Bienvenue sur le blog de la Gentille sorcière.

Archive pour juin, 2011

Ceci est un sondage… (sérieux)

57417023Pour rester dans la ligne sérieuse de temps à autres, dans ce monde de brutes, voici pour vous quelques questions dont les réponses vont forcément m’intéresser.

En effet Pulchérie m’a conseillé de contacter l’éditeur de son amie Anne-So, qui édite des extraits de blogs dans la série “les blogueuses”.

J’ai eu le plaisir de recevoir le It-Book de Cachemire et Soie (dont mon serveur refuse de copier le lien, PDBDM !) que j’ai trouvé très bien (et ma mère aussi), avec les coordonnées de l’éditeur, et les bons numéros pour éventuellement pomper l’air de la malheureuse blogueuse par téléphone… (pour l’instant d’ailleurs, je ne m’en suis pas servie)

Sauf qu’Anne-So fait également des photos. Moi j’ai arrêté, je n’ai qu’un vieil argentique qui en fait de très belles, mais cela coûte cher, et même maintenant que j’ai récupéré mon scan, je ne peux pas donner dans la photo chez moi.

Ne restent donc que mes articles, et je me torture depuis des semaines : qu’envoyer à cet homme charmant dixit Anne-So, qui puisse attirer son attention ? En 5 articles en premier lieu… ou 10 au pire, pour ne pas lui donner la migraine…

Vos conseils me seraient utiles, surtout concernant ceux qui me suivent depuis un moment ou régulièrement. Moi quand je me relis, je me trouve nulle donc je ne sais que choisir…

Avez-vous une catégorie préférée, un type d’articles de prédilection, un article qui vous a marqués (je peux rêver…) ???????

Deuxième partie du sondage : les grandes vacances arrivent, elles sont là, et c’est Waterloo morne plaine pour les blogueurs : on a l’impression, comme dans la rue que TOUT LE MONDE PART DEUX MOIS !

Alors je me tâte :

  • Rééditions, mais j’en ai un peu marre
  • Ou comme l’année dernière, je tiens la barre jusqu’à la rentrée de tout le monde quand moi je vais me barrer (ha ha, je m’admire !)

Je relèverai la copie dimanche soir, mon petit coeur battant la chamade devant le flot de réponses que je ne manquerai pas de recevoir :-)

C’est à vous que je dois d’exister encore au bout de 5 ans, alors pour une fois, la vie va être pour vous un long calvaire (me répondre) !

Posté le 30 juin '11 par , dans Chroniques d'une vie ordinaire. Pas de commentaire.

Sommes nous naïfs parfois… (1)

femme-consternee-copierPuisque vous savez presque tout de moi, vous qui avez la chance incroyable de connaître mon blog, vous savez que j’ai eu des mésaventures avec mon ordi.

En plusieurs épisodes… Sinon ce n’est pas drôle, vous pensez bien… (Je ne peux pas TOUT vous raconter parce que l’ordi ne doit pas savoir que l’homme de l’art/sauveteur est reparti dans le sud alors CHUT pour l’instant…)

Donc j’ai squatté chez ma soeur qui se promène désormais avec une auréole derrière la tête.

Le jeudi de l’ascension, nous déjeunions Delphine, ma soeur et moi, chez mes parents, et ma soeur me précisa que le lendemain, je pourrais squatter à partir de 16 H 15, mon neveu (13 ans) sortant du collège à 16 H. Et moi stupide :

  • Il saura allumer ton ordinateur ? (pour moi à ce moment là, les portables étaient hermétiques, mais maintenant ça va mieux sauf que je n’aime pas leurs claviers qui m’empêchent de frapper à mon rythme très rapide…)
  • Delphine : maman, ils savent tous allumer un ordinateur dès 3 ans, et même avant, et se servir en plus de toutes les télécommandes tout en programmant un antique magnétoscope avec les doigts de pieds …
  • Suis-je bête…

Un peu comme Mrs Bibelot, un peu naïve parfois. J’arrive chez elle un bel après midi, et je la trouve toute excitée. Elle a retrouvé dans un placard, dans le troisième grenier au fond du couloir à gauche, sa collection de boîtes de chocolats (j’ai déjà précisé que ma mère garde TOUT).

  • Tiens, qu’est-ce que tu fais ?
  • Ah ma chérie, je suis en train de préparer 2 boîtes à couture pour tes filles. Tu comprends, j’ai trop de mercerie (ayant récupéré en plus de la sienne, celle de sa belle mère, celle de sa mère, celle de sa grand mère, celle de sa grand-tante : moralité il y a 1700 bobines de fils de couleurs, environ, et les aiguilles je ne vous raconte pas, ni les élastiques, ni les boutons…)
  • Maman, tu sais, si les filles se précipitent la bave aux lèvres sur une boîte à couture, c’est qu’elles auront été atteintes par un nuage toxique ou auront mangé des champignons hallucinogènes…
  • Je n’avais pas pensé à ça (déçue la grand-mère, qui n’avait pas remarqué que ses petites filles ne savent même pas enfiler une aiguille, sans avoir l’excuse de la presbytie)

Pour la consoler, j’ai accepté d’en prendre une.

Qui s’est rajoutée à la mienne, dont les filles hériteront un jour, on a les parents que l’on mérite…

Car la vie n’est qu’un long calvaire…

Posté le 28 juin '11 par , dans Dans la série Diabolique. 18 Commentaires.

Scène de ménage : l'achat du matelas…

matelasVous connaissez mes parents, moi aussi, et un peu mieux que vous (d’abord). C’est un peu comme si je les avais faits pourrait-on dire…

Aussi quand le vendredi 24 juin je suis arrivée chez eux pour le thé de l’après midi, et que j’ai vu ma mère plongée dans une publicité du Roi du matelas, je ne me suis pas inquiétée outre mesure.

J’avais tort…

Mrs Bibelot décortique toujours les publicités qu’elle reçoit dans sa boîte aux lettres. Moi sur la mienne j’ai l’option “NO PUB”, que tout le monde ne sait pas lire, mais là n’est pas le problème… Non, j’ai entrevu le problème quand mon père s’est levé de sa petite sieste et qu’il s’est précipité sur la pub, lui aussi.

J’ai compris que l’heure était grave, que la publicité ils en avaient déjà discuté, car l’urgence urgente du jour, subitement, était de changer leur matelas qui commence à se faire vieux.

C’est peu de le dire, ce matelas leur ayant été donné par ma meilleure amie et son mari, il y a environ 15 ans : c’était de la qualité, et je ne veux absolument pas savoir tout ce que ce matelas aurait à nous raconter (ah, si les objets pouvaient parler…).

Et si l’heure était encore plus grave, c’est que quand Jean Poirotte veut, c’est comme quand il ne veut pas. Limite, il fallait que le matelas soit sur le lit le soir même ou dans une heure maxi. Quand il a une idée dans la tête c’est comme quand il s’est choppé une écharde dans la main : il faut l’extraire immédiatement et sans délais (et sans douleur si possible).

Mon père a sorti ses lunettes pour examiner la publicité moins 50 % limite le Roi du Matelas vous paye pour le débarrasser du(des) matelas :

  • Celui-là Bibelot, il a l’air plutôt bien
  • Je ne veux pas de ressorts, je veux du matelas mousse, et je veux aller voir et tester, je ne veux pas passer ma vie sur cette pub !
  • Et celui-là, regarde, ce ne sont pas des ressorts classiques, c’est achement mieux.
  • Je ne veux pas de ressorts, je veux du matelas mousse, et je veux aller voir et tester, je ne veux pas passer ma vie sur cette pub !
  • On pourrait y aller maintenant non ? (quand je vous le disais que ça urgeait)
  • Non, on attend la femme de ménage
  • Frustration non sans examen approfondi de la pub…

Le samedi, j’arrive, pour trouver ma soeur qui n’est pas comme tout le monde, en WE chez les parents, en contemplation devant la publicité du Roi du matelas. L’affaire se corse, car, entendant que ses parents allaient changer de matelas, ma soeur a décrété que le sien n’était plus muni d’amortisseurs et qu’il faut donc changer le sien aussi…

  • Il faut réveiller maman au plus tard à 15 H parce qu’ils vont aller au Roi du matelas (oh la surprise !), s’acheter un matelas (grande nouvelle !) et puis un pour moi aussi
  • Soupir
  • Il est 14H 55, on la réveille maintenant ? Le temps qu’elle se lève…
  • Soupir
  • 15 H pétante : arrivée de Mrs Bibelot.
  • 5 minutes après, arrivée de Jean-Poirotte, qui reprend en main la pub…
  • Alors, celui-là…
  • Ah mais tu m’enquiquiiiiiiiiiiine ! Je te dis que je veux aller voir…
  • Quel caractère….  Celui-là aussi a l’air bien…
  • Je ne veux pas de ressorts, je veux du matelas mousse, et je veux aller voir et tester, je ne veux pas passer ma vie sur cette pub. Tu viens avec nous Coraline ?
  • Ben oui (je ne veux pas manquer cela et éventuellement regarder les oreillers en solde…)
  • Bon on y va ? (ma mère), tu as fini de contempler cette publicité ?
  • Ah mais tu m’enquiquiiiiiiiine, tiens, regarde, les prix sont donnés pour du 90 de large, TOUT EST A REVOIR !
  • Pitié ! (moi, en silence, c’est mieux…)
  • Comme on y va, on VERRA SUR PLACE
  • Ah mais tu m’enquiquiiiiiine, j’ai bien le droit de regarder !
  • Tu regarde depuis hier midi !
  • Et bien j’ai encore besoin de regarder…

5 minutes après, nous sommes prêtes à partir que mon père est encore en contemplation devant la pub. Certains m’auraient demandé de faire des comparaisons sur Internet, de les tenir au courant heure après heure des bonnes promotions, mais non, c’était le Roi du matelas ou la botte de paille…

Arrivée chez le Roi du… où la vendeuse fort sympathique par ailleurs,  pleine d’humour (et ayant un instinct très sûr), comprend qu’elle va passer un mauvais quart d’heure (je confirme).

Evidemment Jean Poirotte se dirige vers le matelas de ses rêves fous nés de l’arrivée de la publicité dans sa boîte aux lettres, la VEILLE.

  • Je ne veux pas de ressorts, je veux du matelas mousse (ma mère)
  • Je ne le sens pas (mon père, s’asseyant sur le matelas qui n’est pas de ses rêves fous, mais 100 % mousse…)
  • Testez-le (la vendeuse)
  • Du coup, ne sachant pas à quelles extrémités ils peuvent en arriver pour tester le matelas, je vais me renseigner pour mes oreillers : loupé, ils ne soldent que les rectangulaires, je déteste.
  • Bah il n’est pas si terrible que ça (les parents enfin synchro)
  • Alors je vous conseille celui-là (la vendeuse qui joue avec sa vie parce qu’il y a des ressorts…)
  • Bibelot ! (mon père), ce sont des micro-ressorts (ça change tout)
  • La vendeuse confirme : cela change tout, et si elle s’y sent bien, à quoi bon tergiverser hein ?

Ils tombent d’accord sur le matelas choisi par Jean-Poirotte, après contemplation de la pub pendant environ 15 heures.

C’est toujours comme ça.

Comme quand ils m’avaient emmenée avec eux pour choisir un ensemble (en solde) canapé 3 places + canapé 2 places + fauteuil : blanc.

  • Ma mère : je ne veux pas de blanc, c’est trop salissant
  • Oui mais c’est scotch guard (le vendeur sadique et de mauvaise foi)
  • Ils sont repartis avec l’ensemble blanc que mon père avait de toutes manières décidé d’acheter.

Ma mère se fait toujours avoir, elle le sait, et c’est ainsi que les prénoms de leurs enfants, les noms des chiens, chats, les canapés, fauteuils, matelas, etc, ont toujours été choisis par Jean Poirotte.

Parce que quand il veut, c’est comme quand il ne veut pas. (Quand il ne veut pas, je ne vous raconte pas la force d’inertie, on dirait Albert…)

S’il avait décidé qu’Attila ne rentrerait pas sur le territoire, l’autre s’en serait retourné vers la Mongolie extérieure ou intérieure… Et si mon père avait été Vercingétorix, Jules César serait reparti franchir le Rubicon, sans avoir conquis les gaules…

Mais mon père est né trop tard dans un monde trop vieux. Sauf pour le choix du matelas…

La vie n’est qu’un long calvaire…

PARCE QUE, le matelas ne sera livré que samedi prochain, et que c’est tout bonnement impossible à imaginer…

Je vous raconterai…

Posté le 26 juin '11 par , dans Ah ces parents !. 11 Commentaires.

C… comme Con…traception (1)

Contraception

A titre indicatif et pour faire un peu sérieux, la contraception n’a été légalisée qu’en 1969, ce qui a évité à Mrs Bibelot d’avoir un bébé pilule car elle avait déjà eu plusieurs enfants avec plusieurs méthodes mais là n’est pas la question.

J’ai ma définition de la contraception, ayant appris après la naissance de Pulchérie qu’après de l’hypertension gravidique, la pilule était exclue (à l’époque). Vous imaginez ma consternation et celle l’Albert (bien pratique la pilule).

Bien évidemment il ne m’est pas tout arrivé, mais j’ai glané d’intéressantes informations pendant des années au travers ma propre expérience et celle d’autres malheureuses…

Définition : ensemble de moyens efficaces et éprouvés pour ne pas faire des enfants, tout en faisant l’amour. Elle a ses couacs. On le découvre généralement brutalement quand le médecin nous dit :

  • Vous avez vu votre tension ? plus de pilule
  • C’est quoi ce taux de triglycérides ? plus de pilule
  • Il faut que je vous parle de votre cholestérol : plus de pilule
  • Tabac + pilule ? J’ai vu des femme de 30 ans en mourir. Plus de pilule
  • Vos boutons ? la pilule truc va tout arranger
  • Une phlébite ? on arrête la pilule truc. De toutes façons plus de pilule du coup
  • Votre circulation ? Hmmm certainement la pilule
  • On essaye le stérilet, le diaphragme, les progestatifs, les spermicides, les préservatifs. Le médecin dit :

Stérilet :

  • C’est une hémorragie, je retire
  • C’est une déchirure, je retire
  • 15 jours de règles par mois c’est beaucoup trop, je retire
  • Vous avez mal au ventre les 15 autres jours ? D’un autre côté c’est efficace comme contraceptif !
  • Je retire aussi celui-là visiblement vous n’en supportez aucun
  • Pas la peine de le retirer il est déjà parti
  • Mince, j’ai coupé les fils trop court, votre mari risque de les sentir (il va les sentir)
  • Quel stérilet ?

Diaphragme :

  • Si vous le posez comme cela ce n’est pas gagné…
  • Plus de variation de poids de plus ou moins 3 kg (un fou)
  • Vérifiez de temps à autre qu’il n’est pas percé
  • Ah… J’ai dû me tromper en prenant vos mesures
  • Votre col est à montrer à l’académie de médecine

Progestatifs :

  • Vos boutons ? Oui c’est bien la progestérone ! Supportez les, je n’ai plus de solution pour vous.

Spermicides :

  • Vous mettez l’ovule bien au fond, vous attendez 10 minutes et pas plus d’une heure
  • Bon d’accord ça coule un peu
  • Vous récupérez l’éponge comme vous le pouvez, mais sachez que c’est le plus confortable des spermicides (découverte de la position dite : “du lotus déjanté” dans la salle de bain)
  • Pas de savon 6 heures avant ni 12 heures après d’ailleurs
  • Il y a un taux d’échec assez important, restez vigilante

Si on parle préservatif passé le temps réglementaire l’homme dit : “Et puis quoi, tu ne peux pas prendre la pilule comme tout le monde ?”(ça c’est ma génération, les jeunes seraient moins réticents…)

Quand on a tout essayé successivement et dans le désordre, on se retrouve au moyen âge.

En ce qui concerne nos filles, c’est une autre histoire. J’étais en effet de la génération qui a connu la parenthèse enchantée de la contraception sans SIDA…

A suivre donc…

(La vie n’est qu’un long calvaire)

Posté le 24 juin '11 par , dans Chroniques d'une vie ordinaire, Dictionnaire d'une civilisation tordue. 11 Commentaires.

Comment supporter nos collègues de bureau : l'éternel distrait…

Bon, celui là je l’aimais bien malgré tout, et nous gardons de loin en loin, des relations téléphoniques, lui s’inquiétant de savoir si j’ai “retrouvé quelque chose”, et s’en voulant de ne pas pouvoir m’aider.

Fabrice. L’éternel distrait. Battant largement Pierre Richard (si, si…).

Il a mis 2 semaines à réaliser que mon bureau était occupé, par moi… Il a donc passé 2 semaines à ne pas me dire bonjour ou au revoir, et à ne pas réaliser que ce n’était pas Sandra qui lui passait les communications.

Non, il m’a découverte alors que j’étais descendue fumer une clope dans le lieu ad hoc, qu’il venait faire de même, et m’a demandé qui j’étais, d’un air soupçonneux…

Il s’est insurgé : on aurait pu le prévenir qu’il y avait une deuxième secrétaire, c’était la moindre des choses… (j’étais juste en face de lui à 3 mètres environ…)

Il a oublié sa distraction 2 heures après, en m’apportant un manuscrit de 10 pages à taper, écrit en mode “mec bourré deuxième langue”.

Après nous avons été très potes, surtout quand il a perforé son ulcère qu’il ne faisait plus surveiller (une distraction), et que j’ai été celle qui a appelé les pompiers en urgence nonobstant l’avis des autres “il fait une crise de foie” en lui sauvant limite la vie. D’ailleurs, j’ai été la seule à aller le voir à l’hôpital (qui refusait de le transférer dans le 91 à côté de chez lui), un jour sur deux. Cela il s’en souvient toujours et sa femme qui ne pouvait pas se déplacer tous les jours, aussi.

Mais Fabrice…

  • Arrive un matin avec un sac poubelle, à ma grande surprise : ce n’est rien, il a juste oublié de le jeter dans le container… en bas de chez lui. Du coup il me le confie…
  • Arrive systématiquement avec une heure d’avance ou de retard, au moment du passage à l’heure d’été, ou d’hiver (d’ailleurs à ce sujet…. blablablablabla…)
  • Vient me voir parce que son ordinateur ne marche pas : normal, l’engin est débranché.
  • Ou alors il a oublié de l’allumer (plus courant, ainsi que la panne d’écran qu’il n’a pas rallumé…)
  • Me dit : “je te laisse le dossier Shmurts, je compte sur toi pour t’en occuper pendant mes congés”, et part avec…
  • Oublie son mot de passe pour l’ordi, et au bout de 3 ans me le confie sous le sceau du secret le plus absolu. Avec à chaque demande un “tu es certaine ?”
  • Oublie qu’il a mis un gros bout de bois pour que la fenêtre ne se referme pas tout le temps. En a marre des courants d’air, et vient refermer la fenêtre d’une main ferme, la dégondant au son de “arrêtez de ricaner, et venez m’aider putain bordel !”
  • Oublie sa fille qu’il devait déposer à la crèche et qu’il me confie pour la journée (heureusement il ne l’a pas oubliée dans la voiture)
  • Part de chez lui en prenant ses clefs, mais en refermant la porte avec celles de sa femme qui est du coup enfermée chez elle. Je ne vous dis pas ce que je me suis pris dans les oreilles quand elle a découvert qu’elle ne pourrait pas sortir avant le retour de son homme, Fabrice étant parti en clientèle et ayant bien évidemment oublié de recharger son portable…
  • Part précipitamment du bureau (toujours), remonte 2 minutes après : “Coraline on m’a volé ma voiture”.
  • Non Fabrice, tu as laissé ta voiture au garage ce matin, et tu as encore 20 minutes pour aller la récupérer, je t’emmène en partant…
  • Part en Nouvelle Calédonie pour 3 semaines, pour une mise en service en oubliant le dossier technique indispensable
  • Et le billet d’avion que j’avais scotché sur son écran d’ordi…
  • Laisse une étiquette sur son téléphone portable qu’il oublie partout, en précisant de l’appeler sur… le portable en question.
  • Part déjeuner avec moi, papote dans sa voiture, descend au bon endroit, m’oublie et referme la voiture avec l’alarme (je suis restée coincée 1/4 d’heure, le temps qu’il réalise que l’alarme était la sienne…)

Bref, le collègue super sympa par ailleurs, mais derrière lequel on fait voiture balais, parce que finalement, tout est de la faute de la secrétaire… Comme j’en avais un autre à pister pour réparer les erreurs (le chef du service commercial),  je me sentais parfois lasse…

D’autant que concernant le calcul de ses commissions, Fabrice n’avait aucune distraction, et repérait une erreur d’un euro sans prendre le temps d’y réfléchir…

Et puis il s’occupait de ses dossiers de A à Z sans emmerder personne et c’était toujours impec… (pour les laisser sur son bureau avant de partir procéder à l’installation…)

Comme quoi…

La vie n’est qu’un long calvaire

(Fabrice, si par un hasard curieux tu me lis, ne m’en veux pas, tu sais que je t’aime beaucoup tout de même…)

Posté le 22 juin '11 par , dans Dans la série Diabolique, Histoire de sorcière. Pas de commentaire.

Pensées d'outre tombe de Diabolos…

Mon_animal_de_compagnie

Je n’ai jamais compris comment j’étais arrivé “avant”. Je me souviens que quelqu’un s’occupait de moi en me léchant tout le temps, avec une langue râpeuse et que c’était très désagréable, sauf que chez ce quelqu’un, il y avait de quoi boire, s’empiffrer même, après avoir trouvé la bonne tétine.

Nous étions plusieurs, mais nous nous sommes perdus de vue assez rapidement, et j’ai débuté ma “vie” dans un restaurant, ou plus exactement dans la cuisine d’un restaurant.

D’où ma passion pour l’eau. Je n’avais qu’à passer la patte sous le robinet, et HOP, ça coulait, je me douchais et cela amusait tout le monde.

Ce n’est pas le moment de vous raconter toute ma vie : chaque chose en son temps. Je reste dubitatif. Si je ne sais pas comment j’étais arrivé “avant”, je n’ai pas compris comment je suis arrivé “ici” maintenant.

J’étais très mal, et je ne comprenais pas ce qu’il m’arrivait. ELLE s’occupait de moi comme elle pouvait, j’avais soif soif soif, mais pas faim, mais je ne pouvais plus évacuer quoi que ce soit, ou me déplacer pour boire.

Heureusement qu’ELLE était là pour la soif. Le reste je m’en foutais, elle allait tout arranger.

Il y a eu un épisode dont je ne me souviens pas. Je me suis retrouvé les quatre pattes écartées dans ma chère baignoire, et c’est ELLE qui m’a séché et enveloppé dans une serviette. Puis elle m’a pris dans ses bras, et je suis parti avec elle chez le mec qui manque de respect aux chats, mais je m’en foutais totalement, plus rien n’avait d’importance.

J’ai senti que je m’endormais, la tête dans la main de ELLE qui pleurait et je me demandais pourquoi.

Quand je me suis réveillé, ELLE ne m’a rien expliqué du tout. ELLE n’était pas là. J’ai pris juste un petite baffe  patte douce d’une chatte noire qui m’a expliqué immédiatement que je l’avais injustement remplacée et que c’était un scandale.

Et que d’ailleurs, je ne pourrais plus communiquer avec ELLE, car nous étions désormais ailleurs.

Il y avait du monde qui m’attendait : la petite noire qui n’acceptait pas que je puisse avoir pris sa place, une tricolore qui se léchait la patte en déclarant qu’elle attendait les filles de ELLE, et une autre, assez jolie d’ailleurs, qui s’amusait avec une énorme chienne qui semblait regarder en bas, elle aussi.

La chienne, j’ai évité de discuter avec. Je n’ai jamais aimé ces bêtes là, qui remuent la queue quand il ne faut pas, et ronronnent à l’envers…

Tout le monde était d’accord sur UN point : c’était tout le monde qui avait le plus compté. Les problèmes de parenté étaient insolubles : je suis la fille de, qui était la maman de, et la cousine du côté de la bicyclette du grand-père truc, donc de nombreuses chiennes discutaient entre elles.

C’était compliqué. J’avais tout à coup plein de soeurs, de cousines, de tantes et soeurs à la fois, j’avais le tournis…

Dans un coin, il y avait un petit bout de chat noir et blanc qui miaulait de temps à autres pour nous expliquer qu’il était le fils de la fille de ELLE.

Donc, laissez moi chercher un peu : mon neveu…

“Pas du tout” a dit la noire à la patte douce mais quand même genre baffe qui tue, “c’est mon neveu à moi, car j’étais la soeur de la fille de ELLE”. Du coup elle s’en occupait un peu du minot, pour lui expliquer la vie, mais visiblement il était parti trop tôt pour nous comprendre, nous…

Insoluble.

Tout est insoluble ici d’ailleurs. En bas c’est le bordel, je ne vous raconte pas comment c’est en haut.

On attend sa maitresse chérie, on la voit arriver, mais elle, attend une matraque à la main, un mari aimant qui lui avait promis fidélité à vie et qui en fait, s’est remarié 3 fois. Quand il arrive et que ses 4 femmes l’attendent chacune avec une arme et des réponses que j’exige immédiatement, on fait ceux qui ne les avons pas vus…

Du côté des rois de France et de la noblesse, ce n’est pas mal non plus, ça se courchasse dans tous les sens, parce que quand on est LA on sait TOUT et on a TOUT compris…

Du coup, nous, on reste entre nous et on mange de la crème et du steak haché. Moi je me baigne en plus, et en cela je me sens incompris, sauf par les tigres, mais s’il fallait que je m’étende sur le problème des tigres on serait encore là dans 1000 ans, au moins.

Nous n’avons pas discuté très longtemps des aléas de la vie en haut. Enfin, haut, bas, c’est subjectif et cela n’a aucune importance en fin de compte.

Genre 10 jours après mon arrivée, grand maximum, si les jours se passent comme “avant”, nous avons reçu une nouvelle recrue et de quoi alimenter la conversation, décider des problèmes de cousinages et parenté, etc…

J’ai senti que l’on serait potes tous les deux. Nous sommes de la même famille, mais nous n’avons aucun antécédent de jalousie ou de prédominance, même si lors de mon dernier été, j’avais senti parfois, son odeur sur ELLE.

Sacha est désormais avec moi…

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Posté le 20 juin '11 par , dans Les pensées de Diabolos. 20 Commentaires.

Les envahisseurs…

Caissi_re_55949031David Vincent les a vus. Moi j’ai des doutes terribles, et comme aurait dit Pulchérie petite, c’est “l’horrorification” extrême (je n’oublierai jamais cette expression qui était le résumé de l’horreur de sa vie : “vas ranger ta chambre” “non c’est trop horrorifiant !”).

Ils sont là et vous ne voyez rien. J’en suis attristée, déconfite, consternée, dépitée, isolée, ennuyée, tout bêtement horrifiée, au bord de m’ouvrir les veines. Mais non, ils ne m’auront pas, ce serait trop simple.

Dans un moment d’égarement, je suis allée faire un tour au supermarché et pour moi c’est la galère, pire que d’aller à Paris maintenant que je m’y suis faite (à aller à Paris, z’avez qu’à suivre) (d’où l’égarement donc).

Pour 4 yahourts, deux litres de lait, un mascara et 25 sacs poubelles me voici à la caisse et comme de coutume j’ai fait la totale.

Je m’étais glissée habilement et  ricanant devant ma ruse, derrière une dame seule avec un caddy tellement peu rempli que je me suis demandé pourquoi elle n’avait pas pris un panier. Personne devant elle. J’ai eu l’explication rapidement : son mari et ses 3 grands fils sont venus la rejoindre avec 4 caddies débordants, alors qu’elle avait mis sur le tapis déroulant, 4 tranches de jambon et 2 litres de lait. 1/2 heure d’attente et pendant ce temps là tous les autres, aux autres caisses, passaient comme l’éclair.

Panne de rouleau de la caissière quand est venu mon tour. Et pendant ce temps là tous les autres, aux autres caisses, passaient comme l’éclair. Puis mes sacs poubelles ne passaient pas au code et il a fallu rameuter un jeune homme en rollers. Et pendant ce temps là tous les autres, aux autres caisses, passaient comme l’éclair.

J’ai un don extrême pour les caisses qui merdent et étant chanceuse (vous l’aurez compris) je pensais que c’était moi qui m’attirait les foudres de je ne sais qui.

Que nenni. J’ai découvert jadis que Dame Venezia (suivez toujours) attirait également les caisses en panne ou en relâche le temps que l’on trouve le prix de l’article au troisième étage, fond du couloir à droite, ceci sous fond de caissière sentant très légèrement la transpiration (suffisement pour qu’on la sente pendant 1/2 heure).

A nous deux un midi à Maqueudonald c’était épique. On choisit une caisse et hop, pendant ce temps là… Pour 2 hamburgers on regarde passer les autres : à l’autre caisse. On change de caisse : elle tombe en rade. La machine refuse la carte bleue, un vigile arrive avec l’air aimable + 3 flics pour nous coffrer au caz’où, et il y a de l’attente pour un royal bacon sur deux.

Voguant ça et là sur les blogs tristes bien évidemment car j’aime bien me faire pleurer, je suis tombée sur plusieurs personnes se plaignant de ne jamais être dans la bonne file. C’est pareil que moi : panne de rouleau, prix qui ne s’affichera pas, na, carte bleue refusée, cliente précédente bloquant tout le monde pour un vernis à ongle pour lequel elle ne dira jamais “pas grave je ne le prends pas” (ce que je fais moi pour ne faire chier personne et surtout pas moi, cela peut toujours attendre).

J’en parle à ma soeur et meilleure amie. Et voici qu’elles aussi sont des maudites des caisses… Cela finit par faire du monde, Mrs Bibelot vivant quotidiennement le même calvaire. Tout le monde vit un calvaire aux caisses, c’est général.

Alors dites moi… QUI passe à la vitesse de l’éclair, sans soucis aucun, et avec le sourire de la caissière ? QUI ?

Je vous le dis, ils sont parmis nous… On ne sait pas de quoi ils se nourrissent, ce qu’ils achètent, ni de quelle planète ils viennent. On les reconnait juste à leur diabolique faculté de passer comme l’éclair A LA CAISSE. Sans panne de rouleau, sans hordes de fils avec caddies pleins, sans prix qui ne s’affichent pas. Ils sont là, ils nous narguent en plus…

Et pendant ce temps là… Le monde est menacé. Et en plus on ne fait rien.

Posté le 19 juin '11 par , dans Crise de nerf, Dans la série Diabolique. Pas de commentaire.

Comptez sur la TV pour vous instruire…

TOUJOURS PAS D’IMAGE, JE SQUATTE TOUJOURS !

Je regarde très peu d’émissions, voire même aucune, mais de temps à autres, le samedi, attendant le journal de 13 H pour juste prendre connaissance des gros titres, j’entends d’une oreille distraite, l’émission qui précède.

Normalement instructive.

Samedi 14 mai, j’ai sursauté, devant l’énormité de la réponse donnée à la question “qu’est-ce qu’une lapalissade”. Le candidat a bien répondu “une évidence évidente”, et le commentateur, lisant ses notes de préciser :

  • Oui, le terme Lapalissade vient de Monsieur de La Palice (orthographe d’origine) célèbre pour ses vers énonçant des vérités évidentes et donc, ridicules.

Sauf que…

J’ai appris, au lycée, à l’époque où les profs espéraient nous voir repartir en juin, moins ignares qu’en septembre (et parfois le temps passant, espérant au passage ne jamais nous revoir…), l’origine des lapalissades… J’ai été obligée d’aller tout vérifier sur Wikipédia, mais bon, je savais que le commentateur de l’émission culturelle avait dit une connerie (écrite par un autre…).

Lapalissade vient du nom de Jacques II de Chabannes, seigneur de la Palice, maréchal de François 1er, mais contrairement à ce que l’on pourrait croire, il n’a été l’auteur d’aucune lapalissade. Ses soldats, pour illustrer son courage lors du siège de Pavie en 1525, où il trouva la mort, écrivirent une chanson à sa mémoire, dans laquelle se trouve la strophe suivante :

Hélas la Palice est mort,
Est mort devant Pavie,
Hélas, s’il n’était pas mort,
Il ferait encore envie… (par son courage et sa bravoure)

C’est peu à peu, que la chanson a été déformée en :

Monsieur de la Palice est mort
Est mort de maladie
Un quart d’heure avant sa mort
Il était encore en vie…

Etc…

Je trouve tout à fait inadmissible d’entendre des “vérités” totalement fausses, dans des émissions théoriquement culturelles.

C’est mon problème…

Il y a aussi les aneries que l’on dit aux informations, les non-sens et les mots maltapropos… Désormais je regarde avec un carnet à portée de main,  pour noter les perles, en attendant celles du bac 2011…

CAR : la vie n’est qu’un long calvaire…

Posté le 17 juin '11 par , dans Histoire de sorcière. Pas de commentaire.

Tu ne le diras à personne…

secret-copierCette phrase redoutable, vient souvent clore une intéressante conversation au cours de laquelle, un Quidam vient de vous confier :

  • Son intention de divorcer pour refaire sa vie avec un danseur du Bolchoi
  • Qu’il est atteint d’un cancer du bras gauche
  • Qu’il a le SIDA
  • Qu’il a vidé le compte joint pour jouer aux courses, 150000 euros tout de même…
  • Qu’il ne se lave les pieds qu’une fois par mois
  • Qu’il est bien le meurtrier de son conjoint dont le corps est dissimulé dans le puits de tante Hortense (noter de ne plus boire de l’eau quand on va chez tante Hortense qui radine avec la compagnie des eaux)
  • Et gnagnagna…

Généralement le Quidam est un proche, très proche, plus que proche et le “personne” englobe toute la famille, cousins issus de germain des germains compris.

Quand le Quidam est un(e) ami(e) vrai(e), c’est plus facile à gérer, vu que généralement le “personne” englobe SA famille et SES ami(e)s, et que l’on peut tout de même se décharger un peu chez un proche à nous (qui nous remercie au passage, sauf s’il ne connaît pas personnellement le Quidam, et donc s’en bat les oreilles sans problème).

Et sinon, vous vous retrouvez comme un con (le Quidam se sent mieux de s’être confié), avec un secret à garder pour vous et qui vous empêche de dormir la nuit dans certains cas.

Je ne parle pas bien sûr, des secrets que l’on peut parfaitement garder en dormant la nuit :

  • J’ai un amant
  • J’suis amoureuse de truc
  • J’ai une touche pour un autre job mais il ne faut pas que Truchon le sache
  • Etc…

Je parle des choses vraiment graves.

Sans avoir bénéficié d’une question préalable importante “j’ai un secret à te confier, il ne faudra le répéter à personne, est-ce que je peux me lancer avec toi ?”

Là vous avez toujours l’option de répondre “non” au risque de passer pour une mère, fille, soeur, belle-soeur, cousine, amie, indigne (ne rien rayer, liste plutôt non exhaustive).

Dur.

Très dur.

Très très dur, surtout quand c’est grave, et généralement ça l’est.

Ce n’est évidemment pas Martine, la conne de comptable, qui vient vous raconter qu’elle trompe son mari et qu’il ne faut le répéter à personne. Martine vous vous en tapez et vous serez de confiance.

Ou pas… Surtout si le “personne” c’est “tout le monde dans la boîte” et que tout le monde se fiche de Martine comme de sa première chaussette (qui a le mérite, elle, de nous avoir réchauffé les pieds il y a longtemps)…

Ca rime à quoi ces secrets ? C’est la mode dans certaines familles. Celle d’Albert était gratinée. Cela allait du truc grave (la grand-mère furoncle est dans un état grave, mais il ne faut le répéter à personne), (la grand-mère furoncle est morte mais il ne faut pas le dire aux filles… (!) (je me suis gênée tiens…)) au truc anodin dont on ne comprend pas le pourquoi du comment : pourquoi ne faut-il pas dire à la cousine Berthe que l’on a mangé du poulet le dernier dimanche ? La cousine Berthe risque-t-elle de déclarer une guerre intra-familiale que les invasions barbares à côté c’était de la petite bière, parce qu’à elle on ne fait jamais de poulet ?

Ou bien, on lui a piqué un poulet dans sa basse cour, et il ne faudrait pas qu’elle puisse penser que c’est justement celui-là que l’on a mangé ?

Le mystère peut rester entier jusqu’à la fin des temps…

La pire histoire que j’ai connue a été celle d’une pauvre femme, pourtant forte de caractère et tout et tout (malgré son âge, parce que l’âge ne vous rend pas forcément sénile et incapable d’affronter la vie), à qui l’on avait caché “pour l’épargner” que l’un de ses fils était gravement malade puis, carrément mourant.

Elle a donc vu débarquer un beau mardi, ses 3 enfants survivants venant lui déclarer que le 4ème était enterré le lendemain. Pour l’épargner, c’était vraiment réussi !!!

Bref, les secrets, personnellement moi je, vu mon âge, j’en ai un peu soupé.

Tout le monde est prévenu, je ne suis plus une tombe, qu’on se le dise. Je veux bien faire une exception pour les enfants encore enfants, mais il est inutile désormais de me raconter n’importe quoi, en me précisant :

  • Tu ne le diras pas aux parents (comme s’ils étaient débiles et séniles, et incapables d’affronter certaines vérité, c’est limite la pire injure à leur faire)
  • Tu ne le diras pas à tes filles (29 et 26 ans, c’est vrai qu’elles sont trop jeunes…)
  • Tu ne le diras pas à machine (qui m’appelle toutes les semaines et se pose des questions, cela rend la situation encore plus inconfortable)
  • Tu peux le dire à untel, unetelle, sauterelle et Isabelle, mais à personne d’autre. Poil à la maquerelle !

Avec meilleure amie nous en avons longuement discuté. Sa soeur et elle ont brisé l’omerta qui régnait dans leur famille depuis plusieurs décennies, et elles ne s’en portent pas plus mal et la famille non plus. L’avantage est que leurs enfants ne soupçonnent jamais leurs mères de leur cacher quelque chose : ils savent que TOUT sera toujours dit, et n’ont pas à soupçonner un complot dans leur dos…

Désormais je vais faire pareil. Tout en faisant une exception pour mes filles, mais c’est normal n’est-ce pas, ce sont mes filles… Non pas que je vais leur dissimuler quoi que ce soit, mais elles pourront toujours se confier à moi…

On dit tout, ou on ne dit rien. Après c’est le choix de chacun…

Et psy chérie est formelle : un secret, on demande si l’on peut vous le confier AVANT. C’est la moindre des choses.

Pas pour rien que beaucoup d’hommes d’état avaient des SECRETaires.

Ils pouvaient se décharger sur eux…

Sauf qu’eux, ils étaient payés (et grassement), pour ça…

Poil au bras…

La vie n’est qu’un long calvaire

Posté le 14 juin '11 par , dans Crise de nerf. Pas de commentaire.

J'ai avalé une pendule, ou une horloge au choix…

HorlogeJe ne sais comment mes parents s’y sont pris pour me la faire ingurgiter, mais une chose est certaine : j’ai avalé une horloge.

Bon je fais partie d’une famille où les retardataires sont rares et se prennent forcément une réflexion en cas d’abus. Cela a dû jouer.

J’ai le souvenir de l’école maternelle fermée, parce que j’étais en retard (elle était à 30 mètres de l’appartement et maman me surveillait de la fenêtre), ce qui m’avait traumatisée (pourtant l’école ce n’était déjà pas mon truc). Après je ne sais plus.

L’heure c’est l’heure, avant c’est trop tôt et après c’est trop tard (surtout quand on prend le train ou un avion).

Moralité, je passe ma vie à poireauter dans des endroits multiples. Chez le dentiste par exemple. Rendez-vous pris à 19 heures. Il est à 3 km, mais dès fois que je crève, dès-fois-que la voiture me lâche et que je sois obligée de terminer à pied, dès-fois que je croise un fou en voiture et que l’on doive m’y emmener en civière… Moralité je sonne à 18 H 30 et comme il n’a pas fini de charcuter la personne précédente dont les gémissements me terrorisent, quand il se décide à s’occuper de mon cas, j’ai perdu 3/4 d’heures (à lire “Voici” c’est ma seule occasion, dites moi pourquoi il y a toujours ce genre de lectures chez les dentistes et non pas : Historia ?).

Idem quand je dois (rarement) prendre le train. Le train est à 10 H 15, j’ai 2 mn en voiture pour y aller (oui quand je reviens de Paris j’ai les pieds en compote et je suis incapable de me traîner de la gare à la maison). A 9 H 50 je suis en train de prendre mon billet, ayant prévu les problèmes de voiture pré-cités et la personne diabolique qui réserve juste avant moi Paris-Tours/ Tours-Vezoul/ Vezoul-Frankfort/ Frankfort-Paris en changeant tout le temps d’avis (cela m’est arrivé une fois, moralité j’ai pris mon train sans billet et je n’ai même pas été contrôlée). Je passe donc 20 minutes à attendre le train et il fait moche. Et 20 minutes à contempler une voie ferrée, c’est long…

Invitée par des amis à un WE en touraine, et m’étant précisé que j’étais attendue “vers midi”, j’ai décollé à 7 H 30 de chez moi au cas z’où (250 bornes c’était la mort pour ma vieille caisse). Pour moi il n’y a pas de “vers midi”. Midi c’est midi et c’est la honte si je pointe à 12 H 05 ou 11 H 55. J’ai été obligée de me résoudre à prendre la RN 10 pour perdre beaucoup de temps et ne pas arriver avec deux heures d’avance.

Le matin également, je pointais normalement chez Trucmuche/Truchon & Co à 8 H 30. J’avais pris la fâcheuse habitude d’y arriver vers 8 H 10, pour papoter avec les collègues en buvant un chocolat (je hais le café). Et bien si jamais je me lèvais en retard ou autre, la simple idée d’arriver à l’heure (8 H 30) me rendait quasi hystérique. C’est pathétique.

Ce qu’il y a d’irréel même, c’est que si je suis en retard malgré mes précautions (the big accident sur l’autoroute), passé 5 minutes tout le monde s’imagine qu’il m’est arrivé quelque chose de grave. Oui c’est grave, je suis coincée dans un bouchon !

C’est aussi un cas de brouille indiscutable quand on a une amie qui elle est systématiquement en retard. Attendue chez moi entre 19 et 20 H elle se pointait à 22 H 30 avec toujours une bonne excuse, devant une assemblée exaspérée (mes amis sont à l’heure généralement). Et pendant les 3 H 30 où je l’attendais, je la détestais (ben oui j’avais dit 19 H aussi…). Etant toujours à l’heure chez elle  je la trouvais systématiquement sous la douche ou en train de s’épiler et le poireautais à nouveau. J’ai résolu le problème le jour où elle s’est vexée chez moi d’arriver en même temps que le plateau de fromages. Et pour un réveillon c’était très fort de sa part.

Je me souviens aussi d’un ex à moi, champion du monde, que j’ai attendue des heures et des heures à de multiples occasions, jusqu’au jour fatidique où il m’avait promis d’arriver à midi pour m’aider à déménager. Il s’est pointé à 20 H après m’avoir téléphoné 5 fois pour me donner des excuses même pas bidons, et pour rouspéter qu’il n’aimait pas les sardines grillées…

Enfin de temps à autres j’aimerais bien pouvoir être en retard… C’est bête mais je n’y arrive pas, malgré une psychothérapie poussée.

La vie n’est qu’un long calvaire.

Réédition du 25 juillet 2006

Posté le 10 juin '11 par , dans Dans la série Diabolique. Pas de commentaire.