Les mystères d’un caveau de famille (non inspiré d’un livre suédois célèbre)

A la mort de mon frère qui n’avait pas un rond, il a été évidemment, question de ses obsèques.

Il avait demandé à être inhumé avec ses parents, ce qui était impossible, car ils sont déjà 5 dans une tombe 1 place (via les joyeuses réductions de corps)  et que maman… Bref…

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Ainsi tout se termine, ou tout commence (allez savoir…)

C’est ainsi que je voulais me souvenir de lui, le cavalier, l’amoureux des chevaux, le maréchal ferrant, le beau gosse. Combien de fois ai-je pu m’énerver quand on me disait : « Oh cela existe encore ? ».
Eh oui Ducon, tu crois qu’ils se ferrent seuls tes chevaux quand tu vas à l’écurie le dimanche pour faire bien ? Tu crois que les chevaux de courses se soufflent sur les jambes pour se mettre les sabots à jour ? Continuer la lecture de « Ainsi tout se termine, ou tout commence (allez savoir…) »

Adieu…

Le fils a retrouvé ses parents.
Dans leur royaume le temps n’est peut-être pas le même que le nôtre, et peut-être sommes-nous déjà avec eux, ou toujours tous réunis pour de bons moments, pour l’éternité.
Dans l’après, la famille s’agrandit, hélas !

C’était une mort annoncée et je n’aurais jamais eu comme toi, le courage de me battre à ce point.

Adieu mon petit frère…

 

 

 

 

 

 

 

Des malfaisances du vieillissement…

Bon, me voici dans mon nouveau « chez moi », avec des difficultés à m’habituer à l’interface nouvelle pour moi (mais cela va venir…).

Un grand merci bien sûr à ma gentille méchante qui s’est bien pris la tête pour tout mettre à jour (il faut dire que la dernière mise à jour remontait à la bourrique à Robespierre, au moins, m’a-t-elle dit). Continuer la lecture de « Des malfaisances du vieillissement… »

Il n’est pas si tard que cela…

Lumières Noël 1Pour vous dire non pas « une bonne année », ou bien « tous mes voeux » (je les réservais à beau papa, à qui je souhaitais le pire, aujourd’hui je serais plus indulgente).

Non je vous souhaite juste une année non pas la meilleure possible, parce qu’après vous n’auriez plus rien à attendre, mais la moins pire possible.

Je vous souhaite une année sans calamité, sans deuil douloureux, sans mauvaises nouvelles, sans… Bref, vous m’avez comprise. Sauf que c’est une illusion, il y aura forcément des merdes, ou une grosse merde. C’est la vie dit-on…

Parfois on se passerait bien des adages et des fatalistes « c’est la vie », alors que vous affrontez une mort.

Et je pense que vous aurez tous compris pourquoi  j’ai mis du temps à vous parler de 2018. Je vous souhaite donc tout de même cette « bonne santé » que nous ne comprenons pas, gamins, qui est pourtant tout.

J’oublie volontairement les : « du fric », « du boulot », « l’amour » parce que rien n’est éternel que l’avant nous et l’après nous. Pourtant tous ces désirs ont du sens, mais on peut tenir l’un d’eux depuis tellement longtemps, et le perdre…

2018 que je ne veux faire rimer avec rien, de peur de me tromper de rime, sauf si je parle de suite…

Peut-être qu’un jour j’aurai le courage de parler de ces « fêtes » qui n’en furent pas : beaucoup comprendront.

En 2015 maman tenait à sa réunion de Noël, malgré l’absence définitive de papa. Nous n’en n’avions pas TROP souffert, QUOIQUE…

Bref… Que 2018 soit pour vous et pour tout le monde, la moins maléfique possible.

Car n’oubliez pas que la vie n’est qu’un long calvaire… Mais que je vous aime tout de même 🙂  Et que cet amour (qui ne retire rien à mes filles) que je ressens pour tous mes lecteurs, même les silencieux qui pourraient pour une fois sortir de leur mutisme, me soutient autant que celui de mes proches, ceux qui téléphonent, qui prennent des nouvelles.

Sincèrement.

Un Noël de rêve pour terminer l’année « chouette »

Lumières Noël 1Je ne faisais pas la tête, ni la fête d’ailleurs, mais depuis le 1er décembre, j’avais l’impression de revivre notre début de calvaire de l’an dernier, car tout a commencé quand maman s’est cassée le bras droit le 1er décembre.

Personne n’avait vraiment le coeur à « fêter » quelque chose. En 2015, le premier Noël sans papa avait été difficile, mais maman tenait à sa réunion de famille et en gros cela s’était bien passé. L’an dernier je préférais l’oublier mais il s’imposait à moi à longueur de temps… Continuer la lecture de « Un Noël de rêve pour terminer l’année « chouette » »

2017 : année chouette…

Je viens de relire et de corriger pas mal de posts (bonjour les fautes…) et je suis tombée sur celui où je voulais faire rimer 2017 avec « année chouette ».

Du coup, je pleure, ce que je me refusais depuis pas mal de temps, je ne sais pas quand je vais arrêter de pleurer… Je sais qu’entre la date anniversaire où maman s’est cassé le bras  droit (1er décembre) et le 28 août, date de sa mort, je vais revivre fatalement le bon (rare) et la mauvais (nettement plus présent que le bon).

Si vous pouviez me trouver un truc vraiment moche pour rimer avec 2018 et conjurer le sort, vous aurez le droit à ma reconnaissance éternelle.

Je reviens bientôt pour du plus drôle, ma mauvaise humeur habituelle, mes râleries perpétuelles…

La vie en dent de scies…

Parents 1955Si l’on savait à l’avance, nous ne pourrions pas vivre, c’est ainsi qu’il est écrit (et c’est moi qui vous dit cela ! ) : « tu ne sauras ni le jour ni l’heure ».

Heureusement !

Il n’empêche qu’il faut faire avec ce que la vie nous donne jour après jour. Un deuil, c’est toujours douloureux, perdre ses parents est peut-être normal, dans l’ordre des choses, mais n’empêche…

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J’aime bien mon médecin…

Visite_chez_le_m_decin_53272152Quand Acromion a décidé de préparer sa retraite, il a sélectionné deux de ses anciens internes pour en faire ses associés. Au départ, j’avais choisi n°1 qui rassurait tant papa, qui est parti et donc maintenant je suis avec n° 2 depuis un petit moment.

Acromion ne pouvait que choisir un médecin taillé sur le même modèle que lui, qui ne regarde jamais sa montre, prend le temps de palper les problèmes psy éventuels, etc… Il  a pris de la rallonge par rapport à sa retraite, mais on sent bien que le 2ème associé pointe bien son nez (une femme, il l’a fait exprès, côté gynéco…) Continuer la lecture de « J’aime bien mon médecin… »

Demain…

Image (2)Demain, dès l’aube, à l’heure où blanchit la campagne,
Je ne partirai pas. Vois-tu, je sais que tu ne m’attends plus.
Je n’irai pas dans la forêt où ton souvenir reste.
Ni dans la campagne où tes ânes chéris resteront sans ton pain,
Je n’en ai pas pour eux, pour cette période sans fin,
Où tu seras absente pour toujours de ma vie.

Je pleurerai, mes yeux fixés sur mes pensées,
Sans rien voir alentours, sans entendre aucun bruit,
Seule, inconnue, ayant peur du dehors, qui pour moi tout à coup est un endroit maudit,
Que je peine à traverser pour simplement : la vie.
Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit.

Je ne regarderai ni l’or du soir qui tombe et qui me rappelle la nuit dont tu avais soudain si peur,
Ni ceux qui sont heureux, en oubliant le pire,
Et quand j’arriverai enfin, devant la dalle sous laquelle tu repose, je mettrai sur ta tombe
Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur.

Et puis je penserai que tu ne seras jamais plus seule,
Que mon père et toi, vous êtes  retrouvés.
Que dans l’éternité qui vous attend vous êtes toujours ensemble.
Que tu n’as donc plus peur.

Je présente toutes mes excuses à Victor Hugo dont je viens de massacrer le poème, et aux puristes qui sont tombés dans les pommes…

Mais la vie n’est qu’un long calvaire…

Le deuil est une chose amère…