Bienvenue sur le blog de la Gentille sorcière.

Archive pour août, 2006

L'heure d'hiver…

Hiver_53271695Après le passage à l’heure d’été (snif que du regret, c’était hier), vient fatalement le passage à l’heure d’hiver…

Pour moi c’était hier mardi la rentrée, et comme je n’avais pas de cartable et de trousse neuve, on ne peut pas dire que j’étais follement enthousiasmée à l’idée de reprendre le collier. Ce n’est pas que je n’aime pas mon boulot ni mes collègues (quoique pour 2 ou 3…), mais j’étais tout de même mieux chez moi à faire ce que je voulais (et surtout ne pas faire ce que je ne voulais pas).

En gentille sorcière, je vous avais préparé un post lundi pour mardi, qui est parti à l’heure prévue, un peu en retard (donc la méchante qui m’épie s’est inquiétée : “tu es malade ?”, car je n’avais rien posté lundi… Forcément si je n’écris pas c’est que j’ai au moins le palu en pleine effervescence…)

Evidemment lundi soir, j’étais toujours dans le rythme “vacances”. A savoir qu’un demi comprimé de tructran m’a permis de m’endormir à 2 heures du matin au lieu de 4. Quand le réveil s’est mis à me raconter les infos sur le coup de 7 heures, j’ai eu une hésitation : c’est un mauvais rêve ou pas ? (les infos toujours, qu’elles s’annoncent à 7 heures j’avais oublié).

Le trip du jour de la rentrée est le même pour tout le monde je suppose, sauf pour les fous de boulot qui s’ennuient chez eux. On se demande pourquoi ils ne nous font pas cadeau de leurs congés…. Je prends tout de suite ceux de celui qui s’emmerde chez lui, et le patron sera gagnant… Moi le mien c’est :

  • Hésitation : je reste au lit une heure de plus et je prétendrais être restée coincée dans l’ascenseur ? Ou je me lève tout de suite ?

  • Bon je me lève tout de suite, j’aime pas mentir, sauf au percepteur ou à Albert qui me demande si j’ai fait les niveaux de la voiture (suivez)

  • Je dérive telle un phoque à la recherche de la banquise, vers la salle de bain.

  • Coup d’oeil dans le miroir. Vu mes neurones difficiles à rassembler, je pensais que cela serait pire, mais je ne ressemble pas franchement à la vacancière de retour (z’avez vu le temps qu’on a eu les 3 dernières semaines ?)

  • Douche bien chaude pour réveiller la bête. Ca ne va toujours pas. Le chat lui est en pleine forme, ravi que je ne lui donne pas à manger à 7 heures au lieu de 11 H (deux ans qu’il ne comprend pas qu’il n’a que des croquettes pour la journée le malheureux)

  • Dérive à nouveau vers la cuisine, je mets l’eau à chauffer pour le thé, je prépare tout, je me fais un comprimé de vitamine C. Non deux finalement.

  • J’attends que l’eau chauffe. De quoi être en retard, je n’ai pas allumé la plaque électrique

  • Je retourne dans la salle de bain, je regarde ma montre, je m’affole un peu, mais bon, je pars à l’heure (comme de coutume, je suis incapable de ne pas être en avance)

  • Je monte dans la voiture et cette salope démarre au quart de tour, l’ascenseur n’ayant pas fait glubs

  • Je fais le chemin avec une impression de déjà vu

  • J’arrive au boulot. Bonjour de tout le monde avec le sourire. Questions idiotes “C’était bien les vacances ?” “Pas trop dur de reprendre ?” “En forme ?” “y’a du boulot t’es prête ?” (ben non à tout, sauf à “c’était bien les vacances ?”

  • Lecture de 175 mails dont 100 spams et 42 consignes du big boss sur la réorganisation nouvelle. Sans oublier une engueulade pour un oubli de ma part qui n’est pas de mon ressort : c’est la collègue chargé de la mission qui a oublié et prétendu que je ne lui avais rien dit.

  • A 12 H : impression de n’être jamais partie… Et finalement me dire que ce n’était pas la peine de cafarder depuis vendredi. Le tout c’est de s’y remettre…

PS : le sourire sur la photo ce n’est pas moi du tout. Pas avant vendredi soir… Donc la vie n’est qu’un long calvaire. Et puis c’était aussi pour vous dire que les posts ce sera désormais le soir… (c’est cela l’heure d’hiver en fait)

 

Posté le 30 août '06 par , dans Je m'insurge. Pas de commentaire.

Les filles ça drague et ça récolte

R_colte_57634080Il arrive un moment où la fille récolte ce qu’elle a semé. Soyez heureux si elle a conservé toutes ses petites culottes au passage (je parlais de semer), signe que vous n’avez pas tout raté (l’honneur de la famille est sauf).

Un beau jour la grande ne marche plus, elle est en lévitation perpétuelle. Elle chantonne “nananère” en gambadant dans l’appartement, embrasse la glace de l’entrée, de préférence avec du gloss, et sautille jusqu’à la gare en chemisier léger en plein mois de janvier, style “Bambi au printemps qui rencontre Faline (NAN ce n’était pas line quand j’étais petite) sans attraper de bronchite… Elle sourit béatement à tout (voire même : niaisement), dit oui pour vider le lave vaisselle et s’exécute toujours en chantonnant, l’air ailleurs. C’est louche… Même pour une mère sans intuition, encore qu’avoir loupé les épisodes précédents est signe d’une certaine distraction.

La cadette couve sa soeur d’un regard maternel et heureux. Se dérobe à toutes questions “ma soeur ne lévite pas elle marche” “pour un mois de janvier il fait doux” (ah bon et pourquoi prend-elle une doudoune ?), “c’est moi qui ai vidé le lave vaisselle et embrassé la glace de l’entrée” “ah bon elle chante ? je n’avais pas remarqué”.

Bon, on sait qu’il y a eu soirée le samedi précédent (boum c’est naze). D’ailleurs manque le plat à flan que je n’ai jamais retrouvé. Et puis un beau soir, surprise ! Maman voici la photo de classe. Devine qui c’est mon amoureux ?

Je teste le style précédent espionné à la jumelle, j’en désigne 3 à la file, et je loupe gendre n° 1. J’avais tort, il s’incruste au grand plaisir de tout le monde…

Ces mères : rien dans la tête… et aucune intuition…

Pour Delphine ce fut plus long passé le coup du “cours après moi et attrape moi”. Exit pour elle en effet les garçons s’intéressant : aux voitures, aux motos, aux journaux de cul, au foot et aux jeux vidéo (les rangs se creusaient donc, je ne vous raconte même pas, vous imaginez, restait un naze boutonneux à QI 50 qui ne connaissait rien de tout cela).

Et un jour : “je ne viendrai pas ce WE avec mon air bag de linge sale je vais voir Joséphine à Nantes” “Non je ne peux pas venir à l’anniversaire de tonton, Joséphine déprime à Nantes” “Je vais voir Jo à Nantes”…

Je me suis demandée si Joséphine n’avait pas des moustaches. Et bien si… Elle l’a avouée alors que je l’ai prise en traitre (hou la vilaine) “t’as un copain à Nantes ?”. Sourire figé, mais trop tard j’avais lu la réponse dans ses yeux.

Gendre n° 2… Qui a demandé à me rencontrer ayant déjà fait la connaissance d’Albert. Pauvre garçon, il ne savait pas ce qui l’attendait…. Même s’il a déjà vu les deux soeurs ensemble + la cousine. Rajoutez la mère un peu déjantée (une sorcière en plus) par là dessus, c’est l’épreuve dont on ne sort indemne que si l’on est bon à rentrer dans la famille.

Posté le 27 août '06 par , dans Faites des gosses !. Pas de commentaire.

L'adulte piégé

Enfant_innocent_tlp524959Outre “les filles” et leur “cousiiiine”, j’ai également 3 neveux et 2 autres nièces de mon côté (du côté des filles j’ai été perdue de recherche).

L’aîné des garçons (qu’on appelera Bertrand pour respecter son anonymat) nous a un jour feintées Mrs Bibelot et moi même.

Venu passer quelques jours chez mes parents, il squattait pas mal la cuisine, étant comme Delphine terriblement intéressé par tout ce qui touchait à son estomac toujours vide.

Pendant que sa soeur et ses cousiiiines construisaient une cabane dans le jardin, et la meublaient, à grand renfort de tapis persans 100 % authentiques et de bibelots de valeur (un oeil très sûr pour ne pas prendre le moche que l’on peut casser) après avoir recouvert le toit du gazon religieusement entretenu par leur grand mère, Bertrand venait donc tailler une bavette avec sa tante et sa grand mère dans la cuisine et récurait les casseroles avec ou sans bout de pain.

C’était un enfant assez silencieux, donc quand il se mettait à parler, on l’écoutait religieusement.

C’est ainsi qu’un après midi de mousse au chocolat en préparation, il nous a fait part de ses passions.

  • “Moi j’aime Michaël Angelo, Raphaëlo, Léonardo, et Donatello”.

  • “Tu te rends compte ! me dit Mrs Bibelot enthousiasmée, la maternelle maintenant c’est quelque chose, il connaît les peintres italiens de la renaissance ! Et tu préfère lequel mon chéri ?”

  • “Moi c’est Michaël Angelo…”

Léchage du chocolat dans la casserole + le saladier…

  • Moi tu sais mamie, les tortues Ninja, je les connais toutes“.

Je sais qu’elles sont passées de mode, mais ce mot d’enfant valait un petit post… Dommage qu’il n’y ait pas de photographie de nos têtes au moment de la suprême révélation.

Posté le 26 août '06 par , dans Faites des gosses !. Pas de commentaire.

Les filles ça drague : épisode 2

Drague_4Ayant intégré une bande de jeunes, à elles toute seule et se fendant la gueule (c’est quelle chanson divine ça ?), les filles continuaient la drague, avec quelques variantes et méthodes éprouvées et éprouvantes pour les proches.

Généralement cela n’allait pas sans frictions surtout un certain été, la bande de Delphine étant bien présente alors que celle de Pulchérie avait émigré vers le Touquet (les vaches !). D’où engueulades des soeurs (une raison de plus, ça manquait), Delphine refusant d’intégrer sa soeur dans sa bande à elle (ben je pouvais comprendre…)

Pulchérie était toute seeeeuuuule dans l’appartement, et ne supportait pas d’être seeeeuuuuule (il lui a fallu du temps pour refermer la porte des toilettes et s’isoler). Sa soeur n’avait pas envie de l’emmener avec elle, d’où échange de courriers diaboliques qui les font mourir de rire maintenant (grosse truie boutonneuse et ses petits cons – M’en fous connasse même pas capable d’écrire correctement – et blabli blabla tu fais des fautes d’orthographe conne que tu es… et gnagnagnia et gnagnagnia)

Pulchérie me piquait mon camescope sans agrément de ma part, pour filmer sa journée (lever 12 H 30 dans la douleur – SUPER ! (moi je pointais à 8 H 30)), toasts qui sautent du grille pain dans une absolue mélancolie, passage aux petits coins (porte fermée), et air abandonné de la minette devant la TV (tous des nazes) après le bain filmé dans son intégralité (le film du siècle Cameron n’a toujours pas osé). Tout ceci pendant que Delphine testait son potentiel de séduction sur Alphonse faisant partie de la bande de jeunes.

Elle était d’une ruse diabolique. Pour voir si elle lui plaisait, dès qu’il se rapprochait d’elle pendant la promenade, elle fichait le camp pour vérifier s’il allait la suivre. Ben non hein ! A force de la faire fuir il en a fait autant, mais c’était tant mieux “maman c’était un gros con” (ne pas oublier les trémolos dans la voix c’est important). Ce plan fuite ne donne aucun résultat, à moins de tomber sur un mâle têtu et déterminé (ça existe et ça s’appelle un satyre).

Bien fait pour toi !” glapissait l’esseulée, en ricanant et visionnant le film du siècle tout en cherchant une cassette pour filmer le lendemain morne… Ambiance du soir, espoir… Et confessions de filles, je m’esquive…

Elles reprenaient leurs activités de drague à la rentrée : on n’est jamais mieux servies qu’au collège ou au lycée, où la matière première est très présente et très repérable. L’éducation nationale devenait très attractive subitement.

A moi les sanglots longs des violons de l’automne, blessant leur coeur d’une langueur monotone le WE où l’élu était cruellement au loin (leur restait à faire les devoirs pour l’épater par autant de brio, lundi en maths dès la première heure). Elles n’avaient plus qu’à chuchoter dans le téléphone avec les amies de coeur pour mettre au point la tactique infaillible (qui n’existe pas) en faisant les pieds au mur (z’avez qu’à suivre).

Les vacances scolaires n’étaient plus pour elles qu’un long désert avant la rentrée espérée… A moi les airs tristes à mourir, la mélancolie, la langueur débutante insensible aux crèpes, l’attente devant le coup de fil impossible et surtout de la rentrée qui les voyait partir le matin, gambadant sous la bise glacée de février : c’est la rentréééééeee !

Les amoureux dans la même classe que la fille, sont un calvaire pour la mère… D’ailleurs ça laisse des traces (y’a qu’à me lire).

D’ailleurs la vie n’est qu’un long calvaire tout court

Posté le 25 août '06 par , dans Faites des gosses !. Pas de commentaire.

24 H chrono : que du bonheur

24_H_Chrono_ca30156L’histoire commence comme un conte de fées “il était une fois” et non pas comme un songe d’Athalie “c’était pendant l’horreur d’une profonde nuit“, ce qui est bien dommage.

Parce que sinon elle se serait méfiée Dame Venezia (elle se reconnaîtra).

(C’était pendant l’horreur d’un beau…) Un beau jour de printemps flamboyant et chaud (c’était avant le 21 juin), un homme partit un jour en gambadant, mettre en service une installation importante et urgente (tout est urgent, je vous l’ai déjà dit, un jour la terre s’arrêtera de tourner, faut suivre) qu’il avait mise au point. Manque de bol, tout était effectivement au point, mais il y avait une pièce (détachée mais à 3000 euro tout de même)  forcément importante qui s’avéra défectueuse lors de la mise en service (on ne peut pas compter sur les fournisseurs, ce sont vraiment des nuls !).

Donc besoin urgent de la dite pièce pour le vendredi 14 heures au plus tard. Un message étant envoyé par pigeon voyageur pour réception le mercredi midi “envoyer pièce pour vendredi 14 heures au plus tard – stop – sinon client bloquera règlement – stop – me la faut absolument – stop – sinon m’ouvre les veines en écoutant Dorothée – stop”.

Dame Venezia ne pouvait laisser son chef s’ouvrir les veines dans de telles conditions et mit dont tout en oeuvre pour que la pièce arrive en temps et en heure, après avoir envoyé pigeon voyageur à son tour ” ne pas t’ouvrir les veines – stop – surtout pas Dorothée – stop – m’occupe du problème – stop – te tiens informé – stop – laisser pigeon me revenir donc ne pas lui donner de maïs – stop”.

Après envol du pigeon, appel au fournisseur pour lui faire savoir qu’il était scandaleux qu’une pièce neuve de ce prix ne soit pas apte à fonctionner au premier coup de manivelle. Faut tout de même penser aux chinois qui pédalent dans la cave NDD !

Appel en retour (le jeudi 12 H) du fournisseur, en Angleterre nord quart nord est !  “il est effectivement anowmal que la pièce soit défectueuse, nous vous en faisons pawvenir une de wemplacement immédiatement à nos fwais, elle sewa à Pau vendwedi midi au plus tawd, le twansporteuw nous l’a assuwé” (Non ce n’est pas autant en emporte le vent, c’est l’accent anglais !) – “nous adrwesser la pièce défectueuse en wetour” (n’a pas perdu le nord quart nord est)

Le vendredi matin, dame Venezia se connecta donc sur Internet pour suivre le colis dont les coowdonnées lui avaient été données par le fouwinsseuw qui avait fait son maximum. A Boeing transport maintenant d’agir via le n° 38562985 bis agémenté d’un AZ 49 B 65 HNJNTZ (n° à transmettre en cas de réclamation) .

24 H chrono c’était annoncé. Ils pouvaient le faire (les transporteurs, donc boeing transport).

Donc le colis parti le mercredi à 18 heures fit : Schrulg – Manchester – Manchester – Londres – Londres – Paris. Jusque là tout allait bien. De Paris à Pau, il ne manquait qu’un bond. D’autant que le colis était à Paris le vendredi à 1 heure du matin. Ces braves gens des transports tout de même… Nous étions émues dame Venezia et moi même (moi je pistais un portable oublié dans un TVG mais nous compatissions mutuellement à nos malheurs, le sien dépassant le mien)

Car après ce fut : Paris – Franckfort – Franckfort – Rennes (??????) (les choix des transporteurs sont impénétrables)

Le colis coincé à Rennes à 10 heures, Dame Venezia envisageat de prendre son cheval et d’aller le récupérer elle même. Trop tard. Le colis était parti par avion pour…. Toulouse.

OK. Toulouse/Pau ce n’est pas la mer à boire. Sauf que le transporteur appelé précisat que Pau n’était pas un aéroport desservi par la compagnie boeing transport “quel est le crétin qui vous a dit que cela pouvait être livré aujourd’hui à midi ?” Ben vous… Au fournisseur (vérifier, il y avait bien un mail attestant des affabulations du transporteur au fournisseur). En fait Toulouse/Pau se fait en cariole à âne et le vendredi c’est limité, les chauffeurs de carioles étant en RTT tous les vendredi AM pour se préparer au WE. Livraison prévue pour lundi 14 heures au mieux (prévoir qu’un âne se mette à boiter).

Dame Venezia me demanda si j’avais du Dorothée sous la main pour s’ouvrir les veines sans regret vu qu’elle avait perdu quasiment 24 heures à pister le colis, pour rien. Non… Moi une fourmi me suffit… (z’avez qu’à suivre). L’homme de l’art décrétat à 15 heures qu’il était grand temps pour lui de regagner son foyer (Pau/Paris en cariole à âne), et que cela attendrait bien finalement… D’ailleurs le client n’avait pas vu la fuite (habilement redirigée dans sa botte gauche inondée) et avait payé (si mon syndic pouvait être aussi aveugle !!!).

Mais sinon c’est juré : en 24 H chrono, ils peuvent le faire pourvu que l’aéroport soit bon et qu’ils pensent à vous préciser si oui ou non c’est OK sans se tromper…

De toutes manières ils vous diront toujours que c’est OK. C’est après qu’un homme enfin honnête vous demandera quel est le crétin qui vous a assuré que Boeing transport avait une liaison avec Triffouillyes les oies… A vous tout de même de payer le dit transport…

La vie n’est qu’un long calvaire…

Posté le 24 août '06 par , dans Dans la série Diabolique. Pas de commentaire.

Mon P.D.B.D.M de tiroir de cuisine

Femmes_bricolant_jk7163_001Lorsque j’ai emménagé dans mon appartement, j’ai bénéficié d’une réduction considérable sur la cuisine neuve que j’achetais. En fait je pense que les rats vendeurs de cuisine voulaient se débarrasser de ce modèle et qu’ils ont été bien contents de me le refourguer.

Jean Poirotte me l’a installée et je précise qu’étant menuisier de métier, il n’a pas fait n’importe quoi. Elle n’est pas mal mais blanche (je déconseille, une trace de papatte de Diabolos se voit sur l’évier comme un furoncle sur le nez).

Passé un délai trop bref, me voilà un beau matin tirant sur un tiroir (c’est fait pour) avec l’idée saugrenue d’attraper une petite cuillère. Et voici le tiroir qui se décompose et la façade avant me dégringolant sur le pied. Ca fait mal.

C’était samedi, je suis donc partie en éructant direction Castorkarma pour acheter colle à bois, clous multiples, que ça à faire.

Récupération du contenu du tiroir, et des morceaux le composant. Fastoche me suis-je dit devant les morceaux à assembler, j’adore les puzzles (surtout les 6000 pièces représentant une montagne et 1000 sapins enneigés, je le sais que je suis folle). Un peu de colle à bois et tout ira bien. Sauf que quand la face avant du 5 pièces était emboitée la face arrière se débinait, que le fond du tiroir s’était vrillé, que quand les deux faces avant et arrière étaient correctes, les côtés faisaient la tronche… Après deux heures de gros mots, le tiroir était comme neuf, et interdiction aux filles d’y toucher, le temps que la colle à bois sèche (48 heures sans table de cuisine sur laquelle j’avais mis la chose à sécher, et les filles menacées des galères se tenant à carreau pour une fois).

3 ans passent (déjà ?) et un beau matin, vlabadaboum, le tiroir décide de se révolter pour une raison obscure. Face avant sur le pied (l’autre) et tout à refaire, sauf que Jean Poirotte me déclare qu’il ne faut pas remettre de colle sur de la vieille colle (sans proposer ses services, quelle ingratitude !). Faut gratter. C’est passionnant de gratter de la vieille colle dans des recoins inaccessibles au son de “quand c’est qu’on mange ?”, après être allée faire 2 heures de queue chez Castorkarma pour du papier de verre. Recollage du tiroir révolté avec de la super glu (faut ce qu’il faut), au fur et à mesure du remontage. Impec. Consigne absolue : ouvrir ce tiroir avec délicatesse et en lui parlant gentiment. Mais quand une mère/épouse donne des consignes, elles ne sont jamais suivies ou pendant seulement 8 jours (au mieux). Donc ce qui devait arriver arriva : le 14 juillet le tiroir décida que c’était aussi ma fête et se répandit sans grâce sur le sol de la cuisine (une fourchette plantée dans le pied, une, et c’est toujours sur moi que cela tombe)

A moi les grands moyens, vu l’état du pied. Colle, clous, et scotch fort pour soutenir la structure d’ensemble (très esthétique quand le tiroir est ouvert, le scoth marron). Et ce matin…. Devinez qui s’est rappelé à moi, alors que je l’ouvre avec délicatesse et componction depuis 4 ans, en soutenant le fond d’une main ? (restant méfiante)

Je ne sais pas pourquoi le scotch ne s’est décollé qu’aux endroits où il était utile. Parce qu’ailleurs il tient fort bien, trop bien même, je suis asphyxiée par l’acétone… Je hais ce tiroir, mais ne le lui répétez pas : pour une fois, il ne m’a pas blessée… Jean Poirotte a fait la sourde oreille, mais j’ai comme l’intuition qu’un jour il va se retrouver avec le tiroir à me remettre à neuf.

M’en fous pour l’instant, j’ai des clous pour charpente, de la super glu, de la colle 2 faces, du scotch, et toute la journée devant moi pour gratter et décoller ce P.D.B.D.M de scotch avant de coller l’autre… (que ça à faire)

La vie n’est qu’un long calvaire.

PS :Farty vient terrasser la fuite du lave linge entre 10 et 13 H demain, nananèreeu (je leur fait voir mon tiroir ?)

Posté le 23 août '06 par , dans Dans la série Diabolique. Pas de commentaire.

Les filles ça mange (et les garçons aussi)

BB_qui_boude_56800768Ce n’est pas le tout de mettre au monde des enfants qui vont illuminer votre existence : il faut les nourrir et ce, jusqu’à un âge avancé. (Je vous l’avais dit que mon billet sur “conseils utiles aux ignorants qui….”  n’était qu’une petite introduction…)

Certains innocents pensent que (sur le plan de la bouffe) cela va se passer tout seul : ils ont tort dans certains cas, voire même en général totalement.

Tout commence à la maternité. On a décidé de donner le sein, mais BB n’en veut pas, il ne sait pas comment cela fonctionne (il y a bien un mode d’emploi mais il ne sait pas lire). Un biberon il n’en veut pas non plus (une tétine en plastique quelle horreur !). Résultat il braille, et cela fait du bruit tout petit que c’est : à chasser une horde de prédateurs (c’est peut-être le but de la portée du cri qui vrille les tympans : ne plus s’interroger sur la disparition du tigre aux dents de sabre en général et de la hyène en France en particulier, même la mère a envie de foutre le camp, c’est dire).

Pulchérie m’a fait la totale. Elle ne voulait pas du sein. Après avoir vérifié qu’elle respirait bien par le nez et les seins au bord de l’explosion, je lui ai enfourné le tout (pas les deux hélas) et elle a finit par trouver le truc. Elle voulait bien du sein du coup, mais toujours un seul à la fois, et surtout pas de la pipette avec fluor + vitamine D destinée à lui éviter une mort prématurée. Elle me régurgitait l’intégralité de la pipette sur mon plus joli pull (c’était l’hiver). Elle a survécu, on se demande comment.

Ma pédiatre n’était pas pour une alimentation diversifiée trop tôt (à l’époque la mode c’était : à 3 mois on diversifie et on les passe au steak haché), moi non plus, donc Pulchérie eut droit au lait exclusif jusqu’à 6 mois (vicieusement j’avalais les vitamines et fluor pour qu’elle en profite, tout passant dans le lait). Le temps passant un peu, et passé 3 mois, je réussis à lui faire accepter un biberon le soir nonobstant cette dégouttante tétine en plastique, et un le midi en lieu et place du sein (avec de la bouillie le soir pour qu’elle soit rassasiée jusqu’au matin + les médocs indispensables à sa survie avant de clamser pour over dose de vitamine D et fluor).

Il fallu commencer à lui donner des biberons avec bouillon de légume. Berk…. Elle n’en voulait pas et tournait la tête vers moi, me déclenchant une montée de lait. La pédiatre me suggérat de la feinter et de diluer le lait maternisé dans le bouillon. J’ai goûté et c’est à gerber, mais enfin elle n’était pas née que pour rigoler. Elle finit par accepter le bouillon de légume et la compote (toujours diluée dans le lait, mais là c’était meilleur).

Passage à la petite cuillère : c’est quoi ce truc métallique ? J’en veux paaaaas ! L’astuce c’était de la faire rire pour lui enfourner la compote de fruits ou le yahourt (je n’allais pas l’attaquer direct avec une soupe) dans la bouche, jusqu’au moment béni où elle a déglutit le contenu de la cuillère sans en baver partout, et comprit qu’elle se nourrissait ainsi. Son père faisant le Jacque pour qu’elle rigole bien (attention chérie elle va rire, et hop la cuillère, et c’est super sexy Albert avec une passoire sur la tête !)

Là eut lieu une période (comme une glaciation)  idéale où elle mangeait de tout, même de la vache qui rit et des épinards, parfois les deux mélangés (j’ai une photo où elle est morte de rire, des épinards plein la bouche, j’ai une preuve). Car sous peine de filier illico dans la catégorie “parents indignes”, on est priés de donner de tout à l’enfant, même ce que l’on n’aime pas. Parfois on goûte le petit pot et on se dit qu’on est vraiment des parents indignes… (surtout quand c’est celui avec des épinards, les cuisiner nous même merci bien)

Un beau jour tout à coup (la glaciation ayant prit fin), ce bel appétit cessa. Pulchérie n’aimait plus que le jambon, et coquillettes au beurre demi sel, et les desserts (éventuellement un oeuf coque…) . La faire manger était tout un poème, même ma mère renonçait et faisait cuire des pâtes, ayant chargé le frigo en beurre demi sel. Le jambon devait être passé à la moulinette (à 14 ans elle le passait dans le presse ail, c’était mieux, surtout qu’elle me laissait l’engin à nettoyer avec une allumette puis de l’eau savonneuse).

Jusqu’à ses 17 ans elle frisa l’anorexie sauf pour les barres chocolatées et le riz au lait, pendant que Delphine terminait tous les plats et lui mangeait sa part (en douce qu’elle croyait).

Car Delphine elle n’avait pas eu de problème avec le sein, ni le biberon qu’elle maîtrisait top classe. En une journée après quelques grimaces elle était passée du lait à la soupe à la petite cuillère (faut survivre) (d’alleurs si elle déprime : lui faire une soupe), dévalisait le frigo la nuit dès 12 ans (impossible de mettre un cadenas à ces trucs là, c’est mal conçu), et dévorait le poulet froid prévu pour le repas du lendemain avec un pot de mayonnaise et de la rouille quand la mayonnaise avait rendu l’âme.

Aujourd’hui la tendance est inversée. C’est Pulchérie qui demande “on mange quoi ?” et Delphine qui indique aux innocents prêts à lui servir de la compote à la vache qui rigole : “j’aime plus ça”.

Ma meilleure amie qui a trois fils me demande de vous préciser que pour des garçons il faut prévoir un frigo de secours blindé quand ils arrivent à l’adolescence… (encore qu’une adolescente ingurgite aussi pas mal).

La vie n’est qu’un long calvaire.

Posté le 22 août '06 par , dans Faites des gosses !. Pas de commentaire.

Les filles en visite épisode un : Delphine

Filles_en_visite

Les filles ayant quitté le domicile maternel, chacune pour une chambre de bonne à Paris, restent désormais les visites (elles me reprochent d’ailleurs mon manque de visites à moi, mais Paris n’est qu’une jungle, j’ai la phobie des transports en commun et j’étouffe dans une chambre de bonne : je suis une mère indigne).

Plusieurs types de visites sont à décliner :

La visite programmée, je suis dûment prévenue 8 jours à l’avance… (je cherche quand c’est arrivé… Ah oui il y a 2 ans pour l’anniversaire de Delphine…). Impec, rien à redire, j’ai même fait le diner (maintenant je cuisine peu voire très peu, j’ai honte).

Delphine me téléphone au boulot le vendredi soir “je peux venir demain ? je resterai jusqu’à dimanche”. Coup de bol je n’ai rien de prévu, sinon reste à planquer l’amant sous le lit (ma mère un amant !!!!). Je dis OK. En rentrant du boulot j’achète de quoi la nourrir convenablement, prévoyant même le cas où elle ne repartirait que le lundi matin.

Le samedi quand je n’ai rien de prévu j’ai une sale tendance à zoner à mort tout en rangeant un peu, dans une tenue que je ne vous décrirai pas sous peine de vous voir quitter illico ce blog. Coup de fil à 15 heures “maman, j’arrive à la gare hyper chargée, est-ce que tu peux venir me chercher en voiture, j’arrive dans 3 minutes ? (la gare est à 5 minutes à pied). Bien obligée de dire oui. Me voilà donc enfilant un pantalon correct, un pull correct, des chaussures sans rien (c’est l’hiver) et de me précipiter à la gare avec ma vieille caisse (je persiste et je signe).

Que vois-je sortir de la gare ? Un énorme sac, monstrueux et, tenant le sac dans ses bras comme un très très très gros bébé, ma fille que je reconnais à ses chaussures et un oeil qui dépasse. Elle monte dans la voiture avec son sac : pas besoin de boucler la ceinture, elle a l’air bag.

Bisous maman, “j’ai apporté quelques lessives à faire” (utile précision). Sitôt arrivée à la maison, recherche du chat qui est toujours ravi de la voir après avoir flanqué par terre dans l’entrée : l’air bag + 3 petits sacs qu’elle portait en bandoulière. Direction la cuisine, où elle ouvre avec violence le lave linge et commence à y entasser le linge foncé. La machine se remplit doucement. Coup de téléphone, elle cherche son portable partout, parlotte avec je ne sais qui, raccroche. “Maman je peux aller voir tonton et tatie ?” (ma soeur habite à 100 mètres, le coup de fil c’était elle).

A peine a-t-elle raccroché, qu’elle est déjà dans l’escalier. La machine à laver fait “couac” : elle l’a trop chargée et la sécurité s’est mise en route. A moi de récupérer la moitié du linge et de remettre le cycle en route. Puis le cycle achevé, je remets à laver l’autre moitié de linge en étendant la première. Vu la quantité à laver, il ne faut pas perdre de temps.

Troisième lessive à mettre en route. Les radiateurs sont déjà saturés, je cherche un deuxième tancarville pour étendre les lessives futures. Coup de fil à 19 H “dis ma metite mamaannnn, je peux rester dîner chez tonton et tatie ?” “mais oui ma chérie, amuse toi bien”.

Hop une pizza au congélateur : celle prévue pour le samedi soir. Quand je vais me coucher aux alentours de minuit, il y a du linge qui sèche partout. J’ai passé mon temps à détendre le déjà sec (chez moi l’hiver il fait chaud et les radiateurs sont bouillants) pour étendre le toujours trop mouillé, tout en remettant une lessive en route. L’ambiance est moite : on se croirait sous les tropiques.

Le dimanche je reprends le cycle des lessives infernales, je plie le linge sec, je fais un gros tas, décoratif sur ma table de salle à manger. Réveil de la petite vers 14 H 30 : elle s’est couchée à 4 heures du matin, ayant fait la folle avec ma soeur et mon beau frère. Elle s’installe dans la salle de bain, se fait couler un bain, et va se faire successivement les 35 masques que je possède, moi assise dans le couloir pour parlotter avec elle. Vers 17 heures, j’ai mal aux fesses, une créature divine (mais en caleçon) débarque dans le salon. Il y a toujours du linge partout “merci ma petite mouth”. On va pouvoir continuer à parlotter un peu. D’ailleurs finalement elle ne repart que lundi (gagné !).

Manque de bol, le dimanche soir je suis toujours hantée par l’idée de commencer ma semaine en étant crevée dès le lundi matin. Je me couche donc assez tôt avec un livre humoristique et un demi comprimé de somnifère. Il faut ce qu’il faut, pas ma faute si je n’ai plus 20 ans, et puis comme je me suis levée à midi, impossible de dormir sans un coup de pouce. Delphine squatte l’ordinateur dès que je suis partie me coucher et les cliquetis du clavier m’empêchent de me concentrer. Puis c’est son téléphone qui sonne, puis c’est la télé qu’elle allume toujours un peu fort. A minuit je me lève pour lui demander de faire moins de bruit, ceci pour le 3ème fois.

Le lendemain matin, je m’efforce de faire le moins de bruit possible, vu qu’elle s’est installée avec couette et tout le barda, dans le salon (vu les DVD répandus, elle a dû regarder la TV tard).

Le soir quand je rentre j’ai une inquiétude : Delphine a été enlevée ! Sûr et certain qu’elle n’a pu quitter l’appartement que sous la menace d’un commando terroriste. Il y en a partout (du linge qui ne devait pas être sec qu’elle reprendra la prochaine fois). La salle de bain ressemble à une piscine et tout est resté en vrac sur le canapé. Je l’appelle mais non ça va, elle est juste partie un peu vite, mais pas sous la menace, ce qui ne l’a pas empêché d’oublier un truc important genre chargeur de portable. Au passage d’ailleurs elle a échangé l’air bag pour ma petite valise noire beaucoup plus pratique et à roulettes qu’elle oubliera de me ramener 3 fois. A moi de faire l’Egypte avec l’air bag.

J’ai comme une vague idée de ce que doit être le passage d’un cyclone…
PS : Delphine est par ailleurs, adorable, comme sa soeur…

Posté le 21 août '06 par , dans Faites des gosses !. Pas de commentaire.

Le sort du WE à ne pas louper

baguetteL’idée de base est simple : comment faire venir une personne espérée, ou comment se débarasser d’une personne innoportune (ou que l’on déteste carrément, n’ayons pas peur des mots).

L’ingrédient de base est aisé à trouver : il s’agit de gros sel que vous trouverez même dans les mauvaises épiceries (vu que l’on nous parle toujours de bonnes épiceries, je signale qu’il y en a aussi de mauvaises), voire même tout bêtement en grande surface.

Il faut un kg de gros sel ou deux, ou trois, point d’avarice. Simple comme tout.

Pour attirer : se servir de la lune montante. Pour repousser : utiliser la lune descendante. Ca me tue de vous le répéter mais c’est ainsi : je veux = lune montante. Je ne veux pas = lune descendante.

Donc, mettre un kg de gros sel (voire plus) dans un saladier, ou une grande assiette, ce n’est pas important, le tout étant que cela soit quelque chose de précieux (or, argent, porcelaine estampillée authentique et de valeur) et le mettre à exposition de la lune dehors (sur le balcon ou sur la terrasse si vous avez la chance d’avoir une maison).

Pour les sorts destinés à attirer, mettre le gros sel dehors dès le premier jour de lune croissante, jusqu’à la pleine lune incluse et le retirer vite fait dès le premier matin suivant la pleine lune.

Pour les sorts destinés à repousser : mettre le gros sel dehors le soir de pleine lune et le retirer le matin suivant la lune noire (plus de lune quoi, mais tous les bons calendriers et les mauvais aussi, vous préciseront quand cela se passe)

S’il pleut, je ne réponds de rien si vous n’avez pas protégé le gros sel de la pluie et en même temps des rayons lunaires bénéfiques. Trouvez un grand parapluie ou parasol translucide (encore que le parasol translucide ne soit théoriquement d’aucune utilté pour l’usage normal qu’on en fait)… Choisir une période de sécheresse intense et espionner France Météo tous les jours : si de la pluie est annoncée, débrouillez vous, il faut que le gros sel prenne les rayons de la lune (croissante ou décroissante).

Une fois le gros sel exposé comme il se doit, le mettre dans un sac en tissu rouge pour attirer et jaune pour repousser (je ne sais pas pourquoi le jaune a une réputation détestable, je l’adore en décoration).

Puis, votre sac discret à la main, allez faire votre sort.

Marie Charlotte vous emmerde au boulot et vos encouragement à la démission (tu mérites mieux) restant vains : allez répandre du gros sel exposé à la lune décroissante, sur son siège, les alentours de son bureau, son clavier d’ordi, en marmonnant “fous le camp salope” ou “dégage connasse” à chaque épandage de gros sel. Se pointer au bureau à 6 heures du matin pour ne pas se faire prendre c’est mieux.

Cet homme superbe (genre le plombier dans Desperate Housewifes) vous plaît ? Allez rôder la nuit (c’est plus discret, et planquez vous des patrouilles de police) par chez lui, en répandant du gros sel en murmurant “aime moi, viens vers moi”. Faire un chemin de gros sel jusqu’à vous (un grain par-ci par là, c’est suffisant et discrèt)

Marie Charlotte n’arrête pas de piétiner du gros sel depuis 3 ans en se demandant ce qu’est ce truc qui l’envahit régulièrement ? Le plombier a trouvé une plombière qui n’est pas vous ? Mais dans le bouquin il est certifié que c’est un sort efficace et non nuisible…

Z’avez dû mal vous z’y prendre…

Posté le 19 août '06 par , dans Sorcellerie, magie, et autres. Pas de commentaire.

Les filles ça drague : épisode 1

Drague_5

Arrive le moment tant attendu (on espère ce jour depuis l’entrée en maternelle) où la fille décide de passer à l’action lasse qu’elle est de contempler des posters et ses copains de classe en soupirant.

Le tempérament intervient bien entendu : timide, rentre dedans, passif, mais elle va en passer par les étapes suivantes :

  • Repérage du mâle, accidentellement parfois (le répérage c’est la clef de tout, y compris et surtout en temps de guerre (où y a-t-il des patates ?), et là c’en est une)

  • Pistage du mâle pour savoir où il habite (important également le pistage pour bouffer en temps de guerre et d’occupation : trouver la planque à patates),

  • Se faire repérer du mâle sans pisser partout (ben quoi, c’est comme cela que cela se fait à 99 % des cas pour les mammifères : on laisse des traces, Monsieur suit la piste)

  • Créer plein d’occasion pour des rencontres “tout à fait par hasard”

Pulchérie était donc tombée sur une bombe, un petit con brun à l’oeil torve qui habitait le pavillon donnant sur la pelouse donnant sur nos fenêtres de chambres (suivez un peu, et visualisez, j’ai la flemme de faire un plan). Une fois le mâle repéré, il fallait qu’il repère qu’il y avait des filles (surtout elle) dans le troisième appartement à droite en partant de la façade de l’immeuble gauche.

Plan A : espionnage intensif du pavillon occupé par une famille normale, sauf le petit con. Pour se faire comment je pique les jumelles de mon grand père et que je me planque dans la chambre de maman (premier hiver, voir “conseils utiles aux ignorants…”) pour repérer ses habitudes et les heures où il est dans sa chambre.

Plan B : se montrer à la fenêtre aux heures où il est dans sa chambre. Et que je te secoue les couettes, housses de couettes, taies d’oreillers, oreillers, par la fenêtre. Et que je mets des posters dans la chambre, bien debout sur mon lit en tenue séduisante, pour qu’il visualise bien. Ceci avec la complicité de sa soeur boulottant des kiwis debout sur son lit pour être également dans le champ de vision du petit con…

Filles repérées. A lui l’honneur. Il fait appel à un copain, le concept de la bande étant important pour les plans drague, et puis il y a deux filles… Difficile de faire de la mobylette cross sur la pelouse donnant sur la chambre des filles sans déclencher l’alerte rouge coté syndic. Donc, 40 passages par jour de la mobylette vrombissante et pétaradante, sous le balcon côté salon, brusquement investi par les filles volontaires pour arroser les géraniums (une corvée de moins, des emmerdes en vue). 40 passages par jour à risquer leur vie à regarder surtout le balcon et pas où ils allaient, pour vérifier qu’ils était bien repérés (pauvres innocents, se prenant pour des prédateurs alors qu’ils n’étaient que les proies). Combien de fois avons nous craint de les voir se rétamer sur le bitume (enfin surtout les filles, moi je n’attendais que cela, j’étais morte de rire, d’autant qu’elles n’étaient même pas discrètes, comptant sur mon  soutien).

Débarque la cousiiiiine pour 8 jours (heures exquises) qui elle, ne se contente pas de ruses, mais attaque direct. Déjà secouer les cousines, ça dure depuis trop longtemps, sortir, et se montrer dans la rue le plus possible. A l’époque j’avais l’épaule en Louis XV (je vous raconterai, c’était à mourir de rire surtout 10 ans après) et du mal à les faire sortir pour acheter une baguette. Les envoyer à Rampion était autrement fortiche “de quoi je vais avoir l’air avec des sacs plastiques pleins de courses ?”. Ne pas répondre “d’une gentille fille qui aide sa mère”. Faire des courses c’est ringard et point barre… Elles n’allaient donc faire des courses que munies d’un immense sac à dos pour dissimuler leurs turpitudes, et sous la menace de représailles sanglantes, ou de me voir vomir du vert fluo.

Tout à coup, miracle “on peut te faire les courses ?”. Exit 3 créatures éblouissantes pour feinter le gérant de chez Rampion sans doute. Compter une heure pour l’aller et retour, avec le bruit de la mobylette diabolique s’estompant comme par hasard avec le départ du trio et revenant avec lui. Zut on a oublié le pain, on y retourne, mais c’est pas grave maman chériiiie !. Et puis comme disait la cousine, par un si beau temps, pourquoi rester dans la chambre, alors qu’on serait si bien dehors, sur la pelouse donnant sur le pavillon du petit con qui aura une vue plongeante sur nous ?

Piques niques sur la pelouse et ras le bol des voisins à les entendre glousser, mais les garçons n’étaient pas entreprenants et se contentaient de les contempler par la fenêtre qu’elles regardaient discrètement 15 fois la minute.

Hivers n° 2 et chute de neige. Et qui vient donc se battre à coup de boules de neige, sur la pelouse recouverte et juste sous les fenêtres des filles ? Le petit con et son copain. Pas de bol : une boule de neige malencontreuse dans la vitre des filles. Ouverture de la fenêtre avant le bris de glace définitif, discussion. Et voilà mes mignonnes qui quittent l’appartement habillées en inuits et en urgence “on va faire un bonhomme de neige, on n’est pas pressées de dîner”….

La glace était rompue… Moi aussi…

Posté le 18 août '06 par , dans Faites des gosses !. Pas de commentaire.