Le mariage de Pulchérie : dimanche 27

mal-de-tete-copierLe dimanche, nous devions nous retrouver pour des grillades et autres, dans le petit bois.

Il y avait ceux qui avaient dormi sur place (camping) et les proches géographiquement parlant.

Je me suis réveillée assez tard, avec comme qui dirait un mal de tête louche : une sinusite peut-être, ou alors une dent de sagesse ?

Je me suis préparée en vitesse et j’ai appelé mon GENDRE pour qu’il vienne me chercher.

Ma voiture était chargée de la sono à rendre le lendemain à Versailles. Je me suis donc dit que comme les festivités continueraient un petit peu, j’allais pouvoir à nouveau en profiter.

A mon arrivée dans le petit bois, c’était encore bien animé. Comme de coutume, les hommes s’activaient niveau barbecue. Sur le coup : pas faim et besoin d’un bon jus d’orange. Manque de bol j’ai avalé une grande goulée de punch et j’ai trouvé qu’il était un peu tôt (13 H 30), pour remettre ça tout de suite. J’ai donc carburé au vrai jus d’orange, rejointe par ma soeur. Nous étions sans énergie… La vitamine C : que ça de vrai !!!!

Pulchérie toujours avec sa jolie robe et son chignon encore impeccable commençait à rassembler les bouteilles, et allait de l’un à l’autre, heureuse de voir que ce mariage avait fait l’unanimité. Puis certains sont partis les uns après les autres vers 15 H croisant Mrs Bibelot qui ne voulait pas tout louper du lendemain de fête.

Papa avait précisé que NON pour remonter encore le chemin du petit bois, et qu’un fusil braqué sur son dos l’handicapant n’aurait pas réussi à le faire marcher une fois de plus. Bon il a été ballot, comme l’a dit Pulchérie après, il y aurait eu des volontaires pour le monter en voiture !!!

Nous nous sommes retrouvés donc en petit comité, dont faisaient partie entre autres, deux énergumènes bien sympathiques, deux anciens de l’école Boule. Il n’y a pas à protester : les artistes sont bien un peu tous les mêmes, un peu déjantés (je compte ma fille dans le lot). (L’un des deux étant d’ailleurs le jeune homme qui m’avait fait de crapuleuses propositions :-))

Ils pétaient la forme depuis le petit matin, et avaient parait-il réveillé tout le monde même après avoir vu la mariée sortir de sa tente 4 places, l’air aimable, en éructant « ce n’est pas bientôt fini BDM ? ». EUX n’avaient pas mal à la tête, alors que nous commencions à tester le remède miracle contre la gueule de bois : boire un petit coup.

Le marié avait mis de quoi perfuser tout le monde, au frais, et nous avons donc bu du délicieux pétillant de Touraine pendant que les deux énergumènes faisaient quasi à eux seuls, une animation terrible.

La veille j’avais demandé à gendre n° 2 si je pourrais goûter pour la première fois de ma vie à un joint (ça y’est, la police est là, j’avoue Mr l’inspecteur…). Et puis je m’étais dit que cette première expérience + le vin et le champagne ce n’était peut-être pas raisonnable. Ce manque d’expérience cruel, fut donc comblé le dimanche, j’ai tiré 3 tafs, et cela ne m’a strictement rien fait.

Ou alors si, et c’est peut-être pour cela que j’ai pleuré enfin d’émotion parce que tout avait été tellement réussi. Du coup tous les jeunes gens présents m’ont fait la bise et après, je me suis sentie à nouveau très bien… D’un autre côté une boisson alcoolisée à bulles me fait aussi cet effet d’émotion…

Après, plus question de pleurer, sauf de rire, les deux énergumènes nous racontant (entre autres) qu’en préparant leur BTS avec Pulchérie, ils avaient fait équipe avec elle pour je ne sais plus quel projet.

J’imaginais tout à coup, ma fille, (morte de rire en bout de table, à l’évocation de ce souvenir), si maniaque et précise dans ses travaux, avec l’équipe de fer pas triste.

  • Quelle idée, mais quelle idée j’ai eue de faire équipe avec eux !
  • Ben oui dit le premier. Nous un 12 ça nous convenait parfaitement
  • Sauf que répondit le deuxième, nous n’avions pas réalisé que Pulchérie visait toujours le 20. En dessous de 18, limite elle chialait
  • Et alors nous nous sommes retrouvés dans sa chambre de bonne pour finaliser le projet
  • Et tout à coup, elle a fondu un câble (on se demande bien pourquoi)
  • Elle en a bouffé un bout de papier !
  • OUIIIII précise ma fille, ils me donnent un bout de papier, genre, je ne vais pas remarquer que ce n’est pas découpé correctement ! (les inconscients !)
  • Enfin bref, elle a bouffé un bout de papier, nous avons vu venir le coup où elle allait nous faire bouffer le reste, alors on est allés se réfugier sur le pallier pendant que Vianney essayait de la calmer.
  • On a eu un 12. Nous étions ravis, mais elle en a chialé…
  • Je vous épargne le reste…

Vous ne pouvez pas les VOIR, les ENTENDRE. Nous avons tous tellement ri, que j’en avais des crampes dans la mâchoire. Ils ont fait les zouaves pendant un bon moment, puis il a bien fallu envisager tout de même de faire 2 ou 3 allers et retours chez mes parents pour emporter de la vaisselle et du matériel, le plus gros restant à faire, dans la série « yapuka ».

L’un des deux énergumènes a tout de même eu du mal a descendre des plateaux dans le bas du petit bois : cela tanguait un peu fort.

Ma nièce devait remmener les deux énergumènes + gendre n° 2 à Paris. Après hésitation, Delphine a décidé de rester voyant le travail qu’il restait à faire le lundi où là, nous ne pouvions compter sur aucune aide, MON GENDRE se devant le lundi d’être le seul homme présent, gendre n° 2 devant travailler le lundi…

Nous nous sommes tous retrouvés chez mes parents. Vincent et tous ses copains (en fait lui tout seul) était à son tour « ému ». Il m’a embrassée au moins 4 fois au moment du départ, ma mère idem « ravi d’avoir fait votre connaissance mémé », puis voulu aussi faire la bise à Jean Poirotte mort de rire lui aussi, qui l’a prévenu « si tu m’appelle pépé, je t’en colle une ! »

« Alors bisous PAPA ! »

On a casé l’équipe de fer à l’arrière de la voiture de ma nièce, gendre n°2 devant, à la place passager, faire un peu la police au cazoù. En fait non, il paraît qu’il a dormi, pendant que ma nièce se concentrait sur la conduite, avec l’équivalent de l’intégrale du film « Grease » doublé de « la fièvre du samedi soir », à l’arrière…

Mangeage de fromages achetés à la pelle pour ce dimanche, et puis MON GENDRE m’a raccompagnée chez moi assez tard.

Restaient le lundi et le mardi, pour remise en ordre, démontage de ce qui pouvait l’être, etc…

La fête était presque finie. Restait le lendemain soir où les dernières saucisses et merguez seraient grillées chez mes parents, où ma soeur pourrait nous rejoindre avec ses enfants.

Restait beaucoup de boulot, mais il était trop tôt pour cafarder sur la fête terminée…

Car à un moment ou un autre, le long calvaire nous rattrape toujours…

0 réponse sur “Le mariage de Pulchérie : dimanche 27”

  1. Souvent c’est très sympa le lendemain du mariage,il y a moins de pression,moins de monde aussi,les gens sont plus décontractés et tu peux profiter.

  2. A propos de Boulle et du travail en groupe, ma plus jeune a fait les Arts Déco, et elle était exactement comme ta fille, en dessous de 18, c’est un échec humiliant …
    Résultat, elle avait mis au point un système qui a toujours fonctionné : pour tout travail en groupe, elle se mettait avec un ou deux super-glandeurs, et ensuite, avec leur bénédiction ravie, elle faisait TOUT le travail toute seule, et ça convenait à tout le monde … Bravo l’esprit d’équipe, on se demande qui l’a élevée, celle-là !

    Et sinon, tu vas bien ? Pas trop de syndrome de « descente » après toute cette excitation et ce bonheur ? J’imagine que ça doit être bizarre par moment …

  3. Pulchérie aurait bien été capable de faire comme ta fille, mais j’ai le souvenir que dans la majorité des cas, le travail était individuel.
    Quant au syndrome de « descente », je suis en plein dedans, c’est l’horreur !

    1. Je pense qu’il y aurait eu plus d’aide le lundi si quasi tout le monde ne devait pas travailler !
      Mais effectivement, ce dimanche là a été très animé et très gai !

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