumatiser, car il était en liberté dans la salle de bain/WC forcément fréquentée, l’idéal était de le mettre dans le cerisier et d’ouvrir la porte de la cage. Là, il se couchait dans son nid (ben oui, il avait un nid douillet) en nous avertissant tous qu’il ne sortirait pas…

Sacré fifi qui nous en réservait une belle…

Les fifi-tesques aventures (part 1)

Honte à nous, nous oublions, nous oublions…

Jean-Poirotte et Mrs Bibelot avaient fait mettre sur DVD la quasi intégralité des films super 8 de Jean-Poirotte, en essayant autant que faire se peut, de s’épargner, et à nous d’ailleurs, les envols d’oiseaux, le trop de paysages, pour garder surtout les personnages, ce qui compte 20, 30 ou 49 ans après.

Je ne l’avais pas vraiment oubliée, mais je n’y pensais jamais. L’autre soir, j’ai regardé les DVD « souvenirs », trop heureuse de retrouver mes pitchounettes bébés, petites, nos chers disparus, et une toute bête alouette.

Tout a commencé un beau dimanche où nous roulions vers la maison de campagne de Mrs Morgan et de son mari. Tout à coup, en plein champ, mon père pile. Il a vu un piaf passer sous la voiture. Réflexe de chasseur ayant un peu de conscience : vérifier qu’on ne laisse pas un animal blessé souffrir jusqu’à la mort n’importe où. Non le piaf n’est pas mort. C’est un bébé alouette qu’il nous ramène un peu embarrassé (car il nous a dit et répété de ne jamais toucher un petit qui n’est pas abandonné par ses parents) : il a regardé un peu partout et n’a vu aucun parent potentiel. Il confie l’animal à Mrs Bibelot qui le met dans sa jupe bien au chaud.

Nous voici donc avec une alouette à peine en plumes, ne sachant pas voler, et donc dépendante. Avec une imagination débordante, nous l’avons prénommée « fifi ». Je sais c’est d’un commun…

Récupération d’une cage chez Mrs Morgan, d’une pipette pour l’abreuver et de nourriture pour les perruches pour l’alimenter.

C’est super simple de s’occuper d’un oiseau : ça bouffe tout le temps, ça boit tout le temps, ça chie tout le temps.

Nous nous sommes relayés donc, toute la petite famille, pour nous occuper du fifi. Le soir nous couvrions la cage, parce que ça dort tout de même. Sinon, c’était la pâté donnée avec un bâtonnet de buis à la petite bête qui piaille tout le temps, l’eau avec la pipette.

Le fifi n’était pas destiné à rester en cage toute sa vie. Nous comptions bien le relâcher un jour, le laisser libre plusieurs heures dans la journée, car rien n’est plus triste qu’un oiseau en cage.

Jean-poirotte et son père l’amoureux des oiseaux, munis de livres et tout et tout, décidèrent un jour que le fifi était en âge d’apprendre à voler. A nous de nous y coller… Nous étions devenus ses parents et son éducation nous revenait.

Attraper la bestiole : à savoir mettre la main dans la cage, elle venait s’y loger direct. Sortir la bestiole de la cage, lever le bras et le laisser retomber. Réflexe de l’ex-oisillon : faire fonctionner ses ailes. Après plusieurs atterrissages dans une botte, une chaussure, une assiette de fruits d’été, le fifi savait voler.

C’était farpait. Nous laissions le fifi en liberté qui volait dans la cuisine en plafonnant comme il le pouvait en lançant la célèbre trille de l’alouette pendant que le lave vaisselle fonctionnait (et jamais autrement, le lave vaisselle l’inspirait).

Et puis un jour le fifi arriva dans le salon en sautillant tic tic tic. Et se prit une griffe dans la moquette bouclée, sans mal, fort heureusement, car il eut le réflexe de s’arrêter net et d’attendre que l’on vienne à son secours.

Il fut donc cantonné à la cuisine. En liberté un peu limitée. Car quand nous devions ouvrir la porte fenêtre pour aller sur le balcon, il fallait le faire rentrer dans sa cage. Là le réflexe conditionné fut béni de tous. Il suffisait d’agiter la boîte de nourriture du fifi pour que direct, il file dans sa cage même s’il venait de se goinfrer 2 minutes avant. Mais en règle générale, il était en liberté dans la cuisine, pour nous faire plein de conneries…

J’étais au mauvais stop, le mauvais jour, au mauvais moment…

GendarmeJ’ai été élevée dans une famille qui m’a inculqué le respect des forces de l’ordre (et le fait que le droit de vote était aussi un devoir :-))

Petite, je savais qu’en cas de « vilain monsieur » me faisant peur, il me fallait aller voir la personne en uniforme (une fois : le facteur, mais il a fait son boulot), et que je ne devais avoir peur en aucun cas de gendarme ou policier. Petite je ne savais pas faire la différence entre les deux et maintenant qu’ils ont changé de couvre chef, je regarde leur voiture pour me faire une idée.

Bref, en plus, j’ai toujours été une conductrice méritante, respectueuse des stops, des feux rouges et des limitations de vitesse. M’en suis-je pris des coups de klaxon de gens exaspéré par ma « lenteur » ou mon arrêt mal venu… N’empêche que j’ai tous mes points sur mon permis, 50 % de bonus, et que tout le monde ne peut pas en dire autant… Continuer la lecture de « J’étais au mauvais stop, le mauvais jour, au mauvais moment… »

Quand que j’étais petite, et jeune… (1)

Et_moi_dans_tout__a_tlp753093Et moi dans cette famille, ce blog, qui suis-je en dehors de la mère de filles un peu originales et délurées ? Ex femme de ? Fille de ? Petite fille de ? Amie de ? ex secrétaire de plusieurs PME ? victime d’un système qui me dépasse ? Révoltée en puissance devant ce système qui me rejette ? (poseuse de bombe potentielle à l’hôtel des impôts, la nuit…)

Me demandant ce que je suis devenue vraiment mais le savons-nous ? Je me souviens en tous cas de ce que j’ai été…

Continuer la lecture de « Quand que j’étais petite, et jeune… (1) »

1970… le mois de Juillet de l’ennui… (1)

Frédérique 1970

Cette année là (là là), mes parents et mes grands-parents paternels s’y étaient pris trop tard pour notre location à Lancieux (Côtes du Nord à l’époque) où nous avons passé tous nos mois de juillet de 1968 (mois de juillet mémorable, puisque l’arlésienne est née le 14 avril 1969, et que nous avons retrouvé une carte postale il y a quelques années, envoyée par maman à son père : « le 14 juillet s’est bien passé, retraite aux flambeaux, feu d’artifice, ETC… ») jusqu’en 1975 où nous avons opté pour très longtemps pour les Saintes Maries de la mer…

(Pour la carte postale, inutile de vous dire qu’après un gros tri il y a quelques mois, elle est dans la boîte qui va bien, à savoir celle dans laquelle il y a les cartes qui comptent, et non pas « bons baisers » d’on ne sait pas qui)…

Où partir en juillet ? Je vas vous le dire : dans le haut du Cotentin, aux Gougins St Marcouf, à l’époque bled paumé, et je n’irai pas faire un tour pour voir si cela a changé… Cet endroit là méritait plutôt de s’appeler « le bout du monde », ou « le trou du cul du bout du monde ». Une ex voisine de mes grands-parents y habitait désormais, et était ravie de nous trouver une maison à louer (on peut la comprendre, cela lui ferait de la distraction pendant au moins un mois), ce qui  n’était pas difficile, vu que les rares propriétaires d’une maison de famille allaient forcément  passer leurs vacances ailleurs, à l’époque. En fait c’était la deuxième fois que nous nous rendions là-bas, et toujours pour la même raison : impossible de trouver ailleurs (c’est dire…). La deuxième maison fut largement plus grande et confortable que la première, c’était une exigence de mon grand-père.

J’avais pour instruction de Mrs Morgan de lui écrire au moins deux fois par semaine pendant les vacances qu’elle ne passait pas avec nous (elle vint avec son mari 3 ou 4 années de suite à Lancieux, dans une autre location que la nôtre. J’aimais déjà bien écrire, et en plus, dans la réponse, il y avait toujours un billet à dépenser).

Je viens de retrouver dans les courriers que nous trions toujours vu que mes parents ont tous ceux de Mrs Morgan et certains adressés à Mrs Tricot et son mari, une lettre que Mrs Morgan avait annotée « à garder soigneusement », envoyée par moi, et dont je respecte le contenu et l’orthographe…

« Ma chère marraine (elle l’était en plus d’être ma grand-mère)
« Je te remercies beaucoup pour le billet de 10 F, S et N aussi (mon frère et ma soeur, 10 F c’était beaucoup…) (nous avons tout dépensé en tubes de lait Nestlé, c’était notre période, et puis il n’y avait pas de boutique où acheter quoi que ce soit d’autre que de la bouffe…)
« Je suis contente que tu ailles bien et que vous aillez beaux temp. J’espaire que tu va continuer à te baigner tous les jour. Moi je me baigne tous les jour mais hier et aujourd’hui, je n’ai pas pu a cause du temp : il y a beaucoup de vent. (Tous les jours ce n’était pas tous les jours, et vous allez le comprendre rapidement : c’était venteux comme endroit).
« Cette après midi nous allons en escurssion et j’aime pas ça tu le sait (Mrs Bibelot avait l’horrible habitude de nous emmener visiter des vieilles pierres, et à l’époque je détestais les vieilles pierres et c’était un après midi de plage de gâché). Mais comme nous allons allez assez loin, j’espère que nous allons nous baigner s’il y a moins de vent. (Espoir sans doute vain).
« J’ais été malade, heureusement rien de grave, seulement une petite angine de 4 jours environ (mais sinon je me baignais tous les jours…). Maintenant je suis tout à fais rétablie.
« N… sais nager, enfin elle flotte et fait au moins 20 brasses avant de couler, elle est très fière… (sous entendu : pas de quoi vu qu’elle coule… (il est à noter que c’est là quelques années plus tôt que j’avais fait moi-même mes premières brasses avant de couler à pic également, il faut absolument que je retrouve la date fatidique du moment où j’ai su nager (en plein vent) …)
« L’arlésienne sur la plage est à mourir de rire (c’est elle en photo, et il devait y avoir du VENT !). Elle est souvent (5 jours dans le mois en gros) toute nue avec un petit chapeau sur la tête. Quand on lui dit « vient faire plouf plouf dans l’eau, elle accourrre (avec trois r) en riant ou se sauve d’un air coquin. La plage est mieux que ce que l’on pouvait penser, mais voici ce que cela donne (suit un schéma très précis) :
« Digue
« Sable
« Varech
« Sable
« Galets
« Mer.
« On va sur la droite et là il n’y a presque pas de varech (il est à  noter que ce varech nous pourrissait la vie) mais toujours du vent, et la petiote peut aller où elle veut, son grand plaisir c’est de démolir les pattés que mamie fait, elle s’amuse bien… (qui n’a jamais eu d’enfant ne peut savoir que l’on fait des pâtés, que le gosse les écrase, et qu’on se lasse avant lui…)
« Il n’y a aucun risque à ce que maman se lance à la traversée de la Manche, elle trouve (souligné) l’eau trop froide, trouve car nous les enfant on la trouve bonne (je précise que c’était l’époque où à 12°j’essayais d’attirer ma mère, et mon frère et ma soeur également, en prétendant que l’eau était « bouillante »).
« Au gougins aussi le temps est très instable, aujourd’hui il fait beau, alors qu’hier… (il devait y avoir trop de vent…)
« Il y a encore tout de même beaucoup de vent.
« Francine une amie à mamie nous a acheté de la pâte à ballons, alors mamie nous en a acheté car on avait tout usé… (nous étions très occupés, d’ailleurs nous avions des avions à faire voler DANS LE VENT, c’était SUPER ! )
« Les gougins je trouve cela triste, il n’y a même pas une librairie (en souligné, pour moi c’était l’horreur !), heureusement il y a une bibliothèque et Francine me prête tout ce que je veux… (c’est ce mois là que j’ai lu une bonne partie des signes de piste, mais sinon, la mer était bonne)
« Le coq du clocher tourne et vire toutes les 5 minutes, on dirais une vrai girouette (il aurait fallu me préciser que c’en était une vraie, car vu LE VENT, pas étonnant que le coq tourne et vire !)
« L’amie à mamie m’a apprise à jouer à la crapette (jeu de cartes). J’ai appris à papa et papa a appris à maman, on y jouent tous, on ne manque pas de distraction… (une personne bien intentionnée devait surveiller mes parents, car il n’y a pas eu de bébé avril 1971, et qu’est-ce qu’ils devaient se marrer, à jouer à la crapette l’après midi, le soir étant OUF ! consacré à la lecture, car tout le monde passait son temps à la bibliothèque tenue par Francine).
« Maman va comme moi à la bibliothèque de Francine tous les jours, elle ne lit, elle, que des tagada Christine.
« Je t’embrasse très fort, je te souhaite beau temps et moins de vent que nous, bonne santé.
« Coraline »

La vie n’est qu’un long calvaire.

Photo : l’Arlésienne prise par votre gentille sorcière avec son premier appareil, offert pour sa communion, que Jean-Poirotte faisait la gueule à l’idée d’avoir à payer des développements débiles, mais, miracle, avec cet appareil, je n’ai fait que des photos magnifiques ! (enfin je trouve que celle-ci n’est pas mal, d’instinct j’évitais de centrer le personnage et il paraît que c’est mieux).

NB : on verra que le vent était une de mes préoccupations principales (interdiction de se baigner dans beaucoup de cas) et que je n’évoque que très peu, ou pas du tout, la pluie qui n’avait pas le temps de s’attarder. Il faut dire que nous nous étions fait des copains, et que les jours de pluie, nous avions de formidables occupations…

A suivre… Même si après 1970 nous avons évité soigneusement le Cotentin…

C’est l’histoire d’un blog… (sur le pont de l’Alma…) (part 2) ET VOUS D’OU VENEZ-VOUS ?

ecrivain-2-copierMa fille a un blog…

Ignorante que je le suis, je pense que la presse ne nous dit que la vérité, rien que la vérité et qu’elle le jure (la presse).

Depuis j’ai changé d’avis pour de multiples raisons (en particulier lire mon histoire de « braquage » totalement fausse dans « le Parisien »….)

Ma fille a donc UN JOURNAL INTIME sur internet. A l’époque c’est ainsi généralement que l’on parle des blogs, maintenant on évoque les blogs culinaires, ou déco… Mais pas en 2006…

Avec l’impression de violer un peu son intimité, je vais jeter un oeil en me promettant de refermer la page si elle parle vraiment trop intime. Cela parle cinéma, design, etc, rien d’intime du tout…

Je le fais rarement, mais là, je cogite à 100 à l’heure. Si un blog n’est pas forcément un journal intime, je pourrais en tenir un !!!!

J’ai des tas d’écrits sur Mr Mac Intosh, des conneries, du drôle, des articles, des histoires, mon dictionnaire d’une civilisation tordue !

Elle édite sur canalblog. Je vais jeter un oeil. C’est enfantin, à ma portée, ne me reste qu’à récupérer mes écrits sur mon Mac…

Ca c’est le plus coton de l’histoire, devant brancher l’antique engin pour RECOPIER ce que j’ai écrit, en me coinçant les cervicales côté gauche et en m’énervant sur la lenteur de l’engin…

Je contacte Pulchérie par mail (on n’est jamais trop prudente) pour lui signaler que j’ai trouvé son blog…

  • « Heu, maman, tu comprends, je préfère que tu n’y aille pas, c’est mon truc privé à moi toute seule, promets moi de ne plus y aller, s’il te plaît, c’est vraiment privé »
  • « Si tu veux ma chérie, mais du coup de voir que ce n’est pas uniquement un journal intime, j’en ai ouvert un, je compte diffuser les articles que tu aimais bien, quand tu me lisais sur Mr Mac… »
  • « Tu comprends ma chérie, j’ai enfin l’occasion d’éditer ce que j’ai écrit… »
  • Silence radio à part une réponse brève « pas tes romans maman, il faut les garder pour toi…« .
  • 3 jours après, mail de Pulchérie « ça va la sorcière ? »
  • « Comment tu m’as trouvée ? »
  • « J’ai tapé « filles » et quelques mots clefs, et je suis tombée sur toi finalement ». « Je connais ta plume, cela ne pouvait être que toi… » 🙂
  • « Tu sais maman, je peux te mettre ta page en forme, te faire de la pub chez moi. Ce que tu as publié c’est déjà très bien, tu peux continuer sans problèmes ».
  • « Mamannnnnn, donne moi tes mots de passe que je fasse ta mise en page ! »
  • « Eventuellement j’irais lire tes articles, et je te dirais ce qu’il ne faut pas faire. Par exemple il faut mettre des photos, je te montre »…

J’ai cédé. Deux jours après ma mise en page était faite, j’avais un mail long de 100 mètres m’expliquant ce qu’il fallait faire ou pas.

Le blog de la gentille sorcière était né.

Oh j’ai fait des gaffes et des erreurs :

  • Je postais deux fois par jour, y compris pendant les jours fériés et les ponts. Comme j’avais débuté en juin 2006, je me suis torché les grandes vacances avec leur absence de commentaires… Je désespérais…
  • J’ai fait une gaffe énorme chez Deedee (Pulchérie me conseillait les blogs à lire et à commenter…). Heureusement, cette dernière ne m’en a jamais tenu rigueur après coup, bien au contraire.
  • Gaffe énorme faite parce qu’une autre blogueuse arrivée chez moi « par hasard », avait pompé des textes à moi pour les éditer en son nom (je l’ai encore toujours en travers, j’avais été contactée par l’éditeur, j’avais refusé, et on a pompé tout de même)
  • J’avais surtout des lecteurs arrivés chez moi, via quelques conseils de Pulchérie qui commençait à devenir « influente », et j’ai longtemps pensé que mes nouveaux commentateurs venaient forcément de chez elle…
  • Et puis c’est devenu faux, mais je ne le savais pas…

En 2008, Pulchérie m’a acheté mon nom de domaine, s’est occupée de tout rapatrier, pour mes 50 ans. MON site, c’est son cadeau d’anniversaire de chaque année…

Certains des premiers commentateurs et amis de la première heure, sont toujours là, mais rares (les ménagères en particulier, et Marcus qui hélas a décidé de se retirer de la blogosphère). Sont venus les autres fidèles, un an après (Louisiane entre autres…) et jour après jour… Avec parfois des lecteurs de l’ombre, qui ne commentent jamais…

Je ne sais pas ce que sont devenus les autres, les premiers. Les blogs disparaissent parfois, sans que l’annonce du tombé du rideau soit faite par leurs auteurs… Et certains commentateurs sans blogs disparaissent également…

Et vous ? D’où venez-vous ????  Si je ne m’en souviens pas, il ne faut pas m’en vouloir… (j’ai déjà posé cette question une fois !)

L’eau a coulé sous les ponts. Je n’ai pas la mémoire infaillible, et maintenant, beaucoup de mes lecteurs ne viennent pas de chez Pulchérie, comme au départ…

C’est pourquoi  je vous ai posé une question dans mon titre.

Je relève les copies lundi…

Merci de me répondre, car la vie n’est pas toujours UN LONG CALVAIRE.

Je sais que vous venez du Québec, de la France, de la Belgique, de la Suisse, de tout ce qui es francophone, mais : JE VEUX SAVOIR QUI VOUS ETES ET COMMENT VOUS ETES ARRIVES ICI.

MERCI !

C’est l’histoire d’un blog… (sur le pont de l’Alma…) (part 1)

ecrivain-2-copierPour moi, l’histoire de mon blog est tellement évidente, que j’en oublie parfois que certains de mes lecteurs m’ont trouvée tardivement, et pas forcément par le biais de fille aînée…

J’ai réalisé qu’il était temps de remettre les pendules à l’heure, pour les retardataires, enfin les nouveaux venus.

Après recherches, je me suis rendue compte qu’en grande majorité, les lecteurs et commentateurs de la première heure s’étaient fait plus que rares, et que j’avais de moins en moins l’avis « je suis arrivée ici via le blog de ta fille » (que personne ne se vexe, j’ai dit « de moins en moins » et pas « plus jamais »).

Juin 2006 : je travaille toujours chez Truchon, l’ambiance est encore très très bonne, tout va bien. Sauf que ce jour là, je me ronge les coudes en attendant le coup de téléphone de Pulchérie. C’est le jour où elle doit savoir si elle a ou non son DSAA (Diplôme Supérieur des Arts Appliqués) pour sa sortie de l’école Boule.

Je me ronge d’ailleurs tellement les coudes, qu’à partir de 16 H,  dame Vénézia qui connaît par coeur les numéros de portables de mes filles, prend le téléphone à ma place et que personne n’ose venir prendre de mes nouvelles. Quant à celui qui souffre de n’importe quoi, il peut crever, et il LE SAIT !!!

Tout à coup, s’affiche le n° fatal* :

  • 06
  • Mai 68
  • L’année de naissance de ma soeur moins 7
  • 5 ans avant mon bac
  • 3 ans après l’armistice de 1945…
  • (Ceci pour ceux qui ne connaissent pas mes moyens mnémotechniques…)

Je me précipite sur le combiné comme la vérole sur le bas clergé breton (à qui vous pensez que j’en veux personnellement, mais c’est juste une expression familiale)… et je manque m’assommer avec le combiné qui échappe à mes mains moites…

  • Alors ma chérie ?????
  • Silence de mort sur le plateau où je travaille. Truchon qui descend les escaliers s’immobilise et me regarde gentiment attendant la bonne nouvelle
  • JE SUIS RECUE MAMAN ! J’SUIS DESIGNER (et architecte d’intérieur, etc….)
  • Je te laisse ma petite maman. J’appelle Delphine, papa, Vincent, François, Paul et les autres…

Il faut dire que cette malheureuse enfant avait été prévenue : si elle ne m’appelait pas immédiatement, tout de suite et sans délais, je lui envoyais la brigade légère, la charge des éléphants, et le débarquements pour qu’elle comprenne bien…

Je suis folle de joie. Truchon me précise qu’il avait prévu du champagne, ne doutant pas de la bonne nouvelle « telle que vous êtes, bon sang ne saurait mentir » (j’ai oublié de la lui replacer celle là, quand il m’a signifié mon congé). Tout le monde vient me féliciter, et Frère Fabrice l’éternel distrait me demande ce qu’il se passe et si par hasard je n’ai pas d’aspirine…

D’autres vont chercher LEUR champagne. C’est la fête à l’ingenierie, et Truchon me demande à voir une oeuvre de ma fille.

CAR, et c’est là que tout va se jouer et comme le hasard fait bien les choses, Pulchérie a eu besoin, devant une panne d’imprimante couleur à l’école Boule, de me faire imprimer « quelques documents » pour soutenir son diplôme final.

Comme je suis maîtresse de l’imprimante couleur, j’ai dit oui, mais les quelques documents sont en fait 260 en format A3.

Et je ne peux pas, mon honnêteté me l’interdit, abuser de l’imprimante couleur comme cela. En douce c’est toujours possible, mais se faire prendre aussi, et puis non, je ne peux pas…

J’en parle donc à Truchon avant la soutenance du diplôme. Je précise que je dédommagerai la société, mais il me rétorque « non, inutile, beaucoup abusent de cette imprimante, vous avez l’honnêteté de m’en parler, alors faites ce que vous voulez ».

J’ai même de sa part, l’autorisation d’envoyer aux frais de Truchon & Co, les documents à Pulchérie, en gros format, bien cher. Elle n’a plus eu qu’à les découper et les assembler.

Là, il me manque les documents les plus importants.

  • « Je ne les ai plus, mais je vais lui demander de me les renvoyer demain, et vous verrez tout ».
  • En fait, tout le monde verra « le cadeau d’amour »

Pensant récupérer quelques documents avant de faire chier ma fille qui fait la fête, je tape son nom sur Gogole et je tombe sur elle, à plusieurs reprises.

Le premier clic est le bon : c’est bien ma fille, qui poste sous le nom de « la méchante », un commentaire hyper désagréable chez je ne sais plus qui…

Avec une adresse de blog.

Ma fille a un blog ?

Celle là, c’est la meilleure…

6222-000049En achetant mon appartement j’avais le choix entre : un garage fermé (à l’autre bout de la résidence), ou une place sous mes fenêtres, vu que l’appartement était vendu avec les deux. J’ai opté pour la place (je le regrette l’hiver quand je dois gratter mon pare-brise)  qui coûtait moins. Car figurez-vous que ces places réservées, nous les achetons, nous payons même taxe foncière et taxe d’habitation (un comble) pour.

Les places sont numérotées, il est précisé à l’entrée que les places non numérotées sont des places visiteurs. On ne peut être plus clair.

Aux débuts, les filles se sont beaucoup amusées. En effet, peu de personnes prenaient la peine de prévenir leurs visiteurs du problème des places numérotées, et je retrouvais régulièrement la mienne occupée par des voitures squatters. Généralement quand je revenais de courses avec le coffre plein. Cela met de bonne humeur, surtout une personne comme moi qui s’agace de peu de choses.

Quand les filles étaient rentrées avant moi, elles me guettaient en commentant « Mouth (c’est moi) va piquer une crise ». Ce n’était pas grave vu que du coup elles étaient fin prêtes à descendre m’aider à vider le coffre…

J’ai donc pris l’habitude dès le départ, de klaxonner jusqu’à ce que quelqu’un vienne déplacer sa voiture. Généralement les personnes ne s’excusent pas, elles ont en plus un air outragé qui en dit long. M’en fous, pour peu qu’elles dégagent.

Ma réputation a été assez vite faite, et il est devenue très rare que l’on me prenne ma place. J’ai même fait école : les autres occupants d’une place numérotée au lieu d’aller se garer en visiteur à 200 mètres en maugréant, se sont mis à faire comme moi. Les rares copropriétaires qui ne prenaient pas la peine de prévenir leurs visiteurs, ont été rapidement mis à l’index et ont fini par prévenir leurs visiteurs… Vous avouerez que c’est la moindre des choses !

Revenant du muguet, (comme chaque année, c’est sacré) voici ma place prise. Rien ne me fait tourner le sang plus vite donc je klaxonne. D’autant que deux places visiteurs sont libres. Je ne dis rien que quand la voiture porte un caducée, mais c’est rare (infirmières, kinés, et médecins trouvent toujours à se garer où il le faut !)

Je klaxonne, je klaxonne, je klaxonne. Je suis têtue, que l’on ne compte pas que j’aille me garer ailleurs que chez moi. Un jour j’ai même sonné chez tout le monde, jusqu’à ce que le coupable se dénonce. Tout le monde regarde par la fenêtre et je ne sais qui, a dû dire à son visiteur d’aller dégager sa voiture vite fait, vu que j’ai empêché l’immeuble de sauter, tout de même (vieille histoire qu’il faudra que je réédite un jour), et que de toute évidence, je ne bougerai pas de là sans avoir récupéré MA place.

Je vois donc arriver un monsieur à l’air pas content. Il s’approche de moi l’air mauvais (même pas peur) en jouant avec ses clefs de voiture.

  • C’est quoi le problème ? (il essaye de m’intimider ce naïf)
  • Vous êtes garé à ma place monsieur, et je vous prie de bien vouloir me la rendre
  • Votre place, votre place… Vous… avez le sens de la propriété hypertrophié non ? (les bras m’en tombent)
  • Pour les voitures on peut faire échange ? Je préfère la vôtre à la mienne, et puisqu’elle est chez moi…  (elle est flambant neuve)
  • Vous voulez garder votre voiture ? Prendre la mienne ? Voici mes clefs, donnez-moi les vôtres…
  • … (air stupéfait)
  • Vous avez le sens de la propriété sacrément hypertrophié dites moi ! Sinon, je vois que vous êtes immatriculé en Côtes d’Armor. J’aimerais avoir votre adresse : si j’ai l’occasion de m’y rendre, je viendrais me garer chez vous avec plaisir…

Il a dégagé. Pour aller se mettre sur une autre place numérotée. Pas de bol pour lui, le propriétaire de la dite place, rentrant du boulot avait aussi le sens de la propriété hypertrophié… Et mauvais caractère figurez-vous, car comme l’autre ne daignait pas se montrer, il lui a dégonflé un pneu…

Ceci après avoir juste klaxonné deux fois, car la patience n’est visiblement pas son fort…

Puis une heure après, il est redescendu poser un autocollant plastifié (par lui) format 21 X 29,7, juste devant la tronche du conducteur, sur le pare-brise (où donc, d’ailleurs ?)…

C’est un voisin qui est charmant d’ordinaire, mais a mauvais caractère et je regrette fort, quand j’avais la main mise chez Truchon, sur la plastifieuse, de ne pas avoir eu cette merveilleuse idée de me préparer une trentaine d’autocollants « vous êtes sur une place réservée, le parking visiteur n’est pas fait que pour des cons » (authentique).

J’ai guetté, sadique, le propriétaire de la voiture,  mais il a dû repartir trop tard. Dommage.  Le voir ôter le truc ultra collant en grattant bien après coup + mettre sa galette de secours (maintenant les roues de secours n’existent plus), m’aurait certainement réjouie…

On n’a pas idée non plus, d’avoir le sens de la propriété hypertrophié ET plastifié ! (+ autocollant).

Un jour, je le sens, il y aura une bataille rangée sur ce parking. Car ce n’est pas la première fois qu’il y a des drames rapport à « c’est MA place », « m’en fous », etc…

Il y a des jours comme ça, où un rien m’amuse.

Car la vie n’est pas toujours un long calvaire…