Bienvenue sur le blog de la Gentille sorcière.

Archive pour mars, 2008

Internet et moi…

Je_hais_l_informatiqueInternet m’énerve régulièrement (78 fois par jour).

A ma décharge, si je suis loin d’avoir des dons d’informaticienne, je sais au moins maîtriser parfaitement pas mal de programmes. Et Internet a été installé par Charles Hubert (autrement dit au départ, n’importe comment).

J’en sais peu, mais j’en sais tout de même un peu. Hors Charles Hubert appelait le PC en lui-même “la grosse boîte noire dans laquelle on met les disquettes” (ceci à la hot-line Wanadooooo en train de lui restaurer son installation, le mec a dû mourir de rire), ceci vous situe son haut niveau. L’histoire du disque dur l’a toujours dépassé (forcément lui il a un disque mou), ainsi que tout ce qui était programme. Word lui a toujours posé d’énormes problèmes et il fallait que je vienne m’y coller. Lui parler d’Excell, de Power-pointt, pire que pire : adobe photoshopp ou autres (faire un scan, passer les photos du numérique sur le disque dur, etc), c’était rencontrer un regard vide. Un peu le mien quand j’écoute ma fille parler code html, flux rss et autres joyeusetés avec un informaticien. Même si je n’y entrave que pouic, au moins je sais que cela existe (ainsi que le setup qui peut sauter le coquinou).

Il y a 8 mois j’ai fait un grand nettoyage dans mes programmes, après installation faite grace à la méchante d’un nouvel anti-virus et pare-feu (ah bon, il faut un pare-feu ?). J’ai donc éliminé un grand nombre de programmes après avoir fait des captures écran de l’état de mon dossier “programmes” pour les montrer à l’informaticien de la boîte. Il m’avait coché ceux que je pouvais supprimer sans problèmes. Nous avons donc découvert que Charles Hubert visiblement cliquait toujours sur OK quand on lui proposait une installation quelconque. De plus il avait téléchargé lui, déjà plus de 4 anti-virus qui bien évidemment se contrariaient les uns et les autres.

Je n’échappe pas malgré mes efforts, aux publicités intempestives qui n’arrêtent pas de se pointer sur mon écran de manière régulière (curieusement depuis le début de cet article, je n’en ai pas eu une) :

  • Connexion Internet + 2 minutes : voici les rencontres mystiques qui se pointent. Je ferme. Elles insistent, au cas où ma demande de fermeture soit une erreur

  • + 5 minutes : c’est un autre site de rencontres, certainement plus hot. Je ferme. Il revient, au cas où ma demande de fermeture soit une erreur

  • + 10 minutes : pratiquer le téléchargement d’une sonnerie ultrasons pour le portable “que même tes profs et parents n’entendent pas” (ni le môme d’ailleurs, l’humain ne perçoit pas les ultrasons, rhooo l’arnaque). Je ferme. Il insiste au cas où ma demande de fermeture soit une erreur.

  • + 20 minutes : les USA veulent m’accorder une green card, je l’ai gagnée, c’est écrit. Je ferme.

  • + 40 minutes : la j’redoute a des promotions à me proposer. Je ferme. Elle me demande si je suis certaine ou si je veux voir les promotions. Je suis certaine, je ferme. Elle se repointe au cas où ma demande de fermeture soit une erreur. 4 clics pour éliminer sa tronche de cake

  • + 45 minutes : ma préférée. Une blondasse peroxydée à l’air niaiseux comme pas possible, me propose d’un air aguichant de rentrer dans la plus grande salle de casino du monde. D’ailleurs le programme commence à se télécharger. Je ferme et j’annule. Le programme recommence à se télécharger. Je ferme. La blonde revient 3 minutes plus tard au cas où ma demande de fermeture soit une erreur. Je dis plein de gros mots.

  • + 60 minutes : on trouve tout sur Ebayyyy. Je ferme. On se repointe au cas où ma demande de fermeture soit une erreur. Je comprends que Charles Hubert ait pris cela pour une obligation (de télécharger un programme quelconque, ou de cliquer sur OK…)

  • Maintenant on va recommencer à partir du début. Et en plus j’en passe et des meilleures… (dont les pages jaunes qui font de la pub pour leur nouvelle présentation encore plus merdique que la précédente, d’autres sites de rencontres, etc (le pire étant parfois dans le etc…))

  • Je flanquerais bien de temps à autres un grand coup de pied dans la grosse boîte noire où l’on met les disquettes, mais j’y tiens trop…

Une sorcière très légèrement agacée…

Posté le 31 mars '08 par , dans Chroniques d'une vie ordinaire. Pas de commentaire.

Et une de plus en moins…

L_heure_d__t__10026396Je m’étonne moi-même, il me semblait avoir parlé heure d’été/heure d’hiver plus souvent que ça sur mon blog.

Quel manque de discernement :

  • Mars 2006 : mon blog n’existait pas et n’était même pas en gestation

  • Octobre 2006 : théoriquement j’ai dû écrire que j’étais ravie de passer à l’heure d’hiver : je ne retrouve pas (si j’avais dû être chercheuse ça se saurait).

  • Mars 2007 : je me suis insurgée (ici)

  • Octobre 2007 : théoriquement j’ai dû en parler, mais bon vu l’époque… Je ne retrouve pas (je cherche très mal)

Donc aujourd’hui je m’insurge à nouveau. Ce n’est pas tant l’heure de sommeil en moins (n’avons qu’à nous coucher plus tôt), que les perturbations que j’enregistre sur mon organisme à long terme. L’heure d’été je ne m’y fais jamais, c’est comme ça depuis son instauration.

Ce n’est pas tant l’heure de sommeil en moins qui se répercute pendant plusieurs jours ou plusieurs semaines pour certains. Comme je ne travaille pas, le lever ne sera pas un problème, mais je ne suis pas seule au monde et certains sont perturbés pendant pas mal de temps. C’est mortel quand les enfants sont petits et naturellement matinaux.

C’est le principe qui me hérisse : des technocrates très intelligents ont décrété un beau jour qu’avoir deux heures d’avance sur le soleil l’été aurait pour résultat des économies d’énergie (oui parce que l’hiver nous avons une heure d’avance déjà, je vous le répète, les sorcières ça gagate).

Quasiment tous les ans, nos économies d’énergie vont se répandre sur un littoral quelconque. De plus, il est prouvé que ces économies c’est de la daube et que les méfaits de l’heure d’été sont supérieurs aux bénéfices (c’est dans mon premier article sur l’heure d’été, et vous trouverez de quoi vous repaître si comme moi vous êtes contre, sur Internett).

Mais bon, fi des études les plus sérieuses possibles. C’est programmé jusqu’en 2012, donc nous subirons jusqu’en 2012, après on replongera sans doute…

Et ne comptez pas sur les technocrates très intelligents pour se pencher à nouveau sur le problème : ils ont d’autres chats à fouetter et d’autres conneries à nous concocter, sans jamais nous demander notre avis. C’est bon pour vous, puisqu’on vous le dit…

Et n’oubliez pas d’avancer vos pendules d’une heure (et non pas de les retarder d’une heure, là c’est quand on dort une heure de +). Et préparez-vous à passer un dimanche qui va défiler à toute allure. Ca aussi c’est ignoble, cette sensation que le temps passe trop vite…

Posté le 29 mars '08 par , dans Je m'insurge. Pas de commentaire.

Truchon n'est qu'un…

J’hésite entre plusieurs qualificatifs : embrouilleur ? menteur ? manipulateur ? arnaqueur ? Un peu de tout à la fois, ce qui donne un nom qui rime avec Truchon. D’ailleurs sa spécialité est de prendre les autres pour des cons, sans que son imagination ne lui suggère qu’il ne faut pas prendre les gens QUE pour des cons…

Depuis 6 mois que j’ai quitté la boîte, j’ai eu l’occasion à plusieurs reprises de constater que mes intuitions, pressentiments des deux dernières années étaient exacts. J’ai malheureusement la sale manie de ne pas tenir compte de mes intuitions.

Le “vrai” motif du licenciement était que soi-disant les américains ne voulaient plus de secrétariat à l’ingénierie… Le malheureux était obligé donc de me licencier, la mort dans l’âme. Il m’a proposé dès le départ une transaction. Il était de mon côté. Et gnagnagna.

Transaction signée, chèque à la banque, j’ai commencé à cogiter un peu différement. Je l’ai fréquenté pendant 9 ans, et je sais qu’il est menteur comme un arracheur de dents d’antan. Il m’avait tout de même poussée à la démission pendant plusieurs mois, me mettant dans un état psychique déplorable. Et puis plein d’éléments me revenaient, qui ne “collaient” pas avec ses assertions. En confrontant mes opinions avec celles des autres virés, j’ai vu certaines parties d’un pour moi puzzle se mettre en place.

Et mercredi 26 mars me voici me connectant sur le site ANPE. Je savais, je pressentais que je verrais un jour passer une petite annonce pour me remplacer. J’aurais dû parier tiens, une fois de plus. Je vais donc consulter les petites annonces CDD après la mornitude des CDI : c’est sa manie : un CDD de 3 mois suivi d’un CDI, c’est comme cela que j’avais été embauchée (et puis un CDD de 6 mois pourrait être intéressant pour moi).

Je pensais que j’aurais à décrypter l’annonce, à enquêter… Pas besoin, le nom de la société s’affiche en gros comme ça, avec une description de MON poste. Bien évidemment pour le salaire il économise 350 Euros par mois. La rage me prend et je commence à mijoter ma revanche. Je ne peux rien faire légalement puisque je me suis engagée à ne pas l’attaquer et que je ne bénéficie pas d’un droit sur ce poste. Je peux juste l’emmerder. Il recherche en outre des commerciaux, alors qu’il en a viré au moins 5. Il a des procédures prud’hommales en cours

Je soumets à votre sagacité les 3 mails suivants :

Truchon. Suite à l’annonce n° X parue sur le site de l’ANPE, je constate que vous ne proposez qu’un CDD de 3 mois, sans doute le temps de remettre en ordre le bordel qui a dû se développer depuis mon départ. Comme vous m’avez énormément appréciée et me l’avez gentiment dit lors de notre dernière entrevue, je pense qu’une brève collaboration est tout à fait possible, aussi je me permets de vous soumettre ma candidature. Je ne vous joins pas de CV, mes capacités et mon savoir n’ayant pu vous échapper au cours des 9 années précédentes. Cordialement et dans l’attente d’une réponse positive. Coraline.

Truchon. En voyant l’annonce n° X parue sur le site de l’ANPE, j’ai songé avec plaisir qu’enfin les américains vous lâchaient la grappe et vous autorisaient à nouveau une secrétaire pour le département ingénierie. Ayant occupé le poste décrit pendant 9 années, je me permets donc de postuler pour un simple CDD de 3 mois (devant certainement déboucher sur un CDI). Vous n’avez même pas à vous poser de questions sur le travail que je suis capable d’accomplir. Cordialement. Coraline

Truchon. En voyant l’annonce n° X parue sur le site de l’ANPE, j’ai immédiatement été soulagée de constater que :

  • Contrairement aux allégations de Maître Menteur qui avait essayé de m’attendrir, vous êtes toujours en poste en cette fin de mois de mars (il m’avait prédit votre éjection par les américains pour février au plus tard). Force m’est de constater que les avocats sont parfois dépourvus d’intuition à moins qu’ils ne mentent (est-ce envisageable ?)

  • Les américains vous ont lâché la grappe et ne vous imposent plus rien concernant la gestion du personnel. C’est une bonne nouvelle, vous devez avoir retrouvé le sourire.

Bien évidemment je postule pour ce simple CDD de 3 mois, avec tout de même une petite exigence sur le plan du salaire : vous m’avez dit connaître ma valeur qui est de 300 euros de plus. Naturellement je ne vous joins pas de CV, vous m’aviez même dit que je pouvais vous mettre en référence car vous n’aviez que du bien à penser et à dire de moi. Vous n’allez donc pas vous appeler…
J’ai vérifié sur le site avec un autre intitulé de poste. J’ai donc pu avertir les 5 commerciaux qui ont été licenciés en 2007 malgré leurs bons résultats, par la faute, encore une fois, des américains, qu’ils pouvaient peut-être revenir dans votre société. Cela pourra peut-être interrompre les 3 procédures en cours aux prud’hommes.
Ne me remerciez pas, je l’ai fait de grand coeur.
A bientôt de vos nouvelles forcément positives. Coraline

PJ : scan de la petite annonce.

Posté le 28 mars '08 par , dans Ma vie chez Truchon.... Pas de commentaire.

Les mots croisés…

Mots_crois_s_74062647Mes parents sont des personnes totalement masochistes qui passent une partie de leur vie devant des mots fléchésDes mots croisés. Des mots croisés dans lesquels il faut mettre les cases noires soi-même (le comble de l’horrorrification extrême)… Le tout avec des définitions tarabiscotées, je ne vous raconte même pas (un exemple connu : “tire les braises du feu” = “héritier”, moi je peux sécher 1000 ans sur la définition)

Pour moi c’est l’horreur absolue, (n’ayant jamais été fichue de résoudre des mots fléchés dans femme nouvelle, eh oui, je ne peux pas avoir que des qualités), que ces mots croisés dont il faut mettre les cases noires en place, et de regarder ma mère s’attaquer à 12 H 05 aux mots fléchés de son quotidien favori, pour les terminer à 12 H 08 pour vérifier la cuisson des rognons. D’un autre côté, devinez qui écrit la lettre bien sentie qu’ils doivent envoyer aux impôts ? hein ?

Delphine en visite chez ses grands parents, n’a pas pu s’empêcher d’y mettre son grain de sel. J’ai vu son oeil s’allumer. Elle a pris un “cases noires en place” et a commencé à “compléter la grille” d’un air sérieux. “t’inquiète mamie, je vous avance un peu”.

Mrs Bibelot, innocente comme toujours, buvait son thé en toute tranquillité. Une petite fille qui fait un master de psycho, ça sait remplir des grilles de mots croisés sadiques. Sauf que si la fille tient de moi, cela va être mortel…. Elle n’a même pas fait attention d’ailleurs, au fait que Delphine ne regardait même pas les définitions et avait juste ses beaux yeux pétillants de malice…

Jean Poirotte arrive pour se remettre à la grille de la mort qui tue, depuis 6 jours qu’il est dessus, il voudrait en finir la terminer enfin. Il lui a fallu un certain temps pour réaliser. On le sentait hésitant tout de même.

  • “Non mais c’est quoi ? “merde” “zizi” “zob” “proute” ? “proute avec un E ?” (faut qu’il s’insurge concernant l’orthographe à n’importe quel sujet…)

Delphine imperturbable, touillant sa tisane, sa grand-mère réalisant tout à coup….

  • “C’est maman, ça collait avec les cases !

  • “Ta mère ! Je sais bien qu’elle est nulle, et là en plus, ça ne correspond pas du tout à la définition (perplexe le grand père, qui gomme frénétiquement)

  • “Papy retire là également le “ouf” en bas à droite, et le boudin qui va avec…

  • “Tu as quel âge ?”

  • “hi hi”.

  • “BON, alors cette définition…” (le canon en a une comme l’homme = âme)

La vie n’est qu’un long calvaire (enfin pour moi les mots fléchés, croisés et tout et tout, ça en est un). Par contre je me venge en faisant leurs sudokus. J’ai beau être nulle en maths et mots fléchés, le sudoku ne me résiste pas. Et mon père de dire que ça ne l’intéresse pas…

HI HI (je suis comme mes filles, bloquée à 18 ans)…

Posté le 26 mars '08 par , dans Dans la série Diabolique. Pas de commentaire.

Je ne sais pas si vous avez remarqué

  • C’est souvent la personne qui a une descente que l’on n’aimerait pas avoir à remonter en vélo, qui vous fait remarquer que vous remplissez votre verre.

  • C’est régulièrement celle qui accuse, non pas un surpoids modéré, mais carrément le dépassement du quintal pour 1 m 45, qui regarde à quel point votre assiette est bien remplie et en fait l’observation.

  • C’est la vendeuse de la parfumerie la plus âgée et qui n’arrive plus à dissimuler des ans l’irréparable outrage sous le fond de teint liftant posé à la truelle, qui vous pointe la ride d’expression au coin de l’oeil

  • C’est elle d’ailleurs, qui a ce qu’il vous faut (pourquoi ne s’en sert-elle pas ?).

  • C’est le mec le plus moche de la soirée, le plus con en plus, qui vous fait remarquer que vous finirez votre vie toute seule, difficile comme vous l’êtes. Ben oui, plutôt seule que mal accompagnée.

  • C’est celui ou celle à qui il reste 2 points seulement sur le permis, qui critique votre conduite (alors que vous avez les 12 vous, + 50 % de bonus)

  • Le téléphone ne sonne jamais au bon moment (pendant qu’on le fixe en lui envoyant de bonnes ondes, par exemple)

  • Plus les enfants grandissent et moins ils sont indulgents ou/et reconnaissants. Va falloir attendre qu’ils attaquent la descente de la pente sur laquelle on est depuis un moment (ça va être long)

  • Même si le magasin est quasi désert, il y a toujours quelqu’un pour vous prendre sous le nez, la dernière barquette que vous visiez (le truc : ne PAS regarder la barquette)

  • La voiture agonise toujours au mauvais moment

  • Le portable se décharge quand il veut

  • Les angines fulgurantes, les rages de dents, les otites purulentes, le truc à traîter en urgence, se déclenchent de préférence le samedi après midi ou mieux, la veille d’un pont (le soir sinon on ne rigole pas)

  • Les hommes ont toujours les mêmes excuses bidons quand ils vous trompent et sont découverts. J’ai longtemps soupçonné qu’on leur distribuait un manuel ad hoc à l’armée. Comment va faire la jeune génération ?

  • C’est toujours la pire cuisinière ou le pire cuisinier qui soit qui critique la tambouille des autres.

  • Les avis : moins on en demande et plus on en a. Quand on en demande tout le monde la boucle, d’où, doutes affreux…

Ce n’est pas pour rien que je dis que la vie n’est qu’un long calvaire, avec en plus la programmation qui merdouille quelque peu…

Posté le 24 mars '08 par , dans Dans la série Diabolique. Pas de commentaire.

Le nouveau truc des voisins…

Lettre___ma_voisine_2__57210786Je vais tout d’abord vous donner des nouvelles de Madame Vampire. Comme elle n’a toujours pas fait réparer son robinet, ce dernier fait toujours un bruit infernal, mais elle ne commence qu’à 8 heures du matin, ce qui est un énorme progrès.

Vu que la dernière fois où nous nous sommes retrouvées nez à museau (le sien bien sûr) je lui ai posé ironiquement the question forcément fatale “alors toujours pas de plombier, c’est curieux tout de même ?”, du plus loin qu’elle me voit, elle se carapate. C’est simple, 3 semaines que je ne la croise plus. Si j’arrive en voiture, elle repart vers le petit bois à une vitesse suspecte pour son âge, avec son clebs infernal qui passe son temps à aboyer, et la nuit à galoper sur le carrelage de la cuisine, donc quasi au dessus de ma tête. Quand je pars, je ne la vois jamais : elle doit avoir installé une web cam pour surveiller mes allées et venues. Bref, je ne la vois plus.

c’est totalement idiot, car je n’ai qu’à monter, sonner chez elle et préciser “police” ! pour qu’elle ouvre et se retrouve confrontée avec sa tuyauterie qui chante de plus en plus. Je parle exclusivement de sa plomberie de cuisine qui fait un raffut d’enfer. Son colon ascendant, transverse, ou descendant, je m’en tappe complètement.

Làs, la vie n’étant qu’un long calvaire, mon voisin du dessous, qui n’a pas la visite de sa belle tous les jours, s’ennuie ferme. Du coup il a pris l’habitude d’aller tailler une bavette avec la voisine d’en face (pourvue d’un mari qui va faire une saine marche de deux heures tous les après midi), qui s’ennuie ferme également, qui est une femme charmante que j’adore, ceci dit.

Et où taillent-ils leur bavette ? Je ne vous le demande pas, car je le sais : sur le pallier. Peuvent pas s’offrir un thé l’un chez l’autre.

Fort hélas également ils sont sourds comme des pots tous les deux (le mari de la dame non, je peux discuter avec lui normalement, sans être obligée de hurler…).

Et une cage d’escalier ça résonne, je ne vous dis que ça. Du coup, les gens n’ont plus de mystères… J’ai juste loupé la chute du téléfilm passionnant que je regardais (on fait ce qu’on peut quand on chôme, d’abord…)

Je sais après 1 heure et demie de conversation animée que la voisine s’emmerde en appartement (9 ans qu’elle me le dit cette charmante femme), qu’elle a des problèmes d’audition (non ?????), mais également des varices que ça craint grave, et des crampes la nuit qu’il paraît que poser son pied sur une savonnette ça marche.

Du coup je sais également que le voisin du dessous pour moi, d’en face pour elle, ne se remet pas de la mort de sa femme (quel menteur !), qu’il est dur d’oreille également mais juste légèrement (faut voir sur quelle fréquence il met la messe le dimanche matin pour mesurer l’ampleur des dégâts). Chose intéressante : il n’a pas de varices, mais des hémorroïdes grosses comme ça. Je n’ai pas osé ouvrir ma porte pour regarder le “comme ça”. L’échange de bons procédés serait intéressant si seulement je pouvais savoir qui a tué Harry.

Ils ont tous les deux des pellicules et le truc infaillible pour y remédier. J’ai presque regretté de ne pas savoir ce que c’est qu’avoir des pellicules autres que photographiques pour noter leurs bonnes recettes. Bonnes je me demande vu qu’apparement tout de mêmes les pellicules s’incrustent, comme Madame Vampire.

Au bout d’une heure et demie de conversation passionnante que l’on peut percevoir de n’importe où dans l’appart, ils finissent par claquer leurs portes. Flang/Vlang ! Chose intéressante, apparement les repreneurs de ma voisine d’en face ont un nouveau né (pitié !!!!!). Ca risque de se corser d’ici quelques semaines… Parce que l’après midi si un nouveau né veut dormir quand ça cause dans la cage d’escalier, il pourra se brosser (et dormir la nuit du coup !)

La vie n’est de toutes manières qu’un long calvaire…

Posté le 21 mars '08 par , dans Dans la série Diabolique. Pas de commentaire.

Les trucs de tante Alphonsine (2)

Alphonsine_accoucheTante Alphonsine était une femme pleine d’ingéniosité, de courage et d’envie d’aller de l’avant.

Non contente d’élever 4 garçons et d’assumer un homme un peu enfant, elle lisait beaucoup, et récoltait ça et là des recettes à essayer absolument, des avis sur “la femme doit-elle voter ou non ?” ou tout simplement le plaisir de lire.

Elle était donc cultivée. Sa passion de la lecture la poussait à lire la feuille de journal dans lequel le poissonnier avait enveloppé la bête. Maintenant c’est interdit (le papier journal pour envelopper les denrées alimentaires), il paraît que l’encre d’imprimerie est toxique. Maintenant il ne nous reste donc plus que les notices de médicaments et les modes d’emploi hyper compliqués…

L’oncle Jules rentra un beau jour piteux. Il avait étrenné un magnifique pantalon d’alpaca blanc qu’il ramenait avec une tache de cambouis sur la cuisse gaude. C’était une toute petite tache, la moitié d’une pièce de 100 sous, mais il connaissait sa femme et n’en menait pas trop large. Pourtant l’accueil ne fut pas aussi orageux qu’il aurait pu le craindre et Tante Alphonsine considéra même la tache avec une certaine indulgence, voire même un sourire sarcastique.

C’est que le matin même, en rentrant du marché, elle avait lu sur le morceau de journal qui enveloppait le poisson du jour, la description d’une méthode infaillible pour traîter les taches de cambouis sur les tissus blancs, conseils et méthodes venant d’une vague cousine Alberte. Ceci en plusieurs temps bien entendu.

  • Dissoudre le cambouis dans du beurre. Alphonsine tartina généreusement la tache, suivant les instructions à la lettre. Effectivement le petit cercle de cambouis pâlit au point d’en devenir négligeable, mais non invisible, car il était désormais remplacé par un grand cercle de graisse grisâtre et ruisselant à souhait.

  • Jules essaya d’en faire une timide remarque et fut prié d’aller voir comment se portaient ses poireaux.

  • Enlever le beurre maintenant, c’est logique.

  • A faire grâce à un morceau de papier de soie et d’un fer à repasser. Tante Alphonsine ignorait bien évidemment les fers électriques et mit l’un des siens à chauffer sur la cuisinière à charbon.

  • Après une heure d’efforts, la tache de beurre avait pris une belle couleur rousse des plus appétissante.

  • Un faux mouvement de l’oncle Jules avec le tisonnier déclencha un début d’incendie en bas d’une des jambes du pantalon. Il faut dire qu’il la regardait oeuvrer avec une certaine appréhension…

  • Indomptée et indomptable, Alphonsine décida de passer au troisième temps, après avoir limité les dégâts. Pour le bas du pantalon, elle verrait après…

  • Elle saisit le morceau de journal d’une main ferme et lut “nous donnerons la suite de cette intéressante recette ménagère dans notre prochain numéro”.

Pas une indication sur le titre ni sur la date du journal en question. Alphonsine se précipita chez le poissonnier pendant que Jules sermonnait les 4 chiards. Hélas, la provision de papier journal était épuisée. Alphonsine resta sur son ignorance et la tache resta sur le pantalon malgré tout le mal qu’elle se donna par la suite avec des trucs connus.

Heureusement qu’elle est morte la première cette sainte femme, car je pense que Jules en aurait encore entendu parler sur son lit de mort…

Parce qu’il en a entendu parler de cette tache, ce négligent qui se déplaçait avec son vélo !!!!!

Posté le 19 mars '08 par , dans Histoire de sorcière. Pas de commentaire.

Hommage à…

11_novembre

Elle les a vus passer tout simplement, tous beaux dans leur bel habit, l’air trop accablé. Trop beaux, trop accablés, il ne pouvait y avoir qu’une raison.

Elle a mis sa jolie robe, sa plus belle robe en fait, une robe crème. Celle qui a le plus de dentelles. Elle a regardé celle en préparation pour son mariage, les “entre deux” qu’elle peaufinait avec soin et venait de terminer. Elle l’a mise en place bien en évidence sur son lit. Elle l’a déposée là comme un message.

Elle a mis ses jolies botines, est passée par la grange 2 minutes pour garnir son sac, et elle est partie sans se faire voir de ses parents. Une distraction de leur part, une volonté de sa part…

Elle a marché longtemps longtemps Madeleine, qui traîne quelque part sur cette photo. Elle a marché tellement longtemps qu’elle est arrivée au pied d’un arbre un peu sacré dans la région, tellement beau que l’on pourrait penser qu’il est là depuis la nuit des temps. Un peu loin de chez elle…

Elle s’est assise sur une énorme racine Madeleine, écoutant son coeur battre trop vite, puis ralentir petit à petit, écoutant monter un chagrin qui ne voulait déboucher sur rien.

Rien. Pas une larme, pas un sanglot salvateur. Le coeur et les yeux secs, elle écoutait juste son coeur se remettre de la longue marche, faisait appel à ses souvenirs qui la trahissaient. Tout à coup les visages aimés, le visage tant aimé se dérobaient à elle. Et les odeurs, ce qui fait qu’un être est unique… Rien, plus rien. Il n’y avait que la voix que l’on n’oublie jamais, qui retentissait dans sa tête, à en devenir folle. Il n’y avait plus que la dernière fête alors que tout le monde était heureux sans savoir, au cours de laquelle “ils” s’étaient engagés…

Et le chagrin figé quelque part dans sa poitrine, ne se déclenchait pas vraiment. L’horreur absolue que de ne vouloir qu’une chose : hurler comme une bête le visage contre la terre mère, pleurer à s’en vider la tête, et ne pas pouvoir. Non rien. Pas une larme, juste la gorge bloquée, bloquant tout et surtout la raison qui défaille de toutes manières, tout à coup.

Juste une vision qui obsède. Ces 3 hommes vêtus de noir, passant devant chez elle, pour aller non loin, elle a bien regardé où ils rentraient, elle n’est pas folle Madeleine. Elle est juste lucide et ne refuse pas la vérité. Si elle est folle, c’est de chagrin qui ne veut pas sortir.

Une certaine joie depuis quelques jours rodait, et il a fallu qu’ils passent. Dans la maison où ils sont rentrés, ils étaient déjà venus 3 fois. L’accablement était trop visible pour laisser le moindre espoir.

Le “mortuaire”, c’était donc pour Georges, le seul survivant des 4 fils jusque là. Le mortuaire c’était pour les parents, pas pour la fiancée, l’amoureuse qui venait de vivre 4 années de souffrance, d’attente, puis d’espérance.

Quand les parents de Georges ayant surmonté un peu leur chagrin sont venus pour voir Madeleine et ses parents, des amis de toujours, ils ont trouvé une famille un peu affolée par la disparition de la “petite”, la vision de la robe de mariée trop en évidence.

Il a fallu à l’autre Georges paniqué, le père de Madeleine, qui tournait en rond sans savoir quoi faire, mettre en laisse son malinois préféré sur la demande du père du mort qui lui, avait gardé la tête froide après trop de douleurs. Il a fallu au père de la petite, qui boîtait d’une sale blessure récoltée dans les tranchées, prendre à la main la chemise de nuit de sa fille et ordonner au chien “cherche mon garçon, cherche” après la lui avoir donnée à renifler. Le malinois était ravi : enfin du travail intéressant !

Il les a menés sans grande hésitation jusqu’au hêtre magique, ce qui leur semblait loin, car tous les hommes valides étaient en fait rescapés d’une blessure quelconque ou un peu âgés. Le chien s’est mis à aboyer en s’asseyant, ravi d’avoir rempli sa mission. Ils n’ont pas compris tout de suite, il leur a fallu lever les yeux à la lueur des lanternes pour comprendre.

Madeleine s’était pendue à la plus basse branche du hêtre un peu haute tout de même. Sa belle robe était en haillon suite à l’escalade qu’elle avait dû faire, ses chaussures étaient sales. Elle avait fait ce qui lui semblait avoir à faire en y réfléchissant de toute évidence, car une telle gymnastique ne se fait pas sur un coup de tête. Les 2 hommes qui sont montés détacher la corde en pleurant, ont pu en attester. Il avait même fallu à Madeleine une force surhumaine pour arriver à ses fins, à sa fin, sans aide…

Elle s’était brisé la nuque, donc son visage n’avait pas souffert de sa mort. On a ramené chez elle à la lueur de lanternes, une jeune fille de 22 ans qui n’était pas défigurée et dont les femmes : sa mère, sa soeur, et son ex future belle mère, se sont attelées à faire la toilette mortuaire. Les pères pleuraient sur le désastre de cette guerre qui les rattrapait après l’armistice.

Elles lui ont mis sa robe de mariée, sans une larme, sans un mot, sans rien de plus à dire…

La gorge bloquée, le chagrin se refusant à sortir… L’envie d’aller crier comme une bête contre la terre mère en faisant de la boue de leurs sanglots qui se refusaient à venir. L’une avait perdu 4 garçons, l’autre 2 garçons et maintenant une de ses filles. La dernière, innocente, avait elle aussi perdu son fiancé, et maintenant sa soeur, avec laquelle elle pouvait évoquer les heures noires.

Madeleine. Peut-être une des dernières victimes de la grande guerre, Georges étant mort après l’armistice, 2 jours tout de même après l’armistice que ne connaissaient pas certains postes…

Tante Hortense et mon arrière grand mère ne manquaient jamais de l’évoquer le jour férié du 11 novembre… Longtemps elle a été pour moi “cette pauvre Madeleine” inconnue, jusqu’à ce que tante Hortense ne m’en donne une photo(graphie).

Une jolie jeune fille avec le sourire, et une robe claire à dentelles, qui croyait encore que Dieu existe… Je la garde pour moi, pour qu’elle soit une personne qui vous appartiendra un peu.

Une pensée très forte, méritée, pour toutes les victimes de cette guerre, en ce jour où le dernier aura son hommage national et avec lui, tous les autres…

Je n’oublie pas les allemands au passage, parce que je trouve stupide de les écarter de cette grande guerre, la der des der… (à lire : à l’ouest rien de nouveau) et de cet hommage. C’est mon avis, et je le partage… Après tout, peut-être reste-t-il un allemand quelque part, encore en vie, qui porte en lui les images de l’horreur…

Posté le 17 mars '08 par , dans Chroniques d'une vie ordinaire. Pas de commentaire.

Conversation part 3…

T_l_phoneEt revoici une conversation téléphonique, enfin deux.

17 H : Driinnnnng ! “Allô Coraline, c’est Tatiana”.

Tatiana, l’ex comptable de chez Truchon, dont je n’ai pas eu de nouvelles depuis 2 ans. Elle vient d’apprendre que j’ai été licenciée, elle vient aux nouvelles.

Au secours, à l’aide ! J’adorais Tatiana même si c’est une slave excentrique qui est capable de vous faire voir son string neuf, mais je la connais par coeur : j’en ai pour 3 plombes au téléphone, et là, je vais manquer de clopes. Je prétexte donc un rendez vous important chez le dentiste (ça fait toujours peur le dentiste), et je lui suggère de me rappeler le lendemain, vers 14 heures, parce qu’après mon rendez-vous, je ne vais pas pouvoir lui causer à cause de ma demie mâchoire anesthésiée (oui je sais, mais cela s’appelle un pieux mensonge).

Le lendemain, 14 heures pétantes, j’ai préparé un plateau avec de quoi me faire un thé, une ration de survie, la bouilloire que j’aurais juste à déclencher, un allume gaz, une lime à ongles, une scie circulaire, de quoi prendre des notes, 3 blocs notes et deux stylos, des cigarettes en suffisance, une cartouche de clopes, un cendrier de rechange + un briquet de secours, le chalumeau de mon père. La batterie du téléphone est chargée à bloc, j’ai pris du courage, pas trouvé de coke, Je suis prête.

14  H : Dring : c’est Tatiana. Et comment ça va Coraline ? J’ai appris que blablabla, ça ne m’étonne pas blablabla, tu sais Truchon je le connais blablabla.

14 H 45 : j’arrive à en placer une sur les conditions de mon licenciement. Nous pouvons casser du sucre sur le dos de l’actuelle comptable en étant tout à fait OK toutes les deux sur le fait que l’autre est une grosse truie violette. Je me fais un thé.

15 H 15 : elle me raconte son propre départ de chez Truchon, en long en large, en travers, j’arrive à m’indigner de temps à autre entre deux gorgées de thé (le deuxième).

15 H 30 : elle pense que j’aurais pu mieux négocier, elle s’occupe de mon cas, que je lui envoie un scan de la transaction, c’est tout à fait son truc. Elle, elle a super bien négocié parce qu’elle avait un dossier gros comme ça à lui flanquer sous les yeux à le regarder devenir violet. Moi pas. Si on peut y remédier… (à mon avis non…)

16 H : j’ai l’oreille gauche qui chauffe, complètement tuméfiée. Là elle me demande de lui faire parvenir mon CV : elle a beaucoup de relations, un heureux hasard et hop ! Je note son adresse mail sur un des blocs notes, en gros comme ça, car je n’ai trouvé qu’un marqueur qui fonctionne (les autres feutres sont désséchés d’horreur, eux).

16 H 30 : elle me demande des nouvelles des filles. Bien fait, je vais lui en donner.

17 H 15 : elle me donne des nouvelles de ses enfants, revient sur Truchon et sa politique à la con, m’annonce qu’elle l’a dénoncé à l’inspection du travail. Je ne peux pas louper ça, je me refais un thé, c’est mon dernier sachet et je n’ai presque plus de lait… L’histoire m’intéresse…

17 H 30 : elle me donne des nouvelles de tout le staff licencié. Elle en sait autant que moi, c’est totalement dingue, car elle a quitté Truchon il vient d’y avoir 3 ans (1 an avec nouvelles, 2 ans sans…). Je lui confirme les numéros de portables et les adresses mail. Ca va swinguer !

18 H : mon portable sonne. On dirait une alerte nucléaire, même elle, l’entend. Je prends un ton grave pour répondre à Delphine qui me demande si je peux la rappeler (un code entre nous, car elle est plus fauchée que moi, pour l’instant) que oui, je la rappelle immédiatement.

18 H 15 : “Tatiana, je suis vraiment désolée, mais là il faut que je te laisse, j’ai une urgence”.

Elle me rassure : elle me rappelle la semaine prochaine. Elle aura du temps devant elle car elle sera en congés, sans ses enfants…

Je l’aime beaucoup, mais au téléphone, elle me fatigue. Elle fait partie des personnes capables de me clouer le bec. On dit et c’est vrai, que je suis bavarde, mais à côté d’elle (et de certaines autres), je suis limite autiste. J’espère ne pas pêcher suffisement pour rencontrer un jour la personne capable de lui clouer le bec à elle…

La vie n’est qu’un long calvaire…

Posté le 15 mars '08 par , dans Dans la série Diabolique. Pas de commentaire.

La connasse de service…

A une certaine époque avec la soeur de ma meilleure amie (que je connais depuis l’âge de 12 ans), nous sortions régulièrement, à Paris, dans une boîte assez quotée, sur les Champs… Nous espérions y rencontrer l’homme de notre vie. Elle a eu raison : elle y a rencontré celui qui partage toujours sa vie, moi j’y ai rencontré Charles Hubert. Bon nous nous sommes mariés nous, mais le soir de la rencontre j’eusse dû m’abstenir…

Bref. Comme nous sortions régulièrement, les copines étaient bien évidemment autorisées à se joindre à nous le jeudi soir (la meilleure soirée de la semaine), donc un beau soir, mon amie se pointa avec une copine à elle.

La connasse intégrale et je pèse mes mots, et ma voisine du dessus à côté c’est la sainte vierge (robinet niqué ou pas).

Sa vie était toute simple : elle avait épousé un gars parce qu’elle avait flashé sur le père (en fait elle cherchait un mec à fric, pouvant la rendre veuve le plus vite possible, ça vous donne une idée de la petite chérie). Le pauvre marié lui avait fait un gosse avant qu’elle ne devienne la maitresse de son beau père qui lui en avait fait un aussi.

Ce qui fait que le frère et la soeur étaient à la fois frère et soeur et oncle et nièce…  Elle avait prévenu l’ainé (le garçon), en lui prédisant les pires sorts s’il trahissait le secret de famille. Sympa, on sentait les enfants bien partis. J’étais achement contente de la rencontrer.

Elle en parlait sans scrupule aucun, ayant jeté son dévolu à l’époque sur une homme politique célèbre avec qui elle coucha une fois (victoire ? Non…).

Mon amie avait passé ses dernières vacances avec elle. Comme elle me le confessa un jour, l’autre ne s’occupait nullement de ses enfants : c’était elle qui le faisait. Il n’y avait que pour prendre des photos et faire postuler ses descendants à des agences de mannequins, que la chieuse s’occupait de ses mômes (dont le frère savait que sa soeur était aussi sa nièce…).

Bref, j’avais trouvé le personnage très sympa, qui ne dansait qu’avec des hommes un peu murs qui présentaient bien… Comme elle était jolie fille, elle était sollicitée (il faut rendre à César… et gnagnagna)

La soirée terminée, nous étions deux à la raccompagner à sa voiture. C’est l’étincelle qui fait déborder le vase, la goutte d’eau qui met le feu aux poudres, mais bon il en faut une… Comme nous étions deux, nous la raccompagnions sachant qu’à deux nous pourrions nous, affronter le pire. Et que l’on marche et que l’on cause… Et tout à coup je pose la question qui tue :

  • “Tu es garée où ?”

  • “Je ne sais pas, je vous suis…” (connasse)

  • Tu t’es garée où ?” “Tu es arrivée après nous, comment veux-tu que l’on sache où tu es ?”

  • “C’était le nom de la rue d’un homme célèbre”…. (ça pullule aux alentours des champs… et c’est LA réponse qui vous situe la personne)

Là j’ai été vraiment nulle à chier. Je savais moi, où j’étais garée, j’ai fait demi tour pour rejoindre la rue “Quentin Beauchard” dare dare, et nous l’avons je l’ai plantée là, avec sa connerie, sa recherche du futur veuf, et du nom de l’homme célèbre. Mon amie m’a suivie en catastrophe, plantant également la connasse sur le trottoir (à 100 mètres d’une cabine téléphonique et d’une patrouille de flics).

Elle ne s’est pas démontée du tout. Elle l’a précisé à mon amie le lendemain au téléphone (en plus du fait que j’avais un caractère de merde) : alors qu’elle était en voie d’explusion tout en dépensant son RMI en agences de mannequins, elle a affrêté un taxi, est rentrée chez elle tranquille pour déclarer le vol de son véhicule que la police a retrouvé rue Christophe Colomb… (y’a des hommes célèbres que l’on peut occulter mais pas LUI !!! (Je ne sais toujours pas qui était Quentin Beauchard !)

Une merdeuse pareille je n’avais jamais vu. La seule chose qui me manque 10 ans plus tard, c’est de ne pas lui avoir flanqué une baffe à lui dévisser la tête…

Comment ça je suis violente ? J’aurais voulu voir Dom ou Madame Patate avec cette connasse (pas de bol ça tombe sur elles., fallait que ça tombe sur quelqu’un de toutes manières, et j’ai évité Pulchérie qui l’aurait carrément tuée..) (pardon aux autres qui ont du caractère, mais je ne pouvais pas citer toutes mes commentatrices régulières !!!)

Parce que la vie n’est qu’un long calvaire.

(Aux toutes dernières nouvelles, elle espèrait prendre la place de première dame de France mais s’est fait griller au poteau par elle ne sait qui… Je sais que mon amie s’intéresse surtout aux enfants, mais il y a un moment où il faut laisser tomber ce genre de personnage. Non ?)

Posté le 13 mars '08 par , dans Dans la série Diabolique. Pas de commentaire.