Bienvenue sur le blog de la Gentille sorcière.

Archive pour octobre, 2011

Halloween 2011

Halloween_droit_devant_57210813Quand que j’étais petite, on ne parlait jamais d’Halloween, fête américaine soi-disant par excellence,  qui nous est en fait revenue (je dis bien revenue car c’est une fête celte à l’origine, que les irlandais nombreux ont exportée là-bas).

Truc à fric ! N’importe quoi ! Ras le bol des USA ! voila ce que l’on entend…

Ce soir il y aura-t-il des enfants dans les rues ? Il paraît que l’an passé, ils demandaient du fric à défaut de bonbons,  et que c’était donc, vraiment du commercial à tout crin. “Des bonbons ou je te jette un sort” c’était périmé… (Lire la suite…)

Posté le 31 octobre '11 par , dans Dans la série Diabolique, Histoire de sorcière. 14 Commentaires.

La photo coup de bol… (1) *

le-lion-3Souhaitant être objective, je trie depuis quelques temps, mes photos à moi, pour trouver le nec plus ultra du loupé de chez celle qui n’a pas le compas dans l’oeil (ou alors si, et c’est l’explication)…

Sauf que mes loupés, dès que j’allais chercher mes pellicules, ils filaient illico à la poubelle, avec le négatif qui allait avec, pour ne pas que le loupé passe à la postérité.

Oui, j’avais et j’ai toujours un argentique, avec tous les objectifs qui vont bien, sauf que cela coûte cher à faire développer alors depuis 5 ans, je ne fais plus de photos. Surtout qu’en plus je suis ultra difficile et que sur une 36 pauses, j’en garde 3 grand maximum…

Cette photo est donc le résultat d’une planque avec notre guide à Charles Hubert et moi, alors que nous étions en voyage de noces au Kenya. Ce voyage de noces, c’était toujours cela de pris avant qu’il ne me révèle sa chiantitude quotidienne en pensant stupidement que j’allais la supporter maintenant que j’avais signé.

Nous avions donc vu des vautours tournoyer quelque part par là-bas, mais Charles Hubert était obsédé par les zèbres. Il a fait 40 pellicules de zèbres (et payé le développement avec ses sous à lui).

Une fois quelques jours passés au Kenya, les zèbres, on s’en lasse un peu. Enfin quand il s’agit de mitrailler un peu. On guette plutôt une photo un peu originale à faire.

Donc nous sommes allés dans le petit matin glacial (eh oui, les réserves sont en altitude, on pèle de froid le matin et le soir, et le jour on crève de chaud). Pour tomber sur deux jeunes lions en train de casser la croûte.

Oui j’ai bien dit deux jeunes lions, car les jeunes mâles vivent souvent ensemble avant de se trouver un clan de femelles qui vont chasser pour eux et que généralement ils ne partagent pas, d’où une brusque rupture de l’amitié fraternelle.

La photo est donc tout de même loupée parce que j’ai cadré sur le mâle de gauche et qu’on ne peut pas soupçonner du tout qu’ils étaient deux à becqueter…

Le soir, nous sommes tombés sur les deux frères en train de digérer, pas très loin de là, et la photo est moche, vu la lumière, mais vous y aurez donc droit.

Il leur fallait bien deux ou trois jours, d’après le guide, pour digérer leur proie, dont ils n’avaient laissé que peu aux autres prédateurs (l’après midi, j’ai mitraillé les vautours, mais cela n’intéressait pas Charles Hubert qui cherchait dézèbres).

C’était beau, impressionnant, cruel, la nature quoi. De quoi faire réfléchir.

Car…

*Le coup de bol c’était pour le photographe, pas pour le gnou trucidé 2 H avant… Dont il ne restait rien le lendemain.

Car la vie n’est vraiment, qu’un long calvaire…

PS : cette photo a été authentiquement prise dans la brousse, et non pas dans un zoo…

Posté le 28 octobre '11 par , dans Nos chefs d'oeuvre en péril. Pas de commentaire.

Ceci est mon briquet…

briquetUn peu de douceur dans ce monde de brutes… Changeons-nous les idées… (et oublions ces maudites vacances scolaires où la blogosphère se met en grève…)*

J’ai craqué devant ce briquet, vendu honteusement 2,50 Euros au tabac de mon bourg, au lieu des 1,50 Euros pour un briquet normal.

En ce qui concerne le normal, je parle de taille (de briquet), les mauvais esprits comptez-vous…

Non, je n’ai pas de petites mains, mignonnes et tout et tout, j’ai de grandes mains pour une femme (d’ailleurs c’est pour cela que j’ai pu jouer des accords plaqués de Chopin).

Car vous avez l’honneur et l’avantage de voir la paume de ma main gauche, pour que vous visualisiez bien le briquet (dont vous vous foutez).

Briquet qui est donc de grande taille…

J’ai craqué devant ce supermatozoïde (Delphine petite) rigolo, devant la taille de la chose (le briquet), et devant le fait qu’il était rechargeable, lui, tout de même. A ce prix là, c’était la moindre des choses.

Il vous faut savoir que le vol de briquet a été longtemps un sport familial, vu que personne n’est parfait, que je fais partie d’une famille de cinglés moyens, et que nous piquons donc, ce que nous pouvons, sans devoir passer par la case commissariat + juge d’instruction…

Là je me suis dit : ce briquet là est difficile à embarquer mine de rien. Même pas qu’il tient dans une poche de chemise sans dépasser. D’ailleurs il ne tient pas dans un paquet de clopes, alors que j’ai la manie d’y planquer mon briquet normal, d’ordinaire, pour éviter les emprunts intempestifs.

Forcément, du coup, j’utilise un briquet de taille normale, me gardant celui-ci en réserve, en cas de panne d’essence définitive.

Et puis, j’ai trouvé surtout, que ce briquet pourrait me donner l’occasion de poser des questions sortant de l’ordinaire :

  • OU est mon spermatozoïde ?
  • QUI m’a piqué mon spermatozoïde ?
  • QUELQU’UN a-t-il vu mon spermatozoïde ?
  • OU ai-je mis mon spermatozoïde ?
  • JE SUIS ASSISE sur mon spermatozoïde
  • ETC…

J’attends la sortie de la version “ovule”… un rien m’amuse…

*toutes mes confuses aux fidèles qui commentent sans jamais se lasser…

Posté le 26 octobre '11 par , dans Dans la série Diabolique. 9 Commentaires.

A la fêteuuuuu !

Il y a des choses que je déteste depuis ma plus tendre enfance : le cirque et particulièrement les clowns (mais j’ai appris que je n’étais pas un cas isolé), et les fêtes foraines qui me semblent trop chargées d’une joie artificielle et coûteuse.

Le reste de ce que je déteste fera l’objet d’un roman de 300.000 pages que la bible à côté c’est peanuts…

Pour la fête foraine j’ai fait longtemps une exception : celle qui se tenait JADIS, dans le village de mes parents.

Avec les auto-tamponneuses dans lesquelles j’ai dragué et me suis faite draguer, le stand de tir, et tout et tout.

Tant qu’elle a existé, je ne l’ai jamais loupée.

Il y avait la retraite aux lampions du samedi soir, avec la fanfare du village jouant les mêmes airs, et dans le même ordre depuis ma plus tendre enfance, et nous chantions tous en choeur.

Adulte, tout à coup c’était l’occasion de retrouver des copines et copains d’enfance.

  • T’es marié(e) ?
  • T’as des mômes ?
  • Combien ?
  • Et ton frère ? Comment va-t-il en gros, et combien de mômes ? 5, quel courage !
  • Et ta soeur ?
  • Et tes parents ?
  • Et tes grands-parents (ils vivaient vieux et cela nous faisait plaisir de l’évoquer)
  • Après coup : merde il/elle fait quoi dans la vie (pas important)

Je me souviens d’une retraite aux lampions alors que j’étais en cloque de Pulchérie jusqu’au menton, Albert et mon frère ayant enfilé un slip moule burnes sur leur jean pour rigoler, et d’une autre en cloque de Delphine quasi jusqu’au nez, avec deux copines retrouvées dans le même état que moi sauf qu’une commençait à compter les contractions..

C’était vraiment l’occasion de rencontrer un peu tout le monde. Papa lui-même ne loupait pas le ball-trap et de tailler une bavette avec les copains d’enfance (qu’il comptait bien battre en remportant le premier prix et lycée de Versailles) le soir quand tout le monde se retrouvait après la retraite aux flampions (Pulchérie).

Maman après son père, préparait les lampions de ses petits enfants, et s’empressait de les porter quand les gamins en avaient ras le bol, donc assez rapidement…

Vint le moment béni, où il nous fallut passer par le moment le plus exaltant de la fête (samedi soir ET dimanche après midi, nous allions faire croire aux gosses que le lundi c’était terminé) : regarder tourner la chair de notre chair sur un manège.

L’instant le plus glorieux de la vie d’une mère rapport à ses enfants n’est pas l’orgasme qui a fait qu’ils sont nés (chéri, c’est le jour où je t’ai arraché la peau du dos, ou celui où je suis grimpée aux rideaux en ruinant la tringle ?) ou quand elle chie sa pastèque, c’est QUAND elle s’avachit ENFIN sur un banc pour les regarder tourner sur un manège.

Même si elle est accompagnée de copines dans le même cas qu’elle, parfois enceintes à nouveau (comme elle).

Perso, je suis prête à exécuter de quelque manière que ce soit une personne qui menacerait la vie d’une de mes filles, puis de l’enterrer dans le jardin de mes parents à minuit une nuit de pleine lune après l’avoir percé de clous de girofle, plutôt que de revivre une épreuve pareille (chaque année renouvelée).

Il y a eu donc cette fête glorieuse où Pulchérie tournait sur le manège en flanquant des baffes à un pauvre gosse (dont la mère ne m’a jamais identifiée pour me demander des dommages et intérêts), sous prétexte qu’elle voulait tourner les DEUX volant de l’avant de la voiture.

Sa cousiiiiiiine était dans l’avion juste derrière et faisait la même chose. Les ainées de la famille de mon côté étaient de charmantes enfants…

J’étais en cloque de Delphine et ma belle soeur et moi avachies sur le banc destiné aux sacrifices humains pour le dieu du soleil sacrifié(e)s du manège, nous étions soulées grave par l’absence de nos conjoints partis faire des cartons au stand de tir, en nous laissant contempler notre progéniture en train de tourner (et d’imaginer comment plus tard, nous réglerions le cas de tueurs potentiels de nos petites filles, le temps passant nous rendant potentiellement de plus en plus dangereuses).

Mrs Bibelot, toujours généreuse, leur avait acheté un “abonnement”, le  truc infâme qui fait   que vous n’avez même pas l’excuse de ne plus avoir un sous pour que le cher bambin  fasse un tour de plus.

D’ailleurs elle le leur avait précisé, aux chères trésors, qu’elles n’avaient pas à se faire de soucis et qu’elles pourraient tourner autant qu’elles le souhaitaient… Avant de remonter faire la soupe des chiens et préparer le diner (chacun sa croix, mais la sienne nous semblait légère)

Fans de tir également et nous débrouillant plutôt bien, nous regardions du côté du stand, et nos hommes ne nous voyaient soi-disant pas. Nous avons donc eu le temps en cogitant, légèrement énervées,  de décider de flanquer la révolution rapport  à :

  • Le premier prix des dames (une pendule de merde avec des zozieaux à la place des chiffres)
  • Le premier prix des hommes (une carabine)

A mesure que les mômes tournaient, il nous apparaissait de plus en plus qu’il était totalement injuste qu’une femme tirant aussi bien qu’un homme, soit classée dans une catégorie à part. C’était la révolution féministe qui nous rejoignait et nous avons eu gain de cause (cette fête là vit l’abolition des privilèges de la ségrégation homme/femme pour les prix au stand de tir, et cela fit plus d’UN vexé (surtout l’homme qui avait gagné la pendule).

Nous étions aussi remontées que la pendule du premier prix féminin quand les hommes firent l’erreur de venir nous rejoindre avec leurs cartons magiques :

  • Tu as vu mon amour, j’ai trois mouches
  • Et moi j’en ai 2 mais plus de bons coups que lui

Papa venu contempler sa descendance féminine en train de flanquer des bourres pifs à leurs compagnons d’infortune tourner, jugea plus sage de dissimuler ses cartons à lui, on sentait l’expérience… Comme j’étais en cloque en plus, il savait que j’avais un foutu caractère dans ces moments là, et a du remercier le ciel que je ne ponde pas 10 lardons… Cela aurait fait 10 ans de calvaire (comptez l’allaitement en ne comptant pas large, parce que moi c’était 6 mois ou rien)

Ma belle-soeur, exaspérée, explosa à ce moment là :

  • Bon, asseyez vous sur le banc et regardez vos gamines tourner, Coraline et moi, on va tirer un coup ! Chacun son tour !

Certains, coincés du cul, nous regardèrent d’un drôle d’air, surtout moi, avec mon gros bidon (qu’est-il devenu snif !).

Le premier prix de tir cette année là a été classé “toutes catégories”. C’était cela ou l’émasculation pure et simple du chef de la fête…

Et remporté par une femme… C’est un homme qui a eu droit à la pendule de merde devenue 10ème lot… après plein de femmes !!!

Ca valait le coup d’aller tirer un coup en taxant de misogynie le chef de la fête foraine qui n’en menait pas large…

La vie n’est qu’un long calvaire.

Posté le 24 octobre '11 par , dans Dans la série Diabolique, Les hommes et nous, Notre vie quotidienne à nous les femmes. 8 Commentaires.

Encore une magnifique photo !

le-chien

Nous avons retrouvé cette magnifique photo dans un album de Mrs Morgan.

Oui, elle avait été mise dans un album !

Nous voulons bien que maman conserve les photos de sa mère, mais nous sommes tout de même restés dubitatifs : quel est intérêt de conserver cette photo totalement loupée ?

Aucun a répondu Mrs Bibelot. En fait elle a la flemme de trier les photos elle-même, donc, elle est ravie que nous nous en chargions.

Nous ne savons plus trop, vu le chef d’oeuvre, QUI a pris cette photo du setter irlandais (pur race avec pedigree)  de Mrs Morgan et son mari, installé dans la voiture.

L’animal coupé et une magnifique vision du tableau de bord, laisseraient entendre que c’est le mari qui a immortalisé sa voiture et que le chien n’était là que pour le décor (loupé). Sauf que nous ne savons plus de quelle marque et modèle il s’agissait (je parle de la voiture), donc il a foiré son coup.

Mrs Morgan n’ayant pas particulièrement la passion des voitures, nous pouvons penser également qu’elle tenait l’appareil et a voulu immortaliser son chien, et qu’elle a donc légué un sens aiguisé du cadrage à sa fille, Mrs bibelot (ICI).

Contemplez bien cette si belle image, comme on en voit hélas trop peu…

Vous verrez pire (si si, c’est possible).

Parce que la vie n’est qu’un long calvaire.

Posté le 21 octobre '11 par , dans Nos chefs d'oeuvre en péril. 19 Commentaires.

Calamity Coraline…

fusil-copierJe me suis installée chez mes parents pour tenir compagnie à maman pendant ces jours pas rigolos. Depuis notre retour de la Grande Motte, je ne viens donc chez moi que pour ordinateurer, et relever mon courrier généralement affligeant car il n’y a que des factures ou des mots doux de la SS (la Sécu !!!).

Maman a peur toute seule, même si elle prétend que non, alors qu’en fait si. Je suis donc chargée de la sécurité de la maison et de vérifier 3 fois le soir si les portes sont toutes bien fermées.

Au passage je m’occupe également de la chaudière, de l’eau chaude, des pannes de télécommandes, du fonctionnement du lecteur DVD (je me gausse) et de tout un tas de bricoles revenant d’ordinaire à mon père comme le rechargement du téléphone portable à tous points de vue (crédit, courant), etc…

Mes parents dorment avec un fusil de chasse dans leur chambre. C’est le 24 de mon grand-père, avec lequel papa se sent en sécurité parce que justement il y a une sécurité + une histoire de chiens à laquelle je n’ai rien compris, parce que je n’ai toujours pas pris la peine de regarder le 24 dans le blanc des yeux, de peur de me tirer dans un à moi (de yeux).

Cette histoire de chiens sécurise encore plus le 24, c’est tout ce que je sais. Maman l’a mis dans l’armoire de sa chambre et se sent rassurée. Elle est bien la seule, car, j’ai fait l’expérience, comme elle est de plus en plus sourde (et refuse de l’admettre), il faudra qu’un malfaiteur la secoue quand elle dort, pour réaliser qu’il y a peut-être comme un problème. Et l’autre ne l’écoutera pas quand elle lui dira “excusez-moi, j’ai quelque chose à prendre dans l’armoire”.

On ne plaisante pas avec cela dans la famille, depuis que tante Hortense s’est réveillée en pleine nuit, avec 3 mecs au pied de son lit, qui n’ont pas hésité à tabasser une vieille dame de 85 ans pour lui faire dire où étaient ses bijoux.

Moralité, moi qui suis à l’étage avec toute mon ouïe que maman qualifie d’anormalement aigüe, je dors armée.

Enfin, c’est façon de parler.

J’ai débuté avec une canne de mon arrière grand-père qui si on sait la manier, peut faire très mal. C’est une canne épée, mais je ne me vois pas transpercer le corps de quelqu’un avec. Tirer, cela me dérangerait moins, c’est dans la tête que cela se passe.

Un fusil me rassure.

J’aime bien les armes, je dois avoir un mauvais fond.

Elevée dans une famille de chasseurs, j’adore les fusils, regarder dans les canons, le bruit que fait le fusil que l’on referme sèchement, bref, je ne suis pas sortable.

Sauf que là, dernièrement, des individus louches ont rodé dans le secteur. Maman a vérifié auprès de la mairie qui n’avait mandaté personne pour prendre des mesures de rue, de portail, etc, alors elle a pris encore plus peur.

Nous avons donc eu des conversations à ne pas mettre entre toutes les oreilles, sous peine de passer pour une famille de tueurs à gages ou de mafioso avérés, avec papa, mon frère, et maman.

  • Maman : cela me rassurerait que tu prennes un fusil également ma chérie. Vu que tu entends le chat monter l’escalier, tu entendrais quelqu’un défoncer une porte ou une vitre… (ce n’est pas vraiment un critère, ce chat se déplace avec toute la discrétion d’un troupeau d’éléphants obèses, il n’y a que maman qui ne l’entende jamais)
  • Moi : OK. Je ne sais pas où sont les cartouches mais un bon coup sur la tête, ça ne peut pas faire de mal (façon de parler)
  • Je me voyais donc déjà, en train de terrasser un salaud, en tenant le fusil par le canon et en l’assommant avec la crosse… Encore qu’un coup de canon ne puisse pas faire de mal non plus !
  • Papa apprenant la chose : tu dors avec un fusil dans la chambre rose ? (si c’était la chambre verte, cela ne poserait sans doute aucun problème). Il n’est pas chargé j’espère (répété 1000 fois quand nous étions enfants : ne jamais avoir une arme chargée dans une maison)
  • Moi : bien sûr que non. D’ailleurs je ne sais pas où sont les cartouches
  • Lui : dans le meuble de gauche dans le fond du couloir à droite, ne prends pas les chevrotines, ça tue raide (utile précision)
  • Moi : j’ai une tête à tuer quelqu’un ?
  • Lui : … oui… enfin, tu as une tête à ne pas te laisser faire… Je sais que tu es capable de tirer quoi…
  • Mon frère : tu as pris le 16, c’est ridicule, une des détentes ne marche pas (comme si j’allais tirer, et plusieurs fois en plus), prends le 12 plutôt (ce sont aussi des fusils de chasse, la seule chose qu’il manque dans cette baraque, ce sont des mines…)
  • Lui toujours : la sécurité c’est là, et de préférence, si quelqu’un est dans la cour, tire sur les pavés, ça rebondit en faisant mal, c’est mieux que de tuer quelqu’un. Tu fais une sommation d’usage, avant ou après, c’est à toi de voir…
  • Moi : je n’ai pas l’intention de tuer quelqu’un, je veux juste pouvoir faire peur pour nous défendre !
  • Lui encore : tiens, voici des cartouches pour le 12.

Moralité : je dors avec le fusil prêt à être chargé, juste à côté de mon lit, avec deux cartouches sur ma table de nuit. Je vérifie tous les matins qu’il se referme bien (le fusil) pour le ré-ouvrir le soir…

On ne sait jamais, dès fois qu’un malotru ait dans l’idée de s’en prendre à de faibles femmes

Vu que la vie n’est qu’un long calvaire…

PS : maman a remis la canne épée dans sa voiture. Dans le coffre, c’est plus sûr… On ne sait jamais, elle pourrait se blesser…

Posté le 19 octobre '11 par , dans Histoire de sorcière. 20 Commentaires.

Le genou de Jean-Poirotte…

Il est des sagas qui démarrent avec l’espoir qu’au bout du compte, on pourra vraiment rire de certaines mésaventures, parce que l’on en voit la fin.

J’étais donc pleine d’espoir en démarrant cette histoire de genou, mais hélas elle n’est pas terminée, et loin s’en faut.

Du coup, il n’y a plus rien de drôle à raconter, car plus rien n’est drôle :

  • Les 100 coups de téléphone pour un rapatriement vers le domicile ou l’hôpital de la région
  • Le retour du malade chez lui au son de “il marche”, alors que non
  • Le malade se dégradant jour après jour (il en a fallu 5), grâce à un antibiotique flinguant les reins, la fonction hépatique, la formule sanguine
  • La ré-hospitalisation du malade sur une insuffisance rénale aigüe à tel point que le médecin a encore dit “il est costaud” (je ne sais pas si un taux de créatinine à 85 dit quelque chose à quelqu’un…)
  • Depuis, cela fera demain 3 semaines, un séjour en réanimation avec l’espoir qu’il échappe à la dialyse perpétuelle, et son moral qui va avec.
  • La douche écossaise pour ses proches : un jour il va mieux, le lendemain on reparle dialyse.
  • Le voir s’enfoncer jour après jour dans une absence d’espoir pour lui, de remarcher un jour et de rentrer chez lui. On ne peut rien contre le manque d’espoir…
  • Les questions que nous nous posons sans cesse n’arrangent rien, faut-il mettre la vie d’un patient en jeu pour terrasser un staphylo, alors qu’apparemment on pouvait faire autrement ?
  • Etc…

Voici donc pourquoi, j’arrête bien sûr les mésaventures qui ne sont plus que de très mauvais souvenirs, alors que rien n’est résolu. Quand j’ai commencé leur récit, nous avions beaucoup d’espoirs, là, la superstition nous oblige à garder le tout pour nous.

C’est le coeur gros que je vais mettre un peu en veilleuse mon blog. Je tiens compagnie à ma petite maman*, et je n’ai pas le coeur à rire.

J’espère pouvoir reprendre un jour cette saga, ce sera bon signe. Je l’espère sincèrement…

Des bises à tous…

* EDIT : L’arrivée de l’homme de l’art m’a coupée dans mon élan hier, et j’ai posté sans me relire. Je ne suis fort heureusement pas seule pour soutenir maman, car je ne suis pas fille unique et que personne ne se fiche de ce qu’il se passe. Simplement, comme je suis la plus disponible, et bien, j’habite avec elle quelques temps, à 5 mn d’ici… Ceci pour que personne ne se vexe injustement.

Posté le 17 octobre '11 par , dans Coup de blues. 52 Commentaires.

Nos chefs d’oeuvre en péril

chef-doeuvre-1_2-copier2Voici, à nouveau, une nouvelle rubrique.

Nous loupons tous des photos, et je m’amuse depuis quelques temps à voir ce que nous pouvons garder, on se demande pourquoi… Moi je sais pourquoi je garde les plus grands loupés maintenant : pour cette rubrique que j’avais en tête, avant que l’homme de l’art me restaure mon imprimante scanner (d’ailleurs, je vais pouvoir faire mes 3 pages aux impôts, je me mets un post-it).

Pour inaugurer cette rubrique, voici ma préférée, prise par Mrs Bibelot en Arles, en 1978.

Elle est nette. On voit donc nettement que le personnage de droite (moi) est salement coupé, encore que moins salement que celui de gauche. Il s’agit de ma soeur : on le sait parce qu’elle était la seule à être avec nous ce jour là, et à porter une robe rose. Elle déteste être prise en photo, mais là, je sais qu’elle me pardonnera de l’exhiber ainsi sur mon blog.

Le top est tout de même le personnage central : mon père, coupé en deux par le pied du parasol.

Nous adorons tous cette photo, que je garde donc précieusement.

Je ne sais pas par contre, si je garderai de même, celles qui alimenteront petit à petit cette rubrique…

Posté le 13 octobre '11 par , dans Nos chefs d'oeuvre en péril. 24 Commentaires.

Le genou de Jean-Poirotte (chapitre 8) : s'y retrouver dans Montpellier au retour…

genou2Ce n’était pas le tout d’être arrivées saines et sauves en prenant des points de repère, il fallait bien repartir de l’hôpital, en laissant un époux/père dans le gaz, souffrant encore plus, et nous inquiétant encore plus qu’avant (si c’était possible).

Cela avait bien mis maman sur les nerfs, quant à moi mon incursion aux urgences m’avait rendue d’humeur géniale.

Nous avons donc repris le chemin de la morgue sans trop nous perdre, retrouvé la bonne sortie, le parking et la voiture.

Le tout sous un cagnard pas possible.

En sortant du parking, bêtement, j’ai pris la direction “sortie”. On n’a pas idée d’être aussi con. Je l’ai su le surlendemain, mais j’aurais dû prendre LE SENS INTERDIT pour regagner le parking visiteur. TOUT LE MONDE LE FAIT.

Moi quand je vois un sens interdit, j’évite… Que voulez-vous, on ne se refait pas.

Traversée après la sortie, d’une résidence, pour regagner une voie roulante et là, un feu rouge.

  • Maman : on vient d’en face, va en face
  • Non maman, on ne vient pas d’en face, je vais plutôt prendre à droite
  • Je te dis qu’on vient d’en face, je reconnais la route
  • Et moi je te dis qu’on vient de la droite puisqu’on a tourné à gauche, et que moi aussi je reconnais la route.

Nous étions toutes les deux énervées, le feu est passé au vert (le salaud !) et je n’ai eu d’autre choix que d’aller en face, car maman s’énervait encore plus :

  • A DROITE C’EST BARCELONE, MALHEUREUSE NE VA PAS PAR LA !

Je vous informe donc que, d’après Mrs Bibelot (alors que moi, la direction Barcelone ne me dérangeait pas, car forcément il y aura la direction inverse à un moment donné), si vous prenez, où que ce soit, la direction Barcelone :

  • Vous allez vous retrouver à un moment ou un autre, embringué sur l’autoroute qui mène à Barcelone, sans espoir d’y échapper.
  • Après, une fois sur l’autoroute, c’est Barcelone ou rien, et vous n’aurez aucun moyen de quitter l’autoroute. Je ne sais pas s’il y a des stations service pour vous approvisionner en essence, vous demanderez à ma mère.

Moralité la première direction correcte a été un vrai plaisir pour moi “centre ville, centre touristique“. Et là, pas moyen d’en réchapper (comme pour Barcelone en fait), puisque la vision d’un autre panneau “Barcelone” avait fait pousser à ma mère des cris de putois “pas par là malheureuse !“. J’avais assez de mon père à l’hôpital…

Et puis les autres routes étaient en sens interdit… Vous l’aurez compris, je n’emprunte stupidement pas les sens interdits… Je ne vous raconte même pas dans quel état maman se serait retrouvée si j’avais pris un sens interdit en direction théorique de Barcelone (j’ai trouvé extraordinaire de voir dans Montpellier des directions bien en évidence à l’entrée des sens interdits).

Bref, nous voici au centre ville, piégées, obligées de suivre un sens giratoire, pour nous retrouver derrière une voiture de flics, dans une rue qui à mon avis était piétonne, vu la manière dont les piétons la fréquentaient…

  • Ma chérie, j’ai l’impression que TU ES dans une rue piétonne
  • Maman, tais-toi !
  • Je t’assure, il n’y a que les flics devant, et personne derrière
  • Maman, tais-toi JE COLLE AU CUL DES FLICS CONDUIS !
  • Ils s’arrêtent, tu vas voir qu’il y en a un qui va descendre pour te dire que c’est une rue piétonne.
  • VRSOELZN !

Au premier endroit que j’ai vu, semblant civilisé (un embouteillage), je me suis précipitée, ravie de trouver un feu rouge, et des bagnoles qui me klaxonnaient. Car j’avais repéré “Barcelone”, et que je laissais entendre que j’allais par là et point final. Du coup j’ai klaxonné aussi… Cela n’a choqué personne…

Au bout du compte, avant Barcelone, très avant, j’ai trouvé la direction de l’aéroport, donc de la Grande Motte, et j’ai senti mes nerfs se relâcher…

La vie n’est qu’un long calvaire.

Nous n’avions jamais perdu que 3/4 d’heure, et je reste persuadée que j’ai fait 3 km en zone piétonne, en pistant les flics certes, mais bon…

Posté le 11 octobre '11 par , dans Ah je l'aurai méritée ma place au Sénat !, Vacances WE et farniente. Pas de commentaire.

Le genou de Jean-Poirotte (chapitre 7), a l'hopital Lapeyronie c'est tout simple aussi !

genou1J’en étais au moment où nous nous sommes dit bêtement que prendre “entrée principale” était la meilleure des solutions, vu que le mot “principal” a marqué tout le monde depuis le collège.

Négligeant donc ainsi, le parking visiteur n°1 et le n°2.

Nous avons donc commencé à suivre le sens unique sur lequel nous étions, à la recherche d’au moins UN parking.

Les parkings visiteurs n’étaient plus fléchés et nous commencions à le regretter quand tout à coup nous en avons vu UN de parking, dans lequel je me suis engouffrée.

Coup de bol, il y avait UNE place. Sorties de la voiture climatisée, nous avons constaté qu’il faisaient encore plus chaud à Montpellier qu’à la Grande Motte et nous nous sommes dirigées vers les bâtiments visibles.

Heureusement j’ai la sale manie d’arrêter les flics, les pompiers, un quidam qui passe pour lui demander si je suis sur le bon chemin, même à pied.

Le chauffeur de taxi nous a précisé que nous dirigions vers le mauvais hôpital (ils sont deux dans la même zone) et que Lapeyronie (je ne sais toujours pas qui c’est), c’était le bâtiment auquel nous tournions le dos.

Demi-tour donc, pour rentrer dans un couloir FRAIS.

Normal.

Nous étions au niveau de la morgue, ce qui fait tout de suite accueillant avec ambiance folle.

Un zombi égaré dans le couloir, nous a dit que l’orthopédie c’était au fond du couloir à gauche et puis à droite, premier étage et a traversé un mur pour retourner d’où il venait.

Nous avons dépassé :

  • La morgue
  • Une autre morgue
  • Le service de thanato-machin-chose
  • L’autre service de thanato-machin-chose
  • 3 salles d’autopsie
  • Une salle du culte (lequel ?)

Tout cela pour passer après, 1/4 d’heure à errer dans les couloirs à la recherche du bon service. Les personnes interrogées ne semblaient pas surprises : apparemment il est normal de se paumer dans les couloirs de cet hôpital. En ce qui concerne celui qui a mis au point le fléchage, je lui ferai bien avaler tous ses panneaux sans lui donner de quoi les digérer et les éliminer sans douleur…

Arrivées ENFIN à bon port, nous avons trouvé père et mari totalement dans le coton, nous demandant si nous étions le soir ou le matin, ce qui nous a tout de même inquiétées. Le patient a retrouvé ses esprits pour préciser qu’il avait oublié sa carte vitale et sa carte de mutuelle aux urgences, maman les cherchant mal partout, frustrée qu’elle était de n’avoir pas procédé à l’admission elle-même.

Et devinez qui c’est qui s’est collée à aller rechercher les dites cartes aux urgences ?

Vous avez deviné. Mais c’était tout simple, les urgences c’était au fond du couloir à gauche et puis à droite, au RC. Nonobstant cette simplicité, j’ai pris mon portable avec moi, on n’est jamais trop prudent.

T’en foutrais moi, du au fond du couloir à gauche et puis à droite ! C’est une publicité mensongère. Je me suis égarée de nouveau, entrant tour à tour et suivant les étages et les couloirs :

  • Dans une salle de plâtrage
  • Dans un salon de thé
  • Dans une salle où l’on faisait les pansements
  • Dans une salle où il y avait des boxes de réanimation
  • Dans… Merde, me voici revenue à la morgue. Il faut dire que le RC côté nord est le 1er SS de la face sud.

Tout le monde a été très gentil, et personne n’a semblé surpris de me voir chercher les urgences avec un air à la longue désespéré.

Un infirmier a été jusqu’à me conduire lui-même sur la fin de mon périple, pour m’abandonner devant le bon guichet. Où il m’a été précisé que mon père était reparti avec tous ses papiers.

J’ai appelé Mrs Bibelot qui m’a précisé au bout d’un moment que les cartes vitales étaient bien dans une chaussure (c’est là que les pompiers les mettent, tenez-vous le pour dit).

Me restait à retourner en Orthopédie.

Au fond du couloir à gauche et puis à droite.

Je me suis égarée à nouveau, et un anesthésiste m’a précisé de prendre l’escalier en face, de monter au premier et puis après c’est fléché n’est-ce pas.

L’escalier devait être un escalier de secours. En effet, une fois prisonnière dedans, et quel que soit l’étage (j’avais perdu 500 calories déjà), impossible d’ouvrir les portes vers l’extérieur.

Arrivée au deuxième (échappant ainsi, je l’espérais, à l’expédition directe vers la morgue), je me suis résignée à cogner dans la porte en criant à l’aide au secours que je voulais sortir.

Cela n’a pas paru surprendre non plus les deux personnes qui sont venues m’ouvrir en commentant “tiens l’escalier n’a toujours pas été remis en service” et en me précisant que l’orthopédie c’était au fond du couloir à gauche et puis à droite, à l’étage inférieur.

J’ai réintégré la chambre de papa la bave aux lèvres, maman un peu tétanisée par son mari complètement à l’ouest.

Comme elle avait sonné pour avoir je ne sais qui, et que depuis 1/2 H personne ne s’était déplacé, j’ai pu m’offrir le luxe d’aller au bureau infirmier au fond du couloir à gauche et puis à droite, demander d’un air mauvais des nouvelles du patient parce que moi je ne l’étais pas, et que quand c’est que quelqu’un s’occuperait de le faire pisser ?

J’ai expliqué tout de même mon air mal aimable par le labyrinthe que je venais de parcourir, et cela a fait rire tout le monde, le bizutage de tous les services étant d’envoyer un nouveau porter un échantillon à l’analyse, au sous-sol au fond du couloir à gauche et puis à droite. Savoir qu’ils comptent que le bizut ne reviendra qu’au bout d’une heure, en sueur, s’il a eu de la chance.

Je me suis moyennement gaussée, car il restait :

  • A ressortir du fond du couloir à gauche et puis à droite
  • A retrouver la voiture
  • A ressortir de l’enceinte de l’hôpital
  • A traverser Montpellier dans le sens retour.

La vie n’est qu’un long calvaire.

Posté le 10 octobre '11 par , dans Histoire de sorcière. 10 Commentaires.