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Archive pour juin, 2010

Le mariage de Pulchérie : les ateliers…

chaine-copierMa fille ainée a le sens du détail, de la touche artistique qui fait la différence (et qui la fait réellement, d’ailleurs).

On ne se marie pas comme cela. Il faut LES étiquettes à pinard (que son père a dû coller lui-même sur TOUTES les bouteilles remplies par ses blanches mains) assorties aux faire-parts, et au reste.

D’ailleurs il faut aussi des sets de table assortis, à rayures blanc/rose, c’était le thème. Et puis il y avait les badges aussi : superbes. Et puis il fallait des étiquettes pour tel ingrédient, des papillons pour  marquer les verres et les places (même nom que les badges), des cocotes comme dans notre enfance pour donner des gages, des désignations de tables, etc…

Honnêtement c’était magnifique et parfaitement réussi, mais quel stress…

Pulchérie dans un moment de zénitude totale, a pensé pouvoir s’occuper de tout elle-même. J’ignore à quoi celui qui est désormais mon gendre, l’a shootée le soir où elle a cru pouvoir faire hécatonchire…

A SAVOIR TOUT DECOUPER ! 100 bras, même pas que cela pouvait suffire…

Parce que ce n’est pas le tout d’imprimer 722 papillons, 500 trucs ronds avec écrit “mangez moi”, toutes les étiquettes qui allaient bien, etc, mais il faut faire le découpage derrière.

Genre 8 jours avant le mariage, tout à coup cela urgeait. Inutile d’émettre des doutes sur l’utilité du “mangez moi” posé sur le mini hamburger, que tout le monde va flanquer par terre ou se coller une occlusion intestinale avec : c’était comme ça et pas autrement (et j’en oublie)

Pendant que Mrs Bibelot cousait à la machine des pans de tissu rayé rose et blanc pour divers usages, j’ai été recalée à l’atelier découpage de ronds (non mais maman, tu as vu la tronche de tes ronds ?) pour cause que qu’avec des ciseaux je me débrouille comme un manche si ce n’est pas droit, et ma soeur à l’atelier découpage de n’importe quoi avec l’excuse toute trouvée que chez elle ce n’est pas bien éclairé (rusée ma frangine, ses enfants crevés étant partis se coucher comme par hasard).

Mais les excuses ça va un peu, mes filles en ont suffisamment trouvées avec moi pour dépister les miennes, Pulchérie m’a donc trouvé un truc dans mes cordes d’après elle : préparer des pompons en papier rose pour la décoration du petit bois.

Je hais le type qui a inventé le concept et l’a mis sur internet, j’ai trouvé sur le coup, devant sa démonstration, le truc assez simple à faire. Les tâches répétitives ne me dérangent pas : je peux laisser mes pensées vagabonder comme elles le veulent, et c’est la raison pour laquelle certains posts peuvent sembler totalement délirants (fruits d’une pensée vagabonde).

Sauf que là au bout de 5 pliages de 10 feuilles de papier pelure rose en accordéon, à couper au bout pour faire une pointe (sans avoir vu ce que donnait le résultat final, là je me serais moins pris la tête sur la précision, car le résultat aurait été tout de même superbe) :

  • J’avais les épaules tétanisées
  • Je voyais tout zébré à force de faire des accordéons
  • J’avais les doigts ruinés par les ciseaux à force de découper en ne me souvenant jamais dans quel sens je devais commencer
  • Bref, j’étais cuite.

J’ai persisté jusqu’à la tombée de la nuit sans y voir plus clair, jusqu’au moment où face à un accordéon qui ne ressemblait à rien, Jean Poirotte m’a dit que quand on commence à faire n’importe quoi, il vaut mieux s’arrêter et se pendre se détendre.

Ce que j’ai fait.  Cela ne faisait QUE 20 fleurs à venir (je ne voyais toujours pas ce que donnerait le résultat final, je pensais que je préparais des rosaces toutes bêtes) et Pulchérie s’est insurgée  mais pas trop quand même, parce que quand même faut pas pousser…

Je dois dire qu’il y a eu un moment où elle disait “oh ça ce n’est pas grave” qui nous a tous sciés… Nous espérions tous qu’elle n’avait pas choppé la malaria quelque part… (la mariée à la mairie sur un brancard, ce n’est pas le top…)

Il y avait aussi l’atelier lampes à préparer pour les mettre dans les lampions et mon père a dit “présent”, cet innocent.

D’un autre côté, vu comment la chose avait été amenée, tout le monde aurait dit “présent”, même ceux connaissant bien Pulchérie (la preuve, mon père s’est fait avoir…)

C’était simple sur le papier. En fait plus compliqué qu’il n’y paraissait, et le vendredi 25 juin, revenant chez mes parents pour je ne sais plus quel obscur motif à rayure blanc/rose, j’ai trouvé mon père désespéré qui n’avait fait que 15 lampes sur 50 alors qu’il n’avait pas chômé.

J’ai donc précisé à Pulchérie que je restais pour le seconder. Elle m’a dit que tous les prétextes étaient bons pour moi, pour glander, et ne s’est excusée qu’après avoir dit oui. D’un autre côté, elle me dit ce qu’elle veut, c’est comme moi quand je lui parle : ça rentre dans une oreille (et encore), et ça ressort par l’autre (cette précision pour éviter à certaines personnes caustiques de venir me dire que ma fille n’est qu’une emmerdeuse et gnagnagna, je sais qui j’ai mis au monde et je ne fais rien que ce que je veux tout de même… c’est ma fille et je l’adore…) (Dieu reconnaitra les siens…)

Là encore j’ai maudit les idées de génies qui fleurissent sur internet, en fabriquant de quoi éclairer les lampions en accrochant des lampes dedans avec une ficelle de 15 cm de longueur (pas 16). Tout cela pour retrouver le vendredi soir après tests, la moitié des lampes coupées en 2, dont une partie gisait à terre, à récupérer pour les mettre dans le lampion comme on pouvait.

Et c’était aussi joli finalement, pourquoi s’emmerder ?

C’était le but des ateliers…

S’emmerder pour faire compliqué quand on peut faire simple…

Je vous donne la marche à suivre :

  • Acheter chez Ikéa des lampes diodes en forme de demi sphère
  • Acheter les piles qui vont avec (3 par lampe, faites le compte pour 50 lampes doubles)
  • Mettre les piles dans la première lampe, puis dans la deuxième
  • Utiliser un collant double face pour coller les deux lampes ensemble
  • Pester contre ce putain de bordel de merde de double face qui vous ruine un ongle pour le décollage du dessus, idem pour le décollage du dessous
  • Détacher vos doigts de la colle traitre qui s’est déposée dessus
  • Tester la lampe complète
  • L’éteindre
  • Coller sur la lumière un truc jaune pour que la lumière ne soit pas trop violente (idée de Pulchérie qui avait déjà repeint toutes les ampoules des guirlandes électriques en blanc poudré)
  • Prendre une ficelle, y faire un noeud coulant  pour permettre l’accrochage de la lampe double dans le lampion
  • Dire “merde” il en reste X à faire

Le lendemain :

  • Tester les lampions éclairés pour constater que dans les blancs cela fait vert parce que la lumière d’origine est bleutée et qu’avec le truc jaune, cela ne va pas
  • Décoller le truc jaune dans toutes les lampes, parce que le verdâtre n’était pas l’idée d’origine
  • Constater que l’humidité de la nuit qui tombe fait se décoller les lampes les unes des autres
  • Ramasser ce que vous pouvez qui est tombé par terre
  • Coller comme vous le pouvez avec ce qu’il reste de colle, le morceau tombé à terre, dans le lampion
  • Mettre l’autre morceau de la lampe en parallèle dans le lampion pour qu’il ne penche pas
  • Constater que finalement c’est aussi joli que mis en double, avec une ficelle de 15 cm dans l’exact milieu
  • Se demander à quoi on pensait en concevant fille aînée…

La vie n’est qu’un long calvaire…

Posté le 29 juin '10 par , dans Histoire de sorcière. 22 Commentaires.

Mobilisation générale de l'Emmaus de Trappes pour le mariage de Pulchérie

emmausAprès m’avoir kidnappée, ligotée dans le coffre de la voiture trainée à Ikéa traitreusement pour voir le prix des chaises pliantes, des tables pliantes, des tréteaux, des plateaux, des couverts, une vérité s’est imposée à Pulchérie.

Car ce n’est pas le tout, mais faire le mariage dans un petit bois, c’est TOUT prévoir : les tentes (achetées et pouvant être louées après le mariage), le sol, de quoi poser 90 culs maximum (soit 180 fesses), les tables, etc…

Le traiteur pliant les gaules à 24 H ou 00 H 00 et emportant sa vaisselle alors que la fête doit continuer, il fallait en plus prévoir de la vaisselle.

Tout uni pour les chaises, les verres et gnagnagna C’EST MOCHE. Normal, l’ennui naquit un jour de l’uniformité.

Pulchérie a donc eu l’excellente idée que je ne conteste pas, d’aller acheter ce qu’il lui fallait chez Emmaus. Elle pouvait faire une double bonne action en leur achetant ce dont elle avait besoin et en le leur redonnant après pour revente.

Evidemment quelques personnes dont moi, ont demandé si après la fête, elles pourraient récupérer qui des chaises, qui une théière,  qui des tasses, qui 6 assiettes assorties, ce qui fut accordé. Tant qu’à donner…

Première visite chez Emmaüs : Pulchérie ayant une passion perverse pour l’ancien et non pas le nouveau, a commencé à taper dans la vaisselle certainement déposée là par des petits enfants vidant la maison ou l’appartement de leurs grands parents.  Le tout ravissant et désassorti, mais c’était le but.

Vaisselle un peu émouvante aussi : d’une autre époque, mais pas encore redevenue à la mode, preuve de disparitions et de vidages de maisons ou appartements, preuve que le temps passe et nous fauche un jour.

Puis sans le vouloir elle a séduit un monsieur au rayon meubles d’occasion forcément, et lui a expliqué qu’il lui faudrait des chaises, des bancs si c’était possible, des tables, des chaises, des chaises, des chaises, etc…

Première visite : je vais l’attendre à la gare de Trappes avec le break de papa. Pulchérie sait très bien que je suis toujours à l’heure, mais bon, ce n’est pas grave, elle me donne l’heure d’arrivée de son train avec 5 minutes d’avance. Moralité, je poireaute 10 minutes.

L’hiver ça va, quand le soleil tape, bonjour les dégâts…

Tous les samedi pendant un petit moment, nous sommes allées chez Emmaus, où un monsieur charmant, lui mettait toutes les chaises de côté et avait même pris son numéro de portable pour la prévenir d’arrivages exceptionnels.

Tout en l’attendant, quand elle allait choisir de la vaisselle, ou en discutant avec son fournisseur de chaises préféré, j’ai eu l’occasion de rire intérieurement plus d’une fois :

  • Photo à faire : Pulchérie un jour de beau temps (si si, il y en a eu), en combi-short et petit chemisier et vague cardigan, poireautant à la caisse à côté d’une femme voilée du haut jusqu’en bas (en noir évidemment). Le contraste valait son pesant de dragées…
  • Le regard pervers du mari de la femme voilée. M’énervent ceux-la, vu la lubricité qu’ils dégagent, ne pas s’étonner qu’ils voilent leurs femmes (je le dis comme je le pense, et inutile de venir disserter là-dessus, ce n’est pas le vrai sujet)
  • Le(s) petit(s) coups d’oeil appréciateur(s) du réserveur de chaises sur les gambettes de ma fille qui visiblement lui avait tapé dans l’oeil. Dès qu’il le pouvait, il matait gentiment, admiratif et sans lubricité apparente.
  • D’ailleurs il m’a félicitée d’avoir mis au monde une aussi jolie fille, en déplorant que sa soeur ne vienne jamais (HI HI !)
  • D’ailleurs il rameutait des collègues.
  • D’ailleurs il lui a fait plein de prix sympas

Idem pour l’étage (la vaisselle), je pense que l’on se souvient de la “future mariée” à qui l’on emballait tout bien, en faisant un prix également. Certes nous rapporterons pas mal de choses chez eux, mais nous ne savons pas s’il faut ou non, faire un petit geste supplémentaire pour toute la gentillesse rencontrée…

Et ces visites répétées chez Emmaus ont été l’occasion pour Pulchérie, de mentir à sa mère comme un arracheur de dent :

  • “Non je ne prends plus de vaisselle, j’en ai assez”

Comme si je n’allais pas entendre dreling dreling dans un sac plastique qu’elle portait d’un air dégagé pour le planquer dans la voiture…

D’ailleurs c’est Mrs Bibelot qui a tout lavé et moi tout emballé pour le grand jour.

Alors je sais bien qu’elle a acheté je ne sais combien de carafes, dont certaines, magnifiques, ne quitteront certainement pas la famille…

En plus du reste… (65 chaises entreposées dans le grenier de mes parents ont fait que nous avons cessé de hanter ce lieu, mais ce n’est qu’une pause, que faire de ces 65 chaises ?)

Posté le 27 juin '10 par , dans Crise de nerf, Faites des gosses !, Histoire de sorcière, Nos grands moments de solitude. 15 Commentaires.

ILS ONT DIT "OUI"

C’était émouvant, ahurissant, époustouflant, bluffant.

C’était beau, une musique de rêve, un décors de pays des merveilles…

A la hauteur des rêves de ma fille et de son gentil qui désormais a une belle doche (hé hé…)

Donc, à raconter, en plusieurs épisodes, bien sûr…

Des bises à tous, un peu pompette et ramenée chez moi par un chauffeur dans ma propre voiture, je vous salue à cette heure tardive et m’en vas dormir du sommeil du juste (toujours un peu pompette)…

HIC !

Posté le 27 juin '10 par , dans Histoire de sorcière. Pas de commentaire.

Plus gonflé on meurt…

femme-incredule-copierJe sens que je ne vais jamais faire amie/amis avec mes voisins de pallier qui sont en général très discrets, que je ne rencontre quasi jamais et sont assez silencieux (la gosse de 3 ans qui fait des caprices c’est normal et assez étouffé…).

Pour être plus précise, ces gens là me font regretter de plus en plus leurs prédécesseurs…

La dame m’a précisé un jour (alors que je lui disais juste “bonsoir”) qu’ILS ne pouvaient pas frayer avec leurs voisins, dont je fais partie. Que ce soit donner un petit apéritif sympa avec ou sans alcool, pour faire connaissance (comme l’avaient ceux d’avant que je pleure désormais totalement) ou pour rendre service, qu’on les laisse dans leur bulle merci (dûment noté…).

Je ne suis pas juive, les autres non plus, donc limite je suis impure ainsi que tout le reste de la cage d’escalier.

Nous avons déjà eu la folle adepte de la secte de je ne sais plus trop quoi du temple solaire, qui nous pourrissait la vie à tout désinfecter à l’alcool à brûler qui rendait la cage d’escalier irrespirable 1 jour sur 2 (c’est terminé depuis un moment, elle a dû se faire soigner). Maintenant c’est une odeur de camphre qui vient nous perturber les sinus. Je n’ai rien contre le camphre, notez le bien, mais de voir ma voisine sortant sur le pallier et parcourant l’escalier avec une casserole bouillante exhalant ce divin parfum en prononçant des paroles en sanscrit hébreux, ça me perturbe parce que je me demande si je suis normale. J’ai été obligée en plus de relire toute la Bible pour comprendre, et je n’ai rien trouvé concernant les émanations de camphre dans les cages d’escalier… (mais j’ai mauvais esprit…)

J’en suis restée sur le cul de savoir que j’étais impure et les autres aussi. Pas étonnant que certains puissent virer de manière diabolique, totalement racistes… Car j’ai déjà eu des amies juives ou musulmanes, sans ressentir de rejet de leur part

Enfin une chose est certaine : il y a des cons partout…

J’ai choisi donc de les ignorer. Il n’y a eu qu’un soir où lui, exaspéré par le bruit de la TV du vieux con d’en dessous, est sorti de chez lui en même temps que moi, et est intervenu fermement pour baisser le son et mettre le casque en service.

Nous avons un chat qui traîne dans le secteur, nourrit par la dame du rez de chaussée, qui tout l’hiver est rentré se réchauffer dans le hall, pauvre petite bête.

L’autre soir, je ne sais QUI a laissé le chat rentrer dans MA cage d’escalier, alors que la porte du hall était ouverte.

Il y a en effet le hall accessible à tous, et deux cages d’escalier accessibles avec une clef ou via interphone. Pas difficile d’empêcher le chat de se faufiler…

Il miaulait donc avec une force inouïe, totalement affolé, dans l’escalier, cherchant une issue.

Sur le coup je me suis dis “merde !”. C’est moi qui appelle les pompiers pour une alerte au gaz, qui ramasse les vieilles dames (goy) par terre, qui fait taire le vieux con d’en dessous, qui accouche les emmerdeuses qui font ça en moins d’une heure, etc… C’est TOUJOURS MOI !

Ce chat ne doit pas déranger que moi, après tout n’importe qui est capable de le faire sortir, pour peu qu’il s’en donne la peine.

Mais au bout de deux heures à entendre ce chat brailler de plus en plus fort dans l’escalier, j’ai perdu patience, d’autant que cela perturbait Diabolos qui n’a pas besoin de traumatisme existentiel supplémentaire, et je me suis décidée à sortir de chez moi après avoir enfilé un slim correct (vous verriez le vieux caleçon que je porte, qui s’est transformé tout seul en sarouel… je ne sors jamais avec…).

Direction le rez de chaussée, suivie par le chat qui a entendu ma porte s’ouvrir et me suit avec joie, la porte d’entrée est grande ouverte, ne me reste qu’à lui ouvrir la porte de la cage d’escalier protégée. J’ouvre cette porte et le chat se précipite vers l’extérieur.

Je remonte chez moi, et là, surprise, la porte de mes voisins de pallier s’ouvre :

  • Ah madame Dabra, vous vous êtes ENFIN occupée de ce chat ! VOUS AVEZ MIS LE TEMPS.!”

J’en suis restée comme deux ronds de flan…

La vie n’est qu’un long calvaire

Posté le 21 juin '10 par , dans Crise de nerf. 51 Commentaires.

Bras cassés… (part 2)

bras-casses-copierHA HA, suis-je sotte, j’ai mal lu la lettre de la SS (la Sécu !)…

Enfin si, j’ai bien lu “médecin traitant”. Ma psychiâtre fait du tricot sans doute… Elle ne traite pas.

Par médecin traitant il faut entendre “médecin référent” (ancienne définition) et ne pas oublier de le saluer en lui disant “bonjour mon référent”.

Donc, c’est à Acromion que la demande de protocole du médecin conseil a été envoyée…

Pas au médecin qui prescrit traitement, arrêts de travail et tout le bataclan, qui sait ce dont il retourne, les traitements testés en vain, et plein de trucs sur moi. Acromion s’occupe de ma tension et du reste, s’inquiète juste de savoir si je suis toujours bien suivie ailleurs, parce que s’il est très psychologue, il reconnaît ne pas être très pointu sur les traitements et troubles graves du sommeil…

Et Acromion comme tout médecin, croule sous la paperasse. Il déteste. Donc ma demande de protocole envoyée il y a plus d’un mois (en vitesse lente), je l’ai visualisée à environ 50 cm de profondeur dans le tas qui git sur son bureau.

Sauf que moi, je suis dans la merde. Cette histoire de paperasse m’a en plus formidablement remonté le moral…

Il aurait été trop simple et trop coûteux sans doute, de m’adresser un courrier tourné dans ce style :

  • “Chère madame (oui, le chère n’est pas superflu), nous vous informons que votre droit aux indemnités journalière n’est plus remis en question, car vos cotisations couvrent bien le bidibulum tsintsouin de la période de référence”. Cela m’aurait rassurée, et m’aurait évité de me mettre la rate au court bouillon pendant 4 semaines.
  • Par ailleurs, nous vous informons que conformément à l’article 422-666, modifié par la loi du 30 février 2008 et l’amendement 2074 du 32 août 2009, nous adressons à votre médecin traitant le docteur Acromion, un protocole de soins à nous retourner dans les plus brefs délais”

Je vous passe les détails : passé 6 mois, un protocole de soins doit être soumis au médecin conseil, qui l’accepte (ou pas), pour que les indemnités journalières soient toujours versées. Il peut même convoquer le malade, et je suis certaine qu’il apprécierait de voir débouler dans son cabinet une loque humaine faisant la fortune de kleenex, soutenue par sa mère… moi :-(

CAR vous pensez bien que si j’avais été avertie que le docteur Acromion avait des papiers à remplir me concernant, j’aurais fait le siège de sa salle d’attendre, j’aurais demandé à l’autre médecin de le contacter plus vite que ça, bref, je me serais remuée car je SAIS qu’Acromion déteste tout ce qui est paperasse et qu’il n’en manque pas…

Du coup j’ai fait le siège du secrétariat, de l’interne qui le remplace un jour sur 2.  Le 15 juin, apprenant de l’assistante sociale qui le tenait de la SS (la Sécu !) que ce foutu bordel de merde de protocole était chez Acromion (ou alors on nous ment), j’ai juste téléphoné 3 fois, je me suis juste dérangée pour que l’interne fouille vaguement dans le tas précédemment cité, l’assistante sociale a appelé l’interne pour lui dire que c’était URGENT et pas de bol, j’en ai fait autant 5 minutes après…

Le 16, j’appelle l’assistante sociale qui n’en sait pas plus, et je file chez Acromion qui devra bien me recevoir entre deux patients, ah mais !

Ben non, je n’ai pas eue à faire le siège, ni même à sortir un livre montrant bien que “j’y suis, j’y reste”. D’ailleurs je piétinais dans le couloir, je ne pouvais pas le louper et réciproquement…

Acromion avait bien retrouvé mon protocole la veille au soir, sous les supplications de l’interne et de la secrétaire qui sentaient venir le harcèlement, sous 70 cm de paperasses, dans ce qu’il appelle un bureau, avait pu contacter le véritable médecin traitant (ne pouvant pas prétendre qu’il l’avait fait il y a 10 jours, puisque je savais bien que non) pour prendre note du protocole.

“C’est parti ce matin, je suis vraiment désolé, pourquoi ne m’avez-vous pas relancé ? Il fallait prendre rendez-vous, je ne vous aurais pas compté de consultation !”

Ben parce que je ne savais pas comment ça fonctionnait…

Maintenant je sais… Mais je persiste à penser que si l’organisme concerné m’avait informée de manière claire (y compris lorsque je m’y suis déplacée où là c’était facile), je n’aurais pas frôlé la crise cardiaque de peu…

Elle avait juste à me dire “maintenant que tout est en ordre sur le plan des droits aux IJ, il reste à régler le protocole entre votre médecin traitant et le médecin conseil”. J’aurais répondu “quel médecin traitant ?”, elle me l’aurait dit et c’était bâclé…

Mais il faut que la vie ne soit qu’un long calvaire…

(Bon maintenant tout le monde attend un refus du médecin conseil sous le prétexte qu’il manque une virgule à la ligne 13 du formulaire B52…)

Posté le 17 juin '10 par , dans Crise de nerf. 10 Commentaires.

Bras cassés… (part 1)

bras-casses-copierIl ne suffit pas de chercher en vain du travail, d’en déprimer de plus en plus, il faut encore se coltiner une bande de bras cassés un peu partout dans tout ce qui est administratif ou désormais privé mais qui a gardé l’âme administrative…

En décembre, votre sorcière en train de craquer, a fini par écouter les objurgations de son médecin de l’âme : “vous n’êtes pas en état de travailler, donc de rechercher un emploi, si le pôle emploi le découvre vous aurez des problèmes dont vous n’avez pas besoin, etc…” et a accepté un arrêt maladie.

J’ai toujours détesté les arrêts maladie, ils me font culpabiliser.

Mais là, j’étais à bout, et j’ai donc cédé. Un peu tard… Inutile de rêver concernant mon moral et mon sommeil : j’en avais pour des mois…

J’étais échaudée par un précédent, en 2008 avant que je ne trouve l’emploi que je pensais garder. En effet, aucune manifestation de la SS (la Sécu !) à cette époque. C’est une assistante sociale qui m’a dit qu’ils n’allaient pas me demander les papiers ad hoc pour m’indemniser, comme jadis, que je rêvais tout debout, et qu’il me fallait me déplacer.

Ce qui fut fait. Une dame très gentille et visiblement très compétente, m’a torché mon dossier en 15 minutes montre en main, et 1 semaine après je recevais le règlement de mes indemnités journalières (je l’ai su via ma banque, j’attends toujours l’avis de règlement de la SS, car ce monde est imparfait).

Donc là, en décembre, je me suis pointée illico à la SS toujours, avec tout ce qui va bien. Une autre dame, très compétente également, a pris photocopie de ce qu’il fallait, est allée consulter le pôle emploi pour imprimer leurs attestations de règlement, et m’a signifié que tout baignait dans l’huile. Elle m’a précisé que si l’arrêt dépassait 6 mois, mes IJ (indemnités journalières) seraient revalorisées. Et elle a oublié par contre de m’avertir qu’elle parlait d’huile de vidange, ce qui est peu ragoutant…

Je tiens à préciser au passage, qu’en ce qui concerne les relations entre certains organismes qui eux-mêmes rendent compte aux impôts, il n’y a JAMAIS de panne de programme ou d’ordinateur. Là, ça fonctionne toujours.

Donc, le temps passe et mon moral ne s’améliore pas, je me suis laissée aller trop loin. Je reçois donc un courrier circulaire me précisant qu’à telle date mes droit à la SS seront peut-être éteints, et on me joint un document à faire remplir par mon employeur.

Je rêve tout debout, en flippant (plus droit à la SS, et si je me casse une jambe ?). Mon dossier bien monté par la dame était très explicite : je n’ai pas d’employeur…

  • Je me déplace, mes papiers sous le bras
  • Une hôtesse me précise qu’effectivement je peux être radiée des listes et qu’une conseillère va me recevoir.
  • Ce qui est fait
  • La conseillère prend photocopies de mes documents (ce qui n’était théoriquement pas la peine puisque l’autre l’avait fait en décembre), va vérifier mon dossier chez eux (OK), puis chez pôle emploi (ce qui n’était théoriquement pas la peine puisque l’autre l’avait fait en décembre)
  • Elle note tout : les dates d’indemnisation Assedic, SS, etc, et monte une chemise épaisse comme la connerie humaine.
  • TVB, je peux m’en aller, mes droits ne vont pas s’éteindre comme ça, au revoir madame et bon courage (il faut dire que ce jour là j’ai mauvaise mine)
  • Au passage elle garde la lettre qui m’a été adressée, et pour cause, ce n’était pas la bonne lettre circulaire… Là on me menaçait de carrément me rayer des listes, alors qu’en fait c’est mon droit aux indemnités journalières qui doit être révisé.  J’ai réalisé trop tard que ce courrier m’appartenait et que j’étais en droit d’exiger qu’elle me le rende…
  • 1 semaine plus tard, mon portable sonne.
  • C’est la SS (la Sécu !)
  • La personne examinant mon dossier me pose tout un tas de questions ce qui n’était théoriquement pas la peine puisque l’autre l’avait déjà fait avant et tout vérifié, mais bon, je n’ose le lui faire remarquer, il est interdit de répondre un peu sèchement à ces gens là, sinon, ils vous coupent les vivres.
  • J’ai tout bien répondu comme il faut, elle va partir à la pêche des informations pôle emploi et autres. Ce qui n’est théoriquement pas la peine puisque sa collègue l’a fait 8 jours plus tôt.
  • Je me demande pourquoi cette autre de 8 jours plus tôt a perdu une heure à monter un dossier tenant la route…  Elle s’est cassé un bras sans doute… Puisqu’une autre personne va perdre le même temps à tout refaire…

Le temps passe, pas de nouvelles. Bonnes nouvelles me dit ma mère à qui des années de tracasseries administratives n’ont pas entamé son optimisme.

Mais si : des nouvelles enfin. Lettre écrite le 8 juin, postée le 10 en vitesse lente, que je reçois donc le 14. Comme nous avons 3 semaines pour contester, c’est toujours une semaine de gagnée ! (pour eux)

D’où il ressort que j’ai toujours droit à mes IJ, le refus de me régler mes prestations à compter du 10 juin étant justifié par le fait que mon médecin traitant n’aurait pas répondu à la demande de protocole du médecin conseil. Et non pas par une extinction de mes droits (sinon vous pensez bien, ils se seraient fait une joie de m’avertir que mes droits : prout !)

Médecin conseil qui n’a jamais pris la peine de me convoquer pour constater si oui ou non je ressemblais bien à une méduse échouée, le motif de l’arrêt étant scrupuleusement précisé par mon médecin…

Elle, je le sais, répond toujours aux demandes du médecin conseil et passe sa vie à se battre contre lui. Elle se demande pourquoi d’ailleurs, car en cas de contestation, il est toujours désavoué… “Le médecin conseil m’a-t-elle dit un jour où elle avait été obligée de le prendre au téléphone pendant la consultation, n’est plus un médecin moralement parlant. C’est un fonctionnaire dont le seul but et la seule tâche, sont de faire faire des économies”

Il n’empêche que j’ai failli :

  • Faire une crise cardiaque suite au choc ressenti à la lecture de la lettre, (c’était peut-être le but d’ailleurs)
  • Faire une attaque, car la colère  déclenchée par cette mauvaise foi évidente n’était pas de la tarte

Encore heureux que je reste capable de défendre mes droits, mais comment font ceux qui ne le peuvent pas ?

Encore des RV en vue (assistante sociale formidable, médecin, etc…). Mais bon, ce n’est pas face à ce genre de problèmes que l’on peut essayer de sortir la tête hors de l’eau.

La vie n’est qu’un long calvaire…

Posté le 14 juin '10 par , dans Coup de gueule. 19 Commentaires.

Le tonneau des Danaïdes (le mariage de Pulchérie ?/?)

200471538-001Les Danaïdes avaient tué leurs maris, leur châtiment peut sembler juste (encore que, la mythologie ne nous dise pas tout).

Le tonneau des Danaïdes, dans le petit bois (lonlère et tralala), c’est le tas de “à brûler” dans un feu dont j’ai la charge (l’allumer, l’entretenir, et l’éteindre). Pour le lundi de pentecôte où il faisait 28° à l’ombre, c’était vraiment le pied, d’entretenir un feu.Vous me direz qu’il n’y a pas idée de se mettre à l’ombre quand il y fait des températures pareilles, mais le feu c’est LA et non plus LA ou LA, et donc j’étais à l’ombre.

Restait un gros tas à brûler. Du bien sec, sans vent, c’était l’idéal pour cuire, de la ronce et du bois mort, fastoche…

Sauf que, au fur et à mesure que je mets dans le feu, je vois arriver des brouettes d’autres trucs à brûler. Du nouveau, du qui vient de sortir de terre, ou de la découverte…

Les orties tiens… Faut les éradiquer (qu’on croit). C’est vicieux ce truc là. Non seulement ça pique, mais même mis sur un tas de braises impressionnant, ça refuse de sécher pour brûler. Et puis le temps passant on avise des ronces superflues, sauf celles qui trônent dans le rosier sauvage, encore des épines noires, encore des branches mortes, etc…

Plus j’en brûle, et plus il y en a à brûler, c’est catastrophique. Pulchérie contemplait le tas “à bruler” d’un air consterné : tout sera-t-il bon pour le 26 juin ? En viendrons-nous à bout ?

Car il y a des trucs qui repoussent déjà. Sans engrais et sans arrosage, les orties, les épines noires, les ronces semblent avoir repris une certaine vigueur. Les ronces coupées au ras du sol repartent avec une allégresse à consternavrer un jardinier qui a attendu en vain qu’un buisson de fleurs reparte après l’hiver. On les entendrait presque chanter c’est de la provocation. Les coupeurs savent qu’ils auront les derniers coups de sécateur à donner 8 jours avant le jour J.

Et là, le terrain où se tient le feu, devra également être mis bien à plat pour être fréquentable…

La question est donc la suivante : dans quelle parcelle voisine non entretenue, allons nous finir par mettre les déchets verts ?

Car au bout du rouleau, il nous faudra bien en venir là…

D’ailleurs ON m’a avertie que le feu, c’était terminé, le terrain ayant été mis au point (moins l’églantier de Mrs Bibelot et ses ronces…). Ne me restera plus qu’à couper des ronces fringantes, les pauvres…

Adieu le feu dans le petit bois, c’est désormais du passé… La vestale va laisser la place à la mère de la mariée.

Toute une histoire…

La vie n’est qu’un long calvaire…

PS : c’est tellement un long calvaire que vous pourrez constater que j’ai eu la flemme de mettre au passé le post, alors que je savais que le feu, c’était terminé…

Posté le 14 juin '10 par , dans Histoire de sorcière. Pas de commentaire.

Mon Dieu quelle Rhorreur !

57417023Tout le monde dit que l’orthographe se perd. Il n’y a qu’à aller sur Face de bouc ou lire les commentaires qui atterrissent sur notre blog ou ceux des autres, pour constater que c’est hélas vrai.

Pour les très jeunes, c’est même carrément catastrophique. Mon père est rescapé de plein de choses, mais fort heureusement il n’a pas internet sinon il se pendrait illico, et ma mère s’ouvrirait les veines…

(Bon si ma mère entend dire que j’ai supposé qu’elle puisse s’ouvrir les veines sur le corps de mon père à peine froid, mais dépendu, vous lui direz que j’ai lu ça dans un roman de Tagada Christine, elle saura de quel auteur il s’agit…)

Je suis comme certains (je parle de ceux qui causent sur le net avec en général une bonne orthographe et une grammaire correcte), il m’arrive d’en laisser passer chez moi. Des fôtes. Mauvaise relecture ou pas de relecture du tout, distraction, je me relis parfois longtemps après, en hurlant sur l’horreur que j’ai écrite, que je m’en vas corriger aussitôt.

Par contre il y en a d’autres,  à qui il arrive de ne pas faire de fautes.

Un vrai miracle, un coup du hasard, un ange gardien qui se prend la tête à relire son client… Et franchement, ange ou pas, il y a des moments où l’on préfère intervenir… Ou bien où l’on regrette de ne pas le faire… (perso, je ne corrige jamais un  commentaire, même si cela me démange…)

Pour les moins jeunes ce n’est pas toujours glorieux non plus. Je me souviens de mes relectures chez Truchon, de la prose des ingénieurs (sauf 2 très pointilleux en ce domaine très précis) que je devais corriger, en me demandant comment ils avaient pu en arriver à bac + 6, avec une écriture niveau CE1…

Quelques exemples…

  • A fait du grant tri sa fait du bien et sa continu (le ça : connais pas)
  • Je vous donnerez des nouvelles des que j’en auré (après vous, logique de mettre ez non ? Mais le é qui se rajoute plus loin à l’énormité, m’augmente ma tension de 2 points)
  • Bonne anniversaire (oui anniversaire c’est du féminin, c’est bien connu)
  • Quel régale ! (ah oui, ça devait être bon)
  • Grasse a toi ma journée a commencer sous de bon hospice (bon là je ne sais pas comment je dois prendre le grasse, je passe rapidement sur le er mal-t-à propos, et pour l’hospice également, je me pose des questions…)
  • Je suis fanne (même de radis il n’y a qu’un n)
  • Jé tentais en vin de me servir de céte machine (alors là, je gis sur le dos, les jambes en l’air…)
  • ETC… (hélas)

Où allons nous ? Je sé bien cune lengue doi évoluez mé fo pa chariez…

LA VIE N’EST QU’UN LONG CALVAIRE !

PS : toutes mes condoléances aux instituteurs et profs de français… Ou alors ils ont baissé les bras. On le ferait à moins… (à ma place je t’en foutrais moi, une dictée par jour, la santé pour toujours…)

PPS : au moins en cas de guerre, nul besoin de coder les messages. L’ennemi parlant parfaitement le français n’en aura pas fini de se prendre la tête pour trouver ce que le message veut vraiment dire (ce qu’il dit en fait)… A moins que certains ne se décident à brouiller l’écoute des hommes chargés de traduire les messages pour remettre les pendules à l’heure…

Posté le 11 juin '10 par , dans Crise de nerf. Pas de commentaire.

Comment se pourrir la vie… (le mariage de Pulchérie ?/?)

pentagrammePiste de danse installée dans le petit bois, voilà t’y pô que Pulchérie a une idée de génie le mercredi soir (ne pense pas ma chérie, ne pense pas !).

Le jeudi, son père doit venir monter la baraque à frites (ou à je ne sais plus quoi d’ailleurs, je commence à m’y perdre dans le petit bois…), donc elle doit venir superviser, le gentil également.

Rajoutez sa soeur et gendre n° 2. Sans doute là pour éviter que je ne flanque à Albert un coup de fourche en le voyant. Meu non, je suis civilisée, tout s’est très bien passé avec Albert. Sauf que cela a traumatisé les filles de nous voir nous faire la bise et avec le sourire en plus, et même deviser toujours avec le sourire, sur surtout un peu n’importe quoi (faut pas qu’on cherche à trop creuser non plus et nous le savons tous les deux).

On se serait mis sur la gueule cela les aurait traumatisées également. Jamais contentes…

D’un autre côté nous ne nous étions pas vus depuis 2004 et puis je me voyais mal serrer la main d’un homme avec qui j’ai conçu deux filles les doigts dans le nez.

Bref la veille Pulchérie avait pris une décision, eu une idée, une de celles qui germent dans le cerveau d’un designer inspiré ou téléguidé, et qui terrorisent tout l’entourage. Quand elle dit “j’ai une idée”, tout le monde se fige (sauf les moustiques).

Fallait peindre la piste de danse EN BLANC. Et en rose vif sur la piste de danse AU CENTRE, une étoile à cinq branches.

Mon ainée aussi adorée que sa soeur, aurait pu décider de faire  peindre l’étoile de David, une croix Zvastika (http://fr.wikipedia.org/wiki/Svastika) levogyre, une croix de Lorraine, une croix potencée,  un symbole de l’infini, la grande Ourse, l’étoile du sud, la constellation d’Orion, du petit baigneur,  ou du petit cheval blanc. Non, elle voulait une étoile à cinq branches ou pentagramme étoilé

QUE CA A FAIRE QUE DE SE PRENDRE LA TETE POUR UNE ETOILE DANS LE PETIT BOIS. Nous n’en avions pas rêvé, elle l’a fait !

Dans des cas comme celui-là, je discute avec Pulchérie APRES, quand elle trouve que le blanc c’est moche et que finalement ce serait mieux en vert, ce qui m’ôte le plaisir de lui faire reconnaître que j’avais raison (elle déteste). Ce que je pensais dès le départ, mais si je m’étais prononcée, rien que pour me contrarier (farpaitement), elle aurait fait projeter des paillettes sur le blanc pour qu’il flamboie.

Bref, une fois les chaussettes des deux gendres pleines de blanc lavable à l’eau, il a fallu dessiner le pentagramme sur le sol en partant bien du centre, Pulchérie ayant bien repéré celui-ci.

Dessiner un pentagramme demande un mode d’emploi précis et tout simple (http://www.kulturica.com/pentagramme.htm). J’ai ramené ma toute petite science (tout en me demandant pourquoi ma fille avait eu cette idée tout à coup, ce qui pour moi n’est pas anodin, car le pentagramme symbolise entre autres : le mariage, le bonheur, l’accomplissement) pour préciser que c’était un symbole ésotérique très fort, et qu’il fallait positionner la dite étoile dans la bonne position.

Laquelle ? C’est une bonne question. Théoriquement quand on arrive, qu’on trébuche sur le rebord de la piste de danse et que l’étoile à cinq branches vous remonte soudain à la gueule (comme une bordure de trottoir l’avait fait à un voisin de mes parents qui rentrait chez lui complètement bourré) on doit voir la branche du haut si l’on n’a pas pété ses lunettes ou perdu ses lentilles de contact.

Albert était plein d’idées, avec Pi2R ou PiR2. Tout faux. Les filles en ont profité pour nous dire que nous étions intoxiqués CM2, mais que pour elles c’était loin (que dire de nous… du coup nous avons ricané en coeur ce qui a rajouté à leur traumatisme primal).

Mrs Bibelot précisait que si les américain avaient un pentagone et non pas un hexagone, un octogone ou un tetragone ce n’était pas pour rien, rapport au symbole.  Comme elle a fait du grec ET du latin jusqu’au bac les moustiques atterrés ont fuit. C’était toujours ça de pris… (mais je vous rassure, cela n’a pas duré).

J’ai suggéré à gendre n° 1 de s’étendre dans la peinture sur la piste de danse en prenant la position de “l’Homme” de Léonard de Vinci qui l’avait intégré (l’homme) dans un pentagramme.

Gendre n° 1 s’est opposé formellement à cette proposition digne d’une future belle doche, qui nous aurait permis de tracer l’étoile à cinq branches autour de lui et on se demande pourquoi il était un peu énervé le soir à castorkarma où nous allions acheter de la peinture verte, parce que le blanc sur la piste de danse, finalement c’était moche…

Albert parti en divisant dans sa tête 360° par 5 (je pose mon 9, je retiens 1), les garçons ont essayé de tracer un nouveau pentagramme sur la piste, au moyen de scotch et avec l’aide d’internet, après avoir recouvert la précédente étoile à 5 branches qui pouvait brouiller les pistes,  de ce qu’il restait de peinture blanche lavable à l’eau (en s’enfermant dans la peinture, gag à mourir de rire pour les autres).

Gendre n°2 cet inconscient, a déclaré qu’il viendrait le lendemain, dès l’aube, à l’heure où vrombissent les moustiques, peindre la nouvelle étoile, et attaquer le vert.

Le soir, nous sommes allés contempler, Pulchérie et le gentil de retour pour le WE (le vendredi ils bossaient), l’oeuvre d’art, en subissant le blitz des moustiques de retour.

En vert pour le fond, c’était nettement mieux. ON m’aurait demandé mon avis (ON étant ma fille) AVANT, ON aurait économisé 2 pots de peinture blanche…

Mais pour l’étoile à cinq branches, il y a une branche plus étroite que les autres, et je pense qu’elle restera comme ça…

Je l’ai dit… Erreur fatale, mais cela sautait aux yeux comme un coup de pied aux fesses…

Personne n’a répondu. J’ai senti à quel point j’avais gaffé. Parce que la veille, Pulchérie s’était mis la rate au court bouillon (et celle des autres avec) à cause de cette fichue étoile, et que sa soeur et moi avions fini par l’envoyer bouler lui dire qu’il n’y avait qu’à ne pas peindre d’étoile et point barre…

La vie n’est qu’un long calvaire… Pas besoin d’en rajouter pour se la pourrir…

PS : Le 6 juin, outre l’anniversaire du débarquement, c’était les 4 ans de mon blog. J’ai complètement zappé les deux dates…

Posté le 9 juin '10 par , dans Faites des gosses !. 12 Commentaires.

Faut-il un traitement particulier pour la mère de la mariée ?

exorcisme-copierIl y a des moments où l’on se dit que la médecine ne peut pas tout…

Pulchérie et le gentil Vianney se marient le 26 juin. Cela approche à grand pas…

Déjà, il faut que le temps soit OK. Je me vois mal demander une prescription à Acromion pour que le temps soit beau mais pas trop chaud ce jour là…

Beau ce serait bien, vu les conditions et l’organisation prévues. Une canicule serait de mauvais aloi : je transpire des racines, et de partout d’ailleurs. La mère de la mariée avec les cheveux plaqués sur le crâne, une méchante sueur bien visible sur le visage (heureusement que mon teint d’encore jeune fille (oui, ça repousse), supporte une absence de fond de teint ou de poudre (quoique, quand je transpire…)), avec de grandes auréoles sous les bras, et la culotte qui colle à la chaise, ça fait mauvais effet.

S’il pleut, c’est simple, je vais dégouliner de stress. Donc, il faut un temps beau, pas trop chaud, juste ce qu’il faut. On fait des neuvaines avec moi, comme beaucoup d’autres, merci…

Acromion ayant séché sur ce coup là, et il a bien de la chance d’être sec, il va lui falloir trouver une drogue pour éviter de transformer la mère de la mariée en sérial killeuse.

Ce qui est plus dans ses cordes, mais pas forcément top. Qui sait quels gènes je véhicule ? Hein ? J’ai déjà demandé à mes parents qui m’ont loupé les articulations, mais ils sont restés sans réponse (ces rats), pensant à tout autre chose que mes gènes pendant ma conception (on rêve ! moi j’étais concentrée à chaque conception, d’où les merveilleux résultats…).

Ai-je ou non la bosse du tueur même pas à gages (ce qui donne des circonstances atténuantes) ?

Je sais simplement que si je vais avoir le plaisir de retrouver mes anciens neveux et nièces, je vais également avoir le déplaisir de revoir leurs parents ET mes ex beaux parents.

ET Albert.

Ah je la vois bien l’arrivée de la mariée à la mairie, au bras de son père que je m’en vais dégommer avec une kanachlimachinchose… Mais j’ai promis que non, je ne serai pas armée. D’un autre côté les promesses n’engagent que ceux qui les reçoivent, ça se passe d’ailleurs comme ça au moment des élections.

Ca fait 1 tranxène 10 minimum pour aller jusqu’à sourire à Albert (avec le héros de “lie to me” décriptant mon sourire comme étant 100 % hypocrite…).

Après vient l’arrivée des ex beaux parents. Là faut carrément la dose. 3 tranxène pour ne pas dégommer le connard qui le jour de la naissance de la mariée, m’a réconfortée par téléphone après 72 heures de travail au son de “et c’est tout ce que vous avez trouvé le moyen de nous faire ? (une fille). Et sa femme, cette conne qui approuvait toujours (finalement rajouter 3 tranxène).

Ca fait 7… C’est du lourd…

Viendra fatalement la méchante belle soeur, cette truie de la putain de sa mère, qui se croit sortie de la cuisse de Jupiter et m’a pourri la vie pendant 10 ans en faisant tout pour que son frère me quitte. Comme elle a gagné, rajoutez 5 tranxène (plus une dose de poison mortel à verser discrètement dans son verre)… D’autant que, capeline sur la tête, elle va me toiser comme si je n’étais qu’une merde, car elle ne s’est jamais regardée…

Car moi je ne mets jamais de chapeau sous peine de ressembler à un melon… Il paraît que la mère de la mariée doit se reconnaitre à sa capeline. Les traditions je me les carre dans une gélule…

Cela fait tout de même une sacrée dose pour rester zen,  et emmerdeuse de première, ce jour là je voudrais bien boire un coup tout de même et même plusieurs. Malheureusement les anxiolitiques et l’alcool font très mauvais ménage. Exit les drogues donc. Je me contenterai d’un cachet de vitamine C 1000 le matin. Ou deux. C’est à voir…

J’ai cherché un peu sur internet : le vampire (à gages ou pas) est introuvable. J’en aurais bien vu un pourtant, en train de sucer le sang à tout ce méchant monde, dans les recoins du petit bois. Jusqu’à ce que mort s’ensuive (tant qu’à faire !).

Farpaitement.

J’ai bien pensé à faire appel au facteur comme assassin, tellement nul qu’il ferait n’importe quoi sans que cela ne le dérange, mais il change tout le temps. Ce n’est pas un plan fiable. La vie n’est qu’un long calvaire !

Pour sucer le sang et pomper l’air (coup double et crime parfait), il y a les impôts c’est connu, mais les employés ne travaillent pas le samedi. On se demande franchement dans quel monde on batifole…

Je recherche donc en dernier recours un exorciste pour la mère de la mariée (moi, si vous ne l’avez pas compris), car la vitamine C, ça énerve… Et très franchement, malgré ma douceur naturelle (vous en doutiez ?), il y a des moments où il vaut mieux que je sois d’un calme olympien…

Il paraît que ça marche…. L’exorcisme. Je ne sais pas, je n’ai jamais rencontré une personne possédée en train de se faire soigner.

Et puis l’exorciste pourrait être beau gosse, on ne sait jamais…

Gourou et du même genre, s’abstenir… (je refuse de me répandre du sang de poulet sur la tête la veille du mariage de ma fille aînée, je vais bien être assez stressée comme ça !)

C’est foutu, je suis fichée comme tueuse potentielle. Le pire est que je vais devoir PRIER pour qu’aucun des connards détestés ne se trucide sur une branche mal coupée le 26 juin, car je serais la première soupçonnée…

Je vais passer ma soirée et ma nuit, à vérifier que j’ai bien un alibi…

Je le sens bien ce coup là…

(PS : pour Albert vous pouvez retirer un tranxène, nous nous sommes vus dans le petit bois, nous nous sommes fait la bise AVEC le sourire, et nous avons même plaisanté sur nos filles. D’ailleurs, cela les a perturbées…

Les filles…)

La vie n’est qu’un long calvaire !

Posté le 7 juin '10 par , dans Nos grands moments de solitude. 24 Commentaires.