Bienvenue sur le blog de la Gentille sorcière.

'Dans la série Diabolique'

Des nouvelles du front… (1)

ClaudeC’est dans un “Angélique”, qui reste ma saga préférée et qu’il faut réellement lire, que j’ai lu “quand le mauvais se met en route, rien ne peut l’arrêter”.

Comme c’est vrai. Je m’en veux de vous avoir délaissés, mais je m’en veux aussi de ne pas respecter mon propre contrat “blog”.

On peut dire que les choses mauvaises ont commencé avec la mort de papa (j’en ricane tellement c’est CON à dire).

(Lire la suite…)

Posté le 25 juin '17 par , dans Ah ces parents !, Chroniques d'une vie ordinaire, Coup de blues, Coup de gueule, Dans la série Diabolique, Des nouvelles du front. 10 Commentaires.

Le désertique mois d’aout (enfin, tout dépend où vous vous trouvez)…

aoutLes terroristes ont-ils réussi leur coup, en mettant notre pays KO ????

Non, c’est le mois d’août… J’ai déjà gueulé en 2009 au sujet du mois d’août, mais cela ne fait qu’empirer.

Si que j’avais été dans le coma jusqu’au 1er août, j’aurais pu me situer dans l’année, en me réveillant, rien qu’en regardant le parking de ma résidence. 3 voitures sur 4 manquent à l’appel, ça fait vide. Moralité on perd l’habitude de faire un créneau et à la rentrée on conduit comme une quiche… Tous les commerçants sont fermés PARTOUT, sauf U, c’est grandiose. (Lire la suite…)

Posté le 14 août '16 par , dans Chroniques d'une vie ordinaire, Coup de gueule, Dans la série Diabolique. 10 Commentaires.

La vengeance ne nous appartient pas toujours…

6222-000049J’en ai un peu marre pour le moment, de la CNAV qui est actuellement dans mon collimateur (mais je j’ai pas de bazooka), qui vous raccroche au nez dès que vous demandez des explications-j’attends, bref, on reviendra aux papiers plus tard (car ce n’est pas terminé).

Après Truchon qui m’avait remerciée après 9 années de bons et loyaux services, et sur lequel je reviendrai, pour les nouveaux, j’avais eu la chance extrême de retrouver du travail au bout de 8 mois. A 50 ans, c’était un exploit…

(Lire la suite…)

Posté le 20 janvier '16 par , dans Chroniques d'une vie ordinaire, Coup de gueule, Dans la série Diabolique. 14 Commentaires.

Quand on est issu d’une famille de chasseurs… (la vie n’est…)

fusil-copierCertains qui suivent, l’auront certainement remarqué : mais je fais souvent allusion au fait que j’aime les armes à feu et certaines armes blanches.

Bien évidemment tout ce qui est bombe, obus, canon, etc… armes lourdes de guerre, ne m’attire pas du tout. D’ailleurs en faire la collection serait très difficile (une autorisation spéciale pour détenir une bombe A chez soi, je ne vous raconte pas le parcours du combattant pour remplir les papiers…) (Lire la suite…)

Posté le 10 décembre '13 par , dans Chroniques d'une vie ordinaire, Dans la série Diabolique, Famille de foldingues !. 8 Commentaires.

Les réunions “bonne conscience”… (Pôle emploi : le retour) (2)

femme-dedaigneuseAlors que certaines pianotaient d’un air agacé sur leur bureau, en tripatouillant vaguement leurs CV ou en papotant avec les voisines, est arrivée la conseillère qui devait tenir la réunion, et un silence de mort s’est fait entendre dans la salle.

Jolie femme, bien foutue, bien habillée (les conseillères Pôle emploi le sont toujours) elle avait de quoi agacer légèrement s’il en était besoin, les 20 ménagères de plus de 50 ans avachies sur leurs chaises et dont elle allait devoir retenir l’attention pendant une matinée entière. (Lire la suite…)

Posté le 28 octobre '13 par , dans Ah je l'aurai méritée ma place au Sénat !, Chroniques d'une vie ordinaire, Crise de nerf, Dans la série Diabolique. 12 Commentaires.

Les réunions “bonne conscience”… (Pôle emploi : le retour) (1)

femme-dedaigneuseIl y a d’horribles périodes au cours desquelles mes journées sont assez mornes (exception faite de ma promenade chez les parents pour vérifier l’état de la table basse :-) et d’autres périodes où cela n’arrête pas.

Particulièrement le plus réjouissant qui soit : se débattre de gré ou de force (généralement de force) avec les administrations diverses. (Lire la suite…)

Posté le 23 octobre '13 par , dans Ah je l'aurai méritée ma place au Sénat !, Chroniques d'une vie ordinaire, Crise de nerf, Dans la série Diabolique. 9 Commentaires.

Mon changement de téléphone portable… (2)

PortableMe voici donc partie chez le boucher du secteur, avec Mrs Bibelot qui veut changer son téléphone maison qui merde depuis un an (et dont l’installation vous sera contée ultérieurement…)

Nous n’aurons pas trop de deux vendeurs…

Je trouve ma proie au rayon téléphonie et je lui confie ma mère, avant d’en trouver une perso (de proie) qui est un jeune homme tout content quand je lui déclare que je veux changer mon téléphone portable qui se décharge plus vite que l’éclair.

  • Il se frotte les mains
  • Je dégaine mon antiquité qui allait sur ses 5 ans en lui demandant l’équivalent si possible
  • Tête du vendeur qui se dirigeait vers le plus cher et le plus beau quand…
  • …Je lui précise que je veux le même ou quasi, car l’option cafetière/aspirateur/microndes et appareil photo ne m’intéresse pas parce que je veux un truc juste pour téléphoner.
  • Il cesse de se frotter les mains qui sont tout à coup moites.
  • Pas de bol, j’ai le choix entre celui à 89 euros et un à 29 euros (un N*okia) qu’il n’a plus en stock.
  • Comme il me montre l’engin, je lui demande si c’est un leurre ou bien le bon téléphone qu’il peut donc me vendre.
  • Son chef qui passait par là précise qu’on peut me vendre l’engin d’exposition…
  • Le vendeur, je le vois bien, mijote l’assassinat de son chef et va d’un pas trainant me chercher la boîte avec le chargeur, le mode d’emploi et le kit main libre.
  • Il me précise que non, il ne peut pas effectuer mon changement de carte sim, que je n’ai qu’à me démerder
  • Je craque pour un chargeur voiture en supplément, mais cela ne le déride pas…
  • Il me regarde partir avec haine, et je sens son regard me poignarder le dos, toute contente de mon portable à 29 euros…
  • Et nous voici reparties, ma mère avec son nouveau téléphone maison (deux postes, un pour la cuisine et l’autre pour le séjour) et moi avec mes cartouches, clefs USB, téléphone + chargeur.
  • Rentrée à la maison, je regarde le mode d’emploi.
  • Autant certains sont trop compliqués, autant celui là s’adresse à une personne qui s’y connait un minimum.
  • Donc, pas à moi…
  • J’ai deux cartes sim à insérer.
  • Machinalement je cherche la deuxième dans la boite (arrêtez de rire)
  • Ben non, il y a juste la batterie à insérer.
  • Comment ? Le mode d’emploi est muet sur ce sujet, cela doit être évident
  • Pourquoi deux cartes sim ?
  • Et où est celle de mon téléphone toujours en service ?
  • Le mode d’emploi du vieux téléphone n’est pas plus clair que celui du nouveau. Plus complet certes, mais mal traduit…
  • Je décide de faire appel à l’homme de l’art.
  • Qui, mode d’emploi à la main mais juste 30 secondes, trouve le PAC (Piège A Cons) : à savoir le bon endroit où insérer mon ancienne carte sim, qui n’est pas évident à trouver (je j’aurais pas trouvé).
  • J’ai récupéré mon crédit de communication, les chers gentils textos de mes chéries, mais pas mes contacts…
  • La deuxième carte sim est simplement celle d’un autre portable au cas où l’on aurait envie d’en avoir deux qui deviendraient donc du deux en un…
  • Cela peut se comprendre dans un cadre professionnel, donc je ne rouspète pas.

Rentrée chez moi, après avoir dûment chargé l’engin (qui tient plus d’une semaine, ça me change), je vais réussir à :

  • Enregistrer tous mes contacts que j’avais soigneusement notés sur une feuille de papier (c’est quoi mamy une feuille de papier ?)
  • A changer la sonnerie (du Litz à fond la caisse, j’aurais préféré du Chopin, mais bon, il ne faut pas pousser non plus, ce ne doit pas être le plus demandé…)
  • A me repérer TOTALEMENT dans mon nouveau portable.

J’ai donc un téléphone tout neuf et qui fonctionne impec. Le précédent étant un cadeau d’une de mes filles, et pouvant servir de secours est soigneusement rangé dans sa boîte d’origine avec son mode d’emploi, son chargeur, etc…

Car je le rappelle, les filles doivent faire noyer dans de la résine, avec mon corps rendu imputrescible, mon premier téléphone portable, avant de l’enterrer avec moi, dans un cimetière mérovingien (ICI).

Pour que la vie des archéologues du futur ne soit qu’un long calvaire…

Posté le 2 avril '12 par , dans Chroniques d'une vie ordinaire, Dans la série Diabolique. 16 Commentaires.

Mon changement de téléphone portable… (1)

PortableJ’ai changé de téléphone portable. Cela vous fait une belle jambe et je vous rassure, moi cela ne me l’a pas faite plus belle alors, ne venez pas vous plaindre…

Mon premier téléphone portable m’avait été offert par Pulchérie pour mon anniversaire 2007, car elle ne voulait plus d’une mère “rétrograde” (en fait le mot “dinosaure” avait été prononcé ce soir là, il me semble bien… et la rescapée du Jurassique c’était moi…).

Il m’avait fallu un certain temps pour piger le mode d’emploi, genre éviter la fausse manip qui met la sonnerie sur “off” et le message d’accueil étant donc mes commentaires quand j’avais un bip concernant un nouveau message laissé par un appelant dont, et pour cause, je n’avais pas entendu l’appel…

Je ne sais pas comment j’avais fait mon compte, mais un jour les filles m’avaient appelée en me disant “faut que tu changes ton message d’accueil maman, c’est à mourir de rire, on t’entend rouspéter et papy dire “fais voir”.

Il m’a fallu 2 ans avant de me pencher sur le mode d’emploi pour enregistrer moi-même mes contacts, sans me tromper… Alors que mon neveu qui n’avait que 11 ans, faisait cela les yeux fermés…

Il m’a fallu 4 ans environ pour envoyer mon premier texto sans faute (vu qu’il m’a fallu 1 an pour trouver la touche “espace” donc je remplaçais par des points), manquant déclencher chez Delphine une crise cardiaque. Je n’ai jamais trouvé l’option “cafetière”, et jamais pu non plus régler la sonnerie, l’appareil refusant de manière obstinée de tenir compte de mes désirs les plus fous, même si j’avais bien fait “valider”.

Là je n’étais pas responsable PERSONNE, pas même les pros de la carte sim et de tout le bataclan, n’ayant réussi à modifier la sonnerie qui hante encore mes nuits…

Car, le croirez vous, certains DOUTAIENT que je puisse être capable de modifier ma sonnerie sans faire de fausses manip… (suivez mon regard…)

Hélas, l’engin avait depuis pas mal de temps la fâcheuse manie de se décharger très rapidement. 3 minutes de conversation et il fallait le recharger. Je me déplaçais avec mon chargeur, et plus le temps passait, plus il était long d’ailleurs, à retrouver tous ses esprits.

Je me suis donc résolue, la mort dans l’âme, à aller chez Boucher, pour acheter :

  • Un nouveau portable le moins sophistiqué possible, et pas trop cher non plus, ce qui n’était pas gagné.
  • Et au passage, puisque j’étais obligée de me déplacer (tout le monde connait ma répulsion inexplicable pour tout ce qui ressemble de près ou de loin à une grande surface, et le shopping) des cartouches pour mon imprimante et deux clefs USB pour…

Je vous raconterai la suite la prochaine fois, faut que je mette les clefs USB dans mon sac pour les confier à ma soeur (l’arlésienne, celle qu’on ne voit jamais).

La vie…

Posté le 29 mars '12 par , dans Chroniques d'une vie ordinaire, Dans la série Diabolique. 16 Commentaires.

Voyage de noce part 1 – Sarlat

SarlatAvec Albert nous nous étions mariés en mars mais n’avions pas le premier radis pour faire notre voyage de noce dans la foulée et il avait été décidé que nous profiterions de nos vacances d’été pour faire ce fameux voyage.

Nous sommes partis à l’aventure, en août c’est mieux, d’autant que j’étais en cloque de Pulchérie de 5 mois et qu’enceinte il est divin de dormir dans une voiture… (ceci pour le côté aventureux de l’histoire)

Mais le ciel était avec nous et nous avons déniché un petit hôtel sympa à Royan où nous avons passé 2 jours. Royan était décevant et Albert décida que le Périgord noir c’était pour nous. En avant pour le Périgord.

Le ciel étant toujours avec nous, vous avons pu nous arrêter à Brantôme où un hôtel avait justement de la place pour nous. Hôtel divin en 1/2 pension, dont je vous raconterai les menus un jour où je n’aurais pas faim. Nous avons décidé que pour les 10 jours à venir cet hôtel serait notre QG et nous avons sillonné le Périgord avec plaisir, moi me trempant les pieds dans toutes les eaux glacées que je croisais, à reluquer une ruine ou une autre sur une hauteur, Albert à ouvrir le chemin au coupe-coupe pour me dégager l’accès à la ruine en maudissant les bâtisseurs du moyen âge.

Nous avons écumé les ruines, les châteaux, les cours d’eau et les restaurants le midi, avec un plaisir sans mélange. Pourquoi aller au bout du monde quand c’est si joli chez nous  ?

Nous sommes rentrés ravis avec des tas de pellicules à faire développer, Pulchérie tressautant d’indigestion dans mon ventre, avec un hoquet qui ne l’avait quasi pas lâchée pendant tout le voyage (pourtant le confit ce n’est pas gras) (et je précise qu’à ce moment là je ne savais toujours pas si c’était fille ou garçon…).

Premier appel : la belle soeur qui voulait savoir si tout c’était bien passé. Au bout d’une heure de conversation : question. “Vous êtes allés à Sarlat ?”. Non, nous n’étions pas allés à Sarlat, d’ailleurs nous ne connaissions pas, Albert aimant bien partir sans guide et sans savoir où il atterrirait…

Deuxième appel : mes parents. Au bout d’une heure de conversation : question. “Vous êtes allés à Sarlat ?”. Non. “C’est dommage, c’est magnifique”. Nous commençons à le croire. Pas d’internet à l’époque pour cliquer sur Sarlat et avoir plein de regrets.

Troisième appel : meilleure amie. Comment ça se passe ta grossesse ? Tu sais si c’est ou non une fille ? Ah le Périgord ? C’est magnifique. “Vous êtes allés à Sarlat ?”. Non nous ne sommes pas allés à Sarlat et apparemment c’est plus que dommage. Elle confirme.

Quatrième appel : Mrs Tricot qui connaît bien le Périgord. D’ailleurs au mot “Périgord”, question : “vous êtes allés à Sarlat ?”. C’est une conspiration, ce n’est pas possible autrement.

Dimanche déjeuner chez mon grand père avec une partie de la famille et visionnage des photos, le truc bien barbant pour les innocents présents. Mon grand père s’interroge tout haut : sommes nous allés à Sarlat ? Consternation générale : nous-ne-sommes-pas-allés-à-Sarlat. Au mot “Sarlat” le bébé fait un saut périlleux dans mon ventre : une bonne chose de faite, ce ne sera pas un siège, désormais ce sera tête en bas et dos à gauche…

Nous sommes retournés dans le Périgord en août 1983 avec Pulchérie qui rivalisait avec RTL à l’arrière de la voiture et à peine arrivés dans notre hôtel fétiche où nous avions réservé, nous avons préparé notre excursion du lendemain pour Sarlat. Sar-lat, Sar-lat, Sar-lat chantonnait l’héritière à l’arrière, dûment chapitrée par son père ravi de la voir si en avance pour parlotter ET chanter ! (ceci juste avant de me demander régulièrement “elle ne va pas se taire ?”)

Pulchérie peut donc répondre à la question fatale, même si elle ne se souvient de rien, dormant dans sa poussette, pendant que nous trouvions Sarlat très bien, mais pas de quoi se relever la nuit non plus pour remercier le ciel.

ELLE EST ALLEE A SARLAT !

Aussitôt rentrés, nous avons pu dire à tout le monde que nous étions allés à Sar-lat. Et bien vous le croirez ou non, mais tout le monde s’en fichait éperdument…

La vie n’est qu’un long calvaire…

Posté le 15 février '12 par , dans Chroniques d'une vie ordinaire, Dans la série Diabolique. 23 Commentaires.

Le dernier jour du séjour (3) (le retour de Maritza)

EndoraLes disputes ont continué après l’épisode de “la porte que je te claque pour te faire comprendre et que je me prends dans la tronche en retour”.

En septembre 2010 Maritza a pris sa décision : retourner en Suisse. Rentrer en Suisse. Partir mourir ailleurs… En laissant Trevor.

Elle doit avant tout vendre tout le superflu, car ce normalement dernier déménagement, va lui coûter cher, même si le déménageur est devenu un ami fidèle avec le temps (il l’a tout de même déménagée au moins 3 fois, entre la Suisse et l’Angleterre et vice versa)…

La voiture vaut encore de l’argent, elle la vend donc, et ne pourra plus aller voir Trevor avant son départ, en février 2011.

Ce dernier avait curieusement choisi un nursing home non accessible en bus ou train…

Elle lui rend donc une dernière visite, ce qui ne semble pas attrister ce rat d’anglais so british qu’elle a épousé deux fois. Quand elle le quitte (sans avoir pu claquer la porte), elle est folle de rage devant le peu de tristesse qu’il a manifesté quand elle lui a dit qu’elle venait pour la dernière fois, et lui a déclaré que si elle revenait “tout de même” ce serait pour lui coller une balle dans la tête.

Pas de bol, le révolver qu’elle avait, est dans le fond du lac de Genève (il faut suivre avec Maritza, je ne ferai pas un résumé de 36 pages…)

Mais en Suisse on peut toujours s’initier à l’arbalète (à défaut d’apprendre à plonger) nous déclare-t-elle. Là bas, c’est très bien vu, rapport à Guillaume Tell.

Et la veille (le samedi donc), elle a discuté avec des jeunes au sujet d’un quad. Ce serait bien pratique un quad pour elle qui n’a plus de voiture. Qu’elle achèterait en Suisse (forcément, après avoir fait des économies post déménagement…).

Une image se dessine de Maritza en quad, avec une arbalète dans le dos, dans le carquois qui va bien.

  • En quad je pourrais aller voir Trevor une dernière fois… (ah, il nous semblait bien aussi…)
  • Avec l’arbalète ?
  • Naturellement !
  • Tu prendras un kg de pommes… Tu lui diras que tu veux faire de la compote…
  • Excellente idée. Et au lieu de tirer dans la pomme sur sa tête (ce dont elle ne doute pas), je lui enverrai le carreau dans le troisième oeil (entre les deux yeux en gros)
  • Parfait !!!
  • Et je pourrais repartir en toute discrétion, parce que l’arbalète, c’est plus silencieux qu’un pistolet ou un fusil de chasse.

Le “en toute discrétion” nous a fait mourir de rire. Nous l’imaginions, franchissant la frontière, avec son quad, son arbalète, et l’oeil de la femme assassine…

  • Sans oublier de quoi faire une compote nous a-t-elle précisé…

Au retour bien évidemment, elle s’arrêterait chez mes parents, et nous imaginions la figure des gendarmes souvent stationnés sur la place de l’église, voyant passer Maritza, arbalète et cheveux au vent, contre laquelle aurait été lancé un mandat d’arrêt par Interpol (une fois de plus).

Je ne sais pas ce que cela donnera, mais au fond, prions pour que tout se passe bien, qu’elle retrouve la sérénité en Suisse et non pas uniquement l’attente de la fin car elle n’a que 70 ans.

Il lui faut mettre ENFIN une croix sur Trevor et nous avons compris car elle s’est plus dévoilée, que sa mort à lui, son “veuvage” lui permettrait enfin de se l’approprier définitivement jusqu’à la fin de sa vie, qu’elle n’aurait plus de questions à se poser.

Il faut qu’elle trouve le courage de ne plus aller voir Trevor et de ne surtout plus en prendre de nouvelles…

Surtout en quad.

Parce qu’avec une double prothèse de hanches, ce n’est pas le moyen de locomotion idéal…

Une chose reste tout à fait sûre : il n’y a qu’avec elle que l’on peut débiter un maximum de conneries en un minimum de temps (dixit Jean Poirotte qui faisait semblant de dormir sur le canapé, pour ne pas donner son avis), tout en étant mort de rire… Et bien sûr, nous en avons oublié la moitié…

Posté le 30 octobre '10 par , dans Chroniques d'une vie ordinaire, Dans la série Diabolique. Pas de commentaire.