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Archive pour octobre, 2010

Copine en panne…

copineJe n’aime pas copine, je n’arrive pas à me faire à cette bagnole, qui en plus a une âme noire et perverse.

Si si, ce n’est pas encore la voiture digne de figurer dans un film d’horreur, mais ça ne saurait tarder.

En mai fait ce qu’il te plait, elle a commencé à hoqueter régulièrement, et à refuser de démarrer. D’après mon père qui avait entendu une fois la lutte de sa fille contre la bête immonde, le démarreur et la batterie n’étaient pas en cause. Mais quoi donc kalors ?

Jusqu’au jour où que j’insiste ou non, elle a refusé vraiment de démarrer, que je sentais bien que la batterie fatiguait et que du coup j’ai appelé mon garagiste (en fait j’en ai deux, on n’est jamais trop prudente).

Qui est arrivé en 5 minutes.

Quand il a tourné la clef de contact, Copine a fait vroum vroum avec allégresse et délectation.

La saloooope !

J’avais l’air de quoi ? De rien. Il m’a crue sur parole et a regardé dans le moteur, sans rien trouver. Dans 98 % des cas m’a-t-il dit, c’est le vrabadeur (le nom m’échappe en fait). Mes bougies étaient normales, l’arrivée d’essence aussi, la batterie en forme, cela ne pouvait être que ça, mais il ne pouvait pas me le garantir.

L’idéal en fait aurait été qu’il l’entende hoqueter. Mais Copine a peur du garagiste…

Il m’a dit “je commande la pièce et je vous rappelle”, et puis il m’a oubliée. Et comme Copine a oublié après de me refaire le coup du “j’veux pas démarrer”, j’ai oublié aussi, d’autant que le mariage de Pulchérie approchait et que cela monopolisait beaucoup de mes neurones, sinon vous pensez bien que je n’aurait pas laissé mon charmant garagiste être distrait…

Et puis ce samedi : rien à faire, Copine a refusé tout net de démarrer, malgré de sombres hoquets me laissant croire qu’à un moment ou à un autre, elle allait céder.

La saloooope !

J’étais bonne pour rouler à pied pour aller me faire véhiculer par ma soeur, n’ayant pas retrouvé ma carte d’assistance (c’est normal, elle était rangée dans mon porte feuilles, et je la croyais dans la contre portière de la voiture). Quant à prendre n’importe quel dépanneur aux tarifs prohibitifs d’un WE, c’était exclu, je ne paye pas une assurance assistance pour rien non plus.

Sauf que si.

Car ce lundi matin ayant donc retrouvé ma carte, j’ai enfin pu les joindre sur leur répondeur. Qui vous annonce d’une voix suave “tous nos conseillers sont actuellement en ligne, veuillez patienter, votre temps d’attente est estimé à 75 minutes environ”.

On se croirait au pôle emploi, d’ailleurs, c’est la même voix suave.

C’est un numéro vert, d’accord, mais 75 minutes d’attente c’est un peu long. Surtout si vous êtes dans les bois avec votre portable en train de se décharger, comme le mien sait le faire désormais, il va me falloir en changer (SNIF).

Donc, finalement j’appelle mon petit garagiste pour apprendre qu’il a bien gardé la photocopie de ma carte grise pour commander la pièce, mais qu’il m’a zappée, mais qu’il arrive, contristé d’avoir oublié une femme aussi aimable (en français dans le texte, mais bon, être désagréable avec son garagiste n’apporte jamais rien de bon non ?).

Il arrive donc tout de suite, vraiment, j’ai à peine eu le temps de m’habiller. Il prend la clef, il se met au volant et là :

  • VROUUUUUUM VROUUUUUM (alors que le samedi soir, deux voisins m’avaient dit d’arrêter mes tentatives car ma batterie commençait à faire pitié).
  • La salooooope !

Bon ce coup-ci, il m’a juré, craché, et tout, qu’il commandait la seule pièce chez qui soupçonner un défaut, et il ne risque pas de m’oublier parce que là, je n’ai plus de fille qui se marie très bientôt, et que je vais donc penser à l’appeler toutes les 3 heures pour savoir quel est le délai avant changement de la dite pièce.

Ce qui ne m’empêchera pas de regarder copine avec un mépris écrasant, et de la traiter de tous les noms en la conduisant.

Le mec qui me l’a vendue, a bien fait de changer de garage peu avant la première panne de Copine, 3 semaines après livraison (sous garantie donc).

Car cette voiture est une bourrique, une salope, une andouille, qui ne fait rien qu’à m’emmerder, et ce depuis le début. Il y a incompatibilité d’humeur entre elle et moi, il paraît que cela arrive…

Mais c’est normal, car la vie n’est qu’un long calvaire…

Sinon pour la suite, je serais tentée de demander à mon garagiste une photo de lui. Pour la montrer à copine si elle fait des siennes.

On ne sait jamais : sur un malentendu, ça peut marcher…

Posté le 13 octobre '10 par , dans Crise de nerf, Histoire de sorcière. 20 Commentaires.

Joyeux anniversaire Delphine !

Un joyeux bon anniversaire !
A moi ?
A toi !
Un joyeux bon anniversaire !
A moi ?
A toi !
Buvons du thé encore du thé en vous souhaitant ma chère…
UN JOYEUX BON ANNIVERSAIRE, MA CHERE !

26 ans déjà, là je ne savais plus trop quoi dire.

BON ANNIVERSAIRE MA CHERIE !!!

(Normalement l’heure de publication est bonne…)

Posté le 12 octobre '10 par , dans Faites des gosses !, Histoire de sorcière. Pas de commentaire.

Lettre à Monsieur le Maire

53329374Lettre adressé au maire de ma commune, suite à des travaux totalement injustifiés et coûtant la peau des fesses dont la finalité a déclenché en moi une irritation certaine… (mais tout le monde sait bien que je suis une hystérique facilement énervée, sauf que là je ne suis pas la seule)

“Monsieur le Maire,

Ce n’est pas sans appréhension que j’ai constaté au cours du mois de juin 2010 qu’étaient entrepris des travaux dans le boulevard (n’ayons pas peur des mots) du Connard qui pète, avec la mention “zone de test”.

Zone de test : mon cul : quand l’armée est en marche ce n’est pas pour faire marche arrière même si le général hiver arrive droit devant (je m’égare)

Le boulevard du Connard qui pète est déjà amplement pourvu de ralentisseurs divers, dont la vision horrifie les amortisseurs juste sortis d’usine. Que dire de la réaction des amortisseurs qui ne sont plus de prime jeunesse.

Donc, force a été de constater au fil du temps, que les travaux avaient pour but de mettre en place des chicanes et d’autres ralentisseurs, appelés jadis “gendarmes couchés”.

Enfin, l’explication des 125 % d’augmentation de la taxe d’habitation reçue en 2009 et dont la réception avait déclenché quelques crises cardiaques, nous était donnée : c’était une augmentation préventive, aux fins sordides de faire des travaux inutiles mais ce fait ne vous dérange pas, car le maire qui ne fait pas de travaux injustifiés est sans doute un imbécile.

“Justifiés” par contre, pourrait concerner les logements sociaux qui ne sont jamais remis en état et restent donc vacants. En effet, personne ne peut voir que des travaux ont été faits, justifiés par l’état des appartements, mais tout le monde peut constater que sans doute, beaucoup de maires ont des actions dans les entreprises fabriquant des amortisseurs.

C’est mon avis, et je le partage entièrement.

Le résultat de la zone de test a donc donné 2 jardinières destinées à faire chicanes, l’installation de 2 panneaux pour les signaler, et la mise en place de nouveaux amortisseurs sur les anciens, avec 2 panneaux indiquant la vitesse limite à 30 km/h mais pas les amortisseurs qui ne sont toujours pas peints en blanc pour être bien visibles.

Là je suis restée perplexe, car je défie n’importe quel conducteur ou même cycliste, de passer à 30 km/h sur ces ralentisseurs (non signalés) qui nécessitent un arrêt, puis un redémarrage en douceur pour ne pas vexer les gendarmes couchés (et les amortisseurs).

Je me demande vraiment pourquoi, vous n’avez pas songé à allier des techniques anciennes avec le bonheur du progrès moderne.

Par exemple, vous pouviez faire creuser un fossé à remplir d’eau (baptisé jadis : douves), mettre en place une herse et un pont levis, le tout allié avec un détecteur de vitesse.

C’est fou ce que j’ai l’imagination qui galope quand il s’agit de faire n’importe quoi !

Herse et ponts levis ont fait leurs preuves pendant des siècles.

On dépasse les 30 km/H ? Qu’à cela ne tienne : le détecteur moucharde. Le pont levis se soulève soudain, en face une herse descend brutalement pour éviter aux non coupables de tomber dans le fossé brusquement dégagé.

Dans l’autre sens, un autre détecteur de vitesse déclenche la tombée brutale de la herse et la levée du pont levis. Il faut juste bien régler la relation détecteur de vitesse avec le reste, pour éviter au fossé de se transformer en cimetière et à la herse de couper des voitures en deux, faisant au passage des morts inutiles (sauf s’il s’agit de retraités, cela sera toujours cela de gagné pour les caisses de retraites).

Enfantin à notre époque…

Ci-joint un croquis destiné à vous faire comprendre le fonctionnement d’un vrai ralentisseur, incontournable celui-là.

Cette technique très sûre vous assurerait de plus une célébrité à ne pas négliger vu vos ambitions politiques, et assurerait à votre bourgade de nombreuses visites de touristes venus contempler le ralentisseur du siècle. Vos administrés commerçants vous seraient de plus à jamais reconnaissants.

Je pense que vous pouvez envisager cette solution, dans la mesure où il va bien vous falloir vous résigner à faire détruire les ralentisseurs excédentaires et non conformes,  et revoir la visibilité des jardinières faisant office de chicanes-qui-rayent-les-honnêtes-véhicules, ceci aux frais du contribuable.

Qui sera ravi à réception de la taxe d’habitation qui tarde, de constater avec terreur qu’une nouvelle augmentation lui incombe, ceci sans doute par la faute des plantes mises en place dans les jardinières/chicanes.

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Maire, l’expression de ma consternation attristée.

PS : ci-joint la facture relative au changement de deux amortisseurs, rendu obligatoire par mon premier passage à 30 km/H sur les ralentisseurs non signalés (j’ai eu la surprise de ma vie et eux donc !). La non signalisation de ces derniers, et leur absence de conformité vous incombant (pas de bol).

PPS : ci-joint également les attestations de deux témoins concernant le non signalement des ralentisseurs et leur hauteur inhabituelle. Théoriquement vous avez dû recevoir leurs factures également.

PPPS : c’est juste une suggestion, mais nous serions nombreux à être heureux de vous voir partir cultiver de l’artichaut dans le Larzac, alors surtout, ne vous privez pas.

PPPPS : inutile de nous dire “vox populi, vox dei”. Si l’on votait pour un programme à respecter et non pas pour un connard, cela se saurait !

Il ne m’a pas répondu, c’est un rat (mais la facture du monsieur qui a pété ses amortisseurs de voiture neuve sur les ralentisseurs, a été remboursée par la mairie, et cékikipaye ?)

LA VIE N’EST QU’UN LONG CALVAIRE !!!

Posté le 8 octobre '10 par , dans Modèles de lettres. Pas de commentaire.

Ma mère = l'arme fatale

jardinage-copierMrs Bibelot s’est décidée à prendre un jardinier depuis l’automne dernier. Tout le monde était ravi, et surtout moi qui tondait la pelouse.

Le jardinier est super efficace, il taille, il éradique les mauvaises herbes (en plus de tondre la pelouse) bref la corvée jardinage de Mrs Bibelot est réduite des 2/3.

Il lui reste bien sûr à veiller sur ses nombreux géraniums lierres, tailler le trop petit que le jardinier ne voit pas, arracher une fleur à horloge par ci par là (mon éradication drastique de l’an dernier ayant donné quelques résultats qui ne seront plus visibles l’année prochaine) à déclarer la guerre au lierre et j’en passe. Le jardin ? une corvée je vous dis… Sans parler de l’arrosage des plantes…

On pouvait penser que 3 semaines à la Grande Motte seraient pour elle l’occasion de faire une pause sécateur, mais ON se foutait le doigt dans l’oeil jusqu’au genou.

Ma mère ne peut pas vivre sans un sécateur à la main bien obligé de le constater. Elle avait appelée l’amie nous prêtant l’appartement, et son mari, pour leur demander si éventuellement elle pouvait jardiner un peu et tailler ce qui devait l’être.

Les autres, ravis, vous l’imaginez bien, lui ont dit de faire comme elle le sentait. C’est prendre un risque tout de même car quand ma mère taille, elle ne peut plus s’arrêter. Elle aurait fait une coiffeuse abominable à vous mettre la boule à zéro.

Donc Mrs Bibelot a sorti d’un tiroir un sécateur, avec une joie perverse, sauf qu’à son avis le sécateur est à changer car il coupe mal.

Bruitage de fond de lecture sur la terrasse/jardin : les clics, clics, clics, de ma mère en train de tailler, de re-tailler, et d’encore tailler.

Avec Jean Poirotte nous échangions un regard de temps à autre : ben non, ça ne lui manquait pas du tout de ne pas avoir à s’occuper de son jardin, avoir un sécateur à la main, pour elle, c’est le bonheur.

Il y a juste eu la pierre qu’elle a voulu ramasser et qui s’est révélée être un crapaud. D’où le krikitu devant ce pauvre petit pépère de crapaud qui venait nous rendre visite tous les soirs, cherchant en vain son habitat d’ordinaire (sauvagement ratissé par ma mère, car outre le sécateur, elle s’occupe aussi avec un râteau et d’autres objets de jardinage d’ailleurs. A mon avis ça ne se soigne pas).

Ma seule participation non volontaire a été de descendre les sacs poubelles de déchets verts à l’endroit ad hoc au son de “puisque tu vas acheter le pain, pense à emmener MES sacs poubelles (et fais attention en traversant))

Car la vie n’est qu’un long calvaire…

D’un autre côté, quand on la voit oeuvrer, cela fait réfléchir sur le fait d’avoir ou non un jardin.

Pour moi c’est non. Ou alors j’aurais gagné au loto et le jardinier s’occupera de tout…

Posté le 6 octobre '10 par , dans Ah ces parents !, Vacances WE et farniente. 28 Commentaires.

Mes pérégrinations avec nos animaux de compagnie

Mon_animal_de_compagnie

L’année dernière, j’avais vu le coup venir, car ELLE avait sorti la grande boite dans laquelle ELLE met toutes ses affaires.

Ca veut dire qu’elle va partir et pour qu’elle ne m’oublie pas, je me couche dans la grande boite sur ses petites affaires. Alors elle rouspète et me parle de tépoils, mais je ne sais pas ce que c’est.

Cette année, je n’avais rien vu venir, quand ELLE m’a attrapé gentiment pour me mettre dans la boîte qui sert à m’emmener où je ne veux pas aller, parce que généralement on y va avec le truc qui fait vroum vroum et qui pue.

Sinon cette boîte qui est toujours sortie, j’aime bien aller m’y planquer de temps à autres. ELLE me cherche partout et tout à coup me dit bintélàmonpépère et j’aime bien, même si je ne comprends pas vraiment ce qu’elle me dit (évidemment que je suis là…)

Et puis souvent avec la boite on va chez le mec qui me met un truc dans le cul et qui me fait mal au cou en me disant cébienmonpépère*,  et ça j’aime pas. Je me sens outragé chez lui, mais tout le monde s’en fout.

Là je me sentais curieusement bien dans ma boîte, et j’ai essayé de faire discret dans le truc qui pue, au cas où elle pourrait oublier de m’emmener chez le mec précédemment cité.

Ca durait, ça durait, ça puait vraiment, il y avait du bruit. De temps en temps elle me demandait çavamonpépère et je répondais miaou sans être vraiment convaincu. Je ne peux pas dire que cela n’allait pas, mais pas non plus que c’était le top. Je précise que je suis peut-être con comme ça dans le genre chat mais que je peux me faire comprendre tout de même, même si ce n’est pas réciproque. Je crois que les humains pensent que seul leur langage est valable et que du coup, ls ne se prennent pas la tête pour nous comprendre.

J’avais les jetons, il se passait quelque chose d’anormal, cela faisait vroum depuis un peu trop longtemps. Quand elle a descendu ma boîte du truc qui pue et fait vroum vroum, j’ai eu vraiment peur, car j’étais dans un endroit dont je ne connaissais pas l’odeur, et j’ai été obligé de me retenir pour ne pas en faire pipi  de frousse d’indignation.

En fait j’ai débarqué dans un endroit inconnu, mais là, il y avait quelqu’un que je connais bien mais que je n’avais pas vu depuis longtemps : la sauterelle.

La sauterelle c’est un petit à ELLE et on étaient potes tous les deux quand elle habitait encore à la maison et que je pouvais dormir dans son lit et me coucher sur ses pupulls qu’elle laissait par terre dans sa chanchambre.

Du coup je n’ai plus eu peur, d’autant qu’il y avait un mec, enfin un mâle animal de compagnie non coupé (vu l’odeur subtile mais on ne peut pas m’avoir sur le plan des odeurs). Les animaux de compagnie mâles non coupés ont une voix qui me fait vibrer les moustaches : j’aime bien.

Ce que je trouve curieux par contre, c’est que chez les animaux de compagnie, on ne rencontre jamais de mâle coupé. Ca se sent tout de suite à l’odeur subtile ces choses là. Ou alors chez eux, ça repousse, je ne sais pas, je n’ai jamais compris pourquoi on m’avait retiré mes attributs principaux…

ELLE est partie mais ce n’était pas grave, la sauterelle m’avait préparé mes WC, mis des croquettes et de quoi boire, j’avais mes petites couvertures, je n’avais plus peur du tout. Me restait à inspecter les lieux, mais c’était assez petit, alors j’ai fait le tour assez vite.

J’étais super bien chez eux, en plus sous leur lit c’est vachement confortable pour s’installer et surveiller sans être vu. Et puis en plus du plus, finalement ils ont compris que je voulais boire dans la baignoire et contrairement à ELLE, ils ont été OK. C’était super de pouvoir à nouveau me mouiller comme je le voulais tout en buvant.

En plus ils reçoivent plein de monde, avec plein de mâles non coupés qui me font vibrer les moustaches, tout un monde qui s’amuse à m’arroser, c’était vraiment très chouette.

Un matin je me suis senti bizarre, et du coup je suis resté sous le lit. Le mec de la sauterelle a eu beau m’appeler, fallait pas me prendre pour un con, il se préparait quelque chose. Vous dire quoi je n’en sais rien, mais il y avait quelque chose de louche dans l’air.

J’ai juste fait une petite inspection pendant que la sauterelle prenait son bain, mais j’ai vu qu’ils n’avaient pas touché à la boîte dans laquelle on me met pour m’emmener dans le truc qui pue et fait vroum, alors cela m’a un peu rassuré.

Quand ça a sonné, je suis retourné sous le lit, il faut toujours rester très prudent. J’aime bien savoir qui arrive avant d’aller dire éventuellement bonjour. Tout le monde n’est pas forcément sympathique, vous le savez vous-mêmes…

C’était ELLE. J’étais content, mais comme j’ai ma fierté, je n’ai pas voulu le lui montrer immédiatement, et j’ai un peu attendu pour aller lui faire la fête, parce que je ne pouvais pas m’en empêcher. On ne peut pas rester comme ça tout seul dans son coin, alors qu’on a envie de faire la fête et qu’on est tout content !…

ELLE discutait avec la sauterelle, et je trouvais sympa qu’ELLE vienne s’installer ici avec moi. D’ailleurs je la contemplais en ronronnant et cela lui faisait plaisir (mon dieu que les animaux de compagnie sont moches !). La mère et son petit ont bien tripatouillé mes affaires pour les ranger ailleurs sans doute, et puis tout à coup à nouveau : PAF : la boîte que j’aime pas.

Pas le temps d’aller me planquer sous le lit : j’étais cuit.

Et puis encore à nouveau le truc qui pue, et puis vavavoum, et ça freine, et ça roule, et ça fait du bruit. Je n’étais pas content du tout, alors je l’ai dit tout le temps. Cela sentait un peu la même bizarre odeur que la fois d’avant mais cela ne me donnait pas envie de me taire pour autant.

Le truc qui pue a finit par s’arrêter, j’ai eu un peu peur, mais quand elle a sorti ma boîte j’ai reconnu l’odeur et j’ai compris que je rentrais à la maison. J’aime bien rentrer à la maison, mais je suis toujours un peu inquiet. Un jour il arrive qu’il y en ait un autre et il va falloir débattre du territoire, ce ne sont que des problèmes en perspective et j’ai passé l’âge de ces conneries.

Comme chez ELLE c’est bien plus grand que chez la sauterelle, il m’a fallu du temps pour faire tout le tour en vérifiant bien qu’elle avait correctement rangé mes petites couvertures et mon petit couffin, bien préparé mes WC, mes croquettes et ma flotte.

Oui de la flotte mais dans un bol. Avant j’avais un truc nettement plus grand dans lequel je trempais mes pattes, mais là, ELLE m’a mis un bol. Et quand je suis allé miauler dans la baignoire, elle m’a dit NON. Ca je sais ce que ça veut dire : ça veut dire que je vais être obligé d’insister pas mal, et chez ELLE, je suis obligé de gratter à la porte de sa chambre car ELLE s’enferme pour dormir.

Chez la sauterelle il n’y avait pas de porte sur laquelle gratter, alors j’avais juste à miauler pour qu’ils se réveillent en me disant tuféchier, mais ça, je ne comprend pas, alors j’insiste. Par contre je comprends bien qu’ELLE n’ouvre pas sa porte même si j’insiste, alors j’insiste juste une heure ou deux, à vue de nez. Ca se termine toujours mal, elle sort de sa chambre, m’attrape, et va me mettre dans la vieille chambre de la sauterelle en maugréant je ne sais quoi.

En fait c’est du genre tuféchiétuvaretournéàlaSPA mais c’est du foutage de gueule, elle m’enferme juste dans la chambre où j’ai une couette (pouêt !), dont elle ouvre la porte quand elle se lève à des heures indues. L’heure où normalement je me couche pour mes 18 H de sommeil quotidien obligatoires…

Mais pas pour m’ouvrir le robinet de la baignoire…

Alors au bout de quelques jours, j’arrête d’insister, ELLE ne comprend rien !

Les animaux de compagnie dorment la nuit, c’est un truc qui m’a toujours perturbé. Normalement ils devraient aller chasser, mais non, eux, ils rentrent de la chasse avec des barquettes et des boites qui ne sentent rien, c’est vraiment spécial. Le principal c’est qu’il y ait mes croquettes, mais ça je ne sais pas où ça s’attrape, dès fois que je sois obligé un jour de m’occuper de moi tout seul…

Avant de me mettre à insister pas mal pour boire dans la baignoire (mais je sais qu’avec ELLE c’est perdu d’avance, elle est plus têtue que moi c’est l’horreur), j’ai bien tout inspecté, vérifié que je pouvais toujours regarder par la fenêtre (j’aime bien, mais il me faut mon petit banc rien qu’à moi et qu’ELLE écarte les rideaux, à ce sujet ne j’ai pas de récriminations), mais bon, ça ne sentait pas le rival du tout chez moi, alors je suis allé m’avachir sur ma petite couette, parce que le voyage et tout le reste ça m’avait un peu tourneboulé.

Me faire ça, à mon âge !

Diabolos

* Note de l’animal de compagnie de Diabolos : prise de température, et piqûre de vaccin dans le cou. Il n’aime pas…

Posté le 3 octobre '10 par , dans Les pensées de Diabolos. 38 Commentaires.

SCROUTCH… la voiture…

scrtoutch-la-voiture-copierLe deuxième jour, pour aller chez le poissonnier en centre ville (je l’ai dit et répété, ma mère adore faire des courses tous les jours), bien obligées de prendre la voiture, car à pied, cela fait loin.

La voiture de papa donc…

NOUS N’Y AVIONS PAS FAIT ATTENTION, mais la copropriété des amis de mes parents, avait voté un truc totalement stupide. Si on ne dépense pas son fric pour rien, ce n’est pas drôle d’être copropriétaire

Je plante le décor. Pour rentrer dans la résidence, il y a un portail électrique (à ouvrir avec un bip pour passer en voiture) et sur le côté un passage piéton.

Jusque là c’est normal.

SAUF QUE, depuis l’année dernières, des bornes en béton on été mises en place pour bien délimiter le passage piéton. A la question “combien de piétons ont-ils été accidentés sur ce passage”, la réponse est : “aucun”.

Mais bon, il fallait bien délimiter avec du béton, la peinture sur le sol étant insuffisante.

A l’arrivée, j’étais au volant, et j’avais pu rentrer en ligne droite et trouver une place proche du hall d’entrée. Le lendemain, maman n’avait eu qu’à repartir tranquillement pour aller faire le plein, mais n’avait trouvé de place au retour, que sur la partie gauche du parking.

Donc petite manoeuvre pour sortir.

Et là un bruit horrible, alors que nous passons le portail, un SCROUTCH monstrueux : la voiture a touché quelque chose.

Maman s’arrête, paniquée, sur mon ordre formel (juste revanche). Quand elle rencontre un obstacle, son réflexe est d’accélérer et c’est comme cela qu’elle s’est retrouvée un jour dans un champ de maïs (une autre histoire) et un autre jour coincée sur une matérialisation de je ne sais plus quoi.

Je ne peux pas ouvrir ma portière, et je lui intime de reculer. En fait elle venait de râper l’avant de la voiture sur un plot en béton, invisible pour conducteur ET passager, et bloquait l’ouverture de ma portière.

L’avant est très sérieusement rayé sur le côté et maman s’affole.

  • Mon dieu, que va dire ton père !
  • Comme d’habitude maman, que ce n’est que de la tôle !

Papa est en effet peu regardant vraiment sur sa voiture, et sa philosophie qui est également la mienne est que du moment qu’il n’y a pas de victime, blessé, ou autre, ce n’est pas grave.

Mais à écouter maman, un inconnu qui passe et vous offre des fleurs, pourrait penser que son mari est un vrai tyran concernant la bagnole.

Je la sens perturbée mais elle refuse de me donner le volant. Au retour, ça ne loupe pas, elle est toujours perturbée, et elle ne voit pas la matérialisation des places de parking sur l’avenue et en enjambe une. “Bing” fait la voiture !

A sa décharge, ils font chier avec leur béton qui signale que l’on peut se garer à partir de là mais plus après là. On voit les trucs, mais en se garant, ils deviennent invisibles. Là pour manoeuvrer large afin de rentrer la voiture bien droite et éviter les plots en béton, elle a zappé ces matérialisations.

Elle se gare en tremblant, les larmes aux yeux, et j’ai mal pour elle. Difficile de voir sa petite maman mal tout à coup…

Fort heureusement, pas de dégâts sous la voiture, et pour la grosse (énorme) rayure, papa précise que ce n’est jamais que de la tôle et ne pleure pas chérie ce n’est pas grave.

Dès le lendemain pourtant, je suis désignée d’office pour la conduite, quand nous partons toutes les deux… Avec les commentaires qui vont aller avec, malgré ma demande de ne me donner que des indications de direction…

La vie n’est qu’un long calvaire…

Posté le 1 octobre '10 par , dans Ah ces parents !, Histoire de sorcière. Pas de commentaire.