Bienvenue sur le blog de la Gentille sorcière.

Archive pour mars, 2008

Copine, faut qu'on cause…

Je vais être très claire : Titine n’en pouvait plus et menaçait de m’envoyer à la morgue dans des délais qui me déplaisaient. J’ai donc pris l’horrible décision de l’envoyer se faire broyer, avec des frissons d’horreur, et d’acheter une autre caisse.

Je suis tombée en extase devant toi, mets toi cela dans la tête. En extase. Tu avais l’air sympa, tu étais bien profilée, et en plus tu n’étais pas chère, mais je ne me suis pas arrêtée devant ce mesquin détail, car de toutes manières, j’empruntais sur 5 ans.

Ton kilométrage semblait correct, vu ce que je roule et donc 5 ans, cela me semblait possible, au banquier aussi d’ailleurs, mais les banquiers sont toujours prêts à vous prêter de l’argent avec intérêts. Donc je me disais que tu allais tenir 5 ans (Titine ce n’était plus possible).

J’ignorais bien sûr que Truchon allait me jeter comme un kleenex et que je serais peut-être obligée pour aller bosser (si je retrouve un job) de faire 4 fois plus de route. Pour une sorcière c’est franchement ballot, j’aurais dû tirer les cartes chez le garagiste, devant les yeux éblouis du vendeur qui pour la première fois de sa vie aurait vu le choix du nouveau véhicule tiré aux cartes (je te signale que j’avais annoncé la mort de Senna le jour même et que c’était mon jour de gloire voyance, (le pauvre)).

Le vendeur m’a demandé de m’installer chez toi. J’ai senti tout de suite une onde passer entre toi et moi… Garantie 1 an pièces et main d’oeuvre, voiture remise à neuf, j’ai sautillé comme une débile en disant “je veux celle-là”. Toute panne non due à un accident étant prise en charge 100 % avec voiture de prêt…

Donc, on a dit 1 an pièces et main d’oeuvre, ça me donne jusqu’au 16 août 2008 pour avoir une voiture neuve.

Alors bon, ta panne d’essuie glace arrière et de clim : c’était la faute à ces rats de garagistes qui n’avaient pas fait le nécessaire, pas de ta faute. La courroie qui me lâche un beau samedi, c’était encore leur faute bien évidemment. Au lieu de changer le galet de la courroie en réparant la clim, yzavéka changer la courroie.

Mais alors là, je vais te demander d’être gentille. La garantie me donne droit à une voiture de prêt (moche mais ça roule) et moi j’aimerais bien avoir une voiture neuve avant le 15 août.

  • Tu me flingue les cardans. Tu fais comme tu le sens, mais il faut qu’on me change les cardans ou les soufflets de cardans gratos (garantie)

  • Tu me flingue les amortisseurs au passage, un jeu d’enfant pour toi (garantie)

  • L’embrayage, j’ai du mal à t’en causer, mais ce serait sympa qu’il lâche où il faut, pour être remplacé gratuit également (garantie) sans que je n’ameute les pompiers et tout le bataclan

  • Tu as le droit de péter toutes les durites que tu veux. Je suis pas sympa avec toi ? Tant que tu n’explose pas avec moi dedans… (garantie)

  • Les freins : tu attends simplement que je me gare en terrain plat pour qu’ils lâchent (garantie)

  • Le pot d’échappement : t’en as pas marre de faire 10 bornes par jour ? C’est mauvais pour lui, pense à lui (garantie)

  • Y’a des organes que j’ignore, quelque part sous ton capot. T’es sympa : faut qu’ils soient changés avant le 15 août.

  • Je dis ça comme ça, c’est simplement que le chef d’atelier est craquant, aucune anguille sous roche…

Je te rappelle que quand je te regarde, je suis toujours en extase

Merci Copine de ta compréhension, et j’espère que mon amour est réciproque…

Posté le 11 mars '08 par , dans Dans la série Diabolique. Pas de commentaire.

Le Saint Sceau familial…

Vous ne savez pas tout de moi et vous ne saurez jamais tout d’ailleurs, mais je fait partie d’une famille qui n’est pas n’importe quelle famille.

D’abord c’est une famille de fous. Parfois, je me dis que le père de Jean-Poirotte, parti trop tôt, est finalement parti juste à temps, avant que d’avoir à constater que sa descendance était totalement légèrement vrillée des neurones.

C’est une famille où nous avons des tonnes de papiers qui remontent avant la révolution, que nous devons trier pour faire un arbre généalogique qui tienne la route. Sauf que c’est l’occasion de découvrir que si nous sommes vrillés des neurones ce n’est pas pour rien : c’est héréditaire. Rien à faire pour s’y retrouver dans les papiers et les mauvais noms…

C’est une famille dans laquelle tout le monde parle en même temps, et dans laquelle 2 hommes arrivent à suivre toutes les conversations… C’est assez rare pour être souligné. Et c’est une famille où les hommes sont aussi bavards que les femmes (farpaitement mon père et mon frère, et toc !).

C’est une famille à prédominance féminine même si mon frère a essayé de redresser la barre en ayant deux fils. D’où la capacité des mâles à suivre plusieurs conversations et à avoir un cerveau légèrement multi-tâche (je précise légèrement parce que mon père ne peut pas préparer la purée debout, quand il est debout les talons faisant contact avec le sol lui bloquent sa capacité à mouliner les patates, sans l’empêcher de causer).

C’est une famille où nous avons eu un évèque. Maman n’a récupéré que la louche de l’évèque, mais elle précise toujours “va nous chercher la louche de l’évèque” et je trouve du premier coup (c’est la plus moche, mais en argent).

C’est une famille où nous avons également plein de vieux trésors vachement valables à conserver.

Donc le jour où Mrs Bibelot m’a dit, alors que je prenais un rare soleil d’été (2007 pourri à mort) “Coraline tu peux aller chercher le Saint Sceau dans la remise ?” Je me suis légèrement figée… Elle m’aurait demandé un morceau de la Sainte Croix pour allumer le feu, j’aurais fait la même tronche. Je ne savais pas qu’outre la louche de l’évèque, nous avions un Saint Sceau, et qui plus est, rangé dans la remise, alors que normalement c’est sous vitrine fermée à clef…

Devant mon air légèrement ahuri  surpris, elle m’a précisé : “ben oui quoi, le rosé, le Cinsault”.

Ouf ! Mais j’ai eu peur quand même…

Posté le 9 mars '08 par , dans Dans la série Diabolique. Pas de commentaire.

Conversation part 2…

T_l_phoneCeci est également une conversation téléphonique.

Drinnnnnggg !

  • Allô c’est Fernande snif, je n’en peux plus de ce con snif, tu peux m’accorder 4 heures quelques instants ?

  • Bouge pas, je vais couper le gaz sous la poêle à frire

  • Comment ça tu coupe le gaz, dis-moi tout de suite que de m’écouter te donne l’envie de te suicider au gaz !

  • Mais pas du tout, je t’ai dit que je coupais sous la poêle

  • Ouais, j’ai bien saisi l’allusion, Marie Charlotte m’a fait le coup !

  • Mais arrête Fernande, j’ai des escalopes dans la poêle, si tu veux que je t’accorde quelques instants, autant que tu veux d’ailleurs, j’arrête la cuisson, c’est tout.

  • Bon… Snif ! C’est vraiiimmmennnt un saaaale con !

  • Qu’est-ce qu’il se passe encore ?

  • Comment ça encore ?

  • Depuis quelques temps, toi et lui, cela ne va pas fort…

  • D’abord c’est lui qui déconne en premier lieu, et en second lieu, j’exige que tu t’explique sur ce encore !

  • Je viens de te le dire, depuis quelques temps, toi et lui cela ne va pas

  • Moi ça va très bien snif

  • Donc OK, il déconne, qu’est-ce qu’il t’a fait ce coup là ? (la fois d’avant il avait découché 3 jours sans un mot d’excuse)

  • Après le encore, voilà le ce coup là ! Tu es comme Marie Charlotte, tu te fous de ma gueule !

  • Fernande tu arrête de m’agresser, tu respire un coup et tu me raconte ton histoire…

  • Il a des préservatifs dans son porte-feuille et moi je prends la pilule

  • Ah…

  • C’est tout ce que tu trouve à me dire ?

  • (je cherche). Cela fait des mois que tu le soupçonne de te tromper…

  • Tu crois qu’il me trompe ?

  • Heu… Je n’en sais rien j’en suis certaine, me voilà dans un champ de mines, je sors par oùùù ? il a peut-être acheté des préservatifs au cas où…

  • Au cas où quoi ?

  • Je ne sais pas… Les hommes sont tellements compliqués (j’avais été larguée par Albert 10 mois plus tôt). Ah si : au cas où tu oublies ta pilule !

  • Au cas où quoi ? Je n’oublie jamais ma pilule !!!!

  • Eh bien au cas où il craque pour une autre. Au moins tu sais qu’il ne veut pas prendre de risques, Albert s’en fichait lui !

  • Je m’en fous d’Albert

  • Ah elle s’en fout l’ingrate ! Et bien moi je m’en fous de ton connard, qui te prend pour une imbécile depuis des mois, qui squatte chez toi en te prenant pour une conne parce qu’il n’a pas les moyens de se payer un loyer.

  • Coraline, je le savais déjà tout ça, mais je t’appelais pour que tu me dise que j’avais tort ! SNIF !

  • Eh bien tu as raison… Fous-le dehors et qu’on parle d’un autre… Si tu veux que l’on en parle vraiment, arrête de me demander des pourquoi à tout ce que je dis…

  • Je te remercie du conseil. Adieu !

Dring !

  • Coraline, c’est Marie Charlotte, je voulais juste te dire que Fernande a coulé une bièle, je crois que l’on est brouillées…

  • Je suis au courant…

  • Ah, zut, j’arrive trop tard…

Savoir que Marie Charlotte et moi n’avons plus jamais eu de nouvelles de Fernande qui a hébergé pendant des années son copain avec son nouvel amour (un homme)…

La vie n’est qu’un long calvaire, mais finalement, il y a un moment où Fernande doit raccrocher…

Posté le 7 mars '08 par , dans Dans la série Diabolique. Pas de commentaire.

Conversation part 1…

T_l_phoneCeci est une conversation téléphonique tout à fait normale… (si, si…)

Votre sorcière s’est mise en grand rangement. On en retrouve des choses…

A une époque où je luttais contre un léger surpoids, en me remontant le moral à coup de pizzas et de chocolat, j’avais fait l’acquisition d’un super appareil masseur de chez Barbie-lisse. Des espèces de doigts reproduisant le massage d’un top masseur. Ceci étant destiné à terrasser la cellulite et éventuellement (on se rabattait sur cette éventualité) à décontracturer un muscle après un effort physique intensif. Pour le d…. d’honneur ne pas compter sur lui.

J’ai dû m’en servir une quinzaine de fois, mais mon petit bedon ne fondait pas. J’ai donc cherché à le revendre (parce qu’il valait son pesant de bouchées pralinées, et qu’en plus on perdait un temps fou 2 fois par jour) à une copine qui avait un surpoids nettement moins léger que le mien. Elle l’a testé 2 fois et me l’a rendu car celà ne lui avait rien fait (évidemment). Comme elle l’avait pris à l’essai, j’ai perdu un argent fou.

Je viens de le retrouver. Si je m’en sers et que je perds un peu de cellulite sur les cuisses, toute la famille va vouloir me mettre sous perfusion de viandox, vu que du surpoids, je n’en ai pas (mais un petit bourrelet, si, mais je suis la seule à le voir, et par rapport aux mannequins, je suis une grosse truie violette…).

J’appelle donc une de mes filles chéries.

  • Allo ma chérie c’est maman, je ne te dérange pas ?

  • Si mais bon… (ah bah merde alors) (quand on est mal barrée, c’est fichu, autant raccrocher en prétextant un problème de ligne)

  • Je peux te rappeler si tu veux… Rien d’urgent

  • Non c’est bon, maintenant que j’ai été obligée de décrocher je t’écoute. Pourquoi tu tousse ?

  • Rien… En rangeant l’armoire de l’entrée…

  • Il était temps… (ricanements) Donc ?

  • En rangeant l’armoire de l’entrée, j’ai retrouvé mon masseur barbie-lisse, et je voulais savoir s’il t’intéressait

  • Ah je le savais que j’avais grossi ! Tu me trouve grosse hein ?

  • (Me voici dans un champ de mines, je m’enfuis par oùùùù ?) Mais non ma chérie pas du tout, mais tu te plains de…

  • J’ai perdu 2 kg ces derniers temps je te signale

  • Fécilicitations, heu, félicitations ma chérie. Mais comme on ne se voit pas très souvent je…

  • Inutile d’essayer de me faire culpabiliser, je ne peux pas venir te voir toutes les semaines. Mais donc la dernière fois tu m’as trouvée trop grosse. C’est cela hein ? Hein que tu m’as trouvée grosse ?

  • Mais non ma chérie, pas du tout, mais c’est un appareil à masser et…

  • C’est cela, tu perds 100 g de plus et j’appelle le SAMU ! Ouais, je sais, je ne viens pas te peser toutes les semaines mais j’appelle mes grands parents (grande nouvelle, et les cafteurs que c’est !!!!)

  • Mais ma chérie je n’ai jamais dit que je te trouvais grosse, c’est juste que…

  • C’est juste que tu bouffe mal et que j’ai pris du cul, je le sais, je suis assez grande pour me voir dans la glace toute seule, et tu me vois en train de me masser le cul avec ton truc de merde ?

  • Je te proposais juste…

  • Un machin pour grosse ! Avoue ! Et qu’en plus tu veux me faire culpabiliser !

  • Mais non ! Ca commence à bien faire ! tu adorais te servir de ce truc quand tu étais encore à la maison et donc je te le proposais gentiment…

  • Ouais, quand j’étais adolescente et très con… Dis le que tu m’as trouvée grosse la dernière fois ! Mais dis le donc ! Je suis grosse, je le sais, je suis zimmonde !

  • Mais non je ne t’ai pas trouvée grosse du tout, tu commence à m’énerver sérieusement ! Je vais raccrocher

  • C’est ça, à +, schlark !

Drinnnggg !!!!!

  • Allô Mouth, c’est moi. C’est quoi ce caractère que tu as depuis quelques temps ? Je sais bien que tu as été licenciée, mais ce n’est pas une raison tout de même pour me raccrocher au nez !

La vie n’est qu’un long calvaire (et je ne peux résolument pas jeter cet appareil merveilleux et si utile…)

Posté le 5 mars '08 par , dans Dans la série Diabolique. Pas de commentaire.

Respectons les limitations (bis)

SourireOù la pénible histoire d’un homme qui n’a pas eu de bol et la trouille de sa vie un certain jour…

C’était il y a… Déjà ? Un certain temps. C’était l’époque où j’habitais chez mes parents chez qui les filles essayaient de mettre le souk.

Je rentrais d’un entretien d’embauche (tiens, déjà !). Par les petites routes. Et qui dit petites routes par chez moi dit : cerfs, biches, chevreuil, toutes les mignooonnnnes petites bêêêêtes qui peuvent vous traverser sous le nez et vous flanquer la voiture en l’air, voire vous envoyer à la morgue.

Une descente réputée dangereuse. Derrière moi déboule le fantôme de Fangio qui me klaxonne et me flanque ses pleins phares dans le rétro. Je freine (tactique très utilisée).

Hélas, l’autre ne comprend pas qu’il n’a pas à me coller au cul comme ça, qu’il lui faut s’éloigner. Je vois de grands mouvements dans mon rétro. Le klaxon est bloqué sur “marche”. Je freine à nouveau.

Il met son clignotant à gauche, manque de bol, moi aussi je dois tourner à gauche, pour emprunter une toujours dangereuse route… Il me suit en éructant. Je peux l’entendre de mon habitacle. Et le pauvre ne peut pas me doubler, il y a du monde qui nous croise. J’arrive à 20 km/h, il n’a toujours pas compris que tant qu’il me collerait comme ça, je n’irais pas plus vite.

A l’arrivée dans le village, victoire : il arrive à me doubler. Tout cela pour se garer à grand renfort de crissements de freins, devant le tabac. Qu’à cela ne tienne, j’y allais aussi. Je me gare donc derrière lui.

Là j’ai découvert une chose extraordinaire, nous les femmes, nous pouvons faire peur aux mecs. Je descends de voiture avant lui, et je cogne à la vitre.

J’avais juste l’intention de lui dire que la route était dangereuse, et que si j’avais roulé à 20 à l’heure, c’est parce qu’il me collait au cul. Là j’entends un shhlaaark : c’était les débuts de la condamnation générale des portières : le mec avait peur.

Il entrouvre sa vitre, oh, très peu, très très peu.

Et là, la porte du café/tabac s’ouvre et en sortent mon frère et son apprentis, l’air un peu mal aimable…

- “Tu as un problème ?” me demande mon frère, en marchant vers le véhicule.

Pas le temps de répondre… Le conducteur pétrifié et terrorisé démarre comme un fou, sans doute pour aller s’acheter ses clopes ou boire son coup ailleurs.

Moi j’étais toute fière, je lui avais fait peur la première…

Posté le 3 mars '08 par , dans Dans la série Diabolique. Pas de commentaire.

Les bons conseils…

Se_pourrir_la_vie_56800795Le cabinet chargé de m’aider à retrouver du boulot a plein de trucs pour m’aider et les autres avec d’ailleurs.

Il s’agit des ateliers. On se croirait presque dans un club de loisirs…

J’ai fait de ma propre volonté “l’atelier CV” pour découvrir que le mien était très mal conçu et moche, et celui des autres aussi d’ailleurs. J’ai rectifié le tir bien sûr, je suis têtue, mais pas butée.

Mon “coach” m’a inscrite d’office à “l’atelier entretien d’embauche”, et là j’ai été vraiment ravie de m’être déplacée. Je ne savais pas ce que pouvait bien être un entretien d’embauche, je n’en avais jamais passé (j’eusse dû râter le dernier d’ailleurs, car j’ai été embauchée par Truchon pour y souffrir pendant 9 années).

Une fois bien intégré le fait que l’entretien d’embauche est primordial pour décrocher le poste (personne n’y avait pensé), les conseils pleuvent.

  • S’habiller correctement, neutre, pour les femmes ne pas en faire de trop (sauf pour hôtesse d’accueil), être coiffé correctement, bref : bien présenter. Alors là personne n’y avait pensé. Moi j’envisageais sereinement de me rendre au premier entretien que l’on me proposera en jean crade, pull troué et taché, baskets dégueu (m’acheter des baskets), le cheveu gras et la peau luisante. Ben non, je ne dois pas c’est écrit sur la notice que l’on me remet.

  • Etre aimable avec la personne qui vous reçoit. Le monde du travail grouille en effet de chômeurs au bord de la dépression ou en plein dedans, qui arrivent dans la boîte qui les a convoqués un fouet à la main, en hurlant “j’ai rendez-vous avec Truchon salope, préviens-le et plus vite que ça”, avec de la bave aux lèvres.

  • S’asseoir quand on nous l’a proposé, en se tenant bien droit, ne surtout pas s’avachir. Manque de bol pour moi une fois de plus, j’adore m’avachir dans un fauteuil de bureau en mettant les pieds sur le dit bureau (quand les baskets puent, c’est mieux d’ailleurs) aussitôt après avoir franchi le pas de la porte.

  • Ecouter attentivement ce que l’on nous dit, répondre clairement et de façon concise. Dommage pour ceux qui adorent raconter leur vie en détail (“ouais mais Zézette ne m’aime pas au chômage” “j’ai été violée par mon oncle quand j’étais petite”), ou qui aiment à siffloter l’air de rien parce que leur interlocuteur les rase profondément.

  • Regarder son interlocuteur bien en face. Non non non, on ne regarde pas les petits zosieaux dehors et pourtant qu’ils sont mignons…

  • Ne pas se curer les dents, les oreilles, se ronger les ongles et éviter de se farfouiller le nez ou de se ronger les ongles. Ahhhh ! sage conseil, pas même les ongles de pieds ? Ca fait sortir du rang non ? Non !!!

  • En règle générale, éviter de montrer que l’on est nerveux : donc prendre un tranxène 50 sauf si vous êtes comme moi et que passer un entretien d’embauche ou un examen ne vous a jamais fait d’effet particulier (pour une fois que j’ai de la chance). Par contre si vous êtes du genre nerveux, évitez d’ingurgiter une bouteille de blanc juste avant, c’est écrit sur la notice “entretien d’embauche”. Répondre “hips”, ce n’est pas top du tout.

  • Prendre des notes mais pas trop. Personnellement je n’ai jamais pris de notes pendant mes entretiens mais bon, cela remonte maintenant. Quant au “pas trop”, il reste à définir.

  • Ne pas bailler, roter non plus. Rien d’autre n’est précisé donc péter on peut, apparement. J’imagine le candidat qui se relève légèrement de sa chaise, en lâche un merveilleux et précise à son interlocuteur “celui-là je lui mets 18/20″.

  • Rester positif, souriant. Eviter de préciser que le dynamisme est une de vos principales qualités, en baillant, avachi dans le fauteuil en regardant les petits zosieaux…

  • Etc…

L’atelier a duré 3 heures, nous sommes tous ressortis consternés de n’avoir rien appris de particulier, sauf que péter pendant l’entretien était apparement autorisé…

La vie du chômeur est comme un long fleuve tranquille…

Posté le 1 mars '08 par , dans Nos grands moments de solitude. Pas de commentaire.