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Archive pour décembre, 2009

A ceux pour qui les fêtes ne sont pas des fêtes…

A ceux qui se sentent seuls, désemparés, ignorés, mal aimés, abandonnés, isolés, perdus, sans espoir, sans avenir, qui sont malheureux et loin de toute fête. A ceux qui passeront ce moment à l’hôpital pour eux ou un de leurs proches. A ceux qui ont perdu un être cher juste à cette période…

A ceux que les lumières voisines renvoient à une solitude pesante, à ceux qui pleureront ce jour qui devrait être de joie, à ceux qui se demandent si la vie a un sens. A ceux qui se demandent si une année nouvelle vaut qu’on la fête.

Je veux vous dire que tout mauvais moment a sa fin un jour, et qu’un jour de l’an, c’est peut-être une fête pour certains, mais que c’est une journée dans la vie et rien d’autre.
Et c’est toujours un jour de notre vie. Un jour de notre vie c’est encore la vie.
C’est toujours la vie et nous n’en avons qu’une.

Toi qui passe par hasard “chez moi” en ces jours où tu es seul et triste, j’ai quelque chose à te dire d’important, alors lis moi jusqu’au bout.

Les statistiques sont formelles : la période des fêtes est très difficile pour certains, pour beaucoup (donc tu n’es pas seul), et les urgences, les pompiers ne travaillent jamais autant qu’en cette période où des personnes désespérées ont voulu s’arrêter là.

Nous connaissons tous ces moments où l’on pense qu’il n’y a plus d’avenir, plus rien à espérer, où la tristesse est intolérable, où la fête se déroule sans nous, où la seule issue semble être le sommeil éternel. J’ai connu des moments de ce genre, en ces périodes ou autres, car on ne choisit pas les sales périodes et mauvais jours, et grâce au ciel j’ai deux filles à qui je ne voulais pas faire “celà” Mais ce n’est pas parce  que tu n’as pas d’enfant peut-être que tu as une excuse réelle.

J’ai connu maintenant plusieurs personnes qui ont choisi d’en finir, le jour de Noël, le jour de l’an, c’est dire si le sujet m’interpelle, (et un jour de premier janvier solitaire, j’ai appelé SOS détresse amitié). Malgré famille, amis, il n’y avait plus rien pour eux que des problèmes insurmontables, qu’ils ont cru résoudre par la mort. La mort c’est le rien, la fin de tout espoir ! Parce qu’il n’y a plus rien après ! Tout est terminé sur cette option là, on ne peut pas revenir signer “j’ai coché la mauvaise case”. Quand c’est fini c’est fini. Plus de case à cocher, c’est le rien. C’est le rien que tu veux vivre chez moi aujourd’hui ? Réponds que non…

Ces problèmes ne seraient plus rien à ce jour pour celui qui avait 33 ans, pour l’autre qui à 50 se croyait désormais inutile parce qu’un patron l’avait jetée comme une malpropre après 25 années de bons et loyaux services, et pour les autres il y avait de beaux jours à vivre encore… Tous laissaient une famille. Ils n’étaient pas seuls, et pourtant le désespoir les a poussés à l’irréparable, parce qu’en finir avec la vie est la seule chose irréparable. Alors je pense à ceux qui se sentent vraiment seuls… S’il y a un vraiment. Sans oublier que parfois on se sent seuls aux côtés de ceux que l’on aime.

Rien ni personne ne vaut la peine que l’on préfère partir… La solitude se combat, on sort toujours du tunnel, il y a toujours une porte à pousser, un appel téléphonique à passer, et qu’importe que ce soit un anonyme qui saura écouter et répondre. Il y a toujours un mail à envoyer même si on ne connait pas vraiment le destinataire . Il y a une lueur dans la nuit, et par plein de blogs amis une terre où se poser enfin, l’air à respirer, les étoiles à regarder.

La nuit du 31 décembre au premier janvier, et le premier janvier ne sont qu’une nuit, et une journée.

Toi l’inconnu qui passe, ce jour, ici, avec une boule dans le ventre, du mal à respirer, des larmes plein la gorge, du sel plein l’estomac,  et l’impression d’être nul ou qu’il n’y a plus d’espoir, sache que la sorcière te maudira pour tes prochaines vies si tu fais une bêtise !
Tu peux contacter l’auteur, mais ne fais surtout pas de bêtise !!!!

Au pire tu prends un papier et un crayon et tu écris ta peine et ton désespoir. Pour le relire plus tard en te demandant comment tu as pu être aussi malheureux.

Demain sera un autre jour… Il y a plein d’autres jours… Je ne te souhaite pas une bonne année à venir, parce que cela ne veut finalement pas dire grand chose, si nos voeux se réalisaient, la vie serait merveilleuse pour tout le monde.
Je te souhaite simplement de continuer ta route.

Et tu vois, moi j’ai pensé à toi… 31 décembre/1er janvier, sont souvent des jours tristes
Tu n’es pas seul alors vas voir les lumières faibles qui s’allument aussi pour toi

En hommage à Sophie qui a cru qu’à 38 ans, il n’y avait plus qu’une option possible, qu’un amour perdu c’est la fin du monde, et dont la beauté  se décompose repose dans la terre du sud-ouest (eh oui, une de plus pour plomber Noël, soyez sympas de ne pas plomber le jour de l’an)

Posté le 30 décembre '09 par , dans Nos grands moments de solitude. Pas de commentaire.

Comment répondre au téléphone dans certains cas…

femme-au-telephone-4-copierDepuis le 2 novembre que Jean Poirotte était entre hôpital et maison de convalescence avant re-hôpital, maman n’allait pas très fort, même si elle prétendait le contraire (de moins en moins).

D’ailleurs, elle mettait des post-its partout, je connais le syndrôme (quand j’oublie de regarder les post-its, il est temps que j’aille voir la psy). Mais nous avons fait comme si que le pollen était encore abominablement allergène pour les yeux…

Bon, un mauvais jour (le jour du retrait du défibrillateur, faut préciser les circonstances aussi, et remettre l’histoire dans un contexte pas marrant), je lui tenais compagnie, ainsi qu’une amie chère à elle, qui devait me relayer pour 1/2 H, le temps que j’aille chercher ma nièce la petite fée, à l’étude, ma soeur n’étant pas disponible.

Le téléphone sonne. C’était l’attente d’un résultat d’opération, donc Mrs Bibelot se précipite sur le téléphone, genre elle risquait de se casser une jambe, j’ai préféré après, laisser le sans fil sur la table.

Et là, maman au téléphone :

  • Crac !
  • Boum !
  • Burb !
  • Pouêt Pouêt Pouêt !
  • Pshitt Pshitt !
  • Houba Houba !
  • Miaou !
  • Ouaf ouaf !
  • Niark Niark !
  • Gadagada protsch protsch protsch protsch protsch ! (en musique)
  • Slurp.
  • Prout !

L’amie et moi nous regardons un peu inquiètes, et maman raccroche et se repose sur sa chaise tranquillement :

  • Une pub pour des doubles vitrages…  Ils me font tous chier !

Z’ont pas rappelé…

Posté le 28 décembre '09 par , dans Je vous merde tous !. 21 Commentaires.

C'est tout ce que je peux faire un dimanche 27 décembre où il faut finir les restes…

Chanteurs

Ceci n’est donc même pas une réédition, mais une ré-réédition…

Au fait, JAUNY est sorti de l’hôpital et papa aussi. Mais aux infos, personne n’a parlé de papa…

Donc vous aurez à nouveau droit à une chanson d’amuuuuuuur !

Quand on écoute un peu de musique de temps à autre, il est fatal que l’on tombe sur une chanson d’amour voire même plusieurs (on n’est plus à l’abri de rien, et je ne le répèterai jamais assez : la vie n’est qu’un long calvaire).

La chanson sans l’amour n’existerait pas, comme le film catastrophe sans le couple qui ne s’entend plus, ou le champignon à la Grecque sans coriandre (il y en a 3 qui suivent…).

Généralement cela ne chante pas du gai. C’est toujours triiiiste. Il est parti, elle est partie, vont-ils revenir les uns et les autres, les uns vers les autres, les uns sur les autres, pourquoi suis-je abandonné(ée) ? je ne m’en remettrai jamais, je ne t’ai jamais oubliéééé, et gnagnagna et gnagnagna.

Si ce n’est pas pathétique, ce n’est pas une chanson d’amour…

Ce n’est jamais “je l’aime il m’aime et tout va bien”. Trop facile de remonter le moral des troupes (celles des plaqués sanglotants ou ne le montrant pas trop, mais plaqués tout de même, celles des isolés parce qu’on sonde toujours la mer du nord, etc… car on ne peut pas énumérer toutes les raisons d’un chagrin d’amour ou d’un vague à l’âme)

Je vais vous en faire une au hasard. Curieux, c’est  une de JAUNY !

  • Quand tes cheveux s’étalent, comme un soleil d’été : encore une blonde ! Depuis “auprès de ma blonde” je plains les brunes (les rousses aussi) (objectivement car je suis blonde moi même)

  • Et que ton oreiller ressemble aux champs de blé : allons bon, elle a des épis ! Est-ce important, alors qu’avec n’importe quel gel fixant le problème est résolu ? (et elle le vaut bien)

  • Quand l’ombre et la lumière dessinent sur ton corps, des montagnes, des forêts, et des iles au trésooor. Pour le coup des montagnes, je ne sais pas si j’aurais apprécié d’être l’inspiratrice des paroles, pour les forêts non plus d’ailleurs, (…).

  • Que je t’aime, que je t’aime, que je t’aime, que je t’aime, que je t’aime, que je t’aime : ceci pour le cas où vous n’auriez pas compris : il l’aime. C’est la clef de la chanson.

  • Quand ta bouche se fait douce, quand ton corps se fait dur : Faut savoir ce qu’elle veut. Lui a l’air d’apprécier, c’est le principal. On attend avec angoisse la suite.

  • Quand le ciel dans tes yeux d’un seul coup n’est plus pur : on avait raison d’être angoissés, elle a picolé du martini gin ou du punch et a envie de gerber. Ou alors elle a perdu ses lentilles de contact bleues.

  • Quand tes mains voudraient bien, quand tes doigts n’osent pas, quand ta pudeur dit non d’une toute petite voix : bien la peine d’être au plumard avec le chanteur pour faire sa chochotte maintenant. Fallait y penser avant. (Et un grand merci à Google de m’avoir révélé le “d’une toute petite voix”, je n’avais jamais compris la phrase avant, même en m’appliquant, honte à moi (ou honte à lui d’articuler aussi mal !).

  • Que je t’aime, que je t’aime, que je t’aime, que je t’aime, que je t’aime, que je t’aime : deuxième couche pour les imbéciles, les autres cherchent un couteau pour s’ouvrir les veines.

  • Quand tu ne te sens plus chatte et que tu deviens chienne : une mutante ! C’est la chanson d’amour de la SF !

  • Et qu’à l’appel du loup tu brise enfin tes chaînes : d’où la mutation nécessaire. Lui est incapable de se transformer en tigre (chienne = loup/chatte = tigre) (et non, il n’a pas voulu chanter que la chienne allait céder  à un yorshire).

  • Quand ton premier soupir, se finit dans un cri, quand c’est moi qui dit non, quand c’est toi qui dit oui : je vous ai parlé de SF… Vous avez déjà vu un homme qui dit non, une fois arrivé dans le plumard ? (généralement ils se tirent avant s’ils ont de bonnes raisons, sous un prétexte fallacieux : “j’ai une lessive à faire” “j’ai oublié de faire mes poussières” “maman m’attend”)

  • Que je t’aime, que je t’aime, que je t’aime, que je t’aime, que je t’aime, que je t’aime : avant dernière couche : faute d’un couteau, prendre un cutter.

  • Quand mon corps sur ton corps, lourd comme un cheval mort, ne sait pas, ne sait plus, s’il existe encore : le cheval mort c’est pour lui faire digérer les montagnes et les forêts (chacun sa croix) et l’amnésie c’est pour expliquer qu’elle avait le droit de perdre ses lentilles de contact bleues cette chochotte.

  • Quand on a fait l’amour, quand d’autres font la guerre, quand c’est moi le soldat qui meurt et qui la perd : alors là je ne trouve rien à dire, c’est tellement horrible et dramatique… (c’est fait pour).

  • Que je t’aime, que je t’aime, que je t’aime, que je t’aime, que je t’aime, que je t’aime : dernière couche : 7 suicidés.

Vous noterez toutefois avec objectivité qu’il faut à ce Monsieur tout un tas de circonstances très particulières pour qu’il l’aime. Il précise en effet “quand…” pour qu’arrive le : “que je t’aime”.

Elle est mal barrée la pauvre, avec ses épis et son poil aux pattes,  ses montagnes multiples, ses lentilles égarées et une mutation à effectuer, le tout en faisant la chochotte. En plus il va falloir qu’il s’engage dans une armée quelconque pour la perdre… Comme l’armée française n’est plus ce qu’elle était, la suite c’est l’engagement dans l’armée du Burkina Facho et la chanson “sur un quai de gaaaarrre ! je t’ai dit adieeeuuu !!!!” à moins qu’ils ne soient “emportéééééés par la foooouuuule” (snif) (ça c’est d’Edith, Delphine sort du corps de ta mère…)

Sinon c’est beau…

Posté le 27 décembre '09 par , dans Dans la série Diabolique. 16 Commentaires.

Les Noëls de mon enfance (réédition d'un post du 12 décembre 2006)

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Souvent je songe aux Noëls de mon enfance. Où sont-ils ? Que sont-ils devenus ?

Même si pour 2007, 2008 et 2009, cela a été d’excellents Noël, il me manque quelque chose qui ne reviendra jamais : mon enfance et mon innocence.

J’étais petite et Noël c’était toujours le même cérémonial. Mrs Morgan était remariée avec un homme boucher, et donc, le 25 décembre, ils travaillaient jusqu’à 13 heures (et le 24 aussi jusque fort tard, d’où ma haine du travail obligatoire pour certains quand c’est la fête pour les autres). La tradition fut prise d’aller chez les parents de Jean Poirotte qui avaient de plus un appartement assez grand pour loger tout le monde.

Maman faisait le sapin (un faux par écologie avant l’heure et surtout pour éviter les aiguilles par terre) vers le 20 décembre pour ne pas être en retard, vu que les guirlandes lumineuses éclairaient les magasins vers le 15 décembre seulement (là cette année, j’ai trouvé que les éclairages étaient apparus plus tardivement que les années précédentes). Le soir, à partir du “soir du sapin” elle nous mettait sur le “tourne disques”, des chants de noël et on se battait pour retourner le 33 tour.

Le 24 nous partions chez les parents de Jean Poirotte, frémissants d’impatience. Nous chantions des chants de noël dans la voiture, papa faisant la voix basse et maman la haute, c’était joli comme tout.

Mamie croyante (Mrs Tricot), s’arrangeait toujours pour terminer le sapin au moment de notre arrivée (le 24 décembre donc). La crèche était prête, sans le petit Jésus qui n’arriverait que dans le courant de la nuit (logique). Nous l’aidions à terminer le sapin dans lequel elle accrochait des bougies au risque de flanquer le feu à l’appartement et l’immeuble avec. Elle terminait ensuite de mettre la table pour toutes les personnes devant nous rejoindre le lendemain.

La tradition dans ma famille était le passage du père Noël pendant que les enfants dorment après s’être couchés sagement (hum), ayant déposé leurs chaussons au pied du sapin à défaut de cheminée. On entrouvrait la fenêtre du balcon pour que le père Noël puisse rentrer tout de même, cette absence de cheminée nous inquiétant, juste avant d’aller nous coucher.

On ne réveillonnait pas, le grand jour ayant lieu le lendemain. Chez ma meilleure amie c’était le contraire : réveillon et jour calme le lendemain. Mrs Tricot préparait un en-cas pour les affamés et allait à la messe de minuit (à minuit) en laissant les incroyants devant un ou deux bons films en noir et blanc et une tranche de pâté. Parfois elle allait à la messe plus tôt dans la soirée à contrecoeur, et les adultes allaient au cinéma, nous laissant sous la garde de l’aïeule ronchon mais si sympa, qui jouait avec nous aux petits chevaux ou nous racontait des histoire horrirrrifiante (faut suivre) avant de nous expédier au lit en nous promettant d’ouvrir la fenêtre du balcon.

Je l’accompagnais, très tôt ma grand mère, pour cette messe, lui laissant croire que j’entrerais un jour dans les ordres (sans le savoir). J’adorais en fait : me coucher tard, la crèche géante, voire même vivante avec de vraies personnes et un vrai bébé, l’ambiance de communion, l’odeur d’encens (et des crottes de vrais moutons éventuellement), et les chants de cette messe de minuit. “Minuit Chrétien” me donne toujours des frissons. Elle allait toujours dans une chapelle dans laquelle les bonnes soeurs étaient toutes espagnoles et infirmières et chantaient avec des voix impressionnantes et un accent horrrrriiiiible. Il faisait froid dans mes souvenirs. Il neigeait souvent. Je revenais avec elle, en lui tenant fort la main et elle me racontait le miracle du Christ alors que je pensais “miracle du père Noël”. Mais comme j’étais la seule qu’elle avait emmenée, je me sentais grande, et maintenant j’aimerais bien me sentir encore petite…

Je me souviens très bien de la dernière fois où j’y croyais (tard, les grands ne caftaient pas dès le CP). Je me suis couchée en me promettant de ne pas dormir pour “le surprendre”. Il y a eu des bruits un peu partout, des déplacements de meubles. L’après midi j’étais allée avec maman faire des courses et elle avait dit à une vendeuse, dans un magasin de jouets, qu’elle voulait “ceux là” en désignant deux édredons à landeaux de poupée.

Je me suis bien entendue endormie sur ma promesse de veiller toute la nuit et de le surprendre sans faire craquer le parquet. C’est fou ce que l’on se réveille tôt un 25 décembre quand le père Noël passe pendant notre sommeil. Nous arrivions mes frères et soeurs et moi, encore endormis à moitié (fait curieux, maintenant quand je dors à moitié et que je peux éviter de me lever, je ne me lève pas…).

J’ai vu ce matin là mon père terminer d’allumer les bougies, maman ayant refermé la porte du salon trop tard (bougies que Jean Poirotte surveillait avec angoisse, un extincteur à la main, et qu’il soufflait le plus tôt possible). J’ai eu un doute sur le miracle du père Noël illuminant le sapin. Fugitif, mais le doute était là.

Nous avons vérifié : le petit Jésus était bien dans la crèche et nous avions des clémentines dans nos chaussons (chose importante, une année, ma petite soeur hyper gâtée a sangloté parce qu’elle n’avait pas eu de clémentines dans ses chaussons, les halles étant en rupture de stock). Pendant ce temps là, ma grand mère qui recevait traditionnellement ses frères et soeur et leur grande marmaille ce jour là, laissait brûler, comme chaque année, les garnitures de bouchées à la reine dans le four. Mon grand père avisé, était déjà parti en acheter de rechange….

Oui le père Noël était passé. Dans mon landeau de poupée, tout ce qu’il fallait (dont la poupée), et un des édredons vus la veille. Regard sur maman qui m’a supplié en réponse d’un regard, de ne rien dire. J’étais grande, j’avais le droit de savoir. Il était temps pour moi, elle l’avait décidé. Ce n’était qu’une mini trahison : sur ce coup là nous serions complices, mes frères et soeurs ne devant pas encore savoir.

J’avais compris avec une certaine déception. Le père Noël c’était eux tous. Car même les absents pour cause de vente de dindes de dernier moment, donnaient leurs cadeaux à l’avance car c’était le père Noël qu’il nous fallait remercier. J’ai compris en un éclair que les cloches c’était eux aussi (!) et que la petite souris n’était qu’une histoire sympa (vu qu’il me manquait 2 dents).

Qu’importe la déception du jour, elle fut vite oubliée lors du déjeuner traditionnel : huitres, saumon pour les enfants, foie gras que nous trouvions très bon comme pâté, bouchées à la reine succulente,s la dinde aux marrons (et certains pour s’en plaindre alors que ce n’était qu’une fois par an). Après le déjeuner, papa sortait sa guitare et toute la famille chantait. De vieilles chansons horribles (dont j’ai parlé un jour et d’autres, toutes plus belles les unes que les autres. Nous étions assez nombreux pour faire des “canons” (j’adore), et l’on chantait jusque tard le soir, quand les gourmands de nouveau affamés se proposaient pour terminer les restes dans ce que l’on pourrait appeler un bordel organisé.

Le frère de ma grand mère ému par cette journée (il avait le vin ému), partait généralement en sanglots. La vue des coquilles d’huitres dans la poubelle sortie décuplait son chagrin et nous nous rigolions bien.

La magie de la nuit de Noël fut là longtemps. C’était une nuit pas comme les autres. On y respirait un air pur, de paix, différent. On entendait des chants d’espoir. On se réunissait le 25 décembre sans penser qu’un jour les rangs se creuseraient, qu’il manquerait plein de monde, que les traditions seraient méprisées par les plus jeunes (comme chanter à Noël : les filles détestent). On disait que les guerres s’arrêtaient et les plus anciens évoquaient leurs pires souvenirs de Noëls d’horreur mais d’espoir. Tout le monde s’aimait. C’était magique, cela ne s’expliquait pas en fait, c’était “dans l’air”.

Nous étions heureux. Tout le monde était là, la grande journée avait eu lieu, le père Noël était passé, nous avions chanté. Lorsque l’on est enfant, normalement on est heureux pour Noël. Seulement on ne sait pas à quel point.

Le 25 décembre en rentrant tard à la maison, les guirlandes lumineuses n’avaient pas le même aspect. C’était fini, la magie était terminée. Ne restait qu’à changer d’année et pour nous les enfants qui avions eu tous nos cadeaux à Noël, c’était vraiment ringard de voir ces adultes se complimenter pour un tire bouchon offert, ou une 33ème écharpe en soie un premier janvier, alors qu’il nous manquait tant de jouets…

La vie n’était déjà qu’un long calvaire…

Posté le 26 décembre '09 par , dans Histoire de sorcière. 11 Commentaires.

Joyeux Noël !

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Tout particulièrement aux huitres, saumons, chapons, dindes, oies, canards, poulardes, homards…

Tu dis quoi le chat ?

Ah ce n’est pas ça. Bon ben c’est écrit, je ne vais pas l’effacer non plus. Tu veux tout de même te joindre à moi pour les voeux ?

Sans rancune et joyeux Noël à tous !

Miaou !

Posté le 24 décembre '09 par , dans Histoire de sorcière. Pas de commentaire.

Je vais devenir organisée : en 2010… (2)

agendaUne fois le répertoire rempli, ne me restera plus qu’à le mettre dans mon sac et non pas le laisser trainer dans un tiroir où il prendra fatalement la poussière. Car moi, je ne fais jamais les poussières dans les tiroirs, et vous ?

Deuxième étape, au lieu de noter encore et toujours les RV, etc sur des post-its ou feuilles volantes (damned, je me suis trahie dans le précédent post), je me suis déjà acheté un agenda…

Vous avez bien lu. Mon sac va peser 1 tonne.

J’ai choisi l’agenda de Pénélope, il est rigolo. Il va juste falloir que je le dissimule à un employeur éventuel si je dois devant lui y noter quelque chose, parce que j’ai réalisé que pour une secrétaire parfaite, il valait mieux du classique en molesquine noire, vous voyez le genre…

Je vais donc le recouvrir le faire recouvrir par maman avec du bistre sobre. Ne me restera plus qu’à dissimuler les illustrations au futur patron, mais ça devrait pouvoir se faire.

Le problème de l’agenda avec moi, c’est que nous ne nous aimons pas depuis quelques années. Généralement je le laisse donc à la maison, je note sur un post-it et j’oublie de recopier le truc dans l’agenda.

Alors que jadis je notais tout, et que je savais quel jour j’avais rencontré X qui m’avait dit du mal de Y…

Donc, il va falloir que je procède à une longue rééducation. J’ai sû faire, je devrais pouvoir m’y remettre.

  • Répéter 10 fois tous les soirs : “Coraline, ton agenda dans ton sac”
  • M’obéir le lendemain.
  • Consulter l’agenda à la date du jour pour ne pas dire “merde j’avais RV avec Acromion il y a 1 H”
  • Parce que c’est important de consulter son agenda tous les jours (sauf quand on n’y note rien)

Comme je suis maso, j’ai décidé d’ailleurs, de ne pas noter que le plus important dans mon agenda, mais aussi des broutilles, comme avant. J’ai de vieux agendas avec mes petites notes qui me remettent tout de suite dans le contexte de l’époque. En fait j’ai laissé tomber quand j’ai connu Charles Hubert, ramasser ses sacs plastiques m’occupait largement…

Donc théoriquement, en décembre 2010, mon agenda sera plein de notes diverses, de tickets de train quand que je serais allée voir les filles, de notes de restaurant, etc, je pourrai le relire dans 10 ans, en revoyant l’année défiler dans ma tête…

Ca va être magnifique (si je suis toujours vivante dans 10 ans…)

Je le sens bien.

D’autant qu’après le coup du répertoire, et la rééducation agenda, il va falloir que je m’occupe de mes placards.

Je vous l’ai dit, en décembre 2010, je serai la femme la plus organisée d’Europe…

A moins qu’une grave crise de folie ne me prenne et que tout soit nickel chrome pour fin février.

On peut toujours rêver, mais dans la vie il y a des miracles. Il faut y croire !

Posté le 22 décembre '09 par , dans Dans la série Diabolique. Pas de commentaire.

Ainsi va la vie…

ange-gardien1La vie n’est qu’une chute perpétuelle vers l’abîme.

La vie n’est qu’attentes multiples et variées…

  • On attend de devenir grand
  • On attend les résultats d’examens
  • On attend de savoir si il/elle nous aime
  • On attend la réponse de l’employeur potentiel
  • On attend le résultat de l’échographie car :
  • On attend BB
  • Et on attend de savoir si c’est fille ou garçon
  • On attend la réponse de l’employeur potentiel
  • On attend l’anesthésiste pour la péridurale
  • On attend le retour d’Albert
  • On attend la sérénité enfin là
  • On attend que le dépanneur vienne prendre en charge Titine
  • On attend le sommeil
  • On attend de retrouver le sommeil
  • On attend les résultats d’examens médicaux
  • On attend dans les embouteillages que cela se fluidifie un peu
  • On attend le train
  • On attend que le train arrive à destination
  • On attend dans la salle justement faite pour cela d’attente
  • On attend que le poulet soit cuit
  • On attend un mail de fille trop aimée
  • On attend l’arrivée des vacances
  • On attend que l’enfant aille mieux
  • On attend la fête
  • On attend les invités
  • On attend le traiteur
  • On attend le réparateur de n’importe quoi
  • On attend que cela dégèle
  • On attend la neige, quand on est à la montagne
  • On attend que la marée soit enfin haute
  • On attend à la caisse
  • On attend la pleine lune
  • On attend que l’autre con devant, démarre enfin, car le feu est vert
  • On attend que le téléphone sonne
  • On attend la voix tant aimée qui va enfin résonner dans notre oreille
  • On attend… Tout le temps.
  • Nous passons notre vie à attendre. Peut-être autant de temps qu’à dormir…

Pendant ce temps là, il y en a qui bossent. Eux, paraît-il ne dorment pas. C’est une chose que l’on partage avec eux depuis quelques temps, d’ailleurs, sans pouvoir faire grand chose NOUS.

Croisons les doigts pour que leur boulot soit bien fait, car :

  • On attend le coup de téléphone post opératoire.

La vie n’est qu’un long calvaire qu’attentes…

Opération programmée pour 8 H 30 lundi 21 au matin, un peu comme la dernière fois, sauf que le coupable  avait été descendu au bloc à 16 H 05, car il y avait eu des urgences.

Comme quoi les anges gardiens savent s’organiser.

EDIT : TRAVAIL BIEN FAIT, NOUVELLES RAPIDES

Posté le 20 décembre '09 par , dans Chroniques d'une vie ordinaire, Coup de blues. Pas de commentaire.

Je vais devenir organisée : en 2010… (1)

organisation-1Les filles (les miennes), je vous interdis de ricaner sottement comme vous êtes en train de le faire devant votre écran (je vous vois).

Certains l’auront compris (ou pas), mais je suis un tantinet bordélique. Et j’en ai marre de toujours chercher le papier qui manque, la deuxième chaussette pour faire la paire, et mon paquet de clope que j’ai déposé dans le frigo en allant me chercher un yahourt.

J’ai donc décidé de procéder à une rééducation intensive pour être au top en 2010 (attention, je n’ai pas précisé le mois).

Comme je ne veux pas me traumatiser, j’ai décidé de procéder par contre en douceur, par étapes. Petites étapes s’entend, sinon ma psy risque de me disputer. J’aime pô quand elle me dispute en me précisant que j’ai tort de culpabiliser de ne pas avoir encore défait ma valise de retour de la Grande Motte (au hasard, c’est purement fictif…)

Donc terrasser mes post-its en premier lieu. J’en ai partout, n’importe où. Généralement il y a dessus un n° de téléphone, une adresse mail, un truc utile. Généralement également je les entasse soit autour de l’ordi, soit sur une étagère d’une de mes bibliothèques. Evidemment je retrouve toujours le post-it que je cherche dans le deuxième tas que je visite, quand je le retrouve.

Car les post-its ordi, sont accrochés aux murs qui l’entourent (l’ordi) (je ne vais pas vous faire un plan non plus), et il arrive qu’un vieux post-it se détache. Généralement il s’envole gentiment pour aller se planquer n’importe où : je le considère comme perdu après avoir dit des gros mots en cherchant à 4 pattes. J’en ai retrouvé 3 sous l’ordi quand j’ai eu l’homme de l’art pour me dépanner : preuve que les post-its c’est vicieux pour aller se loger sous une grosse boîte noire dans laquelle on met les disquettes (Charles Hubert).

Donc première chose : m’acheter enfin un répertoire. Ce que j’ai fait en rentrant de la Grande Motte. Il est tout beau, tout neuf. Je ne pouvais pas commencer à le remplir car je n’avais ni crayon, ni critérium et que je déteste les ratures dans les répertoires (c’est d’ailleurs la raison pour laquelle je n’en ai jamais eu, sauf au boulot).

Qu’est-ce que j’attendais pour acheter un critérium ? je ne vous le demande pas, je n’en sais rien moi-même. Je me suis piégée un vendredi 13 en m’en achetant enfin un avec 5 mines de rechange (alors là je ricane, parce que d’ici à ce que j’use 6 mines…).

Piégée donc, car j’ai le répertoire, les post-its ou feuilles volantes dûment rassemblés (comment ça je ne vous ai jamais parlé de mes feuilles volantes ?) DANS MON REPERTOIRE.

Qui n’attend qu’une chose : que je prenne le critérium de ma blanche main droite et que je recopie sagement tout ce qui est important.

YAPUKA !

Mais j’ai bien dit que je serai organisée en 2010

En décembre 2010 je serai la femme la plus organisée de France et de Navarre…

Parce que forcément, il n’y a pas que le coup du répertoire…

Posté le 19 décembre '09 par , dans Dans la série Diabolique. 22 Commentaires.

Un p'tit beurre des tout you… Pulchérie

diamonds-are-the-girls-best-friends1Comme le temps passe (soupir) ! C’est la quatrième fois que je te souhaite un bon anniversaire sur ce blog. Et c’est la 27ème fois que je te le souhaite ! (oui, puisqu’il n’y a pas d’année zéro) (mais édit, finalement je me suis plantée…)

Cette année, ton anniversaire tombe un vendredi, comme quand tu es née, et il neige, comme quand tu es née.

Je peux en effet certifier sur l’honneur que le vendredi 18 décembre 1981, il neigeait, et ce, depuis le mardi précédent, dans la nuit au cours de laquelle nous avons rallié la maternité ton père et moi, en pensant qu’au maximum 12 H après, ce serait chié torché…

Il y a tout de même une petite différence entre cette photo que j’adore, et les premières prises de toi dès le samedi 19…

Un gros bisou ma puce…

Et n’étant pas certaine de mon horaire wordpress, je programme autrement que pour 17 H05, heure exacte de ta naissance…

PS : allez tous rappeler à Marcus que c’est son anniversaire de mariage :-)

Posté le 18 décembre '09 par , dans Faites des gosses !. Pas de commentaire.

Quand je serai grande, je serai écrivain.

Pulchérie m’a envoyé un jour un message qui portait ce titre “quand je serai grande je serai écrivainecrivain-3.

Coucou
Je lisais ton post ce matin, et ça m’a fait rire (c’était l’oeil qui fait pouêt).
Et je me suis dit que tu écrivais décidément trop bien pour te cantonner à ton blog. (le reste nous appartient, sauf que j’ai dû rectifier deux fautes de sa part, et que le “décidément trop bien” c’était un peu trop pour moi…. Si vous ne l’avez pas compris, je me hais…).

(Lire la suite…)

Posté le 17 décembre '09 par , dans Chroniques d'une vie ordinaire, Coup de gueule, Je m'insurge, Nos grands moments de solitude. 37 Commentaires.